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Lord Baby Runs a Romance Fantasy With Cash

Chapitre 98 : Une affaire de marchands

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Chapitre 98

Chapitre 98 : Une affaire de marchands

Chapitre 98/17955%~15 min de lecture2 813 mots

« C-c'est que...... »

« Ah, vous ne pouviez tout de même pas ne pas le savoir. Dans votre territoire aussi, je suis certaine qu'on est venu me réclamer le remède en posant des conditions. »

'En réalité, je ne sais pas de quelle famille il s'agissait au juste, mais y a-t-il un seul noble qui ne m'aurait pas fait ça ?'

« Comment, mademoiselle Brante connaissait toute l'histoire et elle a délibérément cherché querelle pour rien ? »

« C'est son caractère, tout simplement. »

« Et dire qu'elle voulait qu'on distribue le remède gratuitement dans tout le pays. Même la famille impériale ne ferait pas cela... Il y a une limite à l'impudence. »

« Alors pourquoi avoir des seigneurs héréditaires ? Qu'on envoie des fonctionnaires du gouvernement central, comme dans les pays voisins. Les droits vont avec les devoirs. S'ils transfèrent le devoir à Paeraton, ils devraient aussi lui transférer leurs droits, non ? »

Le visage de la demoiselle qui m'avait le plus critiquée a tremblé devant les murmures.

'Ah, c'était donc la famille Brante ?'

Bon à savoir.

« En vérité, je ne blâme pas ceux qui ont voulu obtenir le remède plus vite et en plus grande quantité en offrant des conditions. Je trouve que c'était une décision raisonnable. Ils agissaient pour protéger leurs territoires, j'imagine. »

Les demoiselles ont hoché la tête à ces mots.

La plupart avaient l'air discrètement inquiètes, venant de familles qui avaient traité avec moi.

« Mais il y a eu parfois des gens qui ont proposé des conditions que je n'arrivais tout simplement pas à comprendre. »

J'ai relevé la tête et j'ai croisé le regard de mademoiselle Brante.

« Par exemple, offrir quatre fois les conditions proposées par un territoire avec lequel on est en mauvais termes, uniquement pour récupérer pour soi le remède qui lui était destiné. »

« ......! »

Un silence sidéré.

Puis une immense onde de choc.

« Q-quoi ! »

« Mais c'est comme tuer un autre territoire à coups de peste noire ?! »

« Grands dieux, même quand on ne s'entend pas, recourir à des manœuvres aussi cruelles et aussi sales ! »

« Ils se moquent que des habitants innocents meurent de la peste noire ? Commettre des actes aussi inhumains et aussi barbares. »

J'ai attendu que le tumulte retombe avant de m'adresser à mademoiselle Brante.

Mademoiselle Brante tremblait, le visage blême devant ma question.

Ses yeux, posés sur moi, étaient pleins de confusion et de peur.

'Mademoiselle Brante ignore sans doute quelles conditions le comte Brante m'a proposées.'

Puisque je pouvais les dévoiler.

'Le comte Brante, son marché rejeté, a dû dire beaucoup de mal de moi. Alors sa fille, cette demoiselle, devait me détester. C'est logique.'

« Mademoiselle ? »

À mon invite, mademoiselle Brante a ouvert des lèvres tremblantes.

« J-je suis Leona, du comté de Brante. »

« Ah, je me souviens maintenant. Je me souviens des conditions que le comté de Brante m'a proposées. »

« P-Princesse. »

« Bien entendu, je n'ai aucune intention de révéler ce qui se passe entre les familles. Transmettez mes salutations au comte. Et à ceux qui étaient venus en émissaires, à l'époque. »

« Oui, oui...... »

Mademoiselle Brante a hoché frénétiquement la tête.

Son attitude était nettement différente de son arrogance de tout à l'heure.

« Et ne serait-il pas bon de présenter aussi vos excuses aux demoiselles qui sont ici ? »

« M-mes excuses ? »

Le regard de mademoiselle Brante s'est brièvement porté sur les demoiselles assises à côté de moi.

Sa fierté semblait souffrir de devoir courber la tête devant des gens qu'elle avait ouvertement insultés et méprisés.

« Vous avez bien dit qu'elles faisaient des courbettes et se montraient serviles ? Quelle grossièreté. »

« Ce ne sont pas mes mots...... »

Mademoiselle Brante a regardé de côté comme si on lui faisait un tort, puis elle s'est retournée.

'Ne vous inquiétez pas. Je ferai aussi présenter des excuses à celle qui a prononcé ces mots.'

J'ai haussé les épaules avec un large sourire.

