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Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 41

Kekkaishi e no TenseiKekkaishi e no Tensei
Chapitre 41

Chapitre 41

Chapitre 41/9145%~6 min de lecture1 177 mots

La neige a enfin fondu, et le printemps est arrivé.

À présent, mon entourage est enveloppé d'acclamations. Enfin, d'acclamations de monstres.

L'automne dernier, les harpies que j'avais mises sous mes ordres ? ont pondu des œufs, et des poussins en sont nés. Depuis la général harpie jusqu'aux quatre-vingt-quatre harpies, toutes se sont rassemblées dans l'écurie de mon manoir, créant un sacré bordel.

L'incubation des œufs de harpie est longue. Elle prend environ un mois. Juste après le Nouvel An, la général harpie — qu'on appelle maintenant « Généha » — m'a consulté pour agrandir sa famille, et j'ai accepté. Cette fois-ci, il y aurait quatre naissances. Depuis la ponte jusqu'à l'éclosion, les quatre harpies ont vécu dans l'écurie du manoir, le domicile de Généha.

Apparemment, les harpies passent la période d'incubation en groupe, s'entraidant. Bien sûr pour les repas, mais aussi pour toute la durée jusqu'à l'éclosion, elles se soutiennent mutuellement. C'est ce qui renforcerait leur esprit de camaraderie.

Les quatre poussins ont tous l'air en bonne forme. Ils resteront ici jusqu'au jour où ils pourront voler.

Bien sûr, les harpies travaillent aussi. Chaque jour, elles chassent des monstres dans la forêt. Principalement des orques et d'autres monstres à la viande savoureuse, mais elles rapportent aussi toutes sortes de fruits. Grâce à elles, mon manoir déborde de nourriture. La viande en surplus est achetée par un hôtel réputé pour son bœuf bourguignon.

Parfois, je leur cuisine un repas. Zenzai, riz frit, karaage, tempura, etc. Tout a un franc succès. Quand je leur prépare à manger, elles repartent au nid, ravies.

« Allez, pour fêter l'arrivée des nouveaux, je vais faire des ohagi ! »

« Piiiii !! »

J'ai passé une journée entière à faire cent ohagi géants. Inutile de dire que tout le monde s'est régalé, c'était délicieux.

Pendant que tous savouraient les ohagi avec enthousiasme, j'ai découvert un sanctuaire près du puits derrière la cuisine. Hein ? Y en avait pas, ça... ? Intrigué, je l'ai鉴定é, et ça a donné :

[Sanctuaire dédié à un dieu-renard. Possède un pouvoir en lien avec le dieu-renard. Bénédictions.]

Comme il y a des bénédictions, ce n'est pas quelque chose de malsain. Vu qu'il est question de dieu-renard, j'ai pensé que c'était l'œuvre de Gon, et j'ai offert les ohagi restants et deux sortes d'abura-age.

La nuit venue, j'en ai parlé à Gon. Sous mes yeux, son humanisation s'est défaite, et il a commencé à trembler de tous ses membres.

« C'est enfin arrivé, hein... Comme prévu, elle n'a pas fermé les yeux... »

Gon se met à pleurer. C'est pas normal. J'ai demandé ce qui se passe, et il m'a expliqué :

« Nous, les renards blancs attachés au dieu-renard, devons nous présenter tous les trois ans devant la princesse-renard pour prendre de ses nouvelles. On y examine comment s'est passée notre vie ces trois années. Si c'est bien, notre rang monte. Si c'est mal, au pire, on nous retire notre statut de serviteur. »

Hé bé, y'avait un système pareil...

