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Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 535

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Chapitre 535

Chapitre 535

Chapitre 535/69177%~7 min de lecture1 270 mots

« …… Les préparatifs sont terminés. »

Le messager s'approcha de moi d'un pas vif et baissa la tête. Honnêtement, je n'étais pas très emballé. Juste un mauvais pressentiment, vague. Pas de danger de mort, mais ce sentiment... comme quand un prof de sport vous appelle au bureau des profs alors que vous n'avez rien fait de mal.

Lacker avait été amené juste à côté. Inutile d'utiliser la détection de présence ou la détection de mana. J'ai su qu'il était là immédiatement. Comment dire... on sentait une présence bestiale. Les soldats autour de moi l'ont ressenti aussi : quand Lacker s'est approché, mes gardes ont commencé à regarder nerveusement autour d'eux.

J'ai soupiré et me suis levé lourdement. Derrière moi, Matcal me suivait. Honnêtement, j'aurais voulu serrer Mat dans mes bras. Ça m'aurait sûrement apaisé. J'aurais voulu me calmer avant de faire face à ce type, mais elle n'accepterait sûrement pas.

Au pire, je pourrais déployer une barrière qui efface sa présence... Tout en songeant à ça, j'ai avancé.

À l'intérieur d'un espace entouré de rideaux blancs, Lacker attendait. En tant que roi, il n'était pas ligoté et était assis sur une chaise grossière. Simplement, des soldats l'entouraient, prêts à attaquer au moindre ordre.

Nos regards se sont croisés. L'expression de Lacker a changé en un instant.

... Honnêtement, il avait l'air complètement ignorant. Aucune intelligence ne transparaissait, juste un visage lourd et obtus.

Non, attends. C'est quand même un roi. Il y a des rois idiots, mais j'ai entendu dire que celui-ci avait des faits d'armes, que c'était un homme respectable. Mieux vaut pas juger trop vite... Je me le suis dit.

Je me suis assis sur le siège préparé. Après avoir confirmé mon installation, Matcal et Knogen, juste à côté, se sont assis à leur tour. Rufana n'était pas là : elle assurait la sécurité de cette audience, cachée derrière le rideau, juste dans le dos de Lacker, à nous observer.

« Je m'adresse bien au roi du royaume de Sabucrina, Sabucrina Epas Lacker III ? »

Knogen a demandé d'une voix calme. Lacker me dévisageait, puis a hoché la tête lentement.

« Le fort de Hiyama est notre territoire. Quelle est la raison pour laquelle vous l'avez attaqué sans aucun préavis ? »

À la question de Knogen, Lacker a frémi.

« Pour commencer une guerre, il n'y a pas besoin de raison. »

« Hou. »

« Je veux, je prends. C'est tout. »

« Vous êtes roi de Sabucrina, mais vous occupez aussi le poste de responsable militaire du Nouvel État ecclésiastique de Crimiana. Cette action militaire répond-elle aux intentions de Crimiana ? »

« Ne posez pas des questions stupides. »

« ... »

« Que mes actions ne suivent pas les intentions de Crimiana..., de Vielle-sama, vous le savez mieux que quiconque. »

Knogen a lentement tourné son regard vers moi. Une expression qui disait qu'il n'y avait plus rien à tirer.

« Je suis le roi d'Agartha, Bâthâm Dâke . Cette guerre a été véritablement malheureuse. Nos soldats n'ont eu aucune perte, mais du côté de votre pays, nombre d'entre eux ont perdu la vie. Je leur exprime ma profonde compassion. »

« Malgré le fait que nous soyons ennemis, vous exprimez votre compassion pour mes soldats morts... Je vous en remercie. »

Lacker a dit ça et a baissé la tête lentement. À cet instant, son corps a tressailli.

« ... »

« Lacker-sama, que vous arrive-t-il ? »

Devant Lacker qui ne bougeait plus, Knogen a appelé. Mais lui restait silencieux.

