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Monogatari no Kuromaku ni Tensei shite

Chapitre 10

Monogatari no Kuromaku ni Tensei shiteMonogatari no Kuromaku ni Tensei shite
Chapitre 10

Chapitre 10

Chapitre 10/1716%~11 min de lecture2 127 mots

'Ça va…… ! Le Petit Sanglier est le premier monstre !'

Pour être exact, c'est un monstre à peine plus fort que ceux qui apparaissent au début du jeu.

Pourtant, même dans sa vie antérieure, Ren n'avait jamais eu l'expérience de se battre contre une bête. En voyant le Petit Sanglier dévoiler ses crocs juste devant lui, au moment où il assistait à la charge d'un être vivant différent de l'humain, une sueur froide lui parcourut la nuque.

*Bruuuh―――― !*

Surpris, Ren prépara en hâte son épée démoniaque en bois sur le côté et bloqua la gueule du Petit Sanglier comme s'il lui mettait un mors.

Mais il ne parvint pas à tuer l'élan de la bête et finit par s'asseoir au sol, comme renversé.

« ……Grr, guu…… ! »

Les crocs sales approchaient en gouttant une bave nauséabonde.

Harcelé par une tension qu'il n'avait jamais connue, Ren était bouleversé. C'était presque de la peur face à une intention de tuer directe.

'Je ne perdrai pas…… !'

Ce n'était pas bon de rester comme ça.

Ren se reprit en se disant que ça ne servait à rien de rester là et tendit les bras vers l'avant pour résister au Petit Sanglier.

« Hein…… ? »

Puis, à sa grande surprise, il parvint à le repousser.

D'une facilité déconcertante, sans effort.

'――――C'est ça, j'étais devenu bien plus fort grâce à l'entraînement avec papa.'

Alors qu'il se relevait, encore surpris, un autre Petit Sanglier lui sauta dessus.

Ren, son épée démoniaque en bois en position, l'accueillit avec un calme radicalement différent d'un instant plus tôt. Cette fois, non seulement il ne s'effondra pas, mais son corps ne broncha pas, faisant preuve d'une force vaillante.

« C'est bon ! Contre vous, je peux m'en sortir―――― ! »

Au contraire, il repoussa le Petit Sanglier et fit un pas vers le troisième.

*Bwaa―――― !?*

Et d'un coup de son épée démoniaque en bois sur la tête. Le crâne ne supporta pas le violent choc et s'écrasa.

Ren enchaîna en se retournant pour trancher le flanc d'un autre Petit Sanglier qui arrivait par derrière. Il ne parvint pas à couper la fourrure épaisse, mais le violent choc enfonça profondément le corps de la bête.

*……*

*……A……*

En un clin d'œil, deux bêtes gisaient, et la dernière poussa un cri pitoyable avant de s'enfuir au fond de la forêt.

Bien sûr, Ren ne lança pas de poursuite.

Il se tourna précipitamment vers le pont pour vérifier comment allait Mireille.

« Ren !? Tu, tu es devenu si fort…… ! »

Elle avançait en soutenant Roy sur son épaule, mais la différence de gabarit l'empêchait d'avancer beaucoup.

« Ici, ça va ! Je vais vous prêter l'épaule aussi, dépêchons-nous de ramener papa au manoir ! »

Mireille, décontenancée par la force de son fils, retrouva ses esprits face à son ton ferme. Elle se remit à marcher en hâte, mais Roy était lourd et elle n'avançait pas comme elle voulait.

Cependant, grâce à l'aide de Ren, une marge de manœuvre apparut.

Non, mieux valait même que Ren porte Roy seul sur son dos.

Le bonus d'Amélioration des capacités physiques (mineure) annihilait cette différence de gabarit.

'Bien fait de l'avoir invoqué.'

Ren, avec Roy sur le dos, retrouva un peu de calme.

En fait, cette fois, ne sachant pas ce qui allait se passer, il avait invoqué l'épée démoniaque en bois avant de quitter le manoir et l'avait déjà ceinturée à sa taille.

Si cela avait sauvé la vie de son père, il avait presque envie de s'auto-féliciter.

« Ren ! Moi, j'appelle Mamie Rig comme ça ! »

Une fois sur le chemin des champs, Mireille se sépara de Ren et partit.

« Mamie Rig…… ? »

« Mamie Rig a la compétence d'herboriste, elle pourra sûrement nous aider ! »

« C-c'est compris ! »

Le chemin du retour ne lui fit pas ressentir de solitude.

Il était trop inquiet pour Roy pour avoir le loisir de le remarquer.