Même si ce n'étaient pas ses mots, que pouvait-elle faire ?

Cela ne changeait rien au fait qu'elle nous avait ignorées et tournées en dérision, moi et les demoiselles autour de moi.

Mademoiselle Brante m'a jeté un coup d'œil et a baissé la tête.

« Je suis désolée, mesdemoiselles. J'ai été inconséquente. »

Elles ne s'attendaient sans doute pas à entendre vraiment des excuses.

Les demoiselles à côté de moi ont regardé mademoiselle Brante avec des yeux un peu surpris, puis elles m'ont regardée.

Leurs yeux brillaient d'excitation et de joie.

'À en juger par les propos des autres, la bande de mademoiselle Brante a dû pas mal les malmener.'

Bon, on essaie d'arrondir les angles, maintenant ?

C'est bien de tout casser et d'en rester là, mais nous sommes tout de même en compétition.

« Oh là là, je ne voulais pas attirer l'attention. J'ai peur d'avoir gâché votre agréable moment de thé en faisant du bruit. »

Je me suis levée et je me suis adressée à ceux qui nous observaient depuis un moment.

« Comme vous le savez tous, c'est ma première fois dans le monde. Tout cela m'est donc inhabituel et un peu malaisé. »

Les expressions des demoiselles variaient.

Certaines répondaient par un sourire, d'autres étaient inquiètes, et quelques-unes étaient contrariées par l'agitation elle-même.

J'ai souri avec douceur.

« Malgré cela, j'ai entendu parler de la réputation des familles présentes ici. »

Mes oreilles étaient naturellement ouvertes.

Avant que les demoiselles Andersen ne m'abordent, j'avais observé seule les alentours et identifié le nom de plusieurs demoiselles qui étaient au centre de l'attention.

« La famille Michellouin forme d'innombrables talents et prépare l'avenir avec l'académie Chevron. »

Mademoiselle Michellouin m'a jeté un coup d'œil.

« La famille Fabnel renforce la puissance de l'Empire en tenant une académie de chevalerie. »

Mademoiselle Taisel, de la famille Fabnel, m'a fait un clin d'œil, le visage fier.

Oh, je suis un peu émue.

« Et la famille Esheltain compile sans relâche des livres de magie pour rendre la magie, qui ne se transmettait que par la tour de magie, accessible au plus grand nombre. »

« C'est une chose triste, pour quelqu'un qui a un don pour la magie, de vivre une vie ordinaire sans jamais découvrir ce don. Pour la personne comme pour le pays. »

Mademoiselle Esheltain a souri et a repris mes mots.

Je lui ai souri en retour et j'ai regardé autour de moi.

« Et chacune de vos familles fait bien d'autres grandes choses. J'étais très heureuse d'entrer aujourd'hui au palais impérial, parce que vous êtes toutes les enfants de familles que je respecte. »

Les regards amicaux étaient bien plus nombreux qu'auparavant.

J'ai changé d'expression.

« Mais je n'ai pas pu supporter qu'on critique de telles personnes. »

« Pardon ? »

« Qu'on critique...... ? »

Les demoiselles qui me répondaient m'ont regardée d'un air perplexe.

« Elles ne se sont pas portées volontaires gratuitement. Elles ont reçu une contrepartie. Donc leur pureté est suspecte, et au fond, ce ne sont que des marchandes. »

« ...... »

« N'est-ce pas, en définitive, une insulte à toutes ici ? »

« ......! »

À l'instant où elles ont saisi le sens de mes paroles, les visages des demoiselles assises à la table de mademoiselle Brante se sont assombris.

« Les frais de scolarité de l'académie Chevron ne sont pas donnés, loin de là. Je trouve cela inévitable si l'on veut un enseignement de qualité. »

Une fêlure est apparue sur le visage de mademoiselle Michellouin, jusque-là impassible.

« Mais à en croire ces mots, la famille Michellouin ne ferait que gagner de l'argent avec son académie en prétendant former les générations futures. »

« ......En effet. »

Mademoiselle Michellouin a fusillé la bande de mademoiselle Brante d'un regard glacé.

« Et l'académie de chevalerie de la famille Fabnel ? Prétendrait-elle sans vergogne contribuer à l'Empire tout en se faisant payer la formation des chevaliers ? »

« J'ai envie de demander un duel sur-le-champ. »

« Et les travaux de la famille Esheltain ? Ne feraient-ils, en fin de compte, que vendre des livres en se rengorgeant de contribuer à la diffusion de la magie ? »

« Si notre famille vous déplaît tant que cela parce qu'elle est payée pour ses livres de magie, nous pourrions cesser d'en fournir aux familles Brante, Selando, Ifrel et Kansen. »

Mademoiselle Esheltain leur a souri.

