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Isekai Ryouridou

Chapitre 1569

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Chapitre 1569

Chapitre 1569

Chapitre 1569/169093%~18 min de lecture3 506 mots

« Eh ! Est-ce qu'on va encore augmenter la quantité de marchandises vendues sur l'étal ? »

C'est par cette exclamation surprise que Tour=Din s'est fait entendre, alors que nous étions dans le chariot qui nous ramenait vers Moribe.

Aujourd'hui, le retour avait pris un demi-koku de plus qu'hier, si bien qu'il n'avait pas été possible de tenir une réunion pendant les heures de commerce à la ville-relais. C'est pour cela que j'avais demandé à Tour=Din de monter avec nous pour le trajet du retour.

« Bien sûr, la décision finale revient au chef de clan et aux chefs de famille. Mais Dari=Sauti a dit qu'il laissait la direction sur le terrain à notre discrétion, donc tout dépend de Graf=Zaza, Donda=Ruu et . »

Puisque ce commerce est géré conjointement par les maisons Ruu, Fa et Din, le pouvoir de décision appartient aux chefs de famille de chaque lignée principale. Et les chefs de clan qui doivent donner leur aval, Donda=Ruu et Graf=Zaza, occupent justement ces deux postes.

« Si les plats passent à 210 portions, je pense qu'il serait approprié de porter les pâtisseries à 1,25 fois, soit environ 260 portions. Si on obtient l'autorisation, penses-tu pouvoir préparer une telle quantité ? »

« O-oui. Si on peut emprunter le four en pierre de la branche cadette, je pense qu'il n'y aura pas de problème... M-mais, est-ce qu'on ne risque pas de se faire gronder par les chefs de clan ? »

« On risque peut-être de ne pas obtenir l'autorisation, mais on ne se fera pas gronder, je pense. D'ailleurs, ce sont Lara=Ruu et moi qui avons lancé l'idée, et Tour=Din, tu es du côté de celle qui reçoit la proposition. »

« N-non. En tant que responsable du commerce, moi aussi je veux assumer ma part de responsabilité. »

Tout en se remettant ainsi d'aplomb, Tour=Din clignait des yeux avec anxiété. On devinait que pour une jeune personne comme elle, assumer une fonction de responsable aux côtés de moi et des membres de la famille Ruu représentait un bien lourd fardeau.

« Bon, de toute façon, tout dépendra de la réponse des chefs de famille. Au fait, pour l'augmentation d'aujourd'hui, est-ce que Graf=Zaza a déjà été mis au courant ? »

« N-non. Comme il n'y avait presque aucune chance de perte aujourd'hui, la décision a été prise par le chef de famille Din seul. Mais pour aller au-delà, l'autorisation de Graf=Zaza sera nécessaire, donc... ça pourrait prendre un peu de temps. »

« Oui. Le prochain jour de marché est après-demain, donc on n'aura peut-être pas le temps. Pas la peine de se presser, avançons prudemment. »

D'ailleurs, aujourd'hui est la veille du mariage de Yumi et Jo=Ran. Après cela, il faudra s'atteler aux préparatifs, si bien que les jours vont être chargé.

« Honnêtement, le jour le plus dur, c'est pas aujourd'hui ? Après tout, les préparatifs de l'étal et du banquet tombent en même temps. »

Tout comme à l'aller, Lara=Ruu voyageait dans le même chariot. Je lui ai répondu par un « oui » en me tournant vers elle.

« Mais la main-d'œuvre elle-même ne manque pas, donc le plus difficile, c'est sa répartition. Chez les Ruu, c'est toi qui as le plus dur, non, Lara=Ruu ? »

« Moi, je me contente de répartir le personnel, donc mes difficultés sont les mêmes que celles des autres. Et puis, le banquet, c'est seulement celui de la place de la ville-relais. »

Demain, il y aura deux banquets : en journée à la ville-relais, et la nuit à Moribe. Les Ruu ne gèrent que celui de la ville-relais, mais moi, je suis censé officier pour les deux.

Cependant, comme le banquet de Moribe est principalement pris en charge par le clan Fou, je ne ferai que rejoindre les lieux après avoir terminé celui de la ville-relais, et m'y emploierai dans la mesure du possible. La charge de travail ne devrait pas différer énormément de celle des gens du clan Fou qui préparent depuis le matin à Moribe.

