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Lord Baby Runs a Romance Fantasy With Cash

Chapitre 179 : Je vous aime, papa, maman

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Chapitre 179

Chapitre 179 : Je vous aime, papa, maman

Chapitre 179/24972%~12 min de lecture2 354 mots

Dame Eisel a dégluti péniblement, des gouttes de sueur coulant sur ses tempes.

« ......Dame Shabonne, si vous aviez quelque chose à dire, il y avait de meilleurs moyens que celui-ci. Ce ne sont guère des manières convenables. »

« Croyez-vous que je me sois donné tout ce mal juste pour bavarder un peu ? »

« Si ce n'était qu'une tentative de conversation, j'aurais fermé les yeux. »

Muriel Shabonne a éclaté de rire à ces mots.

« Je vous avais décidément mal jugée, mademoiselle. Parler d'étiquette et de mon rang, même dans une situation pareille...... Enfin, c'était bien tenté. Quelqu'un qui a beaucoup à perdre y aurait réfléchi à deux fois. »

« ...... »

« Mais si je me souciais de ces choses-là, je ne vous aurais pas séquestrée dans le palais impérial, n'est-ce pas ? »

En voyant dame Eisel se mordre la lèvre, Muriel a eu un sourire profond.

Ce sourire a fait comprendre la vérité à dame Eisel.

Muriel Shabonne n'était pas là pour la convaincre ni pour la menacer.

'Elle est venue...... me tuer.'

Et elle en avait assurément le pouvoir.

Une brûlure est montée dans sa gorge.

'Non. Ne pleure pas. Je t'en prie, réfléchis.'

« La fin est la même. Vous avez deux choix : mourir dans la douleur, ou mourir un peu plus confortablement...... »

'Maintenant !'

Profitant de ce moment où Muriel s'écoutait parler, dame Eisel a lancé sa chaussure.

« Qu'est-ce que vous......! »

Pendant que Muriel écartait la chaussure avec colère, dame Eisel a bondi hors de la calèche.

Elle ne savait pas où aller ni même si elle pouvait s'échapper.

Mais elle ne pouvait pas finir comme un jouet dans une calèche sans issue.

Elle comprenait maintenant ce que veut dire courir de toutes ses forces.

Elle ne sentait même pas la douleur de ses pieds nus martelant la terre.

Aucun signe de quelqu'un qui la suivrait.

'Je suis...... '

« Keuheuk ! »

Son corps s'est effondré en avant avant même que la douleur suffocante s'installe.

Brûlée par l'agonie, dame Eisel a baissé les yeux vers son ventre.

Une épine d'un rouge vif dépassait de son abdomen.

« Ah, heu, hnng...... »

C'était différent de l'énergie qu'on lui avait injectée sans laisser de trace au palais impérial.

Quand elle s'est agrippé le ventre, sa main est revenue mouillée et poisseuse.

L'odeur du sang.

« Ah, ah, heu...... »

« Vous avez donc fait votre choix : mourir dans la douleur. »

Clac, clac.

Muriel a marché lentement vers dame Eisel.

« Vous aviez beau être un peu agaçante, je ne voulais pas vous tuer, cela m'aurait causé des ennuis. »

Muriel a brutalement attrapé le menton de dame Eisel et a croisé son regard.

« Vous nous avez fait un joli petit numéro aujourd'hui, n'est-ce pas ? »

Muriel a souri en voyant le visage livide de dame Eisel.

« Écouter aux murs comme un rat. C'est qui vous a dit de faire ça ? »

« N-Non, je...... »

Un flot de sang a coulé au coin de sa bouche.

« Vous auriez dû choisir la bonne personne à suivre. Vous auriez vécu une vie longue et paisible si vous étiez simplement restée tranquille. »

Le pouce de Muriel a caressé la joue de dame Eisel comme s'il appuyait dessus.

Suivant ce contact, le sang de ses lèvres s'est étalé sur son visage blême.

