Aller au contenu principal

Lord Baby Runs a Romance Fantasy With Cash

Chapitre 168 : La pièce sans fenêtre

Lord Baby Runs a Romance Fantasy With CashLord Baby Runs a Romance Fantasy With Cash
Chapitre 168

Chapitre 168 : La pièce sans fenêtre

Chapitre 168/23970%~13 min de lecture2 441 mots

Le rugissement furieux de l'Impératrice a éclaté.

« Ressaisissez-vous, Votre Majesté. Je crains pour votre santé. »

Dame Eisel a soutenu l'Impératrice.

« Avec qui diable cherchait-elle à se lier ? Paeraton ? Non. Les Paeraton auraient fait un esclandre dès qu'ils auraient connu le plan. Ce ne sont pas des gens à rassembler tranquillement des preuves. »

Dame Eisel en était intérieurement impressionnée.

Même la colère à son comble, elle évaluait avec justesse le dévouement aveugle des hommes de la maison Paeraton.

« Le prince Sidrian ? Non. Vous n'auriez pas pu lui parler des effets du remède. Serait-ce la concubine impériale ? »

Les yeux de l'Impératrice ont lancé du feu.

Combien d'humiliations la concubine impériale lui avait-elle infligées, en détenant tout le pouvoir du palais intérieur ?

Et elle se serait liée à la concubine impériale ?

L'Impératrice a serré fort les épaules de dame Eisel.

« Amenez-moi Shabonne immédiatement ! »

« Pardon ? »

« Ha, elle a osé me tromper en cachant sa véritable identité et se jouer de moi ? »

L'Impératrice a repoussé dame Eisel et s'est affalée sur le canapé.

« Je vais lui donner une leçon aujourd'hui, lui montrer ce qu'il en coûte de se moquer de l'Impératrice de l'Empire ! »

« ......Entendu, Votre Majesté. »

Dame Eisel s'est inclinée profondément et a quitté le salon.

Clac.

À l'instant où elle a refermé la porte, dame Eisel a relâché le souffle qu'elle retenait.

'C'est réussi !'

Poum, poum.

Son cœur battait sans relâche.

Ses mains tremblaient légèrement.

Non pas de regret d'avoir commis un acte aussi énorme, mais de l'exaltation de l'avoir accompli.

Elle avait mené à bien, sans encombre, ce que Ruatisha lui avait indiqué.

'Maintenant, il ne reste plus qu'à remettre la fiole dérobée à la princesse, et ce sera parfait !'

C'est cela qui deviendrait la pièce à conviction de toute cette affaire.

« Hoo...... »

Dame Eisel a pris une profonde inspiration, a relevé la tête et s'est retournée.

En apercevant le dos d'une dame de cour qui marchait tout au bout du couloir, dame Eisel s'est recomposée.

Elle a remis ses pas en mouvement comme si de rien n'était, en réfléchissant.

'Je ne m'attendais pas à ce que l'Impératrice fasse venir dame Shabonne sur-le-champ.'

Elle connaissait bien la promptitude de l'Impératrice, mais avait-elle préparé une parade ?

Enfin, l'Impératrice n'a peut-être pas besoin de parade.

Désormais, madame Sarah n'était plus une inconnue, mais quelqu'un dont on connaissait la famille et le rang.

'Elle va certainement l'interroger, lui demander si elle l'a trahie...... Est-ce que les mettre face à face est une bonne idée ?'

Et si ses mensonges étaient éventés ?

Il fallait qu'elle décide par elle-même.

Aller voir Ruatisha ici reviendrait à annoncer : 'J'étais l'espionne de Ruatisha !'

Même gâtée, une belle pièce reste une belle pièce.

Le pouvoir de l'Impératrice s'était affaibli avec le remplacement complet du personnel du palais impérial, mais parmi les gens mobilisés pour un banquet d'une telle ampleur, il devait encore s'en trouver qui lui étaient fidèles.

'Mon jugement, mes pensées.'

L'Impératrice lui faisait entièrement confiance.