Ce qui s'ajoute par-dessus, c'est le commerce de l'étal.

Demain est aussi un jour de marché, et l'activité se poursuit sans fermeture. C'est par crainte que fermer l'étal à cause du mariage ne mécontente les clients sans lien avec l'événement.

Cependant, l'échelle du commerce est réduite. D'habitude, il y a huit étals au total, mais on les réduit à quatre, et les quatre restants sont réaffectés au banquet de la place. D'ailleurs, comme il y a un banquet sur la place, la clientèle des étals habituels baisserait de toute façon, donc il n'était pas jugé nécessaire de les étendre artificiellement.

Par conséquent, le personnel travaillant ne change pas beaucoup.

Ce qui change, c'est le nombre de superviseurs. Puisque les lieux de travail se dispersent, il faut d'autant plus de responsables pour les encadrer.

Pour la maison Fa, je supervise le banquet de la place, Malfira=Naam l'étal de la ville-relais, et les femmes de la famille Ratz s'occupent du commerce de Turan. Et à la fin, tout le monde se retrouve pour participer au banquet du village Fou.

De son côté, Yun=Sudra, en tant que représentante du clan Fou, supervise dès le matin les préparatifs du banquet du village. Elle ne participera pas au banquet de la ville-relais et restera à Moribe pour se consacrer au travail.

« Yun=Sudra aussi, elle est quand même proche de Yumi, c'est dommage qu'elle ne puisse pas aller au banquet de la ville-relais. »

À cette remarque bienveillante de Lara=Ruu, Yun=Sudra répondit « Non » avec un air satisfait.

« Puisque je pourrai partager le banquet du soir, ce n'est rien. Au contraire, je suis fière qu'on m'ait confié le banquet du jour le plus important pour Yumi. »

« Oui. Moi aussi, j'ai réussi à me libérer pour aller du côté du banquet, alors j'ai hâte d'y être. »

Lara=Ruu sourit gaiement, et Yun=Sudra esquissa un sourire aux lèvres. C'était un échange d'une franchise et d'une chaleur toutes moribiennes.

Une fois arrivés au village Ruu, après avoir dit au revoir à Lara=Ruu et son groupe, ce fut le retour à la maison Fa. Pour aujourd'hui, chacun dans sa maison se consacrait entièrement aux préparatifs de demain.

De plus, Yun=Sudra, pour les préparatifs du banquet du soir, emmenait les membres du clan Sauti qui étaient de service vers le village Fou. Tour=Din et le clan Zaza rentraient à la maison Din, et il ne me restait que les membres des autres clans.

Parmi les membres permanents, on comptait Rei=Matua, Malfira=Naam, ainsi que les femmes de Ratz, Dagora et d'autres. Et à notre arrivée à la maison Fa, les membres des lignées Gaz, Ratz, Beimu et Ravitts étaient déjà rassemblés.

« , merci pour votre fatigue. Comment s'est passé le commerce à la ville-château ? »

C'est Faye Beimu=Naam, qui n'était pas de service aujourd'hui, qui posait la question. Depuis son mariage, sa franchise naturelle s'était teintée d'une touche de douceur, faisant d'elle une femme de main des plus fiables. Sa coupe courte et son habit d'une seule pièce lui allaient désormais à merveille.

« Oui. Aujourd'hui, il y a eu encore plus d'affluence que la dernière fois. Je compte proposer aux chefs de famille d'augmenter encore la quantité de plats, alors si ça passe, je compte sur vous. »

« Compris. Mais d'abord, il y a le banquet et le commerce de demain. »

« Oui. Par précaution, permettez-moi de confirmer la répartition pour demain. »

Je parcourais du regard les visages pleins d'entrain des autres membres, et j'enchaînai.

« Comme je vous l'ai dit depuis le début, demain, nous aurons plusieurs tâches en parallèle : le banquet de célébration du mariage et le commerce de l'étal. Il y a des aspects un peu complexes, alors faites attention à ne pas vous emmêler les pinceaux. »

D'abord, pour les banquets, je suis responsable tant pour celui de midi que pour celui du soir. L'étal de la ville-relais est confié à Malfira=Naam, et le commerce de Turan aux femmes de Ratz. Les préparatifs de chacun sont menés par le noyau de chaque clan, et les membres intégrés à mon équipe sont ceux de Gaz et de sa parenté Matua.

