Aller au contenu principal

Mesmerizing Ghost Doctor

Chapitre 3345

Mesmerizing Ghost DoctorMesmerizing Ghost Doctor
Chapitre 3345

Chapitre 3345

Chapitre 3345/3360100%~4 min de lecture710 mots

La violence du coup de pied fut telle qu'il ouvrit les yeux sous la douleur. À peine eut-il rouvert les yeux qu’on le saisit pour l’entraîner dehors. En proie à la panique, il agrippa la main de l’homme : « Que faites‑vous ? Laissez‑moi ! »

« Hé ! Petit vaurien ! Maintenant que tu es tombé entre nos mains, tu feras ce qu'on te dira. Autrement, je te casserai les jambes ! » Le type brandit les bras et fit tomber Hao'er au sol d'un mouvement sec.

Hao'er, projeté au sol, découvrit onze petits mendiants regroupés dans la petite cour en ruine. Les uns semblaient n'avoir qu'un ou deux ans de plus que lui, quelques-uns trois ou quatre, tandis que d'autres paraissaient encore plus jeunes.

Leurs vêtements étaient réduits en lambeaux, leurs cheveux hérissés de poussière et d'indiscipline. Maigres, cendreux, ils témoignaient manifestement d'une famine prolongée. Un instant, les enfants levèrent vers lui des regards interrogatifs avant de se blottir les uns contre les autres, braquant ensuite leur attention sur les deux agresseurs. Dans chacun d’eux, une lueur de terreur mêlée de résignation vacillait.

Assis par terre, Hao'er parcourut du regard les petits mendiants avant de tourner son visage vers les deux hommes. « Pourquoi m'avez-vous traîné jusqu'ici ? »

Encore très jeune, il n’avait connu que la douceur de sa demeure et ignorait tout des méandres du monde. Il ne comprenait pas la raison de cet enlèvement commun qui liait sa personne à celle des jeunes mendiants. D’abord persuadé qu’on comptait le revendre comme esclave, il s’en doutait moins désormais en contemplant le triste sort réservé aux autres enfants.

Les deux hommes échangèrent un bref regard, puis braquèrent leur attention sur les enfants. « Et l’argent gagné à mendier aujourd’hui ? Sortez‑le, tout ! » À mesure que les mots s’échappaient de ses lèvres, un long fouet se matérialisa dans la paume de l’un d’eux.

Devant la vue du cravache, la terreur glaça le regard des enfants qui se dépêchèrent de vider le contenu de leurs bourses. Quelques-uns retirèrent également les pains à la vapeur glanés au fil de la journée et les disposèrent avec soin devant eux.

Hao'er resta interdit. Tout à coup, il vit l’homme armé du fouet s’en prendre violemment au plus jeune des mendiants, l’accablant d’injures : « Tu rapportes encore le moins ! Je commence à penser que tu tiens vraiment à la vie ! »

« Wa ! Ça fait mal… woo… woo woo, ne me frappe pas, ne me frappe pas… » Le petit mendiant se recroquevilla en boule et se mit à pleurer. On reconnaissait nettement une voix de fille.

Pourtant, l’agresseur se priva de cette considération. Ni l’âge de l’enfant, qui ne dépassait guère cinq ou six ans, ni son sexe ne purent le fléchir. Bien au contraire : à chaque fois que le cuir s’abattait sur le corps replié de la fillette, il emportait avec lui une énergie ténébreuse. Chaque passage lacérait la peau fragile, faisant apparaître des plaies béantes…

Hao'er restait abasourdi par ce spectacle, les yeux exorbités fixés sur la scène. Ce n’est qu’en voyant l’enfant s’effondrer qu’il retrouva ses esprits.

Sans réfléchir, il lança un cri de colère et se précipita devant la fillette pour la protéger. De rage, ses mains s’étaient nouées en poings fermés qui vibraient légèrement le long de son corps. Son petit visage était crispé, ses yeux rivés sur l’homme, trahissant une colère viscérale.

« Ah ! Le petit vaurien ose intervenir ? Je comptais m’en occuper plus tard, mais apparemment tu cherches à recevoir une leçon. » À la vue de l’enfant qui fonçait sur eux, l’homme ne put réprimer un sourire narquois.

Ce n’était qu’un enfant ; incapable de saisir la tournure des événements ou de se défendre lui-même, comment espérait‑il protéger autrui ? Le moment était trop beau pour être manqué : il en profiterait pour lui apprendre le respect et le rendre docile.

La main armée du fouet se leva dans un mouvement fluide. Le cuir siffla tel un serpent prêt à frapper, chargé d’une énergie sombre, avant de fondre sur Hao'er. Par la violence du geste et l’expression farouche qui contractait le visage de l’homme, les petits mendiants reculèrent horrifiés, craignant d’être entraînés dans sa chute.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.