Aller au contenu principal

Isekai Ryouridou

Chapitre 1125

Isekai RyouridouIsekai Ryouridou
Chapitre 1125

Chapitre 1125

Chapitre 1125/122092%~17 min de lecture3 222 mots

« Après cela, nous avons enlevé les rochers bloquant le chemin, rejoint les autres soldats, éliminé les œufs de sauterelles, et avons pu rentrer. »

Gazlan=Rutim mit fin à son long récit par ces mots.

C'était l'après-midi du jour où le corps expéditionnaire était revenu à Genos. Après avoir fini mon travail à l'étal, je m'étais rendu directement au village des Rutim.

Dans la même pièce se détendaient les membres de la famille principale des Rutim — Dan=Rutim, Ra=Rutim, Ama=Min=Rutim, Zédias=Rutim, Zwaï=Rutim, Oura=Rutim. Ainsi que moi et . Je m'étais demandé s'il ne valait pas mieux ne pas déranger leur moment familial, mais je n'avais pas pu me retenir d'accourir.

Les trente-six chasseurs étaient tous rentrés chez eux, quelques blessés légers mis à part. Le plus gravement touché était Diil=Dai, qui s'était fait casser plusieurs côtes en protégeant Gazlan=Rutim.

Venaient ensuite l'aîné de la famille Sun, qui s'était blessé à la jambe en tombant. Mais comme ses os n'avaient rien, on avait diagnostiqué qu'il pourrait reprendre la chasse au giba après un peu de repos.

L'aîné des Lavitz avait aussi une entaille au crâne nécessitant des points de suture, mais il avait apparemment bu du vin de fruit chaque soir pendant le trajet retour, donc ça ne devait pas être grave. Rai'erufamu=Sudra et Digdo=Ruu avaient également reçu des chutes de pierres en fuyant la caverne qui s'effondrait, mais on m'avait assuré qu'il n'y avait aucun souci.

« Vraiment, merci pour votre dur labeur, Gazlan=Rutim. Désolé de débarquer alors que vous êtes épuisé. »

« Ne vous en faites pas. La fatigue de ces trois jours s'est complètement dissipée. Au contraire, me contenter de faire galoper le totos me laisse trop d'énergie. »

En disant cela, Gazlan=Rutim arborait une pointe de mélancolie, mais retrouvait vite son sourire habituel et apaisé.

Ama=Min=Rutim, tenant Zédias=Rutim dans ses bras, souriait heureuse. Quant à notre Dan=Rutim, ses yeux brillaient comme ceux d'un enfant.

« C'était une drôle d'aventure, tout de même ! Au fond, c'était quoi, ce dernier monstre ? Un grand serpent avec des yeux gros comme des têtes humaines ? »

« Je n'en sais rien. L'astrologue Arishna... l'a appelé "l'ombre du dieu maléfique". Elle a dit que les adeptes de la secte du dieu maléfique avaient offert leur vie pour faire manifester l'ombre du dieu maléfique en ce monde... mais c'est une histoire qui dépasse notre entendement. »

« Hum ! Donc ces types se sont tous suicidés, encore une fois ! Il n'en reste vraiment plus aucun en vie ? »

« Oui. Arishna nous l'a garanti. La faction qui vénérait le dieu serpent Ketua sur ces terres a péri jusqu'au dernier. »

Tout en parlant, Gazlan=Rutim nous fit le tour de son regard limpide.

« À Genos, toutes les sauterelles ont été éliminées, paraît-il. Qu'elles aient été éradiquées en moins de quinze jours, c'est ce qu'il y a de mieux. »

« Effectivement ! On m'a dit qu'elles pondent leurs œufs au bord de l'eau, alors on a vérifié ça à fond ! On ne verra plus jamais leur sale gueule en Moribe ! »

« Puisque l'éradication des sauterelles a été proclamée ce matin même dans la ville-relais, et que Gazlan=Rutim et les vôtres rentriez pile à ce moment-là, ça explique l'énorme agitation. »

À mes mots, Gazlan=Rutim sourit doucement.

