Lorsque le dîner fut terminé, vint l'heure de se coucher.
Ce jour-là encore, je me retirai dans la chambre à coucher avec . S'y joignaient Sachi et Lapi, tous les deux.
Rimi=Ruu et Yamile=Rei étaient rentrées à la maison principale, et « l'Œil du Prince » s'était déplacé vers une maison vide où d'autres chasseurs faisaient le guet. On avait jugé qu'il n'y avait pas de danger pour lui, qui n'était pas un officier militaire, mais qu'il serait tout de même inconvenant de le faire dormir au même endroit que moi. Il n'y mit pas de résistance et alla rejoindre cette autre maison.
La place du village était gardée par de nombreux chasseurs et soldats. Huit chasseurs de la parenté des Ruu, dix gardes rapprochés de Genos, trente soldats de Jagar, chacun assurant le guet par roulement de quelques-uns. Et ce soir encore, Gilbe reposait dans un coin de la place, revêtu de son armure de cuir.
« Maintenant, les bandits eux-mêmes doivent surveiller les mouvements de Rorgamt, donc je ne pense pas qu'ils provoqueront quelque trouble... mais personne ne songe à baisser la garde. »
« En effet. Il reste la possibilité que l'ennemi cache des desseins que Rorgamt lui-même ignore. Dans une telle situation, baisser la garde n'est pas permis. »
En disant cela, plissa doucement les yeux.
« Toi non plus, tu n'as pas baissé la garde, j'imagine... mais ton cœur semble s'être considérablement apaisé. Je m'en réjouis profondément. »
« Oui. Puisque j'ai pu communiquer un peu avec le prince Powa-Dinō, je me sens moi aussi l'esprit bien plus léger... Même si Gazlan=Rutim avait l'air un peu grave, lui. »
« C'est sans doute qu'il commence à deviner l'identité et les intentions de l'ennemi. S'il juge bon de nous en parler, il le fera aussitôt. »
avait donc elle aussi saisi les sentiments de Gazlan=Rutim, et s'était tue. Tous les gens de la maison avaient agi de même.
« Je ne peux que prier pour que l'affaire ne s'envenime pas davantage... Bon, allons dormir. »
« Oui. Dors bien, en prévision de demain. »
glissa sous la couverture les cheveux encore attachés, et éteignit la chandelle.
Sachi était déjà enroulée dans ma couverture, Lapi dans celle d'. Et dans l'obscurité où l'on n'aurait pas vu si on m'avait pincé le nez, la main d' glissa sous ma couverture.
Je lui rendis sa prise en fermant les paupières.
Depuis la nuit de cinq jours plus tôt, je n'ai pas fait un seul cauchemar. J'ai fini par m'habituer à passer les nuits au village des Ruu... comme si le quotidien avait été remplacé par ce qui devrait être l'extraordinaire.
(Pourtant, notre maison, c'est la maison des Fa. Pour pouvoir y retourner ne serait-ce qu'un jour plus tôt... je n'ai d'autre choix que de prier la forêt et les dieux.)
C'est ainsi que je m'endormis.
Et... pour la première fois en deux jours, mon sommeil fut interrompu en plein milieu.
Ce que j'entendis en premier, ce fut à nouveau le rugissement de Gilbe.
Suivit le son aigu d'une flûte d'herbe. Je me réveillai en un instant, et la main d' serra la mienne avec force.
« Il semble que la situation soit plus dangereuse que les fois précédentes. Ne te sépare surtout pas de moi, Asta. »
Avec ces mots, elle me tira le bras pour me relever à demi.
Et soudain, je me retrouvai enveloppé de la chaleur d' de toutes parts. Ne comprenant pas ce qui se passait, je restai coi, jusqu'à ce que la chandelle s'allume et que tout devienne clair.
avait passé son bras autour de mon cou, tenant la chandelle dans cette main.
Elle avait dû prendre cette position pour allumer la chandelle sans cesser de me toucher. Une fois la lumière allumée, elle me tendit la chandelle, relâcha son bras, et resserra sa main sur la mienne.