À l'inverse, dame Shabonne avait bien trop de zones suspectes.

En cachant son identité, elle avait pu agir plus librement jusqu'à présent.

Mais désormais cela se retournerait contre elle et prendrait dame Shabonne au piège.

Même si dame Shabonne clamait son innocence sous l'interrogatoire, l'Impératrice ne la croirait pas.

En revanche, si elle n'amenait pas dame Shabonne, quelle que soit l'excuse invoquée, un doute resterait dans l'esprit de l'Impératrice.

Et ce doute pourrait plus tard devenir la graine du soupçon.

'J'amènerai dame Shabonne à l'Impératrice, comme on me l'a ordonné. Et......'

Les yeux de dame Eisel se sont faits résolus.

C'était un tout autre regard que celui qu'elle avait du temps où elle n'était qu'une dame de compagnie parmi d'autres.

J'ai croisé les bras.

Devant moi, ma famille se tenait en rang, la tête baissée.

Non, non !

'Si je ne les éduque pas correctement dès le début, je ne sais pas ce que ça donnera plus tard !'

J'ai raffermi mon cœur qui faiblissait et j'ai ouvert la bouche d'un ton ferme.

« Est-ce que je vous ai dit de ne pas bouger, oui ou non ? »

« ......Tu nous l'as dit. »

« Alors, vous avez bien fait, oui ou non ? »

« Mais ce salaud......! »

Ixion a brusquement relevé la tête, le visage plein d'indignation.

« Salaud ? »

« ......Ce type. »

« Ce type ? »

« ......Alors je dois dire quoi ? »

« Il faut employer des mots gentils, jolis et corrects. »

Ixion a penché la tête et a dit.

« ......Ce salaud, monsieur ? »

« ...... »

Non, il ne pense tout de même pas que c'est un progrès ?

« Puisque c'est un enfant, tu peux dire « cet enfant », ou puisque c'est un prince, « Son Altesse ». Il y a plein de possibilités. »

À mes mots, Ixion a fait une tête dégoûtée.

« Comment veux-tu que j'emploie ça pour ce salaud monsieur ! »

« ...... »

Non, écoute-moi bien.

« Cette fois, Ixion a raison. »

« Ce salaud...... »

Regard noir !

« ......monsieur ne mérite même pas qu'on l'appelle « salaud monsieur ». »

Non, si je vous ai foudroyés du regard, ce n'était pas pour vous dire d'ajouter « monsieur », mais pour corriger le mot lui-même !

Ça ne va pas du tout.

« Papa, papy ! Mes frères disent des gros mots ! »

Éduquez donc vos enfants et vos petits-enfants !

« Il n'y a rien de particulièrement répréhensible, si ? »

« Oui, ce n'est pas comme s'ils avaient dit ♫♬♩. »

♫♬♩ ?

Des grossièretés, tout à coup ?

« Il est louable qu'ils se soient retenus de dire ♩♬♪ ou ♫♬♩, ♫♬♬♪♩. »

« Vous avez accompli beaucoup. »

« Merci. »

« ...... »

C'est ça qu'ils voulaient vraiment dire, au fond ?

Non, plus encore, est-ce vraiment le moment de se distribuer des compliments ?

J'ai regardé d'un œil vague cette touchante scène de trois générations partageant leur affection.

« Les bisous de Lulu sont partis. Ils sont partis très loin. »

« Quoi ? »

« Ce n'est pas possible ! »

« Tuez-moi plutôt ! »

« ......Combien cela coûtera-t-il ? »

« Ce vieil homme n'a plus beaucoup de temps à vivre...... »

« C'est trop tard. Les bisous de Lulu sont partis dans un autre monde. »

« Dans un autre monde ? »

Heum, ça existe, ce genre de chose.

Les bisous ont été renversés par une calèche, un jour......

Non, mais à quoi je pense encore.

'Il faut que j'arrête d'invoquer et de lire autant de romances fantasy.'

Ces temps-ci, je menais la vie d'une personne pleine aux as.

Mon passe-temps, c'était d'invoquer et de lire avant de m'endormir les romances fantasy que j'avais envie de relire.

