La destruction des précieuses installations d'Irz s'est mieux passée que je ne l'espérais.
Je pensais qu'au mieux, je ne pourrais qu'incendier les entrepôts de drainage, mais grâce à la magie terrifiante de Fiona, nous avons pu détruire complètement la guilde robuste et même transformer toute la zone centrale du village en terrain nu.
Et actuellement, les aventuriers en attente s'étaient rassemblés sous prétexte de rendre compte des fruits de la bataille et buvaient du saké ensemble.
« Est-ce bien raisonnable en plein état d'urgence ? » pourrait-on penser, mais comme nous serons les derniers à quitter le village en tant qu'arrière-garde et qu'il restait des choses après l'évacuation, nous avons décidé de boire et manger à notre guise.
Il se pourrait que ce soit notre Cène, chaque aventurier ici y pensait mais personne ne l'a dit à voix haute.
« Bon, t'as pas été si mal, hein ? Quand t'as dit que t'allais sur le toit de la guilde, j'ai cru que t'avais flanché à la dernière seconde zehahaha !! »
La géante paume de Vulcan me faisait mal d'ordinaire quand il me tapait dans le dos, mais comme il avait les coussinets plantaires propres aux hommes-bêtes, l'effet était bien atténué.
« Je ne l'ai pas correctement expliqué ? J'ai rempli mon rôle comme requis. »
« J'ai vu de mes yeux le boss faire exploser les têtes des ennemis d'un seul coup, moi aussi ! »
Celui qui parlait dans ce faux dialecte du Kansai était le magicien squelette Mozrun, alias Mossan.
C'est lui qui a utilisé [Death Wall Defence] pour bloquer les ennemis aujourd'hui.
Avec son allure de shinigami et la classe [Dark Wizard] bien droite sur sa carte de guilde, il me donnait l'impression d'être un avatar du mal, mais
« Nan, avoir un tel contrôle sur la magie noire à un si jeune âge, t'es un putain de génie ! Repousser cette armée de pacotille, ce sera de la gnognotte ! Gahahaha !! »
À l'intérieur, c'était juste un vieux d'Osaka.
Quand j'ai essayé de lui parler, il s'est avéré être un bon gars énergique (?) comme ça.
« De la gnognotte, c'est exagéré, mais Kurono-san est fiable en tant que leader, et il possède aussi une puissante Magie Originale. »
C'est le slime, Su-san, qui l'a dit calmement. Quoi qu'il en soit, n'est-elle pas humaine ? Elle avait l'air d'une femme normale de corpulence moyenne, après tout.
Dans les RPG, les slimes sont des créatures gélatineuses, mais apparemment, ils peuvent parfois changer la forme de leur corps quand ils deviennent plus forts. Au passage, se transformer en bel homme ou belle femme nécessiterait la technique appropriée ainsi que plus d'énergie magique, semble-t-il.
Les belles choses possédaient l'attribut charme dans ce monde, donc être beau possédait aussi une signification différente en termes de magie.
Aussi, je ne l'apprends que maintenant, mais son nom était [Susu], d'où Su-san. Ce n'était PAS Su-san de slime (Suraimu en jap), certainement pas !
« Mais, le plus surprenant, c'était définitivement la magie de Fiona-san, non ? »
« Vraiment ? » (Fiona)
« Euh, vraiment. »
Celle qui parlait à Fiona, qui avait ses yeux habituellement endormis, était une femme elfe au sourire doux. C'était la meneuse des [Three Hunting Princesses] et l'aînée des trois sœurs, Irina-san.
Les trois avaient des cheveux blonds, des yeux bleus, une silhouette élancée, et leurs armes étaient les mêmes, mais les trois avaient des coiffures différentes, donc on pouvait les différencier facilement.
Irina-san a une coiffure avec une longue tresse derrière le cou.
« Cette magie extrême, si on était plus proches, ça aurait été vraiment mauvais. »
« Son positionnement était vraiment correct. »
En entendant Mossan et Su-san, j'ai ressenti à nouveau la satisfaction d'avoir été informé de sa magie à l'avance.
Comme prévu, si une magie comme ça était tirée dans un donjon, ça ne finirait pas en simple blague.
« Suis-je complimentée ? » (Fiona)
« Ouais, la magie de Fiona-san a une puissance incroyable, merci le ciel que tu sois dans mon groupe. » (Kurono)
« ... Je vois. »
En disant ça, ses joues semblaient un peu rouges. Elle doit être saoule, elle aussi.
« Au fait, Fiona-san ? »
« Oui ? »
Avant qu'elle ne soit morte soûle, j'avais quelque chose d'important à lui dire.