« J'ai transformé le grand roi démon et j'ai infligé une blessure à la renarde yôkai Pyoran, donc je pense que ça sera bien noté. Mais j'ai abandonné mon poste assigné, et depuis, je n'ai accordé aucune bénédiction, menant une vie de débauche. Je vais sûrement me faire gronder. Les femmes de chambre qui servent la princesse sont méchantes, rien qu'à imaginer ce qu'elles vont me dire, j'en perds le goût de vivre. »

Hoho, les « vieilles filles » du bureau, quoi. Mais Gon a réussi l'agriculture dans ce manoir. Il a même produit des « tomates sucrées ». Surtout, il me sert d'interprète avec les monstres et a médiété pour beaucoup d'entre eux. Ma vie actuelle, c'est aussi grâce à lui.

« Ça me fait plaisir de l'entendre, mais la princesse ne se laisse pas berner par les mensonges. Elle possède un pouvoir divin qui lui permet de voir toutes les actions. Si elle voit ce que j'ai fait jusqu'ici, elle va forcément se mettre en colère. »

Hé, Gon, t'as fait quoi derrière mon dos ? Allez, dis-le, je te gronde pas. Peut-être qu'on pourra trouver une parade ensemble. Allez, parle, je te gronde pas.

« ... En fait... »

J'ai été sidéré en l'entendant. Ce renard idiot, profitant que je n'utilise pas la carte gratuite de la maison close « Mira-ya », s'était discrètement payé des courtisanes. Il prétendait que c'était pour « s'entraîner à l'humanisation », mais entre mecs, cette excuse ne tient pas. Il a gravi les marches de l'âge adulte avant moi. Nuuuu... comment le punir ?

« Non, les filles de Mira-ya sont toutes des artistes accomplies. Moi, je ne sais plus combien de fois j'en suis ressorti les jambes en coton. Quand elles vous caressent doucement le dos avec leurs mains... Allez, allons à Mira-ya pour changer d'air. Vous venez ? Guéhéhé. »

Ce renard pervers. Il y est allé combien de fois ! Les femmes de Mira-ya, c'est terrifiant. Elles arrivent à satisfaire même un renard blanc humanisé... La carte de Mira-ya, je l'ai confisquée sans un mot.

Vu l'état de Gon, il va probablement pas échapper à une sanction sévère. Normalement, un serviteur attitré est censé accorder des bénédictions aux humains, mais lui, c'est l'inverse : il en recevait des humains et en était ravi. Négation de devoirs, totale.

Mais si Gon écope d'une peine lourde, il perd ses capacités actuelles. Et là, c'est moi qui vais galérer. Jusqu'ici, Gon n'était pas seulement interprète : il m'apprenait le bon sens et les particularités des monstres, une vraie encyclopédie vivante. Qu'il redevienne un simple renard, ça ferait très mal.

« Il faut y aller seul, chez cette princesse ? Si c'est possible, je peux t'accompagner et plaider ta cause... »

« Autrefois, certains s'y sont présentés avec un accompagnateur, donc ça devrait aller, je pense... »

« Mais ? »

« Les femmes de chambre de la princesse font des misères à celui qui se présente pour la première fois. Moi aussi j'ai eu droit à du très dur, alors faire subir ça à quelqu'un d'autre, ça me fend le cœur. »

« Ben, les vieilles filles, c'est comme ça, non ? Qu'est-ce qu'elles t'ont dit, à toi ? »

« Elles m'ont dit que je connaissais pas les formules de politesse. Pourtant, ça fait deux cents ans que je vis parmi les humains, et j'avais confiance en mes salutations officielles. Elles se sont moquées de mon nez, m'ont traité de renard mal élevé. Cette humiliation, je ne l'ai toujours pas oubliée. »

« C'est dur. T'as fait quelle salutation, toi ? Moi aussi, je veux m'en inspirer. »

« C'est bon, vas-y. » Gon s'est redressé, a toussoté « Oho » et :

« En ce jour propice, je vous présente mes plus vives félicitations. Depuis l'Antiquité, on dit que l'homme ne doit jamais oublier trois sacs. À savoir : le sac de la patience, le porte-monnaie, et le sac de maman... »

... C'est un discours de mariage, ça. Forcément, les vieilles filles t'ont taclé.

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