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My System Seems Different from Theirs

Chapitre 648

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Chapitre 648

Chapitre 648

Chapitre 648/87874%~8 min de lecture1 504 mots

Mais ses illusions volèrent en éclats bien vite.

Dès l'aube le lendemain, on le réveilla brutalement. Fang Zhizu entrouvrit les yeux, encore embrumé, et vit son frère aîné, Zhang Xiong, devant lui.

« Grand frère ? »

« Tu dors encore ! Lève-toi et va nourrir les poules ! » lança Zhang Xiong avec impatience. Il jeta le panier qu'il tenait sur le lit de Fang Zhizu, marmonnant des jurons en regagnant sa chambre.

Fang Zhizu resta hébété. Moi ? Nourrir les poules ?

De quel droit ? Fang Zhizu se rallongea, indigné. Il était le cadet de la famille ! On s'attendait à ce qu'il se mette au travail dès son retour ?

À présent, la nouveauté de son retour commençait à s'effacer. Ce qui occupait son esprit, c'étaient les yeux froids de son père biologique, ses cris de colère, la maison délabrée, et son frère aîné frustre... Il n'avait jamais été traité ainsi chez les Fang !

Plus Fang Zhizu y pensait, plus sa colère montait. Il grommela contre l'un, puis contre l'autre, et finit par se cacher sous la couverture pour se rendormir.

Mais peu de temps après, sa porte fut défoncée d'un grand coup. Zhang Daming se tenait sur le seuil, hors de lui. « Petit salaud ! Tu oses glander alors que je t'ai dit de nourrir les poules ! » En parlant, il avança et arracha la couette de Fang Zhizu.

Fang Zhizu se redressa d'un bond et rétorqua : « Pourquoi c'est moi qui dois le faire ? Pourquoi Grand frère et les autres ne le font pas ? »

Zhang Daming, fou de rage, leva la main pour le frapper. Heureusement, Wang Ling se précipita pour le retenir, tout en disant : « Sangou, sois sage et va nourrir les poules. Ne mets pas ton père en colère. »

La veille, après avoir compté l'argent des cadeaux qu'ils avaient récolté, elle en avait discuté avec son mari. Leur décision : envoyer Fang Zhiyi en ville chercher du travail. Il avait fait des études, il trouverait bien un bon poste. Quant à ce troisième fils... il était un peu désobéissant, il fallait le mater comme il faut.

Voyant Fang Zhizu sortir du lit en bougonnant : « J'ai un nom, moi, c'est pas Sangou... »

Zhang Daming explosa. Il lui asséna un violent coup de pied dans le dos. « Tu portes pas le nom Zhang ? Écoute-moi bien, crois pas que parce que t'as mangé de la nourriture de ville pendant quelques années, t'es devenu un jeune maître ! »

Fang Zhizu resta coi. Ce n'était pas comme ça hier encore. La douleur lui arracha des larmes sur l'instant.

À ce moment, il vit Fang Zhiyi passer en s'étirant. Il ne put s'empêcher de le désigner du doigt : « Alors pourquoi Grand frère, lui, il n'a pas à les nourrir ? »

« Oh, Ergou est levé ? » Wang Ling remarqua que Fang Zhiyi se levait et sourit aussitôt. « Tu veux manger quoi ? Maman te le fait. »

Fang Zhiyi jeta un œil à la scène. Voyant Fang Zhizu se frotter l'arrière-train, il ricana en lui-même. Que ce soit dans l'intrigue d'origine ou maintenant, tu n'es qu'un faire-valoir. T'as vraiment cru que t'étais quelqu'un ?

« N'importe quoi va bien. »

« D'accord. » Ce n'est qu'à cet instant que Wang Ling agit un tant soit peu comme une mère biologique.

Voyant Fang Zhizu planté là, hébété, Zhang Daming lui mit un second coup de pied. « Tu regardes encore ? Dégage et va nourrir les poules ! »

« Frère... » Fang Zhizu commençait à regretter.

Mais Fang Zhiyi le regarda et dit : « Comment peux-tu mettre Papa et Maman en colère dès ton retour ? Il faut être obéissant. » Il secoua même la tête, l'air profondément déçu.

Les paroles de Fang Zhiyi signalèrent immédiatement sa position à Wang Ling et son mari. Dès lors, ils ne firent plus aucune concession à Fang Zhizu.

Pendant que Fang Zhiyi finissait son petit-déjeuner et faisait un peu d'exercice, Fang Zhizu en finit enfin avec les poules. N'ayant jamais fait ce travail, il se fit naturellement à nouveau engueuler.

« Frère... » Fang Zhizu avait visiblement pleuré. Il s'approcha de Fang Zhiyi, penaud. « Ramène-moi à la maison... »

Fang Zhiyi fut surpris. Ce n'était que le début. Il n'avait même pas tenu une seule journée ?