« C'était vraiment une sacrée agitation. On aurait dit que la ville était encore plus en liesse que pendant la fête de la Résurrection... une ferveur qui n'avait rien à envier aux banquets de Moribe. »

« Oui. Tout le monde avait le cœur serré par le fléau qu'avait apporté la secte du dieu maléfique. Le corps expéditionnaire qui l'a éradiqué est revenu sain et sauf, alors la joie a explosé. Moi aussi, je ressens la même chose. »

Après avoir dit ça, je décidai de lui faire part du doute qui me rongeait.

« Mais... Gazlan=Rutim, vous allez vraiment bien ? Vous avez l'air... un petit peu moins en forme. »

« Euh. La fatigue du voyage ne laisse aucune trace. Simplement... l'horreur de l'existence de la secte du dieu maléfique a peut-être jeté une ombre sur mon cœur. »

En disant cela, Gazlan=Rutim sourit avec encore plus de mélancolie.

« Je n'ai pas réussi à les comprendre, au bout du compte. Il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien dans ce monde... et je le trouve regrettable. »

« Regrettable ? » demanda Ra=Rutim, prenant la parole pour la première fois depuis un moment. Chauve, une barbe blanche lui descendant jusqu'à la poitrine, c'était l'aîné des Rutim.

Face à son regard d'aigle, Gazlan=Rutim acquiesça.

« Il resterait encore plusieurs factions de la secte du dieu maléfique tapies dans l'ombre. Je ne parviendrai sans doute pas à m'entendre avec elles non plus... et si nous devions nous croiser, je n'aurais d'autre choix que de les abattre en ennemis. Comment des humains nés sur le même continent d'Amushorn peuvent-ils devoir s'entre-tuer ainsi... c'est ce que je trouve regrettable. »

« Mais les gens du royaume, eux aussi, se font la guerre à l'échelle nationale, non ? »

« Oui. Mais face à la secte du dieu maléfique, on a vu cette fois que les gens de l'Est et du Sud, pourtant ennemis, peuvent unir leurs mains. C'est dire à quel point la secte du dieu maléfique est reconnue comme un mal absolu. Moi-même, du fond du cœur, je trouve leur existence abominable. Les gens du sanctuaire qui vénèrent la même grande déesse me semblent si recommandables... pourtant, je ne peux qu'avoir de la haine pour la secte du dieu maléfique. Je trouve cela frustrant. »

« ... Tu es trop perspicace, et ton cœur est trop pur, Gazlan. »

Ra=Rutim, au visage dur et tendu, esquissa soudain un sourire doux.

« En d'autres termes, tu es déçu de toi-même de ne pouvoir que haïr les autres. Mais c'est un karma que portent tous les humains, alors pas la peine que toi seul t'en fasses tout un plat. »

« Tout à fait ! Pas la peine de pardonner à des types qui ont fait des trucs aussi inhumains ! Gazlan ne s'était pas porté volontaire, j'y serais allé moi-même pour les exterminer ! »

Dan=Rutim rit aux éclats en claquant vigoureusement le dos de son fils.

« Et puis, ce genre de tourments finira par disparaître ! Alors d'autant moins besoin que tu te prennes la tête ! »

« Disparaître ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? »

« Leur vœu, c'est de réveiller la grande déesse ou je ne sais quoi, non ? Mais la grande déesse, elle finit bien par se réveiller toute seule, pas vrai ? Du coup, une fois leur but atteint, ils n'auront plus aucune raison de faire le mal ! »

« Ah, je vois... mais même si la grande déesse se réveille, ils pourraient continuer à haïr les quatre grands royaumes. Cette fois, ils useraient de la magie pour nuire aux royaumes... »

« Tu te prends vraiment la tête pour un rien ! Le moment venu, ce sera aux gens de l'époque de se creuser la tête ! Peut-être même que ce sera le tour de Zédias. »

Et Dan=Rutim, le visage fondu en un sourire attendri, pinça les joues rebondies du dormeur Zédias=Rutim.

