Aller au contenu principal

Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 482

Kekkaishi e no TenseiKekkaishi e no Tensei
Chapitre 482

Chapitre 482

Chapitre 482/58183%~7 min de lecture1 380 mots

On sentit le froid sur son visage et l'on entrouvrit lentement les yeux. Il devait être avant l'aube, la pièce était encore faiblement éclairée.

En prenant une lente inspiration profonde, l'air expiré parut blanc. La pièce était glaciale à ce point.

On se blottit lentement sous la couverture. Ainsi, on devrait pouvoir dormir encore un peu… À l'opposé du froid de la chambre, le corps était enveloppé d'une douce chaleur. C'était très agréable. On voudrait dormir encore un peu, enveloppée dans cette sensation…

À ce moment-là, on ressentit la sensation d'être étreinte par une force puissante.

« Vielle… »

Une voix d'homme résonna près de l'oreille. En l'entendant, un sourire s'échappa involontairement, mais on ne dit rien exprès, feignant de dormir.

« Vielle… Vielle… Vielle… »

L'homme devait être encore à moitié endormi. Pourtant, malgré cela, sa main commença à glisser lentement sur le corps.

« Huhu, ufufu… »

Un rire s'échappa malgré soi. Ce n'est pas bien, ce n'est pas bien. On se le répéta.

C'était Vielle qui dormait dans le lit. Nue, sans un fil, enveloppée dans la couverture. Derrière elle, un homme, lui aussi nu, étendait son bras gauche pour lui servir d'oreiller et l'enlaçait de son bras droit.

La main de l'homme caressait lentement son corps.

« Une belle peau… On dirait de la soie… »

« Rien que des mensonges… »

« C'est la vérité… »

La main de l'homme ne s'arrêtait pas. Mais Vielle saisit lentement cette main et stoppa son mouvement.

« Il ne faut pas aller plus loin. »

« Pourquoi… »

« Je dois encore dormir. »

« Moi, je ne peux pas me retenir… »

« Alors, pourriez-vous m'accorder une seule faveur ? »

« Ah, n'importe quoi. »

« Chassez toutes les épouses… toutes, s'il vous plaît. »

« Quoi ? »

« Tant que les épouses seront là, je ne pourrai jamais devenir votre femme numéro un, peu importe le temps qui passe. »

« Je t'aime plus que quiconque au monde. »

« Ces paroles, je les ai entendues maintes fois. Cette fois, montrez-moi la preuve. »

« C'est entendu. Je ferai comme tu le désires. Sois tranquille. »

« Merci… Kyaa »

Avant qu'on s'en rende compte, l'homme s'était jeté sur Vielle. Il fixait son visage et murmura, comme s'il haletait.

« Cette poitrine, ce corps… Tout est à moi. Je ne peux pas vivre sans toi… »

Des joues creusées, émaciées… Et de profonds cernes sous les yeux. Cet homme… c'était , le roi d'Agartha. Face à lui, Vielle arbora un sourire radieux.

« Vielle… »

Les lèvres de se posèrent sur tout le corps de Vielle. Enveloppée d'une sensation indescriptible, à la fois chatouilleuse et agréable, Vielle se sentit comblée d'une satisfaction ineffable.

…Ainsi, tout est devenu mien. Tout, absolument tout, deviendra mien.

« Uhu, aha, ahaha… »

Incapable de réprimer la joie qui jaillissait du fond de son cœur, elle éclata de rire. Et elle passa ses deux bras dans le dos de . Lui, comme s'il n'avait plus pu se retenir, pétrissait fiévreusement le corps de Vielle.

« Na… »

poussa un cri de surprise. En observant son visage stupéfait, Vielle se renversa lentement sur lui, l'écrasant de son poids. C'était comme si elle le maintenait plaqué par le haut.

« Vi… Vielle… »

Une expression qui semblait supplier quelque chose… En voyant ce visage pathétique, Vielle acquiesça intérieurement avec satisfaction.

…C'est bien cela, la vue depuis le dos du cheval qui domine le monde. Ce paysage que même grand-père n'a pas pu voir, moi seule le contemple.

Elle avait enfin surpassé son grand-père. Ce grand-père… À cette pensée, son cœur se remplit d'une indicible plénitude. Elle ferma lentement les yeux…

« Vielle-sama… »

Soudain, une voix de femme se fit entendre. On ouvrit les yeux, surprise, et une femme à l'air inquiet apparut. Un décor familier… On semblait être dans sa propre chambre.

« Vielle-sama… Vous êtes éveillée ? »

La femme affichait un visage soulagé du fond du cœur. C'était l'une des servantes qui l'aidait toujours à se préparer. Son nom… ne revenait pas.