« Retour à quelle maison ? Celle-ci n'est pas la tienne ? » Fang Zhiyi haussa le ton. « Tu ne peux pas faire ça, Sangou. Papa et Maman se sont donnés tant de mal pour t'avoir et pour nous retrouver. Tu veux partir dès ton retour ? »

Les trois personnes dans la maison l'entendirent distinctement.

Fang Zhizu resta stupéfait, regardant Fang Zhiyi avec incrédulité.

« Petit salaud, tu crois que tu fais ? » Zhang Daming bondit le premier. Il donna un coup de pied dans le dos de Fang Zhizu, l'envoyant s'étaler par terre.

« Hier tu nous appelais Papa et Maman, et aujourd'hui tu refuses de faire la moindre chose pour la famille ? Tu veux retourner voir les trafiquants qui t'ont enlevé, c'est ça ? » Wang Ling laissa tomber le masque. « Ce sont eux qui t'ont gâté ! »

Fang Zhizu, après tout, était quelqu'un dont la phase de rébellion avait duré près de huit ans. Il serra les dents et hurla : « Vous avez dit que vous me traiteriez bien, mais vous me frappez et vous me faites nourrir les poules ! Eux, c'est peut-être des trafiquants, mais ils ne m'ont jamais fait travailler ! C'est quoi, ces parents biologiques ! »

Zhang Daming fut hors de lui. Il attrapa une fine baguette de bambou. Voyant cela, Fang Zhiyi se dépêcha de l'arrêter.

« Non, non, non, non. » Il arracha la baguette des mains de Zhang Daming.

Les yeux de Fang Zhizu s'éclairèrent légèrement. Au moins son propre frère veillait encore sur lui.

« Prends celui-ci. » Fang Zhiyi lui tendit un gourdin en bois.

........

Fang Zhizu reçut la première raclée de sa vie depuis que ses parents l'avaient vendu. En effet, peu importe à quel point il s'était conduit mal par le passé, les parents Fang ne l'avaient jamais frappé une seule fois, essayant toujours de le raisonner avec des mots doux.

Les cris misérables de Fang Zhizu résonnèrent aux alentours. Heureusement, leur maison était à quelque distance du village, alors personne ne vint intervenir.

Zhang Xiong venait de se réveiller. Il sortit et rit en voyant la scène. « Ce petit bâtard aurait dû être corrigé depuis longtemps. » C'était lui le moins content du retour de ses deux frères. S'il n'y avait pas eu l'idée que l'un pouvait bosser et l'autre rapporter de l'argent, il n'aurait jamais accepté.

Fang Zhiyi secoua la tête. « Je te l'ai déjà dit, il faut mettre la piété filiale avant tout. Comment peux-tu être comme ça, Sangou ? »

Fang Zhizu resta cloué au lit ce jour-là, incapable de bouger. Zhang Daming avait frappé avec une cruauté extrême, faillant casser le gourdin. Cette raclée terrorisa véritablement le d'ordinaire intrépide Fang Zhizu.

Non seulement cela, mais alors qu'il gisait blessé sur son lit, personne ne lui apporta ni médicament ni nourriture.

« Médicament ? Quel médicament ? Quel enfant n'est pas battu quand il est désobéissant ? Supporte un peu et ça passera. » C'est Wang Ling qui dit cela, celle à qui il se sentait le plus proche.

Fang Zhiyi ne savait pas ce que son ingrat frère cadet ruminais dans sa chambre, mais lui se sentait très bien aujourd'hui. Vraiment, il faut un méchant pour mater un autre méchant.

« Fils, c'est pour quand que tu vas en ville chercher du travail ? » Zhang Daming alla droit au but.

Wang Ling lui donna un coup de coude et dit à Fang Zhiyi en souriant : « Tu sais que ton père et moi, on ne peut plus faire de gros travaux, et ton grand frère ne fout rien. Cette famille compte sur toi. »

Zhang Xiong mangeait l'air sombre, sans un mot. S'il n'y avait pas eu l'argent, il aurait retourné la table depuis longtemps.

Fang Zhiyi avala une bouchée de riz et sourit. « Laissez-moi me reposer deux ou trois jours. Il faut que je réfléchisse bien à comment gagner le plus d'argent — celui qui peut rendre notre famille riche d'un coup. »

En entendant le mot « riche », à part Zhang Xiong qui resta sceptique, les visages du couple Zhang s'illuminèrent. Wang Ling, surtout, ne tarissait pas d'éloges sur les capacités de Fang Zhiyi.

Le bruit de ces louanges parvint aux oreilles de Fang Zhizu qui souffrait dans la pièce intérieure. Il aurait voulu tuer Fang Zhiyi sur-le-champ.

Pourquoi je suis cloué ici pendant que toi tu manges là-bas ? Pourquoi on est tous les deux leurs fils, mais ils te traitent si bien et moi comme ça ?

Traduit par Le Grimoire d'Argent — soutenez leur travail en les suivant.

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