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Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 521

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Chapitre 521

Chapitre 521

Chapitre 521/69175%~6 min de lecture1 192 mots

Dès notre arrivée à Aphrodité, nous fûmes guidés vers le temple papal. Le navire mouillant dans les sous-sols du temple, le trajet ne dura que quelques minutes.

Notre vaisseau progressa en traversant le port où s'entassaient d'innombrables embarcations. Un petit bateau-guide ouvrait la marche, mais il nous mena vers une zone où aucune silhouette de navire n'était visible. L'espace d'un instant, je crus à un piège. Cette inquiétude se dissipa pourtant sitôt : en levant les yeux, j'aperçus la poupe même d'un immense château blanc.

Juste sous ses murailles s'ouvrait une ouverture semblable à un trou. Le bateau-guide s'y engouffra, et le nôtre le suivit naturellement. L'intérieur rappelait une forme géante de cale sèche, si parfaitement aménagée qu'on se demandait quand on avait bien pu construire une telle installation.

Une fois le navire amarré, on nous invita à descendre. Nous traversâmes lentement le quai. Au bout d'un moment, des silhouettes apparurent. C'était Vielle. Dès qu'elle nous vit, elle afficha un sourire ravi et s'inclina respectueusement.

« Cela fait longtemps. C'est un honneur de vous accueillir, Mesdames, Messieurs. »

… Vraiment ? J'eus un rire intérieur amer en l'écoutant. Mei et Shidī reçurent son salut avec la même impassibilité. C'est pourtant le roi de Meintia qui répondit de la manière la plus convenable.

« Non, c'est pour notre pays un honneur d'être conviés à une si brillante assemblée. Organiser un colloque de cette envergure a dû vous demander bien des peines. Je vous remercie pour tout le mal que vous vous êtes donné. »

Oh, ce sot de roi est capable de tenir son rang quand il veut. Je le regardai, surpris. Le roi de Meintia ajouta qu'espérons que nous passions un moment fructueux, et serra la main de Vielle. Le Daijō-ō, à ses côtés, lança un regard perçant. Il devait surveiller que Vielle ne lui vole pas le cœur, mais cette crainte était infondée : ce seigneur n'a cure des belles. C'est plutôt le duc Vairas qui m'inquiète. C'est un coureur invétéré. Il connaît Vielle sur le bout des doigts, face cachée comprise, mais il n'est pas à l'abri de se faire prendre au piège sans s'en rendre compte. Au moment où ils se serrèrent la main, leurs regards s'entrelacèrent, créant une atmosphère dense.

« Tiens ? Je ne vois pas Glarina. »

Vielle promena les yeux sur nous en posant la question. Glarina avait été invitée à ce colloque, mais nous avions décidé qu'elle n'y participerait pas. Elle menait à l'origine ses recherches ici même à Aphrodité ; d'un certain point de vue, elle a trahi ce pays. Beaucoup de gens la connaissent encore. Si elle était agressée, le choc psychologique serait immense. Mes barrières stoppent les attaques physiques, mais elles sont impuissantes contre les agressions mentales. C'est aussi pour cela que nous avions renoncé à sa venue.

En réalité, elle a développé de nombreux médicaments à l'Institut de recherche médicale d'Agartha et obtenu d'excellents résultats. Elle est devenue une interlocutrice précieuse pour Mei, un talent dont Agartha ne peut se passer.

« Glarina-san ne participe pas cette fois. »

À la question de Vielle, Roini répondit avec fermeté. Vielle conserva son sourire et acquiesça calmement.

« Glarina-san elle-même souhaitait y prendre part, mais c'est moi qui l'en ai empêchée. »

Sur les mots de Roini, Mei prit la parole. Vielle parut surprise d'apprendre que Mei avait interdit sa participation ; elle la fixa, l'air ahuri.

