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Itsudemo Jitaku Ni Kaerareru Ore Wa, Isekai De Gyoushounin O Hajimemashita

Chapitre 18 : Le début du stage d'aventurier et les rations de survie

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Chapitre 18

Chapitre 18 : Le début du stage d'aventurier et les rations de survie

Chapitre 18/3060%~6 min de lecture1 180 mots

Une fois la mairie derrière nous, nous sommes entrés directement dans la forêt à l'est de la ville.

Mon stage d'aventurier commençait.

L'Éclair bleu progressait hors des sentiers, et moi, le non-combattant, avec eux.

On appelle ça une formation, je crois ?

Kiki, l'éclaireuse Cait Sith (mignonne), ouvrait la marche, et Rayer, le chef, la suivait en diagonale.

Au centre, Nesca la mage taciturne et moi ; en serre-file, Rolf, le prêtre en armes.

Les combattants au corps à corps devant et derrière, moi protégé au milieu.

Une formation parfaitement rationnelle, si vous voulez mon avis.

« Le jeune, on évitera les monstres autant que possible, sois tranquille. »

« Merci beaucoup, Rayer. »

« Voilà. Je compte sur toi, Kiki. »

« Hé hé hé ♪ Comptez sur moi, miaou. »

Kiki a répondu en se frappant fièrement la poitrine.

L'objectif de l'Éclair bleu : récolter des herbes médicinales.

Et pas n'importe lesquelles : une herbe particulière qui ne pousse que dans cette forêt.

D'où la consigne d'éviter au maximum les combats et de se concentrer sur la recherche.

C'est aussi pour ça qu'ils avaient accepté que je les accompagne.

À la recherche de cette herbe, nous avons marché dans tous les sens.

Une demi-journée de marche en forêt, quelques herbes trouvées, mais pas la fameuse « herbe spéciale ».

« Bon, comme prévu, “la chose” ne se laisse pas trouver si facilement. Tant pis. On s'arrête là pour aujourd'hui. On monte le bivouac. »

Rayer a lancé les préparatifs du bivouac alors que le soleil commençait à décliner.

Se reposer tant qu'on en a encore sous le pied, c'est le secret pour durer, disait-il en riant.

J'aurais aimé faire écouter ça au patron dégarni de la boîte toxique où j'avais bossé.

« J'ai ramassé du bois, miaou. »

« Merci. Allez, on allume le feu avec les allumettes que le jeune nous a vendues. »

Rayer a mis le feu au bois avec une allumette.

Un feu de camp, ça a toujours son côté romantique.

« Sérieusement, elles sont géniales, ces allumettes. Allumer un feu aussi facilement… »

« Nous le devons à messire Shirô. »

« Oh non, c'est moi qui vous remercie d'utiliser mes produits. »

Les allumettes avaient l'air d'avoir bonne réputation.

D'après Rolf, elles étaient devenues un article indispensable chez les aventuriers de Ninorich.

« Tes allumettes, le jeune, si tu les vendais dans la capitale, tu ferais fortune. »

« Tôt ou tard, les compagnies marchandes de la capitale s'intéresseront aux allumettes de messire Shirô. »

« Haha, c'est clair. Rolf voit juste, d'habitude. Ce n'est qu'une question de temps avant que les allumettes se sachent partout. Le jeune, ce jour-là, fais-toi payer au prix fort. »

« Quoi ?! Au prix fort ? »

« Oui. Et sans trembler. Les marchands de la capitale sont des rapaces : un gentil garçon comme toi se fait plumer en un rien de temps. »

« Il va falloir que je fasse attention, alors. »

Alors que la conversation battait son plein sur les allumettes, Nesca a lâché :

« …………Rayer, j'ai faim. »

Au même moment, le ventre de Kiki a fait « grouuu ».

Les deux filles avaient l'estomac dans les talons.

« On a marché toute la journée, forcément. On passe à table ? »

« Ouaiiis. Moi aussi j'ai le ventre vide, miaou. »

Et nous sommes passés au dîner.