« Adieu. »

« Heok ! »

Une autre épine lui a transpercé le dos.

« Ah, heu, ah, non...... Non, ha, heuek...... »

Sa conscience s'est brouillée sous la douleur intense.

Ses mots se mêlaient à son souffle et ne sortaient pas correctement.

Les pupilles de dame Eisel ont perdu le foyer et se sont troublées.

Boum.

Muriel a lâché prise, et le corps de dame Eisel s'est effondré sans force sur le sol.

Du sang d'un rouge vif s'est mis à s'amasser autour d'elle comme une flaque.

'......Est-ce que je meurs ?'

Si cela fait aussi mal, alors oui, autant que cela finisse vite.

Je veux juste mourir tout de suite......

C'est le moment où ses yeux éteints allaient se fermer.

'Non !'

Dame Eisel a foudroyé le vide du regard.

Des larmes ont coulé sur ses joues durcies.

C'étaient d'autres larmes que celles de la douleur.

'Je ne veux pas mourir.'

Je veux vivre.

Il y a encore des choses que je veux faire, des choses que je veux accomplir......

Pas encore.

Pas encore.

Dans sa vision brouillée, elle a vu Ruatisha lui sourire de toutes ses dents en lui tenant la main.

Le cacao qu'elles avaient bu ensemble ce jour-là était si bon.

Les flocons de neige qu'on voyait par la fenêtre étaient jolis.

Quand elles étaient sorties en courant et s'étaient laissées tomber dans la neige épaisse.

Le froid coupant qui s'enfonçait dans son cou, dans son dos, dans ses poignets.

Et comme il faisait chaud quand elles s'étaient regardées en riant très fort.

« ......Hein ? »

Muriel, qui s'était désintéressée de dame Eisel, a senti quelque chose d'étrange et a tourné la tête.

Frouch, frouch, frouch......

Dame Eisel remuait ses bras tremblants et rampait en avant.

Le sol se teintait de rouge à mesure que son corps lourd se traînait.

« Hé, elle bouge encore, après tout ça ? Je la croyais tout juste bonne à être une noble demoiselle élevée en fleur de serre. »

Muriel a ri doucement.

« Les humains sont comme des insectes, décidément. »

C'est le moment où Muriel a tendu la main vers dame Eisel.

Chhac !

Muriel a vivement retiré la main devant l'énergie qui a fendu l'air.

'Cette énergie, c'est...... '

« Serait-ce un esprit ? Non, ce n'est pas possible...... »

Muriel s'est raidie et a regardé devant elle.

Une mésange de la taille de sa paume battait rapidement de ses courtes ailes en la fusillant du regard.

'Un véritable esprit ?'

Cela n'avait rien de menaçant, mais Muriel s'est raidie davantage encore.

« ......Il y a donc encore des gens capables de manier les esprits. »

Elle a serré les dents.

« , la puissance de cette ordure est tenace. »

Le pouvoir des esprits était l'opposé du sien.

Muriel a reculé d'un pas de plus en surveillant les mouvements de l'esprit.

La mésange, volant aux huit directions autour de dame Eisel, s'est élevée avec vigueur.

Sur son sillage, une énergie comme le souffle de la nuit a ondoyé.

'Un cercle d'esprit......! Bon sang, c'est agaçant.'

Elle ne s'attendait pas à être retenue ici.

Une énergie d'un rouge vif a émané de la main de Muriel.

« Piii ! »

La mésange a crié d'une voix aiguë et a déployé les ailes.

L'énergie a été bloquée par le cercle et a disparu.

Profitant de cet élan, la mésange a foncé sur Muriel.

Horrifiée, Muriel a couvert sa main d'énergie et a frappé la mésange.

Si l'énergie de l'esprit est trop forte, elle risque de ne plus pouvoir se servir de ses mains, mais c'est le seul moyen pour l'instant......

Boum.