« Qu-qu'est-ce que tu veux dire par "situation dangereuse" ? C'est vrai qu'on entend pas mal de bruit dehors... »
À travers le mur, des cris de colère et des hurlements humains parvenaient. Il y a deux jours, il y eut un tumulte similaire, mais la nature et l'ampleur étaient différentes.
« Ce doivent être les soldats qui font du bruit. Mais les chasseurs aussi semblent s'appeler les uns les autres désespérément. Il semblerait que les bandits cette fois n'aient pas fui, mais se soient introduits dans le village. »
« Hein ? Avec autant de chasseurs et de soldats présents, ils osent faire ça ? »
« Au vu de ce tumulte, il n'y a pas de doute possible. Cependant... je sens une présence étrange. Qu'est-ce qui a bien pu s'infiltrer ? »
L'épée dans la main droite, ma main serrée dans la gauche, brûlait de ses yeux bleus.
À ce moment, la porte de la chambre fut frappée. Comme il y a deux jours.
« et les autres, sortez donc par ici. Il sera plus sûr d'être ensemble. »
Sur l'injonction de Dim=Rutim, et moi quittâmes la chambre.
Arrivés dans la grande pièce, Shimiral=Ririn s'y trouvait également en faction aujourd'hui. Tous s'étaient rassemblés au centre de la pièce, l'épée en main.
« N'approchez pas des fenêtres. On pourrait soulever le rideau et vous tirer une fléchette. »
Lau=Rei, avec son regard de chien de chasse, lança cet avertissement.
À cet instant, un nouveau son retentit. Une note aiguë, semblable à la flûte d'herbe mais différente, fit tressaillir Brave et Durumu qui attendaient sur le seuil et dans la terre battue.
« Celui-ci, c'est probablement le sifflet de Rudo=Ruu... ce qui veut dire qu'il a sorti les chiens de chasse ? »
Au marmonnement perplexe de Lau=Rei, répondit avec force : « C'est bien probable. »
« Cette fois, on a jugé que les chiens de chasse seraient utiles. En d'autres termes, l'ennemi... »
Les mots d' furent coupés par un fracas terrifiant.
La porte d'entrée de la maison venait d'être enfoncée par quelqu'un. Brave et Durumu, qui n'aboient jamais à l'intérieur, poussèrent des grognements féroces en protégeant Ram et les chiots.
Un hurlement rauque résonna dans la pièce.
Ce qui avait percé la porte, c'était un soldat de Jagar.
Et sur lui, renversé par-dessus la porte, s'était jeté... une bête carnassière à la fourrure noire comme l'obscurité.
« Arrête. » En me protégeant derrière elle, lança d'une voix calme.
La bête noire grognait plus férocement que Brave et les autres, plantant ses griffes dans le heaume du soldat. Celui-ci, dans sa confusion, poussait un « Hii ! » et tentait de protéger son visage avec ses mains gantées pour qu'on ne lui arrache pas le masque.
Une bête entièrement noire, aux yeux dorés, d'environ un mètre cinquante de long — une panthère noire. Une panthère noire attaquait un soldat de Jagar.
« Je t'ai dit d'arrêter. Ma voix ne te parvient-elle pas ? »
D'une voix sereine, répéta son ordre.
Sentant une présence bizarre, je me penchai involontairement pour vérifier le profil d'. Face à cette scène chaotique, elle affichait une tranquillité de statue de Bouddha.
« Asta, par ici. »
Gazlan=Rutim me tira par le bras.
Au moment où mon corps s'éloigna, hurla « Arrête ! » d'une voix pareille à un fouet d'acier.
La panthère tressaillit de tout son corps, puis se tourna enfin vers .
Moi aussi, protégé par Gazlan=Rutim, je continuais d'observer ... mais même après avoir crié si fort, son expression restait sereine.
On aurait dit qu' était devenue une enveloppe vide.