'Je pourrai toujours les invoquer depuis mon ......... plus tard, si j'en ai besoin.'

« Bref ! Puisque vous n'avez pas tenu votre promesse, il n'y aura ni bisou du matin ni bisou du soir pendant un mois ! »

Ma déclaration a donné à ma famille l'air d'avoir perdu son pays.

« ......C'est trop dur. Mettons un jour. »

« Pas question. »

« Je te donne des terres. »

« Je prends une mine d'or. »

« Ce vieil homme te donnera un château. Dans un endroit parfait pour l'hiver. »

« Je te donne un ordre de chevalerie ? Ou une entreprise ? »

« Je te donne des caresses sur la tête. »

« Hein ? »

Il y a un intrus, à la fin.

'......Zeon trouve que des caresses sur la tête valent mieux que toute cette fortune ?'

« Hmpf, quelle sottise. Il faut offrir ce que ma petite sœur aime, pas ce que tu aimes, toi. »

« Exactement. La base de la négociation. »

« Ma fille aime l'argent. »

« En effet. Ma petite-fille aime surtout les actifs réels. L'immobilier, c'est son préféré. »

« ......Non, mais qu'est-ce que vous pensez tous de moi ! »

C'est vrai que j'aime l'argent !

Et c'est vrai aussi que j'aime particulièrement l'immobilier !

« ......Où sont les terres ? »

« Là où ma fille les voudra. »

« Même si elles appartiennent à quelqu'un d'autre ? »

« Pourquoi cela ne serait-il pas possible ? »

À cet instant, un halo éclatant a brillé derrière papa.

Voilà la superbe de la cuillère de diamant [en Corée, on classe les naissances par cuillères, et celle de diamant est la plus haute] !

« ......Des terres, une mine d'or, un château et une entreprise pour quinze jours. »

« J'ajoute même un haras. Il est temps que Lulu se mette à monter à cheval. »

« Dix jours. »

« Une semaine. »

« D'accord, une semaine ! Quoi que vous proposiez d'autre, je ne descendrai pas plus bas. »

C'est à but éducatif !

Ce n'est certainement pas pour mon intérêt personnel.

La famille a paru un peu déçue, mais elle semblait satisfaite d'avoir ramené un mois à une semaine.

J'ai soupiré de soulagement.

'Il faut que je rédige un contrat dès mon retour !'

Palpitant !

'Bref, si j'ai tenu ma famille à l'écart aujourd'hui, c'était à cause de dame Shabonne.'

Cet objectif-là est déjà proprement atteint.

En fredonnant un air, j'ai regardé du côté de dame Shabonne.

Alors que le plan avait complètement échoué, elle ne laissait paraître aucune émotion sur son visage.

Elle acceptait simplement, sans bruit, la coupe de champagne que lui tendait la dame de cour.

« ...... »

« Qu'y a-t-il ? »

« Non, ce n'est rien. »

J'ai secoué la tête devant papa et je lui ai adressé un dernier avertissement.

« Bref ! Vous n'avez pas le droit de faire une scène simplement parce que je parle à des garçons de mon âge. Compris ? »

« ......Je me contenterai de retenir leurs visages. »

Non, je te dis de ne pas faire ça non plus.

« Dame Shabonne, Sa Majesté l'Impératrice souhaite vous voir. »

Dame Eisel s'est inclinée devant dame Shabonne avec une attitude indifférente.

« L'Impératrice me demande ? »

« Elle vous attend dans le salon privé de Sa Majesté. »

« ......Pour quelle raison ? »

« Je l'ignore. Peut-être Sa Majesté a-t-elle quelque chose à dire à une dame de votre qualité ? »

Dame Shabonne a souri en agitant son éventail.

'On m'a dit que c'était cette jeune personne qui avait fait nommer le duc Chaimberg maître d'escrime d'Esteban.'

Elle était décidément capable.

À voir son expression détachée en ce moment, ce n'est pas quelqu'un d'ordinaire.