« …Uuuh »

Une voix s'échappa involontairement. Une lassitude indescriptible. Mais différente d'habitude. Il y avait une sensation de plénitude, comme après un bon sommeil.

On se redressa lentement. La figure de , qui aurait dû dormir à côté, n'était plus là.

« …-sama ? »

« Ha ? Pardonnez-moi, qu'avez-vous dit à l'instant ? »

« -sama… »

« Euh… Vous voulez dire le roi d'Agartha ? »

« … »

On promena lentement le regard autour de soi. Le soleil brillait à travers la fenêtre. Une chambre impeccablement rangée, inchangée comme toujours.

…Un rêve ?

La lassitude enveloppait toujours le corps. La gorge était sèche. Au moment où l'on allait demander de l'eau, un verre d'eau fut tendu devant elle.

« … »

On le prit sans un mot et le vida d'un trait. L'eau fraîche humidifia la gorge.

« …Délicieux. »

« Tant mieux. Comme vous ne vous réveilliez pas, j'ai été vraiment inquiète. »

La femme avait un visage au bord des larmes. C'est vrai. En rentrant d'Agartha, on était passé par l'université. Là-bas, on avait reçu un examen sommaire de Meiriasu. Et on s'était vu signaler un manque de sommeil…

« Si vous prenez ce médicament, je pense que vous pourrez dormir profondément. »

Avec un doux sourire, Meiriasu lui tendit un petit paquet de papier.

Honnêtement, Vielle ne faisait pas confiance à l'effet du médicament proposé par Meiriasu. Elle-même avait fait tout son possible pour trouver des somnifères efficaces. Mais aucun n'avait fonctionné.

Elle avait un mauvais travers. Une fois qu'elle se concentrait profondément, elle ne pouvait plus dormir. Cela avait ses avantages pour elle, mais la détérioration de sa condition physique due aux nuits sans sommeil était une arme à double tranchant.

Ce médicament non plus ne ferait probablement pas effet… Tout en pensant cela, Vielle l'avait pris à moitié convaincue, à moitié dubitative, mais il semblait qu'elle ait pu dormir profondément bien au-delà de ses attentes.

« Quelle heure est-il maintenant ? »

« Il est 11 heures 25. »

« 11 heures ? »

Cela faisait plus de 12 heures qu'elle dormait… On pouvait dire que dans toute sa vie, elle n'avait jamais dormi aussi longtemps.

On se redressa lentement et descendit du lit. Peut-être à cause du médicament, le corps vacillait.

« C'est dangereux. »

La servante saisit instinctivement le bras de Vielle pour la soutenir. À cet instant, elle afficha une expression sorpresa et s'inclina respectueusement.

« Pardonnez mon impolitesse. »

« Non, c'est bien. Merci. »

Tout en disant cela, Vielle se dirigea vers la baignoire. Tout était prêt pour qu'elle puisse prendre un bain à tout moment. Elle s'y lava comme d'habitude, puis polissa sa peau à l'eau froide.

« … »

En se regardant dans le miroir, Vielle retint son souffle. Une peau blanche, comme éclatante, s'y reflétait. Un instant, elle resta fascinée par sa propre image.

En voyant Vielle sortir du bain, la servante s'immobilisa, les yeux écarquillés.

« Pourriez-vous me préparer de la lingerie ? »

« Hein ? Ah, oui… Pardonnez mon impolitesse… »

Le visage écarlate, la servante quitta les lieux. Vielle revêtit la lingerie et les vêtements préparés, puis se tint à nouveau devant le miroir.

« C'est beau… »

Une voix de servante résonna dans son dos.

« Toi, comment t'appelles-tu ? »

La servante, interpellée à travers le miroir, tressaillit un instant.

« C'est toi qui nettoies cette pièce, n'est-ce pas ? Ne pas connaître le nom de la personne qui la maintient si propre, c'est impoli. Dis-moi ton nom. »

« S… Sariela, pour vous servir. »

« Sariela-san, c'est ça. Compte sur moi à l'avenir aussi. »

« K… Ka…shikomarimashita. »

Sariela baissa la tête, le visage tout rouge. En l'observant dans le miroir, on se demanda ce qui arriverait si les hommes voyaient cette peau. Tous, sans exception, en perdraient sûrement le souffle.

Tandis qu'elle y pensait, la faim la saisit. Vielle quitta la pièce et se dirigea vers le bureau. Aujourd'hui, elle y prendrait son repas tout en réfléchissant à la suite…

Pour une raison indéfinissable, elle avait le pressentiment qu'il allait se passer quelque chose de bien aujourd'hui…

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.