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My System Seems Different from Theirs

Chapitre 461

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Chapitre 461

Chapitre 461

Chapitre 461/74862%~8 min de lecture1 499 mots

Bien sûr, certains n'y croyaient pas, mais après avoir vu de leurs propres yeux un ivrogne harceler une fille se faire rosser, couper la main et jeter dehors, tout le monde devint plus prudent.

« Tout le monde, continuez à vous amuser. Je suis navré d'avoir troublé votre humeur raffinée. Je ne vise aucun de vous, lettrés distingués, mais je tenais à vous informer qu'une fois entrés dans cette Maison Mianyue, nous assurerons votre sécurité, ainsi que celle de nos demoiselles. »

En d'autres termes, ceux qui venaient connaissaient les règles et, fiers de passer pour des lettrés cultivés et des gentlemen élégants, gardaient bien cachées leurs pensées inconvenantes, quelque tentation qu'ils ressentissent.

Ils ignoraient simplement que l'homme à la main coupée avait immédiatement rajusté sa « main » une fois dehors.

« C'est fini ? Je dois y retourner. Le patron m'a filé un autre boulot. »

« Vas-y. » Celui qui l'avait attrapé tapa quelques fois la poussière sur ses vêtements, et ils se séparèrent en hâte.

Les revenus de la Maison Mianyue commencèrent à grimper, et l'échine de Chen Huaimin se raidit peu à peu. Quand il revit Liu Acai, il n'eut plus peur de ses moqueries. En revanche, il ne s'attendait pas à ce que Liu Acai, voyant qu'il ne pouvait plus le narguer sur les gains, se mette aussitôt à étaler son bonheur, l'objet étant, naturellement, la femme avec l'enfant.

L'échine de Chen Huaimin ramollit à nouveau.

« Bon sang. » Lui qui jurait rarement lâcha sa première insulte.

« Je vois pas ce qu'il y a d'amusant. » Petit Hei fit un tour de la Maison Mianyue. « Rien que de la poésie mièvre à réciter. C'est drôle, ça ? »

Fang Zhiyi rit : « Y a pas beaucoup de distractions de nos jours. Pouvoir réciter de la poésie mièvre, c'est déjà pas mal. »

Sans compter qu'il avait aussi monté pas mal d'autres trucs à la Maison Mianyue. Par exemple, un « mur de l'amitié » pour socialiser anonymement. Les gens notaient ce qu'ils cherchaient dans un carnet, puis le glissaient dans un casier. Si quelqu'un était intéressé après lecture, il répondait. Ce format attisa vivement la curiosité des clients, certains venant tous les deux ou trois jours rien que pour vérifier les messages.

Il y avait aussi un salon de thé. Fang Zhiyi avait spécialement formé plusieurs demoiselles à la cérémonie du thé rien que pour proposer ce service. Que ce soit bon ou pas était une autre affaire, mais le professionnalisme, lui, était indiscutable.

Il y en avait pas mal d'autres, des petits projets comme ça.

En même temps, Fang Zhiyi fit savoir que si une demoiselle prenait quelqu'un en affection, elle pouvait choisir de partir et de vivre une vie simple avec son bien-aimé.

Ça rendit les clients encore plus fous, au point que les créneaux pour venir à la Maison Mianyue finirent par nécessiter des réservations.

En un clin d'œil, l'hiver arriva.

Les hivers précédents, il était courant que vingt ou trente personnes meurent de froid dans la banlieue ouest. Après tout, les moyens de chauffage actuels étaient limités, et le bois n'était pas quelque chose qu'on pouvait brûler à volonté.

Mais cette année fut différente. Fang Zhiyi sortit une coquette somme dès le début pour offrir à chaque foyer de la banlieue ouest quelques mesures contre le froid et distribua pas mal de nourriture. Un temps, toute la banlieue ouest chanta ses louanges.

Le temps se fit de plus en plus froid, et la Maison Mianyue d'ordinaire si animée, comme la boutique de loterie, finit par se calmer un peu.

Fang Zhiyi donna des enveloppes rouges à presque tous ceux qui bossaient pour lui. Devant les visages souriants, Fang Zhiyi sourit aussi : « Quoi qu'il en soit, je pense que c'est ce que le propriétaire d'origine voulait, non ? »

Petit Hei revint en voltigeant, tout joyeux : « Hé, le petit ingrat est dans de beaux draps maintenant ! »

Malgré le froid, Mademoiselle Lin, emmitouflée de la tête aux pieds, ne se laissa pas impressionner. Elle tint à sortir. Nian'an n'eut d'autre choix que de la suivre. Bien qu'il eût une veste matelassée fournie par la famille Lin, l'intendant avait rogné sur le rembourrage, il y avait à peine du coton dedans. Nian'an ne pouvait compter que sur son propre souffle droit pour résister au vent mordant.