« Dites-le-moi. J'ignorais que cela vous déplaisait à ce point, que notre famille reçoive de l'argent pour ses livres de magie. »

Parfait.

L'ambiance est montée en flèche, les demoiselles montrant leur intérêt et abondant dans mon sens.

« Vous étiez mademoiselle Selando. »

Je me suis adressée à la demoiselle assise à côté de mademoiselle Brante, qui faisait une tête d'enterrement.

« Je suis curieuse, mademoiselle. Les mots que vous m'avez adressés tout à l'heure sont-ils l'opinion du comte Selando, ou seulement la vôtre ? »

« Quelle importance ? »

Mademoiselle Selando a réagi très agressivement, très sèchement.

C'était une réaction courante dans ce genre de situation, une sorte de mécanisme de défense.

'Il est vrai que le comte Selando n'a pas proposé de marché bizarre comme le comte Brante.'

Il semble que ma mention du comte Selando l'ait orientée dans cette direction.

Mais elle est complètement à côté.

« La famille Selando possède le plus grand hôpital de l'Empire, l'hôpital Selando. J'ai entendu dire qu'il sauve de nombreux malades et contribue au progrès de la médecine. Et qu'on le respecte pour cela. »

Les yeux de mademoiselle Selando ont vacillé.

Cette demoiselle semble avoir enfin compris où je veux en venir.

« Je me demande : pourquoi l'hôpital Selando ne soigne-t-il pas les malades gratuitement ? N'est-ce pas, comme vous et mademoiselle Brante l'avez dit, prendre tout ce qu'il y a à prendre et s'en vanter ? »

« C-c'est que...... »

« Et les autres demoiselles qui font l'éloge de la famille Selando sont donc serviles et flagorneuses ? J'ignorais que vous regardiez vos amies de cette façon. »

Les demoiselles assises à la même table sont devenues écarlates.

Le centre de cette table, c'étaient mademoiselle Brante et mademoiselle Selando, et les autres demoiselles étaient celles qui les approuvaient.

Ce sont ces deux-là qui m'avaient adressé la parole directement.

« Oh là là, je ne savais pas du tout. Je ne dirai plus rien des travaux médicaux des Selando, à l'avenir. J'ai peur que vous ne me trouviez servile et flagorneuse. »

a ajouté mademoiselle Esheltain en riant doucement.

Elle avait l'air de trouver la situation très amusante.

C'est une demoiselle assez excentrique.

« Hmm, alors nous pouvons espérer que l'hôpital Selando devienne gratuit à l'avenir ? »

Quand mademoiselle Michellouin s'y est mise à son tour, mademoiselle Selando a semblé comprendre qu'elle ne pourrait plus tenir.

Elle a regardé autour d'elle et s'est mordu la lèvre.

« Je suis désolée. J'ai parlé à la légère. Je crois que je me suis laissé emporter par l'atmosphère du Festival de l'Aube. »

Mademoiselle Selando s'est levée et s'est inclinée devant moi.

« Je présente mes excuses à et aux autres demoiselles. Je suis désolée. »

La salle s'est emplie de silence.

J'ai senti les demoiselles me regarder d'un air entendu et j'ai souri de toutes mes dents.

« Puisque vous avez présenté des excuses sincères, je suis convaincue que vous serez différente à l'avenir. J'espère que les événements d'aujourd'hui ne laisseront aucune rancune dans nos cœurs. »

Finir par un geste de magnanimité.

J'ai promené mon regard dans la salle et j'ai croisé les yeux de .

Elle faisait semblant du contraire, mais ses yeux posés sur moi étaient sur le point de cracher des étincelles.

Oh là, ça fait peur.

J'ai ri doucement.

'Tu comprends ? Jouer la gentille et la pitoyable pour attirer la sympathie, c'est ce que font les perdantes incompétentes. Je le sais bien parce que je lis beaucoup de romans d'amour. Les filles comme toi finissent toujours par se prendre les pieds dans leur propre image.'

C'est alors que.

[Les demoiselles qui participent au Festival de l'Aube sont impressionnées par votre aisance mondaine !]

[La majorité des demoiselles se réjouissent du cidre [une victoire rafraîchissante] servi à la bande Brante !]

[Le Génie silencieux, mademoiselle Michellouin, vous reconnaît !]

[L'Idole des demoiselles, mademoiselle Taisel, vous admire !]

[L'Hérétique de l'alchimie, mademoiselle Esheltain, s'intéresse à vous !]

