Les deux bêtes répondirent d'une même voix et se mirent à courir pour aller chercher les brindilles. Elles durent faire maints allers-retours entre la forêt de la montagne et la mer, ne pouvant transporter les branchages qu'en gueule.
rassembla quelques pierres pour se confectionner un fourneau sommaire, alluma les brindilles, sortit une grande marmite de son espace et la remplit d'eau puisée dans le même espace, puis fit bouillir les crabes stockés dans son sac cosmos tout en s'occupant de quelques poissons et crevettes.
Une fois les crabes cuits, elle tua le monstre-pieuvre, fit griller ses tentacules sur une plaque de fer brûlante et les saupoudra d'épices. Le vent marin charria une forte odeur de viande. Lorsque le vieillard huma l'arôme, il ne put s'empêcher d'ouvrir un œil. À sa surprise, elle avait découpé et grillé les tentacules sur la plaque de fer. Son ventre gargouilla tandis qu'il respirait l'odeur.
Quand entendit son estomac crier famine, elle leva les yeux, sourit et dit à Bête Dévoreuse de Nuages et à Petit Tigre Blanc : « Très bien, vous avez assez attendu. Patientez encore une minute, vous pourrez manger tout à l'heure. »
Elle servit la viande grillée à Bête Dévoreuse de Nuages et à Petit Tigre Blanc dans un grand plat. Elle mangea un crabe après avoir dévoré quelques tranches de tentacules. « L'endroit est bon, et les fruits de mer sont particulièrement savoureux. » Elle se délecta pleinement du festin. Elle regarda les tentacules rôtis sur la plaque de fer tout en mangeant. Lorsqu'elle constata que Bête Dévoreuse de Nuages et Petit Tigre Blanc engloutissaient leur part à toute vitesse, elle ajouta de larges tranches de viande et augmenta le feu, leur donnant toute la chair du monstre-pieuvre à manger.
Lorsqu'il huma l'arôme, le vieillard ne put s'empêcher d'avaler sa salive. Réalisant que ne l'invitait pas à manger, il ne put s'empêcher de marmonner pour lui-même : « Cette fille n'est vraiment pas mignonne. Comment peut-elle être si irrespectueuse des aînés et si dépourvue d'affection pour les jeunes ? »
Il songea à aller la rejoindre, mais estima qu'il ne pouvait risquer de perdre la face. Toutefois, s'il n'y allait pas, il ne pourrait qu'avaler sa salive en humant l'arôme. Finalement, il se leva et s'approcha d'elle avec un rire gêné : « Qu'est-ce que tu fais griller, Mademoiselle ? Qu'est-ce qui lui donne un si agréable parfum ? Je n'ai jamais vu personne manger ainsi ! Avec quelle épice est-ce assaisonné ? »
« C'est une recette secrète jalousement gardée. » répondit en fourrant un gros morceau de viande devant Bête Dévoreuse de Nuages. « Mange vite. Ce n'est plus bon quand ça refroidit. »
Le vieillard avala sa salive, inspira le puissant parfum de viande et dit : « J'avais tort, Mademoiselle. J'aurais dû aider. Alors, pourriez-vous m'en donner un peu ? Je n'ai jamais mangé ça et j'aimerais goûter. »
cessa de bouger et le regarda de travers, surprise : « Donc tu veux manger gratis ? »
« Ah ? Gratis ? Manger gratis ? » Le vieillard rougit. Qui prenait-elle pour un profiteur de la nourriture d'autrui ? « Non, je ne vais pas manger ta nourriture gratis. Je vais te donner de l'argent », dit-il sur-le-champ.
« Non. » secoua la tête et refusa net. « J'ai de l'argent. Je n'en veux pas. »
« Qu'est-ce que tu veux exactement, alors ? » Le vieillard demanda, mais elle se contenta de sourire sans rien dire. Il la regarda écrevisse une crevette de la taille de trois ou quatre catties et en faire rôtir la chair avec des épices. Il ne put s'empêcher d'être ému en humant l'arôme particulier.
« J'ai beaucoup de bonnes choses. Pourquoi ne pas te donner ceci ? » Il secoua son corps et sortit vivement un petit bateau tout en parlant.
« Si tu dois traverser la mer, il te faut un bateau ! Je peux te dire que les navires volants sont inutiles ; tout ce qu'il te faut, c'est mon bateau. » Il l'affirma fièrement.