« ......? »

La mésange, touchée par l'énergie, a été projetée telle quelle.

Les lèvres de Muriel se sont retroussées en voyant les yeux stupéfaits de la mésange.

« ......! »

« Ha ! Elle n'arrive pas à employer correctement son pouvoir ? »

Un sentiment de victoire a commencé à se poser sur le visage de Muriel.

« Elle est déjà affaiblie par un état d'impuissance, et en plus elle a rassemblé toute son énergie pour dresser un cercle. »

Le regard de Muriel est allé de dame Eisel, à l'intérieur du cercle, puis est revenu à la mésange.

« Et elle ose me barrer le passage ! »

L'énergie qui émanait des mains de Muriel a déferlé sur le minuscule oiseau.

La mésange volait de façon précaire, mais elle était déjà épuisée.

« Piiiii ! »

Muriel a serré l'oiseau dans sa poigne, un sourire sinistre aux lèvres.

« Dire que j'attrape un esprit de mes propres mains. Voilà une expérience bien rare. »

'Il en sera très content.'

Muriel a serré fort la main.

« Dis-moi. Qui est ton maître ? »

Mais la mésange a gardé le bec fermement clos et n'a rien dit.

« Bon, tant pis. Je finirai bien par le découvrir. »

Muriel s'est approchée de dame Eisel avec un sourire sinistre et a tendu la main.

Mais.

Ksssss !

« Tss. »

Muriel a claqué la langue en voyant le bout de ses doigts noircir et s'effriter.

« C'était donc un grand esprit, à l'origine ? À voir la force du cercle. »

C'est mieux ainsi.

Si c'est un esprit aussi puissant, il y aura beaucoup à en tirer.

« Quelle sottise. Si elle n'avait pas dressé le cercle d'esprit, elle aurait peut-être pu m'arrêter. »

Elle-même n'était pas en état d'employer toute sa puissance : cet esprit aurait eu sa chance.

Muriel a pris une profonde inspiration et a tendu la main.

Quelle que soit la force du cercle, si l'esprit qui l'a dressé est scellé, elle peut le briser.

Muriel s'est mise à déverser sa puissance dans le cercle d'esprit.

C'était une méthode grossière mais sûre.

Les énergies contraires ont créé comme un typhon autour du cercle d'esprit.

« ......Heuek...... »

Dame Eisel a péniblement tourné la tête.

Elle a vu la mésange prise dans la main de Muriel.

Pipiyo-yo-yo, pipiyo-yo-yo, le petit oiseau criait tristement.

'Si j'avais su que cela arriverait, je ne l'aurais pas appelé.'

Ce petit oiseau était maintenant en danger à cause d'elle.

Dame Eisel a cherché à retenir les larmes qui allaient jaillir et s'est forcée à sourire.

« ......Je...... je...... vous...... aime...... je...... »

Elle s'appliquait à remuer ses lèvres qui ne bougeaient plus.

Je ne veux pas mourir.

Je veux vivre.

Je ne veux pas mourir.

Je veux vivre, je dois vivre......

Mais même si je meurs.

« ......Je vous aime, papa, maman...... »

Je veux le leur dire.

Que ce petit oiseau comprenne ou non ses paroles. Qu'il puisse seulement l'entendre de là-bas.

Même s'il comprend tout, il ne pourra pas le leur transmettre.

Non, ce ne sont que des marmonnements sans objet.

Je le sais.

Et pourtant.

'......Je suis contente qu'il y ait quelqu'un pour m'écouter à la fin.'

Au moins je peux parler,

je ne meurs pas seule sur la terre battue.

« ......Merci. »

Kwaaang !

« Piiiiiii ! »

Le cercle d'esprit a volé en éclats.

Muriel a chancelé et a essuyé la sueur qui perlait sur son front.

Ce cercle avait beau avoir été dressé par un esprit incapable d'employer correctement son pouvoir, il était difficile à briser.

