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Isekai Tensei Dungeon Master: Onsen Dungeon o Tsukuru

Chapitre 122

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Chapitre 122

Chapitre 122

Chapitre 122/12498%~7 min de lecture1 392 mots

Une semaine s'était écoulée depuis que nous avions terminé notre pause au 8e niveau et descendu plus bas pour passer du temps au 9e niveau du Donjon Mange-sans-souci.

Mademoiselle Auf faisait rouler un modèle réduit de train, de la taille d'une petite caisse en bois, sur plusieurs lignes de chemin de fer sommairement tracées.

Elle répétait l'opération : coupler les wagons de la caisse, les faire rouler, les laisser tourner, puis recommencer.

Apparemment, elle étudiait les limites d'absorption du chemin de fer par le donjon, en mesurant l'énergie générée par les vibrations du train qui se propagent sur les rails.

Mais c'est d'un ennui mortel.

Faire aller et venir le modèle réduit sur les rails, l'arrêter, changer son poids, l'arrêter, modifier le nombre de wagons couplés, l'arrêter, encore et encore.

Sans compter le temps d'observation après chaque arrêt : deux jours d'attente. L'ennui à l'état pur.

À l'origine, cet essai devait se dérouler au 9e niveau du Donjon thermal, où la construction effective du chemin de fer était prévue. Mais les temps d'attente étaient si longs que même Mademoiselle a décidé de le mener ici, au Donjon Mange-sans-souci.

Ici, au moins, pendant les temps d'attente, on peut tuer les monstres qui nous attaquent et récolter des drops.

Le 9e niveau ne produit pas d'alcool, ceci dit…

Je ne demande pas de la bière ou du whisky. Simplement, j'aimerais atteindre le 11e niveau où l'on commence à obtenir du saké.

« Allons, si mon calcul est juste et que le poids des bagages terrestres se convertit aussi en énergie, aujourd'hui, le chemin de fer chargé seulement de pierres du donjon et celui sans aucun lest devraient tous deux commencer à disparaître en même temps. Seul le chemin de fer sur lequel roule le train chargé de pierres terrestres devrait subsister. Ne touchez à rien, tout le monde. »

… Même pour une expérience aussi fastidieuse, Mademoiselle semble chaque jour d'humeur follement joyeuse.

On ne peut qu'en conclure que sa nature d'esprit est fondamentalement différente.

« … Vous étiez encore au Donjon Mange-sans-souci, mademoiselle Auf ? »

« Ah, capitaine Touji. »

Pendant que nous menions l'expérience de disparition du chemin de fer, il semble que le capitaine Touji ait terminé de transporter le malade jusqu'au 19e niveau et soit revenu.

Dans le tonneau qu'il portait sur le dos en descendant — qui contenait à l'origine l'eau médicinale — sont maintenant entassées des canettes de bière, des bouteilles de whisky et une grande quantité de curry.

S'il vous plaît, partagez-nous un peu…

« Capitaine Touji, comment va maître Morlo ? Est-il bien guéri ? »

« Oh, serait-ce mademoiselle Auf ? Cela fait longtemps. »

Un vieillard à l'allure de sage austère se tenait là.

Apparemment, la maladie a été complètement guérie grâce à l'eau médicinale.

L'eau médicinale est incroyablement efficace.

Même Sa Majesté Yusa, qui était exaspérée par la surcharge de travail ces derniers temps, a vu sa dépression nerveuse due au stress disparaître dès qu'elle y a trempé. Elle s'est mise à examiner minutieusement la situation nationale déformée par des réformes précipitées et à l'ajuster.

Elle en est même venue à demander sérieusement, comme Mademoiselle Auf à l'époque, s'il était acceptable de poursuivre la gouvernance près de cette eau médicinale et de l'eau de récupération physique.

Bien sûr, nous ne souhaitons pas que Sa Majesté travaille dans un endroit où des ours massifs foncent à pleine vitesse et des singes lancent des rochers de toutes leurs forces, comme c'est la norme.

Les circonstances de Mademoiselle Auf étaient exceptionnelles, après tout.

« Quoi qu'il en soit, votre teint est tout à fait rétabli, mademoiselle Auf. Vous voilà méconnaissable de vitalité, portant même des armes pour venir au donjon.

Comme me l'avait rapporté le capitaine Touji, pendant que je somnolais, un donjon aux effets prodigieux a vu le jour.

Alors, que faites-vous exactement ? »

« Eh bien, c'est une expérience sur le chemin de fer dans le donjon. Regardez ce plan, maître. »

« Ceci utilise la pression générée quand l'eau se vaporise et se dilate… ? »

« Oui, en passant par ce compresseur ici, le piston généré est converti en mouvement de rotation… »

Mademoiselle Auf et maître Morlo sont entrés dans un mode de conversation technique totalement incompréhensible pour nous.

