Aller au contenu principal

Isekai Shoukan wa Nidome Desu

Chapitre 29

Isekai Shoukan wa Nidome DesuIsekai Shoukan wa Nidome Desu
Chapitre 29

Chapitre 29

Chapitre 29/7041%~7 min de lecture1 373 mots

――――――Le continent des hommes-bêtes…… Un continent où vivent principalement des hommes-bêtes, une race mêlant traits humains et animaux.

Les hommes-bêtes possèdent une férocité et des instincts comparables à ceux des bêtes sauvages.

Leurs capacités physiques surpassent celles des humains et des démons, mais en contrepartie, leur quantité de mana est faible.

J'ai dit « en contrepartie », mais ne pas pouvoir utiliser la magie, cet outil si commode, ou avoir du mal à le faire constitue un handicap considérable.

Pour compenser ce handicap, les hommes-bêtes disposent de compétences spéciales adaptées à leur race.

Les chats peuvent renforcer leur souplesse, leur force des jambes, leurs griffes ; les chiens obtiennent par compétences un odorat accru, une force des jambes, des cordes vocales particulières.

Ils ont rivalisé avec les autres races en exploitant ces atouts.

Il n'existe plus aucune race qui les méprise sous prétexte qu'ils ne savent pas utiliser la magie.

C'est sur ce continent de tels hommes-bêtes qu'un seul d'entre eux vient de poser le pied.

Le corps caché sous une robe noire, la tête coiffée d'une capuche qui ne laisse entrevoir que la bouche.

D'après la bouche, il s'agit probablement d'une femme.

Sa petite taille donne une impression juvénile.

Dès qu'elle a mis le pied dans la ville portuaire du continent des hommes-bêtes, « Leo Port », elle a retiré sa capuche.

Sur sa tête, des oreilles de chat blanches dressées fièrement, et ses cheveux eux-mêmes sont blancs.

Son visage est encore enfantin, l'équivalent d'une collégienne au Japon, du même âge que Ruri qui a voyagé avec quelque temps.

Alors qu'elle avance, le propriétaire d'une poissonnerie l'interpelle.

« Hé ! Si c'est pas la p'tite Chatonette ! Prends ceux qu'on vient de pécher ! »

« Je prends, desu. »

On lance à la fillette en robe noire, appelée Chatonette, des poissons encore frétillants de fraîcheur.

« Oh ! C'est pas Chatonette ça ? Emporte nos légumes ! »

« Je prends, desu. »

Cette fois, c'est la maraîchère qui lui jette plusieurs sortes de légumes.

Elle attrape tout dans ses mains.

« Ohé ! Chatonette ! Prends notre viande ! »

« Je prend… pas, desu. »

« Les goûts et les couleurs, c'est pas bien ! »

« C-c'est bon, desu. »

Sur la montagne de bagages qu'elle tient dans les bras, un employé de la boucherie pose encore de la viande.

Chatonette fait la grimace, mais supporte tant bien que mal et repart.

Partout où elle passe en ville, quelqu'un la salue.

Parce qu'actuellement, Chatonette est la plus forte de cette ville.

L'instinct des hommes-bêtes les porte à aimer ceux qui sont plus forts qu'eux.

C'est pourquoi les habitants la respectent et l'apprécient.

Pour du respect, l'attitude frise le traitement d'enfant, mais c'est sans doute dû à son apparence.

Chatonette porte l'énorme chargement vers une petite cabane en périphérie.

« Je suis rentrée, desu. »

Elle ouvre habilement la porte avec le pied et entre prudemment pour ne pas laisser tomber sa charge.

L'intérieur est juste assez grand pour deux personnes, sans le moindre meuble superflu.

C'est la demeure de Chatonette, l'idole de la ville.

« Mineko, je suis revenue, desu. »

Chatonette s'adresse à la jeune fille allongée sur le lit placé dans la pièce exigüe.

« Bienvenue, grande sœur. »

Mineko, aux longs cheveux noirs, se redresse à la voix.

Elle semble plus âgée que Chatonette.

Ses longs cheveux noirs sont en désordre, quelques mèches rebiques lui donnant un charme innocent, tandis que son visage bien proportionné dégage une maturité inversement proportionnelle.

Et ses oreilles de chat noires sur la tête sont adorables.

Pourtant, quoi qu'on en dise, l'apparence ne laisse pas deviner que Chatonette est la grande sœur.

« Pas la peine de te lever, desu. »

« Aujourd'hui je me sens bien, ça va. »

Le visage de Mineko est clair, mais son corps semble affaibli.

