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Monogatari no Kuromaku ni Tensei shite

Chapitre 21

Monogatari no Kuromaku ni Tensei shiteMonogatari no Kuromaku ni Tensei shite
Chapitre 21

Chapitre 21

Chapitre 21/20110%~14 min de lecture2 647 mots

En voyant Ren et les chevaliers venir dans sa chambre, Roy dit : « Je vous attendais. »

À ses côtés se trouvait aussi Mireille, et l'expression de tous deux était quelque peu sévère.

« Dis, il ne s'est pas passé quelque chose de gênant sans qu'on le sache ? »

À la question de Roy, les chevaliers de la maison Clawzel qui accompagnaient Ren ouvrirent la bouche avec une mine contrite.

« Nous sommes navrés. Comme il s'agissait d'une affaire qu'on ne pouvait pas trop divulguer, nous n'avons pas pu vous en informer, messire Roy. »

« Je m'en doutais. Et ce vicomte Given est-il mêlé à cette histoire ? »

« C'est exactement cela. »

Ren et les chevaliers s'assirent sur le canapé placé dans la pièce.

Il y avait une certaine distance avec Roy allongé sur le lit, mais leurs voix se portaient sans problème.

…… Entendant la réponse, Roy fit un signe d'œil à Mireille.

« Ren. Montre-lui d'abord quelle lettre ils ont laissée. On écoutera tout le monde après. »

Mireille lui tendit alors la lettre.

Ren’ouvrit l'enveloppe déjà décachetée, en retira le parchemin qui s'y trouvait et le déplia.

Le texte en lui-même n'était pas très long.

Mais son contenu était dense, et il éveilla un vif intérêt chez Ren qui commençait à le lire.

'………… Hé.'

Y était consigné ce qui suit.

Le vicomte Given, outre le tumulte actuel, souffre depuis longtemps de voir ce village dans la pauvreté.

Cependant, le vicomte Given ayant lui-même de nombreux sujets à charge, il n'a pas pu tendre la main pour les secourir.

Il présente ses excuses pour cela et souhaite en même temps faire deux propositions.

1. Intégrer le village au territoire du vicomte Given et y affecter en permanence quelques chevaliers pour compenser le manque de forces.

2. Élever Ren Ashton au rang de serviteur de la maison du vicomte Given, avec la promesse d'une rémunération suffisante.

En résumé, tel est le contenu.

Bien que la méthode soit des plus forcées, il arriveoccasionnellement dans ce pays qu'un village frontalier soit rattaché au domaine d'un autre noble, et ce ne serait pas une affaire si rare que ça.

Sentant que Ren avait fini de lire la lettre, Roy laissa échapper un profond soupir.

« Bon sang… L'affaire du Cheifwolfen peut qualifier d'anomalie. Mais si on retire cette anomalie, il n'y a pas trace que ce village ait jamais manqué de forces sous la maison Ashton. »

« Autrement dit, la gestion du baron n'était pas une erreur, n'est-ce pas ? »

« C'est ça. Pour tout dire, un monstre de rang D est apparu une seule fois avant la naissance de Ren, mais… »

À ces mots, un chevalier parla comme s'il se souvenait.

« Nous le savons aussi. C'est messire Roy qui l'aurait abattu, dit-on. »

« Ouais. Pour tout dire, à l'époque c'était plus facile que le Cheifwolfen. Quel que soit son rang élevé, ce n'était pas un monstre spécial comme le Cheifwolfen, et il n'avait pas sa vitesse. Donc non, il n'y a jamais eu manque de forces. »

Roy ajouta en insistant que le baron Clawzel n'avait pas tort.

« Voilà pourquoi je veux entendre le fond. »

Il lança aux chevaliers un regard tranchant comme une lame.

Sa voix gagna en fermeté et en intensité.

« La vague de la lutte des factions a fini par déferler jusqu'ici, c'est ça ? »

« C'est exactement comme vous dites. »

« Ah, comme je pensais. C'est pour ça que ce vicomte a tendu la main. »

« Comme vous le savez, nombreux sont ceux qui voulaient rallier la maison Clawzel depuis longtemps. Mais le chef de famille n'a appartenu à aucune faction, respectant à la fois la famille impériale et les sept grandes maisons héroïques. C'est pourquoi la situation actuelle nous est regrettable. »

Ren, qui écoutait sur le côté, hocha la tête seul.