Les quatre ont sorti de leur sac de la viande séchée et un pain qui avait l'air dur comme la pierre.

Tiens donc. La nourriture des aventuriers, qui vivent surtout dehors, est vraiment frugale.

Pendant que je les regardais en me faisant ces réflexions…

« Hm ? Shirô, tu n'as pas apporté à manger, miaou ? »

…Kiki s'est inquiétée pour moi.

Elle a arraché d'un coup de dents la moitié de sa viande séchée.

« Je t'en donne la moitié ? »

J'ai secoué précipitamment la tête.

« Ah, ne vous en faites pas. J'ai bien apporté ma part. »

« Ah bon, tant mieux. J'avais peur que mon repas se réduise de moitié, miaou. »

« Désolé de vous avoir induite en erreur. C'est simplement que je voulais voir ce que mangent les aventuriers. »

« Hm ? Aventuriers ou pas, voyageurs, marchands, ce qu'on peut manger en route, il n'y en a pas des masses. »

« Messire Rayer dit vrai. Sauf quand nous trouvons de quoi nous ravitailler sur place, nous mangeons ce genre de vivres de conserve pendant nos missions. »

Rolf m'a montré sa viande séchée et son pain.

« Les deux ont l'air bien durs… »

Rayer a haussé les épaules devant ma remarque candide.

« Forcément, tout est séché. …Attends voir. Ton repas à toi serait différent ? »

« Oui. Voilà ce que je mange. »

J'ai commencé à sortir mon repas de mon sac à dos.

Du riz cuisiné, à base de riz déshydraté.

Du pain, des biscuits.

Du chocolat et des barres énergétiques.

Des conserves de toutes sortes.

Que des produits vendus comme rations de survie au magasin de bricolage.

« …………Ça, ça se mange ? »

Nesca a penché la tête.

Elle a attrapé la barre chocolatée encore emballée qui traînait à côté d'elle et l'a reniflée.

« Mais oui. Regardez. »

J'ai ouvert le couvercle d'une conserve et je leur ai montré le contenu.

Les quatre se sont penchés dessus.

« Là, c'est du poulet mijoté dans une sauce. Ici, des biscuits et du chocolat, des douceurs sucrées. Et ça — … »

Je leur ai présenté mes rations une par une.

J'ai versé de l'eau chaude pour préparer le riz cuisiné, déchiré un sachet pour en sortir du pain.

Les quatre écarquillaient les yeux devant ces rations inconnues.

Nesca, surtout, en bavait littéralement.

Une gourmande, sous ses airs.

« Le jeune, tu manges tout ça à toi tout seul ? »

Il y avait effectivement beaucoup de vivres étalés devant moi.

Impossible d'en venir à bout seul.

« Non, il y a votre part à tous là-dedans. »

« La nôtre… tu dis ? »

« Oui. En vérité, j'envisage de vendre tout ceci dans ma boutique. Alors si vous acceptez d'y goûter et de me donner votre avis, ça m'aiderait beaucoup. »

« Dans ce cas, compte sur nous ! Hé, vous autres, vous avez entendu. Mangeons, ne serait-ce que pour rendre service au jeune. »

« Ouaiii ! Merci, Shirô, miaou ! »

« Que la protection des dieux soit sur messire Shirô, qui nous offre ces bienfaits. »

« …………Moi, je mange ça. »

Les quatre se sont jetés sur les rations.

« Q-qu'est-ce que c'est que ça ? Comment c'est assaisonné ? Pourquoi c'est aussi bon ?! »

« C'est délicieux ! Shirô, c'est trop bon, miaouuuuuu !!! »

« Quel pain moelleux. Même au temple, je n'ai jamais mangé pareille chose. »

« …………C'est sucré, c'est bon. Shirô, encore. »

Et c'est ainsi que l'avis des quatre sur les rations de survie s'est résumé, pour tous, à un « c'est bon ».

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