Normal : elle est actuellement rongée par la maladie.

Une maladie qui la consume progressivement, d'origine inconnue.

Les médecins de la ville ont baissé les bras, et depuis plusieurs ans on ne voit pas comment guérir Mineko.

« Bon, bois ton médicament aujourd'hui aussi. Hier j'ai fini le stock, alors j'en ai ramené du neuf, desu. »

« Désolée tout le temps… grande sœur. »

« Tu es ma petite sœur, tu as le droit d'être égoïste, desu. Je trouverai absolument le moyen de te guérir. D'ici là… tiens bon, desu. »

« … Oui. »

Mineko sourit.

Chatonette, d'ordinaire peu expressive, affiche à cet instant un sourire un peu triste.

Elle sort de sa poche une fiole contenant des granules noirs.

Elle l'ouvre et laisse tomber un granule sur sa main.

La taille d'un comprimé japonais.

« Bois, desu. »

« Oui… »

Avec de l'eau créée par une magie d'eau simple, le granule noir descend dans la gorge de Mineko.

« Je te rendrai absolument ton corps en santé, desu. Pas un médicament qui se contente de retarder les symptômes, je ramènerai un vrai remède, desu. »

« Grande sœur… ne fais pas de folies, d'accord ?

« Pas de folies, desu. Je suis… forte. »

Chatonette fixe Mineko d'un regard intense.

À cet instant, les oreilles de Chatonette tressaillent, réagissant à quelque chose.

« … Du travail qui rentre, desu. Je m'absente un moment, Mineko reste au lit, desu. »

« Oui, grande sœur. »

Elle caresse doucement les cheveux de Mineko et quitte la maison.

De retour dans la ville portuaire, Chatonette scrute l'horizon marin droit devant elle.

Pour sauver sa famille bien-aimée, sa petite sœur, elle va aujourd'hui tourner ses crocs vers un seul homme――――

***

« On le voit maintenant――――――le continent des hommes-bêtes. »

« Nn… ouaah. »

Allongé sur la tête de Léviathan qui avance en mer, je ressens de la nostalgie face au continent qui se profile et laisse échapper une voix bête.

« Berk, ça me rappelle des souvenirs. »

« Moi l'odeur de bête, j'aime pas trop… »

« Supporte, supporte… t'as des oreilles de chat et de chien, toi ? »

« Et alors… »

Apparemment, elle ne comprend pas le charme des oreilles de bête.

Tu les mettrais, tu gagnerais vingt pour cent de mignonnerie en plus, quel gâchis.

« Bon, une fois arrivés sur le continent des hommes-bêtes, on fonce droit sur le Roi-Bête ? »

« Ouais, je finis cette guerre chiante au plus vite et je rends ce monde plus vivable.

… Et je retrouve Alize et les autres. »

« … C'est ça. »

On a confirmé que les villageois d'Alize avaient été projetés quelque part par l'invocation de zone.

Après, j'ai fouillé le village comme un fou, mais au final pas un seul habitant à l'horizon.

J'ai un peu exploré les environs du village, mais ils n'y étaient pas.

Qu'ils aient été enlevés, c'est clair.

Le problème, c'est où.

« … S'ils sont sur le continent des hommes-bêtes, ça m'arrangerait… »

Je murmure tout bas et serre le poing.

« ――――――On est arrivés. »

Je pose le pied sur une plage déserte, à l'écart de la ville portuaire.

Léviathan a aussi pris forme humaine avant de se faire remarquer.

« Ça fait cinq jours qu'on a quitté le village, hein ! En tout cas, j'ai grave envie de dormir dans un vrai lit, ces temps-ci j'ai fait que du camping à la belle étoile. »

« Moi j'aime bien les lits moelleux. »

« Alors on essaie un coin un peu luxueux ! »

Je m'élance d'un pas léger, Léviathan sur mes talons.

L'air du continent des hommes-bêtes diffère de celui du continent des humains et de celui du continent des démons.

Une légère odeur bestiale flotte, mais une fois habitué, loin de gêner, elle apaise.

Je respire cet air retrouvé et commence à avancer, mais nous nous arrêtons net au bout de trois pas.

« Nyaa. »

« Hein ? »

« Nyaa », « nyaa », « nyaa », « nyaa », « nyaa », « nyaa », « nyaa. »

Devant nous, alignés en rang, des chats, des chats, des chats, des minous, des chats…

Du plus petit au plus gros, toutes races confondues, tous nous fixent en chœur.

Pourquoi se faire accueillir par des chats dès l'arrivée……

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.