'Est-ce qu'elle faisait profil bas depuis tout ce temps parce qu'elle attendait son heure ?'

« Je ne peux pas décliner un appel de l'Impératrice. Ouvrez la marche. »

Dame Eisel a répondu par un sourire et s'est retournée.

Les deux femmes ont quitté la salle de réception et sont entrées dans un long couloir.

Le salon privé de la famille impériale était le plus éloigné de tous.

Parce que plus l'endroit est calme, mieux c'est.

Après plusieurs tournants, le nombre de passants et de dames de cour a nettement diminué à mesure qu'elles entraient dans le couloir des salons publics.

Parmi eux, on n'en voyait aucun s'engager dans le couloir privé de la famille impériale.

Aucun bruit de pas ne portait sur le tapis du corridor.

« Dame Eisel. »

« Oui, madame. »

« Je reconnais que vous êtes bien plus capable que je ne le pensais. »

Il était étrange d'appeler cela un compliment.

Dame Eisel, sentant que quelque chose n'allait pas, s'est vivement retournée.

« Mais vous devriez être plus prudente. »

« Qu'est-ce que...... ? »

Une main rude a couvert la bouche de dame Eisel.

La main gantée tenait un mouchoir de soie d'un blanc pur.

« Hnng, mmh......! »

Dame Eisel s'est débattue.

Mais plus elle se débattait, plus elle sentait son esprit s'éteindre.

Ses membres lui semblaient aussi lourds que si on y avait attaché des pierres.

« Chut, ce n'est rien. Dormez juste un peu. Je ne vous tuerai pas encore. Pas encore. »

La voix qui parlait à côté d'elle lui parvenait étouffée, comme sous l'eau.

Dame Eisel a rassemblé ses dernières forces et a agrippé le devant de la robe de dame Shabonne.

Mais......

« J'ai besoin de trouver quelque chose chez vous. Ou peut-être d'apprendre quelque chose. »

Boum.

Finalement, son corps, incapable de vaincre la puissance de la drogue, s'est affaissé.

Plouf !

Dame Eisel s'est réveillée sous une gerbe d'eau.

Elle a tout de suite compris dans quel état elle se trouvait.

Ses bras et ses jambes étaient attachés à une chaise, et elle était enfermée dans une pièce sans fenêtre.

Et dame Shabonne se tenait devant elle.

Sa tête l'élançait, comme si les effets de la drogue persistaient. Son cœur battait de peur.

Mais plus il battait, plus elle fusillait son adversaire du regard.

« Vous croyez que vous serez tranquille après avoir commis un acte pareil ? »

« Enfin, ce sera toujours mieux que d'aller voir l'Impératrice dans ces conditions, non ? »

« Quoi ? »

« L'Impératrice aurait appelé la Garde impériale et m'aurait fait ligoter. Une fois sa sécurité assurée, elle aurait pu m'attribuer le crime de son choix. Elle aurait même pu me faire porter tout ce qui s'est passé cette fois-ci. »

Dame Shabonne a souri de toutes ses dents.

« Puisqu'elle croit que je l'ai trahie, l'Impératrice voudra me faire taire à tout prix. »

« Si je ne reviens pas après avoir été envoyée vous chercher, Sa Majesté trouvera cela étrange ! »

« Je n'ai pas l'intention de perdre du temps non plus. J'espère donc que vous allez coopérer. »

« Vous croyez que je vais le faire ? »

Dame Shabonne a souri et a attrapé la joue de dame Eisel.

« À vrai dire, je ne voulais pas que vous coopériez. »

Pulsation !

Une aura d'un rouge vif a émané de la main de dame Shabonne.

« Aaaaaargh ! »

« C'est comme ça que je peux entendre cette voix-là. Alors, où avez-vous détourné la potion ? »

« Keuh, argh ! »

« Si vous ne répondez pas, vous pourriez vraiment mourir. J'aime assez tuer les gens. »

Dame Shabonne a dit cela avec bienveillance.

Par contraste avec les cris aigus qui résonnaient dans l'étroite pièce secrète, d'une voix très douce.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.