Aller au contenu principal

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 827

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 827

Chapitre 827

Chapitre 827/94188%~8 min de lecture1 526 mots

Le président No-Life King.

D'une certaine manière, l'adversaire le plus terrifiant se tient devant moi.

Depuis que je suis arrivé dans ce monde, y a-t-il eu un seul ennemi qui m'ait inspiré une telle peur ?

Mais je parviendrai sans faille à conjurer la crise qui menace ce monde.

C'est ma manière de prendre mes responsabilités, moi qui ai parlé de travail avec trop de légèreté et ai fini par attirer ce monstre économique jusqu'à ma ferme.

« Président, président… »

« Quoi donc !? Une commande pour notre entreprise ! Nous couvrons tous les domaines imaginables, du nettoyage des toilettes au démantèlement de météorites, nous acceptons tout ! »

Ils font trop de choses…

Ne me laisse pas intimider.

L'époque a changé. Le temps où il suffisait de travailler comme un forcené pendant la forte croissance est révolu, et après la bulle et l'ère glaciaire, la société réclame une nouvelle façon de travailler.

Je suis moi aussi un enfant de cette époque.

C'est pourquoi j'ai confiance en ma victoire dans ce combat.

La solito connaissance moderne sans rivale !

Les vieilles idées doivent être balayées par les nouvelles !

Mes idées avant-gardistes vont percer les valeurs figées de l'ancienne génération !

Allons-y !

« Euh… Président, connaissez-vous quelque chose qui s'appelle la loi sur les normes du travail ? »

« Je la connais, mais en quoi cela me concerne-t-il ? »

Oui, l'alliée de tous les travailleurs, la loi sur les normes du travail.

Selon elle, on ne doit pas faire travailler plus de quarante heures par semaine… et plus de huit heures par jour !

Votre politique du travail ne la viole-t-elle pas !?

« Hahaha, que dites-vous là. Ce n'est après tout qu'une loi de l'ancien monde. Dans ce monde différent, elle est totalement dépourvue de sens. »

« Nguh !? »

« D'ailleurs, nous sommes déjà morts. Il n'existe pas de loi qui lie les morts, n'est-ce pas ? »

« Gunugogogogogogogo…!? »

C'est fichu !?

Ce président, contre toute attente, a blindé sa logique, on ne peut pas le réfuter si facilement !?

L'ennemi est bien plus coriace que je l'imaginais… !

Mais je n'ai pas encore perdu ! Ici, je dois moi aussi me ressaisir et préparer mon second et mon troisième coup.

« … Président, dans l'autre monde, après votre départ, on s'apprête à mener une réforme du mode de travail, vous savez ? »

« Je vois ! Une réforme pour pouvoir travailler plus longtemps et plus intensément !! »

Non non non non non non non.

L'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse, l'inverse.

C'est une réforme pour pouvoir travailler plus tranquillement, avec plus de marge !

Pour pouvoir rentrer tôt à la maison, entre autres !

« Vous dites des choses étranges. Même si on rentre à la maison, il n'y a rien à faire, non ? »

« Hieeeeeee !? »

« Alors travailler est bien plus efficace comme utilisation du temps. »

« Non, enfin… il existe aussi un système appelé télétravail, pour travailler depuis chez soi… »

« Il suffit d'habiter sur le lieu de travail. »

C'est foutu, c'est dangereux, ce type, sa façon de penser diffère fondamentalement de celle des gens normaux !?

C'est parce qu'il y avait plein de gens comme lui au début de l'ère Showa que le Japon a réalisé une croissance miraculeuse ?

« Puisque c'est ainsi, laissez-moi vous dire l'ultime argument… ! Président, votre façon de penser actuelle… ! C'est ce qu'on appelle une entreprise noire !! »

« Bu, black aaaaah !? »

Comment ça !?

Même le président devrait en rester coi… !?

« Black… black, si on parle de carte de crédit, c'est la couleur suprême qui dépasse le gold et le platinum… ! Autrement dit, ma compagnie est reconnue comme une entreprise de haut standing !? »

« Eeeeh ? »

L'endroit change, la perception des couleurs change aussi.

Certes, le noir a une image de luxe, mais quand même !?

La carte de crédit, ou « credit card » en raccourci, monte en grade : type standard, carte gold, carte platinum, carte black, paraît-il.

Je n'en ai jamais eu, alors je ne sais pas trop.

Pour un guerrier d'entreprise qui se bat au quotidien, la carte de crédit serait le seul référent de la valeur des couleurs !?