« Si Zédias hérite de ta sagesse, il s'entendra peut-être bien avec les types de la secte du dieu maléfique ! S'il me ressemble, il dégainera sans hésiter ! Quoi qu'il en soit, ce fléau ne pouvait être repoussé que par le combat ! Pas la peine de trouver ça regrettable, tiens-toi droit ! Toute la ville de Genos vous bénit en ce moment même ! »

« C'est vrai. Moi aussi, je suis du même avis que Dan=Rutim... Gazlan=Rutim est trop perspicace, du coup il ressent des regrets et des douleurs qu'on ne peut pas comprendre. »

« Pas du tout », répondit Gazlan=Rutim avec un sourire gêné.

Et imitant Dan=Rutim, il caressa les cheveux de son cher enfant du bout des doigts.

« Moi aussi, maintenant, je devrais juste me délecter de la fierté d'avoir pu protéger la vie de ma famille chérie. Pardon d'avoir sorti une histoire sombre en pareille occasion. »

« Pas du tout. C'est moi qui ai fourré le nez où il ne fallait pas, alors ne vous en faites pas. »

Le seul récit de Gazlan=Rutim avait suffi à me faire ressentir vivement l'horreur de la secte du dieu maléfique. Lui qui les avait affrontés directement avait sans doute vu son cœur rongé par cette existence venimeuse. J'espérais qu'il profiterait pleinement de ce moment chaleureux en famille pour guérir sa fatigue mentale.

« Bon, bah... on va y aller, nous... »

Au moment où j'allais dire ça, Sachi, qui était roulée en boule à côté de moi, poussa un « nau », et Gilbe, dans la cour, aboya court : « waf ».

« On dirait qu'un visiteur non-moribe est arrivé en charrette. »

, qui avait déposé son sabre, aiguisa son regard à mains nues.

Dan=Rutim inclina la tête sur le côté en faisant « hum ? », saisit son sabre et se leva.

« Encore des gens de la ville-château, peut-être. J'irai voir, vous restez tranquilles. »

Mais Dan=Rutim n'eut pas besoin d'y aller. Le visiteur venait de frapper aux panneaux de porte de la maison principale des Rutim.

« Euh ! Je m'appelle Riko, marionnettiste ! et sont-ils ici ? »

À cette voix nostalgique, je fus sincèrement surpris.

Dan=Rutim s'exclama « Ho ho ! ».

« C'est vous ! J'ouvre tout de suite ! »

Dan=Rutim ouvrit les panneaux, et là se tenaient des visages nostalgiques.

La marionnettiste Riko et Belton, ainsi que le garde Van=Deiro. Dès qu'elle aperçut ma silhouette derrière Dan=Rutim, Riko illumina son visage d'un sourire éclatant.

« ! Vous allez bien ! Vous avez l'air en forme, tant mieux ! »

« C'est pour ça que j'te disais qu'ils tenaient l'étal en ville. Faut pas venir faire le "ravi de vous voir" maintenant. »

Belton brocarda, et Riko fronça les sourcils en lançant un « Tais-toi ! ». D'ordinaire si polie, elle ne faisait aucun cadeau à Belton.

« Ah, pardon de débarquer comme ça sans prévenir ! On nous a dit à la cuisine du kamado de la famille Fa qu' et étaient par ici... »

« Oui oui ! Entrez, entrez ! Après la discussion, on voudrait bien voir une pièce de marionnettes ! »

Dan=Rutim récupéra les sabres et couteaux de Van=Deiro et Belton, et fit entrer les trois invités dans la grande pièce.

« Ça fait longtemps, Riko. Depuis la Lune d'argent... ça fait déjà six mois, non ? »

« Oui ! et les gens de Moribe n'ont pas changé, vraiment tant mieux ! »

Riko semblait tout excitée. En la voyant, acquiesça d'un « Hum ».

« À en juger par ton air, tu as dû apprendre le fléau qui a frappé Genos quelque part, et ça t'a fait mal au cœur. »

« Oui, c'est ça ! En ville, on a entendu plein d'histoires ! Le fléau qui a frappé Genos, c'était les sauterelles, hein ! »

« Si c'était des sauterelles, y'a pas de quoi paniquer les humains comme ça. Putain, on a galéré cinq jours pour accourir pour rien. »

Aux mots de Belton, ce fut au tour de Gazlan=Rutim de réagir.