Les paroles du chevalier lui avaient donné matière à réflexion.

(La lutte des factions dans l'empire de Léomel, c'était bien…)

Il y a trois factions. Tous les nobles appartiennent à l'une d'elles.

Ren commença à les mettre en ordre sans les dire à voix haute.

D'abord, la première faction. La faction impériale.

Ils portent une profonde révérence à la famille impériale, et par extension au Roi Lion, fondateur du pays. C'est la faction qui pense que c'est la famille impériale qui doit continuer à guider Léomel.

Ensuite, il y a la faction des héros.

Les nobles de la faction des héros forment un groupe emmené par les sept grandes maisons héroïques qui ont engendré les sept héros.

C'est cette faction qui est la force du côté du protagoniste dans La Légende des Sept Héros.

Ils ne songent pas à usurper le trône. Ils affirment seulement que l'empire de Léomel devrait être plus libre, plus démocratique.

En toile de fond se profilent les problèmes inhérents à une grande puissance.

Dans l'empire de Léomel, les villages pauvres comme celui de Ren se multiplient, tandis qu'il existe des nantis capables à eux seuls de sauver des dizaines de ces villages pauvres.

Pour résorber ces écarts aussi, nombreux sont ceux dans la faction des héros qui revendiquent qu'il faut brider l'autoritarisme de la famille impériale.

Et le dernier est la faction neutre.

La majorité de la faction neutre, qui n'appartient à aucune des deux grandes factions, est composée de gens qui respectent aussi bien la pensée de la famille impériale que celle des sept grandes maisons héroïques.

… Ou bien ceux qui ne souhaitent pas de changements novateurs.

… Ou bien les pacifistes qui ne veulent pas que les nobles se divisent en factions.

On devrait s'unir sans se battre pour des différences d'idées.

Tout comme quand le Roi Démon est apparu.

Eux, la faction neutre, partagent tous cette idée.

En résumé, les nobles appartiennent à l'une de ces trois grandes forces.

(Donc le baron Clawzel est de la faction neutre.)

Et la maison du vicomte Given est de la faction des héros.

C'est pour cela que l'histoire de la lutte des factions entre en jeu.

« C'est pas facile à dire, c'est normal. Ce genre de話, on le crie pas sur les toits. Et quand l'interlocuteur, ce sont des chevaliers d'un p'tit village frontalier, d'autant plus. »

« Toi. Ta façon de parler. »

« Ah… euh, pardon. J'avais pas l'intention de le dire comme un reproche ! C'était juste en tant que bon sens… ! »

Mireille, qui avait réprimandé Roy au visage contrit, dit « Excusez-le » aux chevaliers et pinça légèrement la joue de son mari.

L'atmosphère sembla s'adoucir un peu.

« Alors, pourquoi la vague de la lutte des factions a-t-elle déferlé jusqu'à un village comme celui-ci ? »

« … Comme messire Roy doit le savoir, l'année de la naissance de messire Ren et les années alentour, les sept grandes maisons héroïques ont toutes eu, par coïncidence, un fils légitime. — Et ce, pour toutes les lignées. »

« …… »

« Papa ? Pourquoi tu te tais ? »

« Ben, parce que j'en ai jamais entendu parler. Comment une info pareille pourrait arriver dans un village frontalier comme ça ? Moi je suis un chevalier de pacotille qu'on invite même pas dans les groupes, et je suis sorti du village qu'une seule fois pour aller saluer le baron précédent. »

(Quelle parole riche de persuasion.)

« Bon, je savais quand même qu'il y avait une lutte des factions. »

La quantité et la fraîcheur de l'information sont proportionnelles aux allées et venues des gens.

Comme c'est extrêmement faible dans ce village, l'information y arrivait en retard comparé aux villes et bourgs.

Le chevalier sourit amèrement aux mots de Roy, mais continua avec une mine légèrement navrée.

