Aller au contenu principal

Kuro no Maou

Chapitre 468

Kuro no MaouKuro no Maou
Chapitre 468

Chapitre 468

Chapitre 468/53787%~5 min de lecture958 mots

La fille du comte

Bien sûr, cet appel d'avertissement ne provenait pas d'un soldat de Spada, mais d'un Croisé.

« Waah, impossible ! Je me suis retrouvé au camp des nobles sans même m'en rendre compte ! »

Dans ce camp militaire, il y avait des tentes pour les soldats de troupe comme pour les généraux, mais la différence entre les deux était bien établie.

Particulièrement, afin de ne pas tomber victimes d'attaques surprises, les tentes sont disposées en cercles concentriques, avec celle du comte Bergunt au centre du camp. Puis, les tentes des chevaliers et des soldats sont disposées tout autour, de manière à se protéger des assauts venant de n'importe quelle direction. Bien sûr, ils surveillaient non seulement les soldats ennemis, mais aussi les alliés qui agiraient bizarrement.

« J'ai eu un choc sur le coup, mais ça n'avait l'air d'être qu'un ivrogne. »

« Mais il y avait une silhouette étrange... »

« Je pense qu'il est naturel que les monstres bougent ça et là, même sous ce blizzard. Dans ces conditions, mieux vaut économiser nos forces. »

Tout en écoutant l'échange des gardes peu enclins, Ai effaça complètement sa présence comme elle le faisait quand elle chassait les monstres dans les collines et les champs, et se mit à avancer en hâte. Même sans le pouvoir d'un apôtre, ce genre d'action furtive était sa spécialité.

« Hmm, mais est-ce qu'on devrait essayer d'entrer ? Tsumiki, il faut que tu restes tranquille. »

Tsumiki répondit par un petit croassement mignon de son bec jaune, comme pour dire « c'est toi qui devrais t'inquiéter de parler trop ! »

« D'accord, c'est parti ! »

Ai s'avança alors à quatre pattes comme une bête sauvage, et progressa sur le champ enneigé. Elle ne faisait aucun bruit et ne laissait aucune trace tandis qu'elle avançait dans la neige fraîche. Comme un cafard qui file dans une cuisine.

Personne ne la remarque alors qu'elle poursuit sa route. Il y avait beaucoup d'angles morts où l'on pouvait se cacher des gardes en patrouille à cette heure de la nuit et sous un tel temps.

Comme Ai commençait à regarder nerveusement autour d'elle, elle remarqua qu'il y avait des tentes partout avec leurs lumières encore allumées. Les soldats ordinaires étaient allés dormir depuis un moment, mais les grands seigneurs nobles semblaient vraiment aimer veiller tard sur le champ de bataille.

C'était certainement une belle position sociale qu'ils avaient là. Ça devait être amusant de prendre de belles chevalières comme gardes du corps personnelles.

« J'ai envie de tirer une flèche d'éther... »

Il n'y eut aucune réponse au commentaire qui sortit de son visage ennuyé.

« Quoi qu'il en soit, ils font encore la fête dans leur conseil de guerre, même à cette heure tardive. Ce vieux a de l'énergie, hein ? »

Une tente notoirement plus grande que toutes les autres avait attiré l'attention d'Ai. Tout autour semblait être en état d'alerte maximale, avec deux — trois par endroits — couches de gardes en faction. Même Ai aurait du mal à s'infiltrer sans alerter ces chevaliers d'élite et leurs sens aiguisés.

Aussi bon que ce serait de pouvoir passer de telles défenses inaperçue, Ai n'était pas si intéressée que ça par l'idée de glaner quelque information inutile de cette réunion militaire. Si anything, il serait prudent de supposer que la seule conclusion à laquelle ils ont pu aboutir était de lancer un assaut frontal à fond dès que la tempête se calmerait.

« Nan, y'a pas grand-chose à tirer d'ici. On ferait mieux de rentrer— »

Elle commença à faire demi-tout en rampant encore à quatre pattes. Puis...

« —Eh bien, je vais y aller maintenant, Père. »

Une jeune fille était sortie de cette grande tente.

« Hein ? Cette fille... »

Elle portait une robe de prêtresse blanche pure des Croisés, mais ce n'était pas une nonne. Ça ne ressemblait pas à une soutane, mais plutôt à quelque chose de sur mesure pour qu'elle puisse utiliser la magie de lumière au combat.

Il n'y avait rien d'anormal à voir une prêtresse porter un tel équipement sur le champ de bataille.

Mais son apparence avait retenu l'attention d'Ai.

« Oh, donc c'est cette sainte Helvetia dont j'ai entendu parler... Elle a un visage mignon, mais sa poitrine n'est pas si grosse que ça. »

Ai révéla ses impressions honnêtes en fixant impoliment la poitrine de la prêtresse. Si elles étaient aussi grosses que la paire de la Troisième Apôtre, elle n'hésiterait pas à lui demander de la laisser les toucher, malgré son statut d'apôtre, mais cette pauvre fille n'avait pas assez de poitrine pour ça.

« Enfin, ces cheveux noirs et ces yeux noirs... »

Finalement, Ai détourna les yeux de sa poitrine pour regarder ses traits les plus caractéristiques. Elle pensa à une personne en particulier en voyant les cheveux d'un noir de jais de la jeune fille.

« Bah, ça vaudrait le coup d'essayer de l'espionner un peu. »

Et ainsi, Ai continua à ramper comme une espèce de cafard espion tandis qu'elle suivait Linfelt, la belle prêtresse aux cheveux noirs qui avait l'air digne à chaque pas.

« ...Oups ! »

En chemin, Ai s'arrêta net et s'enfonça dans la neige sous elle.

Elle tendit alors l'oreille, essayant d'écouter une conversation entre Linfelt et son chevalier attitré. Plutôt que d'utiliser la magie de vent pour capter les sons, sa technique se rapprochait d'un art martial servant à distinguer clairement certains sons parmi le bruit. Cela aussi ne faisait pas partie de ses pouvoirs d'apôtre, mais de quelque chose qu'elle avait appris à faire par elle-même.

« Qu'y a-t-il, Sébastien ? »

« J'ai eu l'impression qu'on nous observait... Mais ce doit être mon imagination. »

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.