[Vous avez capté l'attention des espoirs de la nouvelle génération en une seule rencontre !]

[Vous vous êtes gravée à neuf dans l'esprit des demoiselles qui participent au Festival de l'Aube !]

J'ai écarquillé les yeux devant les notifications qui montaient.

'Je sentais bien qu'elles étaient chacune au centre d'un groupe, mais c'est quoi, ces titres ? Elles doivent être encore plus impressionnantes que je ne le pensais.'

La candidate la plus probable pour le Festival de l'Aube, c'est .

'Pourquoi , alors qu'il y a des demoiselles pareilles ?'

Enfin, être douée ou non en alchimie n'a rien à voir avec la victoire au Festival de l'Aube.

Et comme elle a l'air un peu excentrique, elle recueillera peut-être de l'admiration, mais elle n'a pas le talent qu'il faut pour fédérer le monde et en devenir le centre.

'Mais elle me sera d'une grande aide en pratique. Parce qu'elle a la technique.'

Gagner les faveurs d'une telle personne était un gain inespéré.

'Mademoiselle Taisel semble admirée par les demoiselles parce que c'est une chevalière au style irréprochable.'

Elle est loin, elle aussi, du centre du monde.

'Mademoiselle Michellouin est la plus probable......'

Puisqu'on l'appelle le Génie silencieux, elle n'a pas l'air du genre à s'agiter dans le monde.

Ce type de personne se distingue dans les situations où l'on doit révéler ses capacités, tout en restant discrète.

Si mademoiselle Michellouin vise la victoire, ce sera une rivale très sérieuse.

Au point que ne lui arrive pas à la cheville.

La fenêtre de notifications ne s'est pas arrêtée là.

[Le comte Chesia, ministre de la Maison impériale, qui observait, loue vos talents de politique mondaine !]

[L'Empereur révise ses calculs au sujet de la famille Paeraton !]

[L'Impératrice et l'impératrice douairière commencent à vous convoiter !]

[Le désir de l'Impératrice à votre égard se renforce !]

[Félicitations !]

[Vous vous imposez comme une candidate sérieuse du Festival de l'Aube !]

[Profitez d'une chance allant jusqu'à 30 000 cash, portée par votre influence qui explose !]

'Je savais bien qu'ils regardaient.'

Je le savais.

'Avec une activité pareille, j'ai fait une entrée en bonne et due forme.'

Et si je me reposais un peu, maintenant ?

J'avais envie de bavarder avec des filles de mon âge en mangeant un bon gâteau.

Les demoiselles assises à ma table me regardaient avec des sourires timides.

Je veux être ton amie.

Voilà ce qui était écrit sur leur visage.

Trop mignonnes. C'est un vrai monde de roman d'amour. Je suis complètement conquise.

C'est alors que.

J'ai aperçu quelque chose scintiller dehors, derrière la fenêtre, et j'ai bondi sur mes pieds.

« Princesse de Paeraton ? »

Mademoiselle Lyndhal, décontenancée, m'a appelée.

« Ah, je suis désolée. Je reviens dans un instant...... Je vais au petit salon. »

Le chagrin a instantanément assombri le visage des gentilles demoiselles.

« Vous ne vous sentez pas bien ? Voulez-vous que nous vous accompagnions ? »

« Non. C'est ma première réception, alors je crois que je suis un peu nerveuse. Cela ira mieux après un court repos. »

« Vous deviez être nerveuse parce que c'était votre première fois, et nous, nous...... »

« Je me demande si nous ne sommes pas devenues une gêne pour la princesse, sans raison. »

Elles semblaient croire à tort que c'était à cause de la bataille avec la bande Brante.

« Ce n'est pas vrai du tout. Je suis très heureuse de m'être fait de bonnes amies. »

Le visage des demoiselles s'est illuminé à mes mots.

« Alors je m'absente un moment. »

« Oui, oui. Revenez vite. »

Je suis sortie dans le couloir.

─────

« Cela devient très intéressant. Même sans magie, une Paeraton reste une Paeraton. »

« Beaucoup ont spéculé que , qui n'a pas de magie, ne serait pas l'enfant biologique du duc. »

« C'est une supposition raisonnable. »

« Mais après ce que nous avons vu aujourd'hui, il n'y avait pas lieu d'en douter. »

L'Empereur a hoché la tête à ces mots.

« C'est assurément l'enfant biologique du duc Paeraton. Si j'avais su que c'était une enfant aussi intelligente, je l'aurais fait venir au palais impérial plus tôt. »

Les yeux du comte Chesia se sont allumés à ces mots.

À quel prince pensez-vous pour ce parti ?

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