« Lacker-sama... »

« Il ne peut plus bouger maintenant. J'ai mis une barrière. »

« -sama... »

« Il cherchait la moindre ouverture pour m'agripper. C'est pénible, alors je lui ai retiré sa liberté. Rassurez-vous, du cou vers le haut, il peut encore bouger. »

À mes mots, Lacker a lentement relevé le visage. Ses yeux étaient troubles, rougis.

« T'as une sale gueule, toi. »

« ... »

« Tu dis exprimer ta compassion pour les soldats morts ? Tout en le disant, tu te moques de moi, hein. J'ai fait bouger mon armée pour mes désirs, et au final j'ai fait perdre la vie à mes soldats. Tu m'as manipulé comme un pion et t'as fini cette guerre sans perdre un seul homme. Ça doit être jubilatoire, non ? »

« Pas vraiment. »

« Tue-moi. »

« Quoi ? »

« Je te dis de me tuer. »

« Écoute un peu... »

« Je n'ai plus aucune envie de vivre. Je ne peux pas te tuer. Quoi que je fasse, ma souffrance ne disparaîtra pas. Alors au moins, enterre-moi de ta main. »

« Dis pas n'importe quoi. Toi et Vielle, votre histoire m'a embarassé et c'est une belle merde. Je te le dis : même si tu me tues, je doute que le cœur de Vielle bouge d'un millimètre. »

« Hah, c'est parce que tu as complètement conquis le cœur de Vielle-sama, ça ? »

« Non, c'est pas ça. Je m'intéresse pas à Vielle. Enfin, si, je voudrais même que vous deux, ça marche bien. Mais... Vielle, elle s'en fiche un peu de toi, en fait. Y a rien à faire, vraiment. Moi non plus je te connais pas bien, donc je peux pas trancher. Au fait, si jamais tu arrivais à te mettre avec Vielle, tu ferais quoi pour elle ? »

Lacker m'a fixé en silence. Sa respiration devenait rauque.

« M, moi, je... »

« Hein ? Quoi ? »

« Je veux... te serrer dans mes bras. »

« He ? »

« Te serrer... ce corps petit, mou... duveteux... je veux te serrer de toutes mes forces. Ne plus jamais te lâcher. »

« Euh, attends, hey... c'est pas ça que je voulais dire... »

« Je ne te lâcherai pas. Jusqu'à la mort. Ce beau visage... ces lèvres... je veux les sucer pendant des heures... Cette peau magnifique... ces seins bien formés... cette peau sans la moindre ombre... les fesses, les jambes, les bras, tout le corps, je veux tout nettoyer avec ma langue, jusqu'au dernier recoin. Pour que tu ne sois à personne d'autre... tout faire mien. Et jusqu'à la mort, non, même après la mort, même si je me réincarne au côté du Dieu suprême, je veux continuer à te servir, Vielle-sama. Pour l'éternité, te protéger... te rendre heureuse... »

En l'écoutant, une nausée me montait face à cette obsession. Il avait ça au fond de lui... Vielle, elle, a dû le sentir confusément. Devant elle, il réprimait sans doute ses désirs, mais il ne les contrôlait pas parfaitement. Cette atmosphère qui émanait de lui, elle l'a captée, et c'est pour ça qu'elle le détestait. Les femmes, elles sentent ce genre de trucs instinctivement.

J'ai jeté un coup d'œil à Matcal à côté de moi. Elle était d'un calme total, l'air impassible, observant Lacker.

« Uuuu... Sainteté... Vielle-sama... Vielle-sama... »

Soudain, Lacker a commencé à pleurer à chaudes larmes, sans se soucier des regards. Un grand gaillard comme un sumotori qui pleure comme un gamin... C'est laid, mais cette capacité à aimer quelqu'un à ce point, cette pureté, a quelque chose de précieux.

« Ça va être coton. Cette maladie, elle se soigne pas facilement. »

« Maladie ? Ce roi est malade ? »

À mes mots, Matcal a réagi. Elle avait l'air surprise, comme si c'était totalement inattendu.

« Ouais. Une maladie. Et pas légère. »

« Quel est le nom de la maladie ? »

« C'est évident. La maladie d'amour. »

Matcal a lentement détourné son regard de moi...

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