Quand les savants s'y mettent, c'est long.

Quelques heures, c'est le meilleur des cas ; mal fait, ils peuvent en parler pendant des jours.

« Euh, maître Morlo. La pause est prévue un niveau plus haut, alors nous voudrions partir bientôt. »

« Uoooooooooh !! À un moment aussi crucial, qu'ai-je fait à dormir et à somnoler tout ce temps !!

Allez, allez, capitaine Touji, rentre devant. Moi, je reste ici un moment car j'ai à parler avec mademoiselle Auf ! »

Ne décidez pas tout seul de rester, s'il vous plaît.

Nous n'avons pas prévu de dispositif pour protéger un vieillard de plus, c'est problématique.

C'est problématique, mais connaissant Mademoiselle, elle va sûrement ordonner qu'on l'accompagne. Haa.

« Non non, maître Morlo. Je pense qu'il vaudrait mieux que vous remontiez à la surface au plus vite. »

Hein ?

« À la surface, on mène actuellement des expériences de catapulte utilisant ce mécanisme, maître. »

« Quoi ! Une arme !? Une arme, dites-vous !? Serait-ce que l'on projette des rochers grâce à la puissance de la vapeur !? Mumu, quelle est la portée actuelle !? »

« Nous en avons fabriqué deux types : un modèle à diffusion large qui expulse en masse, par force centrifuge, des pierres lisses qu'on ramasse à volonté sur le lit de la rivière, et un modèle canon qui tire des obus façonnés avec visée.

La portée du modèle à diffusion large équivaut à celle de la catapulte traditionnelle conçue par maître Morlo, celle du modèle canon est environ le double. »

« Nuuu, quelle est sa puissance de diffusion ? Sa cadence de tir ? Sa puissance destructrice ? Les plans ! Y a-t-il des plans, mademoiselle Auf ! »

« Des plans d'arme, ici ? Certainement pas. Mais si vous parlez au général Gensen, maître Morlo, vous pourrez sans doute rejoindre immédiatement le développement. »

« Touji-dono ! Que faites-vous, rentrons vite ! »

… Ah, c'était bien ce genre de personne. Un grand sage, certes, mais je me souviens qu'il parlait avec passion du romantisme des armes à la jeune Mademoiselle Auf, sous le sourire amer du duc.

Le capitaine Touji, lui aussi, n'arrive pas à cacher une mine ahurie, comme pour dire : « Qu'est-ce que ce vieux ? »

« Puisque le minerai arc-en-ciel est devenu traitable, je compte sur vous pour concevoir aussi des armes incroyables pour le capitaine Touji. »

« Quoi, on peut travailler ce minerai ? C'est excellent ! Je fabriquerai en masse des armes d'exploration capables de tenir au 25e niveau ! »

« Oui ! Alors, maître, hâtons-nous de regagner la surface. »

L'expression du capitaine Touji, qui disait « Qu'est-ce qu'il raconte, ce vieux ? », a disparu en un instant.

D'un air déterminé, il est passé en mode « escorte respectueuse de maître Morlo » pour le raccompagner.

Il est d'une versatilité excessive, le capitaine Touji.

Après l'avoir longtemps côtoyé, j'ai l'impression qu'il n'est pas tant stoïque qu'honnête à l'extrême avec sa soif de combat.

Mademoiselle Auf, elle, a sans doute refilé le développement d'armes — pour lequel elle n'a pas tant d'enthousiasme — à maître Morlo, afin de pouvoir se concentrer sur ses propres recherches ?

Mais qu'est-ce que vous êtes, tous ?

Tout le monde ne fonce-t-il qu'à plein régime pour assouvir ses propres désirs ? Vraiment.

« Bon boulot pour la mission au 9e niveau, vous autres. Voilà un petit cadeau. Profitez-en avec mademoiselle Auf tant que ça ne gêne pas le service, alors. »

Sur ces mots, le capitaine Touji, de très belle humeur, a piochi sans cérémonie dans le tonnu sur son dos pour nous distribuer de l'alcool et de la poudre de curry, puis est parti.

« Ha, hai ! Merci infiniment pour cette attention spéciale ! »

Nous, l'unité chargée de la protection de Mademoiselle Auf, avons tous salué en même temps le capitaine Touji qui s'éloignait.

… Nos visages, à cet instant, devaient être passablement marqués par la convoitise.

Mais bon, nous sommes humains. Un peu de convoitise, ce n'est pas grave.

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