« Viens dans ma chambre plus tard, d'accord ? »
« !!? »
*Parin* — le bruit d'un verre qui tombe et se brise retentit.
« Qu'est-ce qui t'arrive, Lily ? Ça va ? » (Kurono)
« ... Désolée. » (Lily)
Lily était assise sur mes genoux, mais il semble qu'elle ait laissé tomber son verre par accident.
« Quoi, la petite fée est aussi saoule ? »
« Non, je ne la laisse pas boire de saké. » (Kurono)
Elle n'est pas saoule, mais elle doit être fatiguée.
Lily ne pouvait reprendre sa forme normale que les nuits de pleine lune, mais elle avait ramené seulement sa conscience à la maison du chef de village, ainsi que quand elle m'avait demandé de devenir le chef grâce à l'objet qu'elle avait apporté de la fontaine de lumière.
Selon Lily, en utilisant la [Queen Beryl], elle pouvait reprendre sa forme normale, mais seulement 30 minutes par jour, car le fardeau est élevé.
Elle pouvait retrouver son état normal en utilisant la Protection Divine de la Reine des Fées. Mais même s'il s'agissait d'un objet clé, son effet n'était qu'un énorme boost d'énergie magique.
Bien sûr, 30 minutes était la limite pour utiliser son corps adulte au combat ; si c'était seulement sa conscience, elle pouvait le maintenir plus longtemps.
Mais le fardeau sur elle n'est pas zéro pour autant. Ça a dû s'accumuler en fatigue dans son petit corps.
Pour l'instant, je devrais la porter jusqu'à la chambre.
« Lily a l'air fatiguée, alors on part en premier. L'emploi du temps de demain, c'est ce que j'ai expliqué plus tôt. En tout cas, comptez sur nous. » (Kurono)
Après avoir obtenu leur accord, je porte Lily dans mes bras.
« Kurono-san. » (Fiona)
« Hmm ? »
« J'irai aussi. »
Le visage de Fiona-san était encore plus rouge qu'avant, pour une raison quelconque.
Sur le lit de la chambre d'hôtes, Kurono, Lily et Fiona étaient assis.
Kurono avec une expression sérieuse, Fiona avec son expression cool habituelle, et Lily, entre eux deux, avec une expression un peu mécontente.
(« Est-ce que Kurono-san veut que je... »)
Tout à l'heure, la situation érotique que chaque aventurier imaginaient, sauf Kurono, était aussi imaginée par Fiona.
(« Certes, Kurono-san m'a donné un esquimau, n'a pas été rebuté par ma magie d'attaque, c'est vraiment un bon gars, mais c'est vraiment trop tôt pour ce genre de relation ! »)
Fiona, à qui on demandait de « venir dans ma chambre » pour la première fois la nuit, était quelque peu en proie au chaos en ce moment.
« Fiona, t'as pas oublié la règle de notre groupe, hein ? »
Au moment où Lily, allongée sur le lit, dit ça, elle réalisa que la chance qu'elle perde sa virginité ce soir, peu importe à quel point Kurono l'approcherait passionnément, était absolument nulle.
Et ainsi, ça devint une situation où tous les trois étaient assis tranquillement (Lily était allongée, ceci dit) sur le lit.
« Lily, c'est bon de faire revenir ta conscience ? T'es pas fatiguée ? ... »
« C'est bon, inquiète-toi pas. Après tout, tu vas avoir une discussion importante maintenant, non ? Moi aussi, je dois bien écouter. »
Lily répondit avec un sourire, et Kurono fit une expression un peu compréhensive.
Et sans faire plus attention à Lily, il s'adressa à Fiona.
« La raison pour laquelle j'ai appelé Fiona-san dans ma chambre, c'est parce que j'ai besoin de parler de quelque chose d'extrêmement important avec toi. Puisque tu m'as déjà dit que tu venais du continent d'Arc, j'ai décidé de te parler aussi de ma propre identité. »
Fiona comprit pourquoi on l'avait appelée, avec son visage endormi habituel.
« Et, tu veux aussi entendre parler du continent d'Arc, de la République de Syncrea, et de la religion de la Croix, c'est ça ? » (Fiona)
Bien qu'elle ne sache pas encore ce que Kurono voulait lui dire, elle savait ce qu'il voulait entendre d'elle.
Et elle réalisa aussi qu'il l'avait appelée dans sa chambre pour éviter que les autres sachent qu'elle était avec les Croisés avant.
« C'est exact. Mais ce que je veux savoir le plus, c'est—— »
Mais même Fiona ne s'attendait pas à ce que Kurono dise ce qu'il allait dire ensuite.
« — C'est quoi, bordel, les [Apôtres] ? »