Sa beauté n'avait pas changé, pourtant elle paraissait fragile comme un mirage. Comme si sa silhouette allait devenir transparente tant sa présence s'était amincie.
(Est-ce que... c'est ça, "tuer sa présence" ?)
La panthère, maintenant le soldat sous elle, fixait de ses yeux féroces.
Vers elle, lança à nouveau une voix puissante.
« Ton maître est un grand criminel ! Ne suis pas les ordres d'un tel homme, vis sur le droit chemin ! Toi aussi, bête que tu es, tu dois avoir une âme ! »
La panthère poussa un rugissement comme un coup de tonnerre, avec une expression dégoûtée... et un peu confuse.
« Si tu ne recules pas, je serai ton adversaire ! Vienne ! »
À peine eut-elle prononcé ces mots qu' jeta l'épée qu'elle tenait à ses pieds.
À cet instant, la panthère usa le corps du soldat comme tremplin... et bondit sur .
La griffe de la panthère s'abattit sur la tête d', qui pendait mollement.
Au moment où je faillis détourner les yeux... le corps d' retrouva soudain sa vitalité originelle.
Son bras droit, qui pendait, se leva et saisit la gorge de la panthère qui lui fonçait dessus.
Puis pivota, plaqua la bête au sol, lui pressa la nuque et monta un genou sur son dos.
« Bien joué ! Magnifique technique ! , tu sais faire ça aussi ! »
Dan=Rutim éclata d'un grand rire.
« Tu as tué ta présence tout en hurlant, alors la bête a été sidérée ! Tu l'as attirée pour retrouver d'un coup ta force de chasseuse... ah, quel spectacle ! Il n'y a pas beaucoup de chasseurs capables d'un tel tour ! »
« Au lieu de t'extasier, donne-moi un coup de main... mais comme ça, impossible de la ligoter. »
Sous la main et le genou d', la panthère se débattait comme folle. Ses griffes lacéraient allègrement le tapis qui recouvrait le sol.
« Shimiral=Ririn, n'as-tu pas un moyen de calmer cette bête ? »
« Oui. Voulez-vous que j'utilise le poison paralysant ? »
« Oui. Je préférerais éviter de lui ôter la vie inutilement. »
Shimiral=Ririn, d'un visage impassible, s'avança près d'. Une fois l'aiguille plantée, la panthère ralentit progressivement ses mouvements.
À ce moment, une voix lança « Yo » depuis l'entrée grande ouverte. Je me retournai machinalement et vis Rudo=Ruu qui se tenait là.
« Au final, c'est réglé de votre côté. J'avais même sorti les chiens de chasse pour rien. »
« Certes. Mais grâce à cela, cette panthère n'a pas pu s'enfuir, non ? »
« Ah. Mais du coup, elle s'est mise en furie à en perdre la tête. Toi, ça va ? »
Rudo=Ruu tendit la main pour relever le soldat de Jagar.
Celui-ci haletait, releva son masque vers le front. Son visage blême avait perdu toute couleur.
« Merci pour votre aide... Face à des bandits de l'Est, je ne tremble pas... mais je n'avais jamais eu affaire à une telle bête... »
« Moi non plus, c'est une première. On dirait un gros chat, non ? Il ressemble à ton Sachi. »
Sachi, qui s'était frottée à mes pieds, grogna mécontente : « Nanu. »
Entre-temps, Jii=Maamu et Dim=Rutim avaient ligoté les quatre pattes de la panthère à deux. La bête semblait consciente, se débattant faiblement.
Et quand on s'en rendit compte, beaucoup de visages apparaissaient à l'entrée. Les chasseurs et soldats de garde, ainsi que les chiens de chasse des Ruu.
« Mais pourquoi "la Dent du Prince" ferait-elle ça... Est-ce sur ordre du prince Powa-Dinō ? »
À ma question, répondit d'une voix solennelle : « Non. »
« C'est bien une panthère noire, mais ce n'est pas la "Dent du Prince" qui protégeait Powa-Dinō. À toi, elle a l'air identique ? »
« Euh, oui. Elles se ressemblent trait pour trait. »
« Identiques... La couleur du poil et des yeux est la même, mais la carrure est totalement différente. Et surtout, l'état d'esprit est tout autre. »
Face à cette réplique d', je fus encore plus confus.