***

Le bord du ciel commençait à se teinter de bleu lapis.

Ren, qui n'avait pas fermé l'œil de la nuit, comprit en voyant cela que l'approchait déjà.

« Ah…… Mamie Rig ? »

En ouvrant la fenêtre de sa chambre et en regardant dehors, il vit Mamie Rig, qui était censée se consacrer aux soins de Roy, sortir exténuée.

À cette vue, Ren quitta sa chambre en catastrophe et sortit du manoir.

« Mamie Rig ! Comment va papa !? »

Il n'avait rien entendu sur l'état de la blessure, ni sur ce qui s'était passé.

On avait même dit à Mireille de sortir de la pièce sous prétexte qu'elle gênerait les soins.

« Ah, bocchan…… c'est tombeur. »

Mamie Rig fit demi-tour et s'approcha de Ren.

« Pour le maître, on a réussi à le stabiliser pour l'instant. »

Autrement dit, Roy ne s'était pas encore réveillé.

'C'est sûr…… vu la blessure grave qu'il avait……'

La nuit précédente, en le ramenant au manoir et en le couchant dans le lit, il avait vérifié l'étendue des blessures. L'abdomen était profondément entaillé horizontalement, les viscères étaient sur le point de jaillir.

De nombreux os dans tout le corps étaient pulvérisés, on imaginait aisément qu'il lui était impossible de marcher.

Roy avait dû faire des efforts désespérés pour revenir jusqu'au pont.

« Mais…… que papa se fasse avoir par un Petit Sanglier…… »

Devant Ren qui marmonnait comme s'il ne pouvait pas y croire, Mamie Rig secoua lentement la tête en silence.

« D-donc c'est un autre monstre ? »

« C'est probable…… Mais dans la forêt d'ici, il n'y a que des Petits Sangliers et des gros monstres insectes, alors Mamie Rig n'en sait pas plus non plus. »

En voyant Mamie Rig baisser la tête, embarrassée, Ren réfléchit.

Peut-être que la blessure de son père venait de ce monstre de rang D――

'Ce monstre est apparu près de ce village.'

Et pas très loin à l'intérieur de la forêt.

Roy connaissait la forêt des environs par cœur, il n'aurait pas dû s'aventurer dans un endroit déraisonnable. Donc il était apparu relativement près du village, c'est ce qu'il pensa.

« Mais merci. Mamie Rig. »

« De rien…… Bon, alors. Mamie Rig rentre se reposer, mais je repasserai voir comment ça va ce soir. N'hésitez pas à m'appeler s'il y a quoi que ce soit. »

« Compris. Merci vraiment pour aujourd'hui ! »

La démarche de Mamie Rig quittant le manoir trahissait sa fatigue. Contrairement à d'habitude quand il la croisait en promenade, sa marche était lente et lourde.

Elle avait dû veiller jusqu'au matin.

Ren baissa la tête vers son dos pour la remercier, puis rentra dans le manoir.

'Il faut que j'aille en forêt plus tard.'

Il devait aller récupérer les cadavres des Petits Sangliers laissés près du pont pour ne pas attirer le monstre de rang D avec l'odeur du sang.

'Et il faut que j'apprenne le nom du monstre, même s'il faut forcer.'

Maintenant que son père est à terre, le seul qui peut se battre, c'est lui.

Il n'est encore qu'un gamin de sept ans immature, mais il a la chance d'avoir une compétence.

'Si je ne le fais pas, le monstre pourrait bien venir jusqu'au village.'

Si ce monstre est apparu dans un endroit relativement proche du village, il faut surtout chasser les monstres faibles qui serviraient de proie avant qu'il n'arrive.

C'est en pensant à tout cela que Ren, en marchant, finit par atteindre la chambre de ses parents.

Il frappa à la porte et, après la réponse de Mireille, posa la main sur la poignée pour entrer.

« ……Papa. »

En entrant dans la chambre parentale, il vit Roy couché sur le grand lit.

Son aspect était douloureux, tout le corps enveloppé de bandages sales, pas tout blancs. Le visage avait les yeux fermés, mais la poitrine se soulevait au rythme de sa respiration.

En voyant cela, Ren réalisa que son père était bel et bien vivant et détendit légèrement sa tension.

« Quand il se réveillera, il faudra lui dire. Que grâce à toi, on a été sauvés, Ren. »

Mireille, qui venait de dire cela, était assise sur un tabouret placé près du lit.

« Ahaha…… moi aussi j'étais à fond, ceci dit. »

Ren, qui avait ri en le disant, remarqua quelque chose.

