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Mesmerizing Ghost Doctor

Chapitre 3204

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Chapitre 3204

Chapitre 3204

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Chaque loup démen qui s’élançait vers eux pesait aux alentours de trois cents catties. Leurs yeux étaitent d’un rouge sanguin et leur carcasse massive. Leurs déplacements étaient fulgurants, surtout ceux du chef imposant qui ouvrait la marche. À chaque foulée, le sol tremblait, signe indéniable de son poids considérable.

Apercevant un loup démen bondir dans un grondement sourd, prêt à se jeter sur l’homme, elle effleura de sa main encore ruisselante l’eau accrochée à ses cheveux. Au contact de ses doigts, les gouttelettes absorbèrent son énergie spirituelle et prirent instantanément la forme d’une lame glacée acérée, qui fusilla droit sur la bête.

Un sifflement perçant fendit l’air tandis que la lame filait à une vitesse vertigineuse vers l’animal. Sa trajectoire était si rapide que le loup démen n’eut même pas le temps de modérer son élan ou de battre en retraite. Une seconde plus tard, il fut transpercé de part en part.

Sous le choc, sa carcasse s’écrasa lourdement au sol après avoir décrêté en plein vol. Un grondement lamentable s’en échappa. Le cri se brisa progressivement, s’amenuisant jusqu’à ne plus être qu’un souffle étouffé, tandis que son corps se convulsait brièvement avant de rester parfaitement inerte.

La lame glacée avait visé juste au cœur du crâne de l’animal ; c’était pourquoi elle l’avait abattu du premier coup.

L’homme blessé qui prenait la fuite s’arrêta net, happé par cette parole venue dans son dos. Figé un instant, il se rua en arrière pour fixer, incrédule, la magnifique femme vêtue de rouge qui se tenait là.

Elle… venait réellement d’abattre un loup démen d’un seul trait ?

Ses émotions refaisant surface, il s’avança d’un pas pressé vers elle : « Mademoiselle, non… non, Fée… »

Les regards de balayèrent les onze loups démens survivants, et une lueur sombre flotta dans le cristal de ses prunelles. Sans doute éprouvaient-ils le poids de ce premier meurtre, car la harde, qui fonçait vers elle, s’immobilisa soudain. Plutôt que de charger, les bêtes refermèrent lentement le cercle autour d’elle.

« Humain ! Comment oses-tu ! »

Le chef de la harde braqua un regard furieux sur , les babines retroussées. Il découvrit ses canines acérées, la bave perlant au coin de la gueule, prêt à s’élancer sur elle à tout moment.

Elle passa les deux mains dans ses cheveux noirs. Une vague d’énergie spirituelle afflua, asséchant instantanément les mèches ruisselantes. Après avoir noué rapidement sa chevelure avec un simple ruban rouge, elle leva les yeux vers le loup démen et lança, sans aucune contrainte : « Si vous tenez à garder la vie sauve, repliez votre queue et disparaissez. Autrement, je ne verrai aucun inconvénient à en faire votre lit de mort. »

Sa voix douce s’éleva sans la moindre hâte, et la confiance jointe à sa désinvolture firent hésiter la harde.

Le loup démen scruta la beauté silencieuse qui se dressait face à lui. Aucune trace de peur ou d’affolement ne tramait dans son regard ni n’assombrissait son front. Bien au contraire, lorsque leurs prunelles se croisèrent, un instinct primaire de terreur naquit au fond de lui. Le poids écrasant et la férocité qu’il lisait dans les yeux de la jeune fille le firent reculer d’un réflexe irréfléchi.

Sans raison apparente, il perçut l’indicible dangerosité de cette humaine, d’autant plus qu’elle venait de massacrer l’un des siens en une fraction de seconde. Il était évident que sa puissance était loin d’être négligeable, bien supérieure à celle de l’homme à demi-mort qui gisait à côté. Continuer l’affrontement signifiait probablement subir des pertes irréparables.

Le chef de la harde pesa le pour et le contre. Finalement, il serra les mâchoires, redressa la tête et poussa un hurlement strident avant de lancer à l’intention de l’homme : « Je te fais grâce de ta peau aujourd’hui ! Mais la prochaine fois que nos chemins se croiseront, je te réduirai en morceaux ! »

Aussitôt ces mots prononcés, le loup démen fit demi-tour et entraîna la troupe dans sa retraite. Comme lors de leur arrivée, le fracas des sabot martelant la terre maintint le sol en vibration durant quelques instants.

Voir la harde, qui l’avait poursuivie jusque-là, s’éclipser aussi aisément le figea de stupeur. Il demeura interdi un long moment, incapable de retrouver le fil de ses pensées…

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