jeta un coup d’œil à la barque avant de tendre la main pour la prendre. « D'accord ! Asseyez-vous. Les crevettes grillées sont pour vous. »
Le vieillard fut transporté de joie. « Je savais que vous n’étiez pas une fille déraisonnable. »
rit et lui tendit des tentacules rôtis et un crabe cuit. Le vieillard mangea avec appétit, mais son regard restait rivé sur les crevettes qui finissaient de cuire, jusqu’à ce que les dépose dans son assiette, moment où il se mit à sourire béatement.
« C’est la première fois que je vois cette façon de manger. Mademoiselle, votre talent est exceptionnel ! » Tout en mangeant la chair, il faisait l’éloge. Il s’enquit à nouveau : « Pourquoi voulez-vous aller en mer, Mademoiselle ? Savez-vous combien de gens ne reviennent pas après s’être aventurés au large ? Vous savez, tout le monde n’a pas le droit d’y entrer. »
s’occupa ensuite des oursins après avoir remis la Bête Dévoreuse de Nuages rassasiée et le Petit Tigre Blanc dans son espace. Elle travaillait de ses mains tout en conversant avec le vieillard. Au bout d’un moment, elle lui tendit l’oursin préparé.
« Eh bien, essayez ça. C’est bon, ça renforcera votre corps. »
« C’est cru. Êtes-vous sûre que c’est comestible ? » Le vieillard jeta un coup d’œil stupéfait à .
Le vieillard goûta avec scepticisme. La saveur était fraîche et douce en bouche, si bien qu’il mangea tous les oursins. Mais, après les avoir avalés, une pensée soudaine le traversa. « Je viens de manger du cuit suivi du cru. Vais-je avoir la diarrhée ? »
« Haha. » éclata de rire. « Ça pourrait arriver, je suppose. Mais ce n’est pas très probable ! » Bien qu’elle dît cela, son expression disait tout le contraire.
Le vieillard allait répliquer quand son visage pâlit. Il se leva d’un bond, une main plaquée sur le ventre. « Oh, non. Je n’ai rien senti tout à l’heure, mais maintenant j’ai mal au ventre. Il faut que me soulage sur-le-champ. » En parlant, il s’élança dans les bois, les jambes serrées l’une contre l’autre.
pouffa et examina la barque dans sa main. Elle constata qu’il s’agissait bien d’un artefact magique rare, alors elle la rangea et se prépara à se reposer avant de prendre la mer.
Cependant, alors qu’elle s’allongeait sur le sable pour se reposer, elle perçut un regard braqué sur elle. Elle’ouvrit les yeux et vit un cultivateur descendre des airs sur son épée volante et s’immobiliser non loin, la fixant.
Le regard de l’autre la mettait mal à l’aise, surtout lorsqu’elle remarqua que les yeux de l’homme se posaient sur ses pieds nus.
« Vous êtes d’une impolitesse ! » Le réprimanda-t-elle d’une voix glaciale en se relevant du sable.
« Comment se fait-il que vous soyez ici toute seule, Mademoiselle ? »
Le cultivateur avança lentement, le regard toujours rivé sur . Cette fois toutefois, il faisait glisser son regard de son visage jusqu’à son cou blanc comme neige. Son regard était arrogant et insolent, comme s’il la méprisait.
Le souffle de était contenu à cet instant. La plupart des gens ne pouvaient pas discerner sa force de cultivation. L’homme face à elle, un cultivateur au sommet de l’Immortel Sacré, osait se montrer aussi hautain précisément parce qu’il ne percevait pas sa cultivation.
fit volte-face et marcha vers ses bottes, prête à les enfiler. Toutefois, le cultivateur fut sur elle en un instant.
« Mademoiselle, on dit que ce lieu possède un gardien des mers. Je me demande si vous l’avez vu ? »
Elle fronça les sourcils face à l’homme et hurla froidement : « Éloignez-vous de moi ! » Elle agita sa manche et un courant d’air jaillit pour attaquer