« Le fait que les sept grandes maisons héroïques aient obtenu un fils légitime presque en même temps a soudé la faction des héros plus que jamais. Ils clament que ces fils légitimes sont les réincarnations des sept héros. »

« Ha ! Quelle histoire stupide ! »

Contrairement à Roy qui balayait ça d'un revers de main, Ren leva les yeux au plafond et les baissa.

En réalité, cette histoire n'est pas du tout stupide.

Les protagonistes de La Légende des Sept Héros sont précisément acclamés comme la réincarnation des héros qui ont vaincu le Roi Démon. Au fil de l'histoire, à mesure que leurs exploits se répandent dans le pays et à l'étranger, on les acclame de plus en plus haut.

« Déjà, maintenant c'est six grandes. Ça fait plus de cent ans que la lignée du héros Lauren s'est éteinte ? Et ils osent parler de retour, c'est pas un manque de respect pour le héros ? »

Le héros Lauren dont le nom sortait de la bouche de Roy est l'homme qui a porté le coup de grâce au Roi Démon.

Sa force est la première parmi les sept héros.

Mais on dit que ceux qui portent son sang se sont éteints.

Pourquoi ? Parce que les porteurs de son sang n'ont pas été bénis d'enfants.

Cela s'est accentué de génération en génération, jusqu'à ce qu'ils s'éteignent sans qu'aucun n'ait pu laisser un fils légitime.

… De nos jours, on raconte que c'était la malédiction du Roi Démon.

« Mais papa, c'est peut-être que ce sang a été transmis en secret. »

« … Ren ? »

« Six fils légitimes nés presque en même temps. Si on dit qu'ils sont les réincarnations des sept héros, alors celui qui porte le sang du héros Lauren doit aussi apparaître ! Ce n'est pas une coïncidence ! Tout est la volonté du dieu suprême Elfen ! — C'est pas étonnant que des nobles de la faction des héros pensent et agissent comme ça. »

En fait, c'est exactement ça.

Ren ajouta ces mots au fond de lui.

Cette histoire est le scénario principal de La Légende des Sept Héros.

À cette heure, le garçon qui porte le sang du héros Lauren, le protagoniste de La Légende des Sept Héros, doit vivre dans un village de campagne.

« Je suis surpris. Messire Roy, les mouvements actifs de la faction des héros cette fois-ci sont exactement comme l'avait prévu messire Ren. Parmi eux, il y a un bon nombre qui pensent comme l'a dit messire Ren. »

« Comme attendu de Ren. Il a de la tête. »

« Vraiment. Son avenir est vraiment prometteur. »

« Papa, maman. C'est pas le moment de me féliciter. »

Ren, mêlant la gêne d'être loué à l'inquiétude pour la situation embêtante qui se concrétisait, parla en soupirant.

Ce Ren fronça secrètement les sourcils.

(Hmm… Changer de position, ça rend les choses aussi embêtantes…)

Dans La Légende des Sept Héros, les protagonistes affrontent de nombreuses difficultés au sein même de l'empire de Léomel.

Il y a eu à ce moment des accrochages avec la faction impériale et la faction neutre.

Franchement, les nobles de ces deux forces ont tenu des propos qu'on ne pouvait pas avaler et ont eu des comportements qui dépassaient les bornes.

(Le vicomte Given… un peu embêtant.)

Mais maintenant, c'est différent.

Contrairement à l'époque du jeu, cette fois-ci c'est l'inverse : je n'aurais pas cru ressentir de la répulsion envers les nobles de la faction des héros.

— Cela dit

Ren marmonna tout à coup d'une petite voix.

« Oh ? Qu'est-ce qu'il y a, Ren ? »

« Non… C'est juste que ça m'intrigue… L'histoire tout à l'heure ne concernait que l'époque où les maisons héroïques ont eu leurs fils légitimes, et c'est étrange que le tumulte éclate seulement maintenant… »

Voyant Ren se mettre à réfléchir, les chevaliers se turent à nouveau.

À cet instant, ils observaient l'attitude de Ren en y glissant un regard qui portait l'espoir d'un « peut-être… »

Et quelques minutes plus tard.

