Aller au contenu principal

Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 1174

Kekkaishi e no TenseiKekkaishi e no Tensei
Chapitre 1174

Chapitre 1174

Chapitre 1174/1179100%~7 min de lecture1 226 mots

« Bon, le moyen le plus expéditif, c’est encore de lui tendre le cou, à Ganobu. »

À ma réplique, Ganobu arbore un sourire indéfinissable, inquiétant.

« Le but de Vielle, c’est d’obtenir ta tête. Dans ce cas, la lui offrir est l’option la plus efficace. Sinon, elle ne cessera pas son invasion. »

……

« Tu es venu me voir pour éviter ça. Tu as cru que si j’intercédais auprès de Vielle, elle t’écouterait. Effectivement, si je lui dis “Vielle, ma chérie, fais-lui grâce”, elle répondra “compris”. Mais cette fille est tenace. Même si elle dit “compris” de la bouche, elle n’abandonnera jamais l’idée de prendre ta tête. Parce qu’elle croit qu’elle ne pourra pas dormir sinon. Ce n’est pas de ta faute, c’est sa nature, mais comme elle en est convaincue, on n’y peut rien. Quel que soit le prix à payer, elle viendra pour ta tête. En y réfléchissant, lui tendre le cou est bel et bien la solution la plus efficace, tu ne trouves pas ? »

« Héhéhé. Pas si mal, ça. »

« C’est toi, après tout. L’idéal, ce serait que les deux camps retirent leurs troupes à la frontière actuelle, mais tu sais aussi bien que moi que c’est impossible. Le maximum qu’on puisse obtenir, c’est la restitution des terres envahies par Daora, mais même ça sera difficile dans la situation actuelle. »

« C’est pour ça que je suis venu moi-même, ici. Si ma seule tête peut régler l’affaire, qu’on me la tranche. »

« Moi, je n’en ai pas besoin. »

……

« Même si on me tendait ta tête, nous n’y gagnerions rien. Si tu tiens vraiment à te faire couper le cou pour arrêter cette guerre, va le faire directement chez Vielle, pas ici. »

« Comme prévu, tu ne te laisses pas faire si facilement. »

Ganobu dit cela, se lève et s’étire. Puis il porte son regard sur la princesse Coco qui se tient en retrait.

« Coco, on rentre. On est venus pour la forme, mais tout est tombé à l’eau. Retour au château. »

« Frère, attendez. »

« Frère ? »

La princesse Coco s’approche à pas rapides et s’agenouille devant moi.

« Votre Majesté le roi d’Agartha, je vous en supplie, aidez mon frère. Il parle avec assurance, mais il a risqué sa vie pour son peuple. Il a déjà compris que Crimiana creuse un tunnel sous notre capitale. Si une grosse explosion s’y produit, la capitale risque de s’effondrer. Des dizaines de milliers de vies seraient en danger. S’il vous plaît, prêtez-nous votre force. En guise de remerciement… je vous offre ma personne. Je vous en prie… »

Elle dit cela, les yeux embués de larmes, le front contre le sol. Derrière moi, Matocal expire lentement.

« Princesse, vos sentiments me touchent, mais hélas je n’ai pas l’intention de prendre une épouse de plus. Je garde seulement votre geste. Je vois… vous aviez remarqué que Crimiana creusait un tunnel. C’est pour ça que vous êtes venus en catastrophe chez moi. Au moment où vous vous en êtes aperçus, le tunnel atteignait déjà sous la capitale, et à une profondeur telle qu’aucune contre-mesure n’était possible, c’est ça ? Cela dit, que l’empereur Ganobu de Daora ait laissé passer ça, c’est une belle négligence. »

« Exactement. Je savais qu’on comblait le lac, mais je n’imaginais pas qu’on creusait un tunnel jusqu’à notre capitale. Cette papesse Vielle a remarquablement bien joué. Simplement, percer un tel tunnel en si peu de temps a dû coûter un nombre incalculable de vies d’ouvriers. Pour me tromper, elle a utilisé ses fidèles comme des pions. »

« Bah, c’est un peu la même chose des deux côtés. »

……

« Si vous voulez vraiment sauver les sujets et les paysans de Daora, il y a un moyen. À condition qu’il soit accepté. »

Je fixe Ganobu. Lui aussi me regarde, immobile.