« Du coup, comme on ne pourra pas emprunter la cuisine du clan Fou demain, les préparatifs du commerce de Turan se feront aussi à la cuisine de Ratz. Merci du fond du cœur d'avoir accepté cette demande insensée. »

« Non. Le chef de famille en était fière de tout son cœur, alors s'il vous plaît, n'y pensez plus. »

C'est par ces mots que les femmes de Ratz répondirent avec un sourire calme. En matière de supervision, c'est une gardienne du feu encore plus fiable que Rei=Matua. D'ailleurs, ici étaient réunies elle, Faye Beimu=Naam et Riri=Ravitts, toutes trois plus âgées que moi.

« Comme les préparatifs d'aujourd'hui se font seulement par explication orale, on les fait ensemble, les trois groupes. Les préparatifs de demain matin : le commerce de Turan chez Ratz, le reste chez Fa. Et pour que la communication ne pose pas de problème, le groupe de la ville-relais sera centré sur les clans Ravitts et Beimu, celui du banquet de la place sur le clan Gaz. »

De plus, après notre départ une fois les préparatifs terminés, d'autres effectifs se rassembleront pour commencer les préparatifs du commerce de l'après-demain. In fine, les responsables en seront Faye Beimu=Naam et les femmes de Gaz. Elles assureront la supervision des préparatifs après avoir rempli leur service à l'étal et au banquet.

« Je suis désolé de vous charger ainsi toutes les deux. J'ai essayé d'organiser les choses pour minimiser les désagréments, mais n'hésitez pas à me signaler le moindre problème. »

« Non ! C'est un honneur de se voir confier un rôle de supervision aussi important ! »

Les femmes de Gaz, les joues rougies, me répondirent ainsi.

Demain, les membres principaux des autres clans étant presque tous invités au banquet du soir, c'est à elles et à Faye Beimu=Naam qu'est confiée la garde. Comme on ne peut pas compter sur le clan Fou mené par Yun=Sudra, on a l'impression de mobiliser l'élite de tous les autres clans.

« Bon, commençons les préparatifs. Que chacun suive les instructions de son responsable. »

Tandis que je regardais les groupes pour la ville-relais et Turan se regrouper, j'accueillis les membres du clan Gaz. Enfin, comme Gaz n'a que Matua comme parenté, ce sont tous des visages familiers.

D'ailleurs, pour les préparatifs de demain, l'équipe restante a déjà tout terminé. Ce qu'il nous reste à faire maintenant, c'est vérifier l'organisation pour que le travail de demain se déroule sans accroc.

« Pour le banquet de la place demain, je m'occupe du ragoût de viande de giba au lait de soja, et Rei=Matua du curry de giba. Le groupe de la ville-relais n'utilise pas de fourneau pour les préparatifs, donc le fourneau intérieur sera pour l'équipe de Rei=Matua, l'extérieur pour la mienne. Et comme le contenu du curry diffère de l'habitude, suivez bien les instructions de Rei=Matua pour ne pas vous tromper. »

Comme tous les aînés avaient été affectés aux autres groupes, j'expliquais sur un ton décontracté. C'est une jeune femme de la branche Matua qui prit la parole.

« On utilise des ingrédients de fruits de mer pour faire un curry plus luxueux que d'habitude, c'est ça ? Du coup, chez les Ruu et les Din aussi, on prépare des plats plus beaux que d'habitude ? »

« Oui. Cette fois, on reçoit les fonds de la famille Ran, et on sert le repas de banquet sur la place. On met le bénéfice de côté pour préparer des plats luxueux. »

Et les gens réunis sur la place paieront un cadeau de célébration approprié pour déguster le repas de banquet. Le fait qu'on mette le bénéfice de côté est aussi notre cadeau pour la famille Ran. J'avais obtenu d' qu'on ne garde que les frais de personnel et qu'on investisse tout le reste dans les ingrédients.