Alors, Gazlan=Rutim, qui me protégeait, parla calmement.
« Je soupçonne... que les bandits ont joué leur coup suivant. Si cette panthère blessait un soldat de Jagar avant de s'enfuir, il serait facile de faire porter le chapeau à Powa-Dinō. »
« C'est... ça... mais Rorgamt n'a rien dit au sujet d'une panthère, si ? »
« Probablement cette panthère agissait de concert avec l'autre vieux. Et pendant le trajet depuis Shim, on a dû arranger les choses pour qu'elle ne se montre pas devant Rorgamt, en prévision de cette situation. »
Au moment où Gazlan=Rutim achevait sa phrase, de nouveaux bruits éclatèrent à l'extérieur.
Me retournant vers l'entrée, je vis Donda=Ruu apparaître en écartant les soldats. Ses yeux bleus flamboyants se braquèrent d'emblée sur Rudo=Ruu.
« Si c'est réglé, rapporte-le vite. Jiza s'impatiente parce que la bête n'est toujours pas achevée. »
« De ton côté, t'as appelé les chasseurs de Min, alors mon absence pose pas problème, non ? D'ailleurs, pourquoi le vieux est sorti lui-même ? »
« C'est un tumulte de cette ampleur. ... Hé, vos gens de maison viennent d'attraper un autre bandit. »
et moi écarquillâmes les yeux.
« Les gens de maison... c'est Gilbe ? Gilbe a attrapé un autre bandit ? »
« Oui. Pour contrôler cette bête, un bandit devait l'accompagner. Vos gens de maison n'ont pas prêté attention à la bête et ont pourchassé ce bandit. »
« Ah. Gilbe a reçu l'ordre d'attraper les humains qui ne sentent pas le Grigi. Il a juste obéi. »
En disant cela, Rudo=Ruu dévoila ses dents blanches.
« Gilbe aussi, il est bien dressé... Oh, il a l'air de revenir. »
Au milieu des murmures des soldats, Gilbe en armure entra pesamment dans la terre battue. et moi accourûmes vers lui.
« Gilbe... tu as encore accompli un exploit inestimable. »
Gilbe aboya joyeusement : « Waf. »
Derrière lui, deux chasseurs s'approchaient. Ils tenaient, un de chaque côté, une forme enveloppée dans une cape noire à capuche.
« Shimiral=Ririn est là ? On s'y connaît pas en poisons, alors on vous laisse le soin de le traiter. »
« Bien. Amenez-le dans cette maison. »
Donda=Ruu ôta ses sandales de cuir et monta lui aussi dans la grande pièce.
Le corps du bandit fut confié à Jii=Maamu et Dim=Rutim. Et quand la capuche trempée de pluie fut rejettée... apparut le visage vieilli d'un homme de l'Est.
Ses longs cheveux noués derrière la tête étaient d'un blanc pur. Pas l'argent de Shimiral=Ririn, mais une teinte jaunâtre.
Son visage était creusé de profondes rides, et il était squelettique. En revoyant Zatz=Sun qu'on menait sur la route de la ville-relais, je frissonnai.
« Hum... Dommage, on ne peut pas lui brûler le dos de la main. »
Lau=Rei le lâcha en empoignant le bras droit du bandit.
Le dos de cette main était maculé de sang. La peau était déchirée en lambeaux, laissant entrevoir des tissus musculaires.
« Il n'a pas eu la force de mordre le poison, mais il a eu celle de se lacérer le dos de la main. »
« Regarde. Il reste des lambeaux de chair sous les ongles de l'autre main. Il s'est gratté lui-même. »
« Autrement dit... il a priorisé le fait de cacher le marquage du dos de la main plutôt que de se suicider. »
Gazlan=Rutim, les yeux plissés comme pour cacher son regard perçant, se tourna vers Shimiral=Ririn.
