Aller au contenu principal

Leading the Young Lady I Picked Up Astray, Making Her the Happiest Girl in the World!

Chapitre 35

Leading the Young Lady I Picked Up Astray, Making Her the Happiest Girl in the World!Leading the Young Lady I Picked Up Astray, Making Her the Happiest Girl in the World!
Chapitre 35

Chapitre 35

Chapitre 35/9437%~4 min de lecture616 mots

Le matin était arrivé.

Charlotte se réveilla au faible gazouillis des oiseaux. Elle se redressa sur son lit et regarda autour d'elle.

C'était une petite pièce. La pièce était terriblement poussiéreuse, des caisses en bois et des objets divers s'y entassaient. Il n'y avait qu'une seule fenêtre près du plafond et, au-delà de ses barreaux de fer, le ciel bleu s'étendait.

Charlotte leva les yeux vers la fenêtre, hébétée.

La fine couverture qui la couvrait était pleine de trous ; son pyjama ne valait pas mieux qu'un chiffon.

Elle se trouvait dans l'annexe servant de débarras de la résidence principale du duc.

Et c'était aussi le monde entier de Charlotte.

C'était un matin typique. Rien n'était hors de l'ordinaire et pourtant… elle avait fait un étrange rêve, d'une façon ou d'une autre. Dans son rêve, elle s'était éloignée d'ici et avait fait quelque chose avec quelqu'un. Mis à part cela, elle ne se souvenait de rien d'autre.

Seul un sentiment chaud et étrange persistait au fond de son cœur.

Charlotte posa une main sur sa poitrine en essayant de se rappeler son rêve, mais elle ne put se remémorer la moindre chose. Tout ce qu'elle ressentit fut une douleur piquante au cœur.

Peu de temps après, on entendit le son d'une cloche…

« Oh non ! » Charlotte se hâta de se préparer.

Aujourd'hui, pas une minute, pas une seconde ne pouvait être gaspillée.

Elle enfilia des vêtements misérables presque identiques à sa tenue de nuit et se précipita hors de l'annexe-débarras.

La mère de Charlotte était l'une des servantes des Evans.

À cette époque, le duc avait une épouse légitime, mais elle était malade et souvent alitée. Naturellement, elle ne pouvait pas avoir d'enfants. C'est dans ces circonstances que le duc fit des avances à l'une des servantes.

Une histoire banale à toutes les époques et dans toutes les cultures.

Cependant, cette histoire était un peu différente. Lorsque la servante réalisa qu'elle était enceinte, elle partit sans dire un mot.

Elle donna ensuite naissance à Charlotte dans une ville de campagne, loin de la capitale royale du royaume de Neils, et l'éleva seule.

Bien que ce ne fût pas une vie aisée pour la mère et l'enfant, leurs jours se passaient calmement et paisiblement, et elles menèrent une telle vie jusqu'aux sept ans de Charlotte.

Le lendemain de la mort de sa mère, emportée par une épidémie, un messager de la famille du duc vint chercher Charlotte.

« Bonjour. »

Charlotte s'inclina respectueusement une fois entrée dans la résidence principale par la porte de service.

La cuisine était remplie de plusieurs cuisiniers et servantes, tous affairés dans un tourbillon d'activité. Personne ne lui prêta attention et personne ne daigna lui rendre son salut.

Le visage de tous était recouvert d'une brume noire, leurs expressions complètement illisibles.

Pourtant, Charlotte, la tête baissée, s'assit rapidement à une petite table dans le coin de la cuisine. Le petit-déjeuner de Charlotte y était préparé comme d'habitude.

Le menu du jour était pain, bœuf rôti et consommé. Bien que cela puisse sembler copieux au premier abord, il s'agissait en réalité des restes du dîner de la veille de la maisonnée principale.

Le pain était rassis et les légumes d'accompagnement flétris. Le potage était tiède au mieux.

« Merci pour le repas… » Charlotte ne perdit pas de temps pour se jeter sur son repas.

Tout à coup, des éclats de rire dédaigneux accompagnés de regards perçants jaillirent de toutes parts. Au point que Charlotte ne pouvait même pas dire ce que sa nourriture avait comme goût.

Elle continua néanmoins de manger son repas avec une concentration inébranlable, comptant les veines de la table pour ne pas relever la tête.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.