« Ah ? Mais les Din ne tiennent d'habitude qu'un seul étal, non ? Si celui-ci se déplace sur la place... ça veut dire qu'on ne vend pas de pâtisseries du côté de l'étal ? »

« Non. Demain, spécialement, on a décidé de vendre les pâtisseries préparées à l'avance à l'étal des Ruu. Il y a Rimi=Ruu de ce côté, qui est une as de la pâtisserie. »

« Ah, en plus des étals habituels, il faut préparer les pâtisseries aussi. Les gens des Ruu portent eux aussi un fardeau considérable. »

« Oui. Mais comme les Ruu ne font pas de cuisine pour le banquet du soir, leurs peines sont concentrées sur aujourd'hui et demain matin, en fait. »

De notre côté, après avoir mené à bien le banquet de la place, nous devrons nous atteler aux préparatifs du banquet du soir et de l'après-demain. Comme c'était le tour de la maison Fa de tenir le commerce de Turan, la situation est passablement mouvementée.

« Le fait qu'on puisse assumer autant de tâches, c'est grâce à votre fiabilité à tous. Je sais que je vous cause bien du souci, mais comptez sur moi. »

« Non ! Moi qui reste au village, je suis déjà fière de pouvoir aider aux préparatifs ! »

C'est avec un entrain ne le cédant en rien à celui des femmes de la maison principale que les femmes de la branche Gaz me répondirent.

C'est sans doute parce qu'elles ont compris l'importance des préparatifs. Elles ont l'habitude, au quotidien, de montrer leur savoir-faire pour les dîners et les banquets de leur propre maison.

(La fiabilité de Rei=Matua et de Malfira=Naam est hors pair, mais c'est parce que même les membres qui ne participent pas au service de l'étal ont si bien grandi qu'on peut assumer tout ce travail.)

Je savourais cette émotion tout en poursuivant l'explication des processus de travail.

Il ne fallait pas seulement expliquer pour le banquet de la place de demain, mais aussi pour le banquet du soir et les préparatifs de l'après-demain. Pour le commerce de la ville-château, qui vient à peine de commencer et où beaucoup de points ne sont pas encore rodés, une explication minutieuse s'imposait.

« Même si on augmente la quantité de plats pour l'étal de la ville-château, ça ne sera pas avant le quatrième passage, donc pour le troisième la prochaine fois, on reste sur 180 portions comme aujourd'hui. »

« Compris ! L'étal de la ville-château ne propose qu'un seul plat, et le contenu n'est pas si compliqué, donc ce n'est pas difficile ! Mais bien sûr, on ne baissera pas la garde ! »

« Oui, comptez sur vous. Et n'oubliez pas de marquer les caisses en bois pour que les préparations ne se mélangent pas aux autres. Avec tout ce travail, on risque la confusion sinon. »

Au moment où je disais cela, une voix paniquée s'éleva du groupe posté près de l'entrée.

« A-, , merci pour votre fatigue. V-vous rentrez tôt aujourd'hui. »

« Hum. J'ai abattu deux giba, j'en ai ramené un. Il me faut encore un aller-retour, et ce sera l'heure du crépuscule. »

À cette voix digne, je me retournai. Au-delà de la porte laissée ouverte, me souriait du regard.

« Le commerce d'aujourd'hui s'est bien passé, on dirait. Ne vous occupez pas de moi, continuez votre travail. »

« Oui, merci , tu as travaillé dur aussi... Hein ? Tu retournes encore à la forêt ? Fais bien attention. »

se contenta de répondre « Hum » et disparut immédiatement.

Elle était probablement venue vérifier à la cuisine que j'étais rentré sain et sauf de la ville-château. Alors que cela me réchauffait le cœur, Rei=Matua m'adressa la parole avec un large sourire.

« Je voudrais que vous m'écoutiez sans vous fâcher, mais l' tout à l'heure, quand on a appelé son nom, il ressemblait trait pour trait à Gilbe. Je trouve qu' a un petit côté chien. »

« Ahaha. On me l'a déjà dit, il me semble. Cela dit, à Moribe, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de gens un peu chien, en général. »

« C'est vrai, les gens qui ressemblent à des chats ou des toto, c'est rare... Ah, mais , elle, elle pourrait ressembler à un chat ou une panthère noire. »

« Moi aussi, depuis que j'ai rencontré , je le pense. Quand elle est en colère, on dirait un chat sauvage qui dresse les poils... Bon, moi non plus, je n'ai jamais vu de chat sauvage, cela dit. »

« L'époque où vous avez rencontré pour la première fois... vous a rencontrés plusieurs mois avant nous, après tout. »

Rei=Matua, d'ordinaire si enjouée, poussa un soupir profond.