Comme il s'essuyait le nez, une voix retentit près de son oreille.

« Tiens, tiens, c'est bien toi. »

Nian'an leva les yeux et vit un visage, mais il ne semblait pas reconnaître cette personne.

L'homme portait des vêtements légers et grelottait : « Tu ne me reconnais pas ? Regarde-toi maintenant ! » En parlant, il leva la main et frappa. Au milieu de l'exclamation de Mademoiselle Lin, Nian'an encaissa le coup en plein visage. Mais il n'était plus tout à fait le même non plus ; il leva les mains et repoussa l'homme : « Qu'est-ce que tu fais ? »

« Qu'est-ce que je fais ? Pourquoi tu ne dis pas comment toi, en t'appuyant sur le père que t'as reconnu, tu m'as forcé à accepter un prêt usuraire ? »

Nian'an resta coi.

L'homme continua son agression. Nian'an esquiva vivement. Il ne comprenait pas de quoi ce type parlait, mais en l'entendant mentionner « père », il pensa à Fang Zhiyi et jeta tout de suite un coup d'œil coupable à Lin Yanqing.

Ce regard lui valut un autre coup de poing.

« Ton cœur est encore plus noir que celui de ton père Fang Zhiyi ! Lui, il m'a juste donné une leçon — j'avais flambé mon fric au jeu et je pouvais pas payer le loyer, alors j'ai encaissé la raclée. Mais toi ? Tu m'as filé du pognon, et tu t'es mis à percevoir des intérêts sur-le-champ ! »

En entendant ça, l'esprit de Nian'an explosa.

« J'ai pas fait ça ! Quand est-ce que j'aurais — »

« T mens encore ! Je vais t'zigouiller ! Si c'était pas à cause de toi, pourquoi j'pourrais pas rentrer chez moi maintenant ? Espèce de salaud ! » L'homme s'emporta, se jeta sur Nian'an, griffant et mordant.

Nian'an aperçut soudain Lin Yanqing qui se tenait là. Elle le regardait de haut, ses yeux déjà pleins de mépris.

C'est foutu !

Voyait son déguisement voler en éclats à cause de ce type insensé, Nian'an paniqua : « Crève ! » Il lui envoya un uppercut, et ils roulèrent tous les deux par terre, s'empoignant.

Lin Yanqing fit demi-tour et s'en alla.

Nian'an fut pris de panique : « Qing'er ! » Il faut savoir que dans toute la maison Lin, lui seul avait le droit de l'appeler comme ça. Nian'an voyait ça comme un privilège spécial qu'il avait gagné.

Lin Yanqing se retourna, son regard glacé : « Pas étonnant que tu te fermes comme une huître dès que je te demande des nouvelles de ta famille. Alors ton père, c'est le tyran notoire Fang Zhiyi. J'ai failli tomber dans ton piège, moi aussi. » Elle jeta un œil à l'homme qui peinait à se relever, puis reporta son regard sur Nian'an, le visage maintenant plein de méfiance.

Qui savait si ce Nian'an n'allait pas essayer de l'arnaquer, elle aussi ?

« J'ai pas… »

Regardant Lin Yanqing s'éloigner, Nian'an voulut la rattraper mais l'homme le retint : « Rends-moi mon fric ! Rends-moi mon fric ! »

Anxieux, frénétique, une bouffée de rage lui monta droit à la tête. Il se dégagea de l'homme, attrapa une pierre au bord de la route et l'écrasa sur lui. L'homme s'effondra. Nian'an marqua un temps d'arrêt, mais le voyant se relever en maugréant qu'il voulait son dû, Nian'an ne s'occupa plus de lui. Il fallait qu'il explique à Lin Yanqing qu'il n'avait pas le choix ! Il était pas comme ces salauds à la Fang Zhiyi !

Mais il eut un temps de retard. Le portail principal de la famille Lin se referma lentement juste sous ses yeux.

Lin Yanqing était furieuse. Ce type lui avait caché ça si longtemps ! Il était en fait le fils d'un tyran ! Elle avait entendu le nom de Fang Zhiyi par son père. Son père semblait très préoccupé par cette zone de la banlieue ouest, surtout après avoir appris l'existence de la Maison Mianyue et de la boutique de loterie récemment. Elle avait écouté en cachette son père parler avec le magistrat de district.

Lin Yanqing filtra et embellit automatiquement les actes de son père, classant illico Fang Zhiyi dans la catégorie des tyrans qui saignent le peuple.

Le fils d'un tel type ne pouvait pas être un bon gars non plus.

Cet hiver fut passablement misérable pour Nian'an. Heureusement, il avait un peu mûri et trouva un boulot de commissionnaire et livreur, qui lui permit au moins de manger. Il ne baissa pas les bras, guettant une occasion de s'expliquer auprès de Lin Yanqing.

Traduit par Le Grimoire d'Argent — soutenez leur travail en les suivant.

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