« Ce parchemin, c'est celui que Weiss-sama a apporté ? »

« Oui. C'est bien ça. »

En voyant le parchemin posé sur les genoux de Mireille, Ren y tendit la main sans y penser.

D'ordinaire, Ren demandait la permission avant d'agir, mais cette fois, il prit le parchemin sans demander à Mireille.

'……Mensonge.'

« Probablement qu'il s'est fait avoir par ce monstre. »

« Euh, oui…… je pense aussi…… mais…… »

« Mais…… ? »

« ……Non. C'est rien. »

Ren, une expression de stupeur sur le visage, nourrissait un doute au fond de lui.

Pourquoi, comment ce monstre est-il dans un endroit pareil ?

En voyant le nom d'un monstre qu'il n'avait pas prévu, il fut saisi de panique intérieure.

'――――C'était un Loup-Voleur.'

Loup-Voleur.

Un monstre à l'apparence de loup à la fourrure d'un blanc pur, avec quatre queues et six yeux. Sa longueur corporelle équivaut à peu près à quatre hommes adultes alignés, une taille considérable.

Il a deux grandes particularités : l'une est une vitesse hors du commun.

L'autre, comme son nom l'indique avec "Voleur", c'est qu'il excelle à voler des choses à l'adversaire. Pour ce faire, il manie habilement la magie de vent pour étendre le vent qui l'enveloppe comme des mains invisibles et dérober.

Son taux d'apparition était faible même à l'époque du jeu, et il était normal de ne pas le croiser jusqu'à la fin.

Cela dit, ce n'est pas un adversaire faible au combat, c'est un monstre qui cache une force de niveau moyen à élevé dans le rang D. S'il est vaincu, il lâche des objets rares, donc il vaut largement la peine d'être battu.

'Le problème, c'est qu'il est fort.'

Bien sûr, Ren voudrait le battre s'il le peut.

Mais pour Ren, qui a vaincu un Petit Sanglier pour la première fois hier soir, le Loup-Voleur est bien au-dessus de ses forces.

'…………Impossible. Je ne peux pas me battre.'

Combien de fois y a-t-il réfléchi, il n'avait pas l'impression de pouvoir gagner.

Mais il ne peut pas l'ignorer non plus.

Si sa prévision est juste, le Loup-Voleur est apparu dans la forêt pas loin du pont. Il est facile d'imaginer qu'il arrivera au village dans un avenir pas si lointain.

'Il faut trouver un moyen de l'éloigner du village.'

« Ren…… ? Tu t'es tu, qu'est-ce qui se passe ? »

« Ah, euh…… j'hésitais. »

« Hésiter ? Tu n'as pas l'intention d'aller en forêt, si ? »

« C'est bien ça. Je suis le seul qui peut se battre. »

D'un ton qui disait que c'était évident, Mireille, paniquée, se leva de son tabouret.

« N-non ! C'est encore trop dangereux pour Ren ! »

« Mais j'ai réussi à battre trois Petits Sangliers en même temps. »

« Quand même non ! Si le monstre qui a attaqué papa apparaît, tu feras quoi !? Pour Ren qui ne peut pas battre papa, c'est forcément dangereux ! »

C'était un avis tout à fait raisonnable.

Ren fut un peu repoussé par cet argument massue avec un « urk », mais il n'avait pas l'intention d'abandonner.

« Maman, mais la situation est hyper dangereuse en ce moment. »

« ……Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Même papa ne fait pas d'imprudence face au danger. Et pourtant, s'il s'est fait attaquer par ce Loup-Voleur, ça ne veut pas dire que le Loup-Voleur est apparu plus près du village que prévu ? »

« C'est―――― »

« On n'a pas le temps d'hésiter. »

Et puis.

« En tant que né dans la famille Ashton, j'ai le même devoir que papa de protéger ce village. »

Face aux mots de son fils, Mireille finit par se taire.

En la voyant, le cœur de Ren se serra.

Mais il ne retire pas ce qu'il a dit. Le fait que la famille Ashton ait le devoir de protéger le village, Weiss, le chef de l'ordre des chevaliers de la famille baroniale, l'avait lui-même dit.

Mireille, en tant qu'épouse du chef de famille, comprend bien que ces paroles sont justes.

« J'ai pensé à faire fuir tous les villageois, mais il est certain que des monstres apparaîtront aussi hors du village. Mais au final, là-bas aussi, le seul qui peut se battre, c'est moi. »

Alors mieux vaut rester au village.

Jusqu'à l'arrivée des renforts du baron, c'était plus réaliste que Ren chasse les monstres dans la forêt près du village.

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