Muriel a repris son souffle et a donné un ordre à son subordonné.

« Hoo, fouille le corps de cette femme à fond. Il ne faut laisser aucune preuve. »

Muriel a soupiré profondément en regardant son subordonné fouiller le corsage de dame Eisel.

C'est fini.

D'abord, il lui faut rejoindre la planque pour se rétablir et faire rapport de l'esprit à Sa Sainteté.

C'est le moment où Muriel s'est complètement détendue.

« Aheuk......! Keok ! »

Du sang d'un rouge vif a jailli de la bouche de Muriel.

« Ce maudit oiseau......! »

Elle a été prise au dépourvu, ayant employé presque toutes ses forces à détruire le cercle : le choc a été rude.

L'énergie contraire avait frappé le noyau de plein fouet.

L'oiseau échappé de la main de Muriel chancelait et n'arrivait pas à voler correctement.

Il avait dû tirer ses toutes dernières forces.

Même en saignant du nez, Muriel a tendu la main vers l'oiseau.

Il faut qu'elle l'attrape, même si c'est au-dessus de ses moyens.

Mais la silhouette chancelante de l'oiseau s'est brouillée et a bientôt complètement disparu.

'Une invocation inverse ?'

« Bon sang ! »

Muriel a craché du sang et a serré les dents.

[Avertissement !]

[Votre familier a subi de graves dommages.]

[Souhaitez-vous invoquer votre familier ?]

J'ai sursauté devant cette fenêtre d'avertissement soudaine et j'ai bondi de mon siège.

« Lulu ? »

Mon papa, qui prenait le thé avec moi, m'a regardée avec des yeux surpris.

« J-Je reviens tout de suite, je vais aux toilettes ! »

Je me suis précipitée hors du salon de thé.

J'ai marché comme si je courais et je suis arrivée aux toilettes, puis j'ai aussitôt verrouillé la porte.

'Invoquer.'

[Erreur !]

[La puissance du familier est trop faible pour maintenir sa forme !]

[Rangé de force dans 〈le Coffre〉 !]

'Quoi ?'

J'ai vite ouvert le coffre.

Là, en plus des objets que j'avais reçus jusqu'ici, il y avait l'image d'Hermes Jjak.

Le problème, c'est qu'il y avait un très grand pansement sur l'image d'Hermes Jjak.

'Que lui est-il arrivé ?'

Hermes Jjak circulait librement, servant de réseau de liaison pour Echen et bien d'autres.

'Pourquoi est-il blessé ?'

D'ordinaire, Hermes Jjak est invisible aux gens quand il se déplace.

Et pourtant on l'a attaqué ?

Est-ce quelqu'un qui peut voir les esprits ?

Mais pourquoi l'avoir attaqué ?

Tout n'était qu'inconnues.

J'ai fait les cent pas un moment, puis je me suis lavé le visage.

'......Calmons-nous pour l'instant.'

Mon cœur refusait de se calmer, parce que ce petit avait été blessé d'un coup.

Je me suis lavé les mains et le visage au lavabo et je suis retournée au salon de thé.

Mais.

'Hein ? L'atmosphère est......'

C'était nettement différent de quand j'avais quitté le salon de thé tout à l'heure.

Dès que j'ai ouvert la porte, ma famille m'a fixée avec des visages figés.

« Qu'est-ce que, qu'est-ce qu'il y a ? »

Ma poitrine s'est serrée d'angoisse.

« Lulu. »

Papa m'a tendu la main.

Je me suis sentie un peu soulagée en prenant sa grande main.

Étrangement, plus il me caressait les cheveux avec calme après m'avoir soulevée et posée sur ses genoux, plus l'inquiétude retombée remontait.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Calme-toi et écoute. »

« ...... »

« Dame Eisel...... »

Dame Eisel ?

Pourquoi parle-t-on de dame Eisel, là ?

« ......est morte. »

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