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Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 248

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Chapitre 248

Chapitre 248

Chapitre 248/40162%~7 min de lecture1 322 mots

« Quelle surprise… Le serment de fraternité avec Poséidon-sama… C'est pour nous une joie sans pareille. »

C'est Lafayence qui nous parle avec une expression sincèrement réjouie. Il arbore un large sourire et porte à nouveau son regard sur le roi Poséidon.

« Poséidon-sama, nous sommes devenus frères jurés. Dorénavant, nous sommes liés par une entraide mutuelle. Toutefois… il y a un point qui me chagrine. »

Face à cette parole inattendue de Lafayence, le roi Poséidon affiche un air perplexe.

« Chagrin ? Y a-t-il un obstacle à ce que nous scellions ce pacte de fraternité ? »

« Non, rien de tel. Simplement, nous sommes des humains, dépourvus de la puissance de Votre Majesté, et même plutôt faibles. Il se peut que nous ayons souvent recours à votre aide. C'est cela, ce Lafayence, qui me chagrine. »

Le vieux général ferme les yeux, affiche un visage des plus navrés et secoue la tête. À cette vue, le roi Poséidon esquisse un doux sourire et ouvre la bouche.

« Que dis-tu là ? Depuis que nous avons scellé ce pacte, nul besoin de tant t'incliner. Si mes frères sont en péril, je leur prêterai main-forte à tout moment. Dis-le-moi sans hésiter. »

« Quelles paroles rassurantes ! Mais, pour être franc, notre Agartha est menacée d'une invasion par la Théocratie de Crimiana. J'ai ouï-dire que dans le port de sa capitale, Aphrodité, de nombreux navires de guerre sont prêts pour nous anéantir. S'ils disparaissaient, nous pourrions à tout moment bavarder d'amours élégantes avec le roi Poséidon… Mais vos mots me tranquillisent. Si ce pays venait à nous attaquer, je souhaiterais vous consulter. »

Le roi Poséidon acquiesce lentement et ferme les yeux. Un silence s'installe un moment, puis il rouvre les yeux, un doux sourire aux lèvres, et prend la parole.

« Crimiana, c'est bien cette nation insulaire sur la mer de Tapis ? … Oui, effectivement, beaucoup de navires étaient amarrés au port. De plus, ce sont des navires qui sentent le sang et le fer. Qu'ils perturbent la mer, très peu pour moi. … Bien. »

Le roi Poséidon tourne le visage vers le plafond, vers le ciel, et se met à bouger l'index de sa main droite. On dirait qu'il écrit des caractères dans les airs. Finalement, il pointe l'index vers le haut, reste immobile un instant. Puis il porte à nouveau son regard sur nous.

« Tout a été rayé de la carte, donc plus de souci. »

« Rayés… de la carte ? »

« Ah, sois tranquille. »

« … Oh ! Comme on s'y attendait de notre frère aîné ! Ce Lafayence ne peut contenir sa joie ! »

Le vieux général s'incline respectueusement. Le roi Poséidon, le voyant, hoche la tête avec satisfaction. On apprendra plus tard qu'à ce moment-là, à Aphrodité, une énorme explosion soudaine fit jaillir une gigantesque colonne d'eau au large, et le tsunami qui s'ensuivit s'abattit sur les navires de guerre amarrés au port. Certains navires s'effondrèrent engloutis par la vague, d'autres furent projetés sur le quai, et le port d'Aphrodité, submergé par l'ensemble, subit d'énormes dégâts.

Le roi Poséidon détourne lentement son regard du vieux général pour le porter sur moi.

« … Je me souviens, roi d'Agartha. Toi et ta fille, vous avez apaisé la colère de ma femme, Amphitrite. Cela m'a vraiment sauvé. Elle ne voulait pas me voir. Comme je n'avais pas encore pu la remercier, c'était une bonne occasion aujourd'hui. Non, mon frère. Reviens quand tu veux. Et raconte-moi encore d'étranges histoires d'amour. »

« Oh ! Excellente idée ! Le savoir du roi d'Agartha ne se limite pas à cela. Moi aussi, j'aimerais l'entendre. Qu'en dis-tu, roi Poséidon ? Non, frère aîné-sama. Que diriez-vous de nous réunir régulièrement pour écouter les récits du roi d'Agartha ? »

« Bonne idée. Faisons-le. »

'…… Ils s'enflamment tous les deux en me laissant de côté. Nan mais, des histoires d'amour ? Y en a pas. Pour un type qui plaît pas comme moi, c'est mission impossible. Ceci dit, je le croyais juste amateur de femmes, mais porter le nom de Poséidon n'est pas usurpé. Il faudrat que je fasse enquêter Sadakichi une fois, mais il a dit avoir rayé les navires de Crimiana. J'ai vu leurs navires à Galby, ils étaient sacrément grands. En avoir coulé des dizaines d'un coup. Une puissance dingue.'