« En fait… Glarina-san est enceinte. »

« Hein ? Pour de vrai ? »

La voix m'échappa malgré moi. C'était la première fois que j'en entendais parler. Je savais qu'elle s'était mariée, mais je n'imaginais pas qu'elle attendait un enfant.

Devant ma réaction, Mei me adressa un regard doux.

« Je suis désolée de ne vous l'avoir annoncé que maintenant. Les signes étaient là depuis un moment, mais la certitude n'est venue que juste avant notre départ… »

« Ah, non, c'est une excellente nouvelle. Dis-lui de bien prendre soin d'elle. »

À mes mots, Mei inclina lentement la tête.

Vielle déclara qu'elle allait nous guider et se mit en marche d'un pas léger. Nous la suivîmes. Alors, le Daijō-ō Reborn nous dépassa à grandes enjambées et vint se placer aux côtés de Vielle. Il lui adressa des remerciements pour l'organisation du colloque, puis commença à développer sa propre thèse.

… C'était d'une complexité redoutable. En substance, me dit Mei, il soutient que le partage du savoir transcende toutes les différences de races et de pensées, et que ce colloque en est la méthode la plus efficace. Vielle répondait « Oui, c'est exact, vous avez tout à fait raison » en hochant la tête, mais elle n'écoutait probablement pas.

Nous gravîmes un escalier et débouchâmes dans une vaste salle ressemblant à un hall. Selon Vielle, une réception rassemblant les participants au colloque se tiendrait ce soir. D'ici là, on nous conseillait de nous reposer dans une pièce du temple papal. N'ayant aucune raison de refuser, nous acceptâmes.

Vielle nous conduisit elle-même jusqu'à la chambre. C'était une suite luxueuse, digne d'un palace. Dès l'entrée, un grand salon s'ouvrait, autour duquel six chambres à coucher étaient disposées. La pièce possédait en outre sa propre salle de bains et ses toilettes : le confort était total.

« Je vous en prie, admirez le paysage d'Aphrodité depuis cette fenêtre. »

Après sa description, Vielle se posta devant la baie vitrée du salon. Une immense vitre… La vue qu'elle offrait en contrebas étaitまさに un spectacle à couper le souffle. Une mer magnifique, une ville superbe unifiée par le blanc. Face à ce panorama qui semblait calculé dans ses moindres détails, je ne pus retenir un soupir d'admiration.

« Houhou, pas un espace de gaspillé. »

Ce murmure, adressé à personne en particulier, venait du roi de Meintia. Vielle s'inclina en disant qu'elle en était honorée. De son côté, le Daijō-ō Reborn fusilla du regard le roi de Meintia, comme pour lui intimer de se taire.

« Aphrodité a été détruite une fois, mais elle a renaissé à une vitesse stupéfiante. À cette occasion, on a abandonné l'ancien style pour en faire une ville fonctionnelle, où les gens et les biens circulent efficacement. »

« C'est bien une forteresse imprenable. »

Le Daijō-ō Reborn prit la parole. Selon lui, non seulement la ville est ceinte par la mer, mais son entrée portuaire est en masugata, et des masugata sont disposés tout au long du chemin menant au temple papal ; quelque grande que soit l'armée qui attaque, elle ne parviendra jamais jusqu'ici. Vielle acquiesça avec un sourire.

Le roi de Meintia contemplait l'extérieur en souriant, mais il finit par se tourner vers moi en caressant sa moustache. Il inclina légèrement la tête. Manifestement, cette ville ne l'enchantait guère.

Ne saisissant pas son intention, Vielle afficha un air perplexe. Un silence gênant s'installa.

À ce moment, avec un timing parfait, plusieurs femmes entrèrent. C'étaient apparemment le personnel chargé de nous servir. Vielle nous les présenta, ajoutant qu'en cas de besoin nous n'avions qu'à leur donner nos ordres, puis elle quitta la pièce.

Tandis que nous suivions son dos des yeux, Shidī posa l'index sous son menton et plongea dans ses pensées…

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