***

Vielle a croisé les jambes, croisé les bras, et me dévisage. Elle est en colère. Furieuse, même. Probablement. Je dis « probablement » parce qu’elle a pris l’apparence de Kenshin, donc je ne vois pas son visage. Mais l’aura qui émane d’elle crie la colère, alors j’en déduis qu’elle est en colère. Pourquoi les femmes, quand elles sont fâchées, dégagent une atmosphère indescriptible et se taisent ? On essaie de les approcher avec plein de précautions, et elles répondent invariablement « ça va ». On croit que ça va vraiment, on les laisse tranquilles, et elles s’énervent encore plus. Et puis elles sortent invariablement « Pourquoi tu m’as laissée tomber alors que ça n’allait pas ? ». Pas le temps de dire « Mais t’as dit que ça allait », on se fait hurler dessus jusqu’à s’excuser. Ah, précisons : mes épouses ne font pas ça. Pas du tout. Enfin… elles disent souvent « ça va »… bon. Je gère le suivi, donc ça devrait aller.

Simplement, pour cette fille-là, visiblement, ça ne va pas. Enfin, je crois.

Le lendemain du départ de Ganobu, Vielle se pointe au boulot. Je lui raconte l’affaire. Apparemment, elle prévoyait de faire exploser le sous-sol de la capitale dès le lendemain. Elle était venue pour me l’annoncer, quand Ganobu a débarqué, d’où son attitude actuelle. Je connais son fond de pensée. Elle doit se dire : « Pourquoi tu ne lui as pas coupé le cou à ce moment-là ? »

« Si ça se règle à l’amiable, c’est tout bénéf. Arrête avec cette tête. »

J’essaie, mais l’ambiance de Vielle ne change pas. Ah, elle est vraiment furieuse.

« Réfléchis un peu. S’il crève, ses vassaux vont se rebeller, c’est écrit. Les mater coûtera un temps fou et des sacrifices. Gagner sans combattre, c’est quand même mieux, non ? »

« Je n’aurais pas cru que Sa Majesté le roi d’Agartha puisse faire preuve d’autant de lâcheté. Je suis déçue. »

« C’est pas un peu dur, ça ? J’ai usé ma salive à convaincre Ganobu. Tu crois que mes efforts, c’est du vent ? Hein ? »

Je jette un œil à Matocal qui se tient à mes côtés, mais elle garde son visage impassible et son air détaché. J’ai envie de lui dire « Aide-moi un peu », mais bon, c’est moi qui ai commencé, alors je supporte et je fais face à cette gamine.

« Bon, si tu refuses absolument, si quoi qu’il arrive tu insistes pour prendre la tête de Ganobu, je ne t’en empêcherai pas. Simplement, Ganobu a accepté ma proposition. Il ne se montrera plus devant toi, et les pays soumis à Crimiana ne seront pas embêtés. Je trouve que c’est pas un mauvais deal, mais bon. »

Ma condition à Ganobu était une réduction drastique de son territoire. Retrait des troupes des fiefs limitrophes de Crimiana, et aussi des zones piétinées. Comme Daora est parti d’un petit pays, il ne fait que revenir à sa taille d’origine. Calcul fait, il ne garde qu’un tiers de ses terres. Ce qui lui reste, ce sont les fiefs frontaliers avec Daora et Fradime, et ces deux pays en assumeront la gestion.

Vielle réfléchit, bras croisés, sans bouger. Puis, soudain, elle ouvre la bouche.

« C’est trop doux. »

« Alors quoi ? »

« Je veux une lettre d’excuses adressée à moi. »

…… Lettre d’excuses ? C’est quoi, ça ?

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.