Tandis que je rumine ça, le roi Poséidon et le roi Maintia s'emballent tous les deux on ne sait pourquoi.

« C'est ça. Mieux vaut ne pas trop espacer. Se retrouver… disons une fois tous les cinq ans. Ça fait quand même assez fréquent. »

« Hein ? Cinq ans ? »

Le roi Maintia écarquille les yeux, surpris par l'inattendu coup de massue du roi Poséidon. Cinq ans, c'est quand même long.

« C'est bien cela. C'est juste ce qu'il faut. Toutefois, la durée de vie des humains est courte. Ce vieillard, la prochaine fois qu'on se verra, il ne sera peut-être plus de ce monde. »

C'est Lafayence qui parle, un sourire aimable aux lèvres.

« Hum. J'entends que les humains vivent peu. Soit. Dans ce cas… »

Le roi Poséidon sort on ne sait d'où une petite boîte et la pose sur la table.

« Garde-la sur toi en permanence. Jusqu'à ce qu'on se revoie dans cinq ans, elle écartera les malheurs qui te menacent. »

« Oh ! À un vieillard comme moi, un si magnifique cadeau ! »

Le vieux général, ravi, reçoit la boîte comme un trésor et remercie. Est-ce que ce serait… ce truc que reçoit Urashima Tarō au palais du Dragon ? Celui qui, si on l'ouvre, te vieillit en grand-père… Mais ce vieux est déjà un grand-père, donc s'il l'ouvre, c'est bon ?

Le roi Poséidon, satisfait, contemple l'émoi de Lafayence, puis promène son regard sur nous et reprend la parole.

« Bon. Je suis satisfait. Alors, frères, retrouvons-nous dans cinq ans ! Surtout, n'oublions pas le serment de ce… disons, jardin de corail pêcher… Hum, ce Serment du Jardin des Pêchers ! »

'Serment du Jardin des Pêchers ! Ce roi vient de dire "Serment du Jardin des Pêchers" ! Il a osé piquer LA scène célèbre ! Les fans de l'histoire vont hurler ! Non, pas que les fans, les trois héros eux-mêmes vont se retourner contre lui ! Et en plus, on est quatre !'

Sans même me jeter un regard, figé sur place, le roi Maintia et le vieux général baissent la tête avec déférence. Le roi Poséidon, les observant d'un air satisfait, se lève lentement, me regarde à nouveau, sourit et s'éloigne vers le fond du jardin.

« Alors, je vous raccompagne. »

Une voix d'homme-poisson me fait bondir dans le dos. Nous échangeons un regard et le suivons. Après une marche, nous voici de nouveau devant le trône du roi. Kalyat y fait la garde comme tout à l'heure, et, désignant la porte de la main droite, nous interpelle.

« Merci pour votre peine ! Avancez sans vous arrêter, lentement ! Allez droit vers la porte ! Sans vous arrêter, tout droit, jusqu'à la porte ! Vous avez bien travaillé aujourd'hui ! Notre roi est pleinement satisfait ! Nous vous remercions sincèrement pour cette visite ! »

On dirait l'annonce de fin de concert qui pousse le public vers la sortie. Songeant à cela, nous quittons la salle du trône en fusillant Kalyat du regard. Je pensais qu'on nous raccompagnerait jusqu'à la porte du château, mais contre toute attente, on nous guide dans une autre pièce. C'est une salle avec une grande table et plusieurs chaises, comme une salle de réunion. Et dans cette pièce attend un homme au visage rouge comme un poulpe.

À notre vue, son visage vire au rouge écarlate et il ouvre de grands yeux.

'Quoi ? Il est en colère ?? Je n'ai aucune raison d'être en froid avec un poulpe, moi…'

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