« Vous avez dit cinq jours. L'histoire est déjà parvenue jusqu'à si loin ? »

« Ah, oui. Avant ça, on était dans un village de pionniers libres pour écouter leur histoire. »

Et là, en entendant la suite de Riko, nous fûmes frappés d'un nouvel étonnement.

Riko et les siens avaient aussi croisé les pionniers libres dont le village avait été emporté par la crue de la rivière.

« Ces gens ont dû fuir vers les terres pionnières de l'Ouest. Comme on leur a dit qu'une horde de monstres s'était envolée vers Genos, on s'est dépêchés de venir. »

« C'est ce qui s'est passé. Moi, j'ai croisé les rescapés de ce village à la ville-relais de Jagar. »

« Hein ! Donc les chasseurs de Moribe partis exterminer la secte du dieu maléfique, c'était Gazlan=Rutim et les vôtres ! »

Riko, elle, était saisie d'une autre surprise.

Bon, ils venaient s'inquiéter pour Genos et tombaient sur une ville-relais en liesse pour le retour du corps expéditionnaire. C'était aussi, à sa manière, un drôle de tour du destin.

« Euh, en résumé : la secte du dieu maléfique a lâché les sauterelles sur Genos, et Gazlan=Rutim et les siens sont allés jusqu'à Jagar pour les exterminer, c'est ça ? »

« Oui. Riko, vous connaissiez déjà l'existence des sauterelles ? Tout à l'heure, Belton parlait comme s'il savait. »

« Ah, oui. Mais seulement comme créature de conte... quand même, lâcher des sauterelles sur une ville, c'est dégueulasse ! C'est bien la secte du dieu maléfique ! »

Après avoir poussé un cri d'indignation, Riko inclina adorablement la tête.

« Mais pourquoi la secte du dieu maléfique a-t-elle fait un coup pareil ? J'avais ouï dire que récemment, elles se terraient dans les montagnes et les champs pour se livrer à des rites suspects... »

« Cette faction-là nourrissait une rancune contre Genos. Lors de la Lune rouge, un groupe caché à Genos a été nettoyé, c'est la représaille. »

« Des adeptes de la secte du dieu maléfique, à Genos ? Je pensais qu'ils évitaient la Cité de Pierre et n'y mettaient jamais les pieds d'eux-mêmes... »

Apparemment, la curieuse Riko ne se contenterait pas d'une explication superficielle.

Gazlan=Rutim sourit avec aisance et commença à expliquer poliment et en détail le fléau de la Lune rouge. En l'écoutant, les yeux de Riko brillèrent d'une curiosité croissante.

« Je vois ! Ils ont repéré une fille douée pour la magie dans les terres pionnières du Nord, et la secte du dieu maléfique est venue l'enlever ! Et sur le chemin du retour, ils ont fait halte à Genos, la fille s'est enfuie et ça a fait un scandale... et cette fille s'était cachée dans la charrette d' et les siens, quel développement dramatique ! »

« Ça veut pas dire qu'on peut en faire une pièce de marionnettes ! La secte du dieu maléfique, c'est trop risqué à manipuler. »

Belton intervint avec une tronche renfrognée, et Riko pinça les lèvres en disant « Je sais bien. »

« Mais c'est dingue qu'en six mois où j'ai quitté Genos, il se soit passé autant de trucs ! a vraiment un destin dramatique, hein ! »

« Non non, cette fois Genos a juste pris le fléau en plein visage, moi personnellement j'ai rien fait. Ce sont Gazlan=Rutim et les autres partis en expédition qui ont vécu l'enfer. »

« C'est vrai. Ça aussi, ça ferait sûrement une pièce passionnante... mais quand même, impossible de traiter la secte du dieu maléfique. Si on montrait une pièce où ils se font exterminer, on deviendrait leurs cibles... »

Et Riko baissa les épaules, déçue.

Voyant ça, Dan=Rutim éclata d'un grand rire.