Le silence qui s'était installé dans la pièce fut dissipé par Ren lui-même qui l'avait amené.

« Papa. »

Puis, face aux deux yeux puissants de Ren qui se tournèrent vers lui, Roy fut légèrement intimidé.

« Vous vous rappelez il y a combien d'années vous avez abattu le monstre de rang D ? »

« Heu, ouais ! Si je me trompe pas, c'était environ un an avant la naissance de Ren… donc y a environ huit ans ! »

« … Ça voudrait dire que l'influence de la lutte des factions était déjà là à cette époque. »

Le chevalier fut un instant surpris, puis arbora une expression qui semblait louer Ren.

« Messire Ren est vraiment lucide. Le chef de famille a fait la même déduction. Peut-être que le vicomte Given vise ce coin depuis ce moment-là. »

« Cela veut-il dire que le Cheifwolfen cette fois-ci est aussi lié, selon vous ? »

C'était une déduction simple.

Comme l'avait dit Roy, le Cheifwolfen n'était pas une affaire ordinaire.

« C'est ce que nous pensons. Apparemment… »

« Cette affaire, c'est pas de l'inquiétude parce que la maison du baron Clawzel a reçu un territoire près de la capitale impériale ? »

« !? »

Le chevalier fut surpris, et Roy et Mireille aussi à côté, tandis que Ren restait seul calme.

(D'après ce qu'a dit M. Weiss, la maison Clawzel a obtenu son nouveau territoire l'an dernier.)

De ce fait, la faction des héros s'est mise en alerte contre la maison Clawzel.

Le fait que la maison Clawzel, où se trouve la sainte Ricia, ait reçu un territoire de l'empereur a dû les inquiéter sur la possibilité qu'elle change de camp, passant de la faction neutre à la faction impériale.

Le baron Clawzel étant aussi un noble compétent, ils n'ont peut-être pas pu tolérer que la faction impériale gagne en puissance.

(Remettons les choses en ordre. La première agitation il y a huit ans…)

… coïncide avec la période où la faction des héros s'est activée sous l'effet des fils légitimes nés dans les sept grandes maisons héroïques, et où le feu de la lutte des factions s'est allumé.

(Et cette seconde fois…)

… coïncide avec la période où la maison Clawzel a obtenu un territoire près de la capitale impériale.

De plus, l'influence de la sainte Ricia y est forcément liée.

Déjà que le baron Clawzel est un noble capable, s'ils pouvaient rallier la maison Clawzel entière à leur faction, ce serait l'idéal.

Et le vicomte Given non plus ne peut être ignoré.

Pour l'instant, il n'y a pas la moindre preuve qu'il ait fait quoi que ce soit.

Mais vu qu'il a eu un comportement aussi fracassant peu de temps après le Cheifwolfen, on ne peut pas croire qu'il soit sans lien.

(Cela dit, à quoi bon nous prendre pour cible… ah, M. Weiss l'a dit. Protéger son territoire, c'est le devoir du seigneur, non ?)

Les forces dépêchées dans le territoire sont à la discrétion du seigneur.

Mais j'ai entendu dire que si on se trompe plusieurs fois dans ce jugement, on peut être puni.

Sur cette base, la possibilité que la maison Clawzel soit punie parce que le village de Ren et les villages voisins ont subi de gros dégâts n'est pas nulle.

(Alors le vicomte Given… ou la faction des héros fait porter le chapeau au baron Clawzel… et après, ils comptent vraiment rallier la maison Clawzel à la faction des héros ?)

Par exemple, le vicomte Given protège le baron Clawzel menacé de mise en accusation, lui fait une faveur pour le rallier à la faction des héros, etc.

Ce serait sûrement un échange qui friserait le chantage.

Ou bien, on pourrait aussi envisager de faire tomber la maison Clawzel pour que la faction récupère le territoire sans seigneur.

(Toujours sur l'hypothèse que le vicomte Given est lié aux deux troubles.)

Pas de preuves, donc ce ne sont que des suppositions.

Quoi qu'il en soit, il n'en reste pas moins qu'une forte vigilance s'impose.

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