« Quoi qu'il en soit, il faut le maintenir en vie. Shimiral=Ririn, pouvez-vous vous en charger ? »
« Oui. Vikezzo, à l'imitation. »
Shimiral=Ririn se pencha vers le bandit, posa sa tête sur son genou et lui'ouvrit la bouche. Le vieillard, paralysé par le poison grâce au coup de tête de Gilbe, se laissait faire.
« De la lumière, s'il vous plaît. »
Dim=Rutim approcha la chandelle du visage du vieillard.
Shimiral=Ririn, d'un air grave, plongea le doigt dans sa bouche... et en retira un objet familier. Une dent en ivoire, une fausse dent.
« Une seule fausse dent... Désarmement terminé. »
Avec l'aide de Jii=Maamu, on lui retira d'abord la cape noire. Puis, de sous les vêtements qu'il portait dessous, on sortit divers objets comme par magie. Aiguilles, flacons, fléchettes, petits sachets... l'armement empoisonné de l'Est.
« Il en cache encore plus que Rorgamt... Une fois l'affaire réglée, ligotez-le aussi. Demain matin, on l'emmène à la ville-château. »
Donda=Ruu déclara d'une voix grave.
On ne savait quand, mais des officiers de la garde rapprochée et de l'armée de Jagar s'alignaient aussi dans la terre battue. Leurs yeux brillaient d'une lumière sévère.
Et... un nouveau personnage apparut. Une cape à capuche bleu indigo, « l'Œil du Prince ».
« Nous avons réussi à capturer un bandit de plus. »
« l'Œil du Prince » le dit d'une voix posée.
L'officier de Jagar regarda l'inconnu avec perplexité, puis se tourna vers .
« J'ai entendu l'échange tout à l'heure, mais je vous prie de confirmer encore une fois. Cette bête n'est vraiment pas celle que menait le prince Powa-Dinō ? »
« Certes. Pas d'erreur. Donda=Ruu et Gazlan=Rutim n'ont pas d'objection ? »
« Oui. La "Dent du Prince" avait un pelage magnifique comme du tissu, mais cette panthère a le poil un peu usé. Preuve qu'elle a longtemps vécu dehors. »
« Hum. En plus, elle est demi-tour plus grande que la bête du prince. Surtout, les membres sont très développés. »
Aux réponses des trois, l'officier de Jagar soupira : « C'est bien ce qu'il me semblait. »
« Alors ceci aussi fait partie du complot pour charger Powa-Dinō. Ils en arrivent à de tels moyens... c'est à en perdre haleine. »
« Oui. Comme Rorgamt a été capturé mais que Powa-Dinō ne semble pas être inquiété, ils ont perdu patience... ou bien ils ont craint que l'enquête ne les atteigne et ont voulu jouer leur coup au plus vite. »
« Ils ont voulu à tout prix ramener un exploit, précipitant leur perte. Vraiment, des gens lamentables. »
L'officier de Jagar disait cela, mais cette fois comme la précédente, ce sont Gilbe et qui ont déjoué le complot. Sans leur activité, les manigances de l'ennemi auraient peut-être parfaitement réussi.
(Bien sûr, c'est Tikatorasu qui a préparé l'armure de Gilbe, et sans la protection des soldats, la situation aurait pu être bien pire... mais au final, c'est grâce à la force de tous ceux qui se sont rassemblés à Genos qu'on a stoppé le complot, non ?)
Tout en songeant ainsi, je me retournai vers , qui commençait à retirer l'armure de Gilbe.
Tandis que Gilbe lui léchait la joue, affichait un visage apaisé. Pourtant, au fond de ses yeux bleus, une lueur acérée subsistait.
« Encore un. »
murmura ces mots.
Selon le témoignage de Rorgamt, il y a deux vieux bandits. Le dernier, acculé, va-t-il prendre quelle initiative... Comme pour le deviner, plissait les yeux avec acuité.