« Les gens de Fou ou de Din, eux, vous ont rencontrés bien plus tôt que nous... Mais les Matua, notre maison n'est pas si proche que ça, et le point d'eau est différent. Jusqu'à ce qu' achète le nouveau chariot pour Fa, on avait du mal à se rendre chez vous. »

« Ah, c'est nostalgique. Mais Gaz et Matua m'ont aidé même avant que le commerce en ville ne soit reconnu par la réunion des chefs de famille, et j'en étais très reconnaissant. »

C'est pendant la première saison des pluies que Rei=Matua a commencé à participer à l'étal. À présent, elle fait figure d'ancienne, mais elle a commencé une étape après ceux qui aidaient depuis la Fête de la Renaissance.

« La saison des pluies est finie, donc ça fait plus de deux ans qu'on a rencontré Rei=Matua. Te voir si bien grandir, moi aussi, je suis comblé. »

« Ahaha. Maintenant, on dirait mon père ou mon grand frère... Mais vraiment, il s'est passé plein de choses, hein. »

Sur ces mots, une femme de la branche Matua s'approcha.

« En parlant de choses, il y a eu l'affaire de Yun=Sudra et Jo=Ran aussi. Ce Jo=Ran, qui irait se marier avec une habitante de la ville-relais, je ne l'aurais jamais imaginé. »

Les femmes de la branche qui ne sont pas de service à l'étal n'ont guère l'occasion de croiser Yumi. Elle aussi, durant la Fête de la Renaissance ou les périodes de repos, descendait à la ville-relais pour échanger avec les jeunes, mais à ce moment-là, Yumi tenait déjà l'étal au quotidien, donc elles n'avaient pas beaucoup eu l'occasion de se rencontrer.

« Depuis ce temps-là, Jo=Ran agitait le village... Mais cette fois, ce n'est pas un mauvais tumulte. Moi aussi, je veux mettre mes prières de bénédiction dans les préparatifs. »

« Oui. Jo=Ran a bien grandi, lui aussi. Moi aussi, ce mariage, je le trouve vraiment réjouissant. »

Jo=Ran avaitonce nourri des sentiments pour , et avait eu des démêlés avec Yun=Sudra lors d'une rencontre arrangée. Comme ce tumulte avait été connu dans tout Moribe, les femmes d'ici connaissaient bien les tenants et aboutissants.

(À la base, c'est parce que Jo=Ran était abattu... que Yumi l'a réconforté et qu'ils sont devenus proches, après tout.)

En y repensant, ce tumulte d'alors mène au bonheur présent.

À l'époque, et moi avions eu le cœur bien bouleversé, et Yun=Sudra avait porté un fardeau encore plus lourd — mais tout cela était peut-être la guidance de la Mère Forêt et du Père, le Dieu d'Occident.

« ...Des prières de bénédiction, hein. Moi qui ne descends pas à la ville-relais, j'avais l'air de considérer ça comme le commerce de l'étal. »

C'est une femme de la branche Gaz qui dit cela. Parmi nous, celles qui sont de service à l'étal sont seulement Rei=Matua et les femmes de la maison principale Gaz.

« Mais c'est un repas de banquet, après tout. Moi aussi, je veux offrir mes prières de bénédiction à Jo=Ran et Yumi. »

« Oui. Préparer un repas de banquet qu'on ne mangera pas soi-même, ce n'est pas une situation banale. Désolé de vous demander un travail si étrange, je me sens un peu coupable. »

« Pas du tout. C'est une action importante pour Genos y compris Moribe, alors je n'en tire que de la fierté. Sûrement que tout le monde ressent la même chose. »

« Oui. Moi aussi, j'avais l'impression que mon cœur ne penchait que vers la fierté d'être nommée responsable. Si je reléguais mes sentiments pour Jo=Ran au second plan, ça ne tiendrait pas. »

Même les femmes de la maison principale Gaz en vinrent à dire cela.

Rei=Matua, qui est proche de Yumi, devait aborder ce travail avec cet état d'esprit dès le début. Elle regardait avec un air ravi les autres clans parvenir au même sentiment.

Quoi qu'il en soit — tant de gens bénissent le mariage de Yumi et Jo=Ran.

Demain, au banquet, une foule considérable se rassemblera sans doute, mais il y a aussi ceux qui, sans jamais croiser Yumi et les siens, leur adressent leurs bénédictions. J'ai envie de leur transmettre cela, et je souhaite de tout cœur que cela leur apporte une joie encore plus grande.

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