« Faut pas faire une pièce sur un truc aussi répugnant ! Le fait qu' et Tour=Din aient été reconnus comme les meilleurs gardiens du feu de Genos, ça c'est une histoire bien plus marrante ! »

fit mine de vouloir arrêter Dan=Rutim, mais Riko avait déjà les yeux brillants : « Quoi ? »

« Récemment, un prince de Jagar a organisé des séances de dégustation à Genos ! et Tour=Din y ont gagné plusieurs fois, et du coup ils ont été reconnus comme les numéros un de Genos ! »

« Un prince de Jagar ? Des séances de dégustation ? C'est quoi, cette histoire ? »

Riko se pencha en avant, toute excitée, et Belton lui tapa sur la tête, enfouie sous ses boucles mignonnes.

« C'est pour ça que j'te dis qu'il est trop tôt pour attaquer une nouvelle pièce. Faut d'abord bosser l'entraînement de la nouvelle pièce et préparer les costumes des marionnettes. »

« Je l'sais bien ! Mais ça m'intrigue ! Un jour, peut-être qu'on en fera une nouvelle pièce ! »

Riko et Belton se mirent à se toiser comme des chiots qui se battent pour de la nourriture.

Alors, Ama=Min=Rutim, qui observait silencieusement avec un sourire, prit la parole.

« Vous avez dit tout à l'heure "entraînement de la nouvelle pièce". Vous en avez créé une nouvelle, ces six derniers mois ? »

« Ah, oui ! C'est "La Bénédiction de Muduarl", un conte superbe ! Dès qu'on aura les nouveaux costumes, il faudra absolument que vous la voyiez ! »

« Dans ce cas, pour aujourd'hui, on voudrait en voir une autre ! Ça tombe bien, au lieu du banquet ! »

Aux mots de Dan=Rutim, Riko pencha la tête : « Au lieu du banquet ? »

« Oui ! En ville-château aussi, ils ont annulé les banquets, alors on fait pareil ! Comme les champs de Doreimu ont été ravagés, faut faire attention aux provisions, c't'histoire ! »

« Ah, c'est ça... Oui. Si notre pièce peut vous divertir, on la jouera avec plaisir. »

« C'est entendu ! Alors aujourd'hui, vous dormez au village des Rutim ! Si vous voulez, et les siens pourraient aussi rester, ça fait longtemps ! »

« Ah, non. On a été logés chez les Ruu pendant presque quinze jours, alors aujourd'hui on veut passer la soirée chez la famille Fa. »

Après avoir répondu ainsi, je me tournai vers Riko et les siens.

« Du coup, je pourrai vous inviter demain ou après-demain ? La pièce me tente, mais racontez-moi aussi quel voyage vous avez fait ces six mois. »

« Oui ! , vous aussi, racontez-nous en détail ces séances de dégustation ! »

Le sourire gai de Riko détendit encore l'atmosphère.

Alors, Gazlan=Rutim, qui observait en silence jusqu'ici, prit la parole à son tour.

« Permettez-moi une proposition, moi aussi... Ne pourriez-vous pas jouer votre pièce aussi à l'extrémité sud de Doreimu ? »

« L'extrémité sud de Doreimu ? La zone qui a subi les dégâts des sauterelles ? »

« Oui. Les gens qui y vivent sont probablement encore en plein chagrin. Si on invoque le prétexte de les consoler, on pourra peut-être obtenir une récompense de la ville-château. »

Les gens de Sauti vont aussi cuisiner sur commande de la ville-château. Ce travail doit rapporter un petit salaire.

« La négociation avec la ville-château, je m'en charge. Si vous obtenez leur accord, pourrez-vous aller jusqu'à l'extrémité sud de Doreimu ? En charrette, ça prend plus d'un koku... »

« Oui, bien sûr ! Si vous achetez notre art, on le vendra avec joie ! »

« Merci », répondit Gazlan=Rutim avec un sourire d'une grande douceur.

Il revenait à peine de sa mission d'extermination, le cœur meurtri par l'existence de la secte du dieu maléfique, et pourtant il pensait déjà aux gens de l'extrémité sud de Doreimu et formulait cette proposition. C'était le genre d'homme qu'il était.

( Vraiment... je n'arriverai jamais à la cheville de Gazlan=Rutim. )

Avec cette pensée, je lui adressai un sourire.

Gazlan=Rutim, l'ayant remarqué, me rendit un sourire encore plus doux.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.