Est-ce que « entreprise noire » s'appelle comme ça parce que le noir a une image de luxe… !?

… Non non non non non non !

Danger. J'allais me faire endoctriner à l'envers, moi !?

Vraiment terrifiant.

« Quel homme terrifiant, président. Même la sainte ne parvient pas à le manier… »

« Personne ne peut convaincre le président. Dans sa tête, le travail est le bien suprême. »

Sensei et Belfegamiria me regardent à moitié résignés !?

Attendez, ne m'abandonnez pas !

Je peux encore le faire ! Je peux le faire !

« Tiens, en prévision de la future entreprise, j'ai composé un hymne de compagnie. Voulez-vous l'entendre pour essayer ? »

« Hein ? »

Sans attendre ma réponse, il se met à fredonner a cappella.

« ♪ C'est joyeux, c'est joyeux, le zombie n'a ni jour de repos… ni salaire ni rien ♪ »

« Arrêteeez ! »

Le parfum de parodie qui s'en dégage est déjà mauvais, mais le contenu des paroles est carrément désastreux.

Un président qui ne trouve sa joie qu'à travailler est trop dangereux.

Il ne me reste plus qu'à le sceller sans choisir les moyens.

Mais comment faire pour le maîtriser ?

Un workaholic né dans le Japon de l'ère Showa, je n'ai jamais rencontré d'adversaire aussi coriace.

Né dans le Japon de l'ère Showa ?

Ah.

Une bonne idée me vient.

« Président président ! Ceci ceci ceci ceci ceci ! »

« Oui ? Qu'est-ce que c'est ? »

« Regardez bien ceci !! »

Ce que je sors devant lui, c'est…

Un kotatsu !

« Ko!? Ko-ko-ko-ko-ko-ko-ko…, ko-ta-tsuuuuuu !! »

Ça a marché, comme prévu.

Pour quelqu'un qui a grandi dans le Japon de l'ère Showa, la puissance magique du kotatsu est d'une efficacité redoutable !

Qu'il soit un guerrier d'entreprise de l'ère Showa qui refuse tout repos, il ne peut pas résister à la magie du kotatsu !!

Je n'aurais cru que le kotatsu que j'ai fabriqué l'autre jour servirait ici.

On ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie.

« Oh ? Oh oh oh oh oh…!? »

« Bien, voici la deuxième vague ! Subis l'assaut des montagnes de mandarines !! »

Je pose sur la table du kotatsu un panier tressé rempli à ras bord de mandarines !

Ce combo à deux temps, le président pourra-t-il y résister !?

« Kotatsu… Kotatsu… !! Ce kotatsu où je glissais mon corps glacé en rentrant des tournées d'hiver, pour goûter à sa chaleur… ! »

Le président affiche la mélancolie d'un salaryman en service qui ne peut pas boire d'alcool, puis…

Hésitant, il glisse ses pieds dans le kotatsu.

Il n'a pas pu résister à la tentation, tout en tergiversant.

L'intérieur est suffisamment tiède grâce à la pierre magique de génération de chaleur douce. Ses pieds doivent maintenant trembler d'une quiétude comme s'ils étaient revenus au printemps de son village natal.

Son corps n'est plus que des os, mais c'est justement pour cela que la chaleur du kotatsu le frappe directement et efficacement.

Il n'y avait ni radiateur halogène ni tapis chauffant électrique à l'époque Showa.

C'est pourquoi il n'existe pas de natif de l'ère Showa capable de résister au dieu unique qu'est le kotatsu !

« Foooooooh !? On on on… !? La chaleur du kotatsu !? Et cette étroitesse ! C'est comme si j'étais revenu dans le ventre de ma mère, quelle quiétude… ! »

Après avoir savouré un moment la chaleur du kotatsu, on finit par entendre le ronronnement paisible du président.

Les morts-vivants n'ont pas besoin de dormir, mais ils peuvent dormir s'ils le veulent.

« Bien, c'est maintenant !! Sensei, je compte sur vous ! »

« Compris. »

Le président est téléporté de force, kotatsu compris, par la magie de transfert de Sensei.

Sa destination : les dunes où il se trouvait à l'origine.

Une fois revenu à lui, il reprendra sans doute sa tâche de compter les grains de sable des dunes.

« Haa, c'était dangereux… »

« S'il sortait dans le monde extérieur, la société économique de ce monde risquerait de s'effondrer pour de bon. »

Vraiment, un homme terrifiant qui recelait la possibilité de détruire ce monde.

L'évaluation qui le place au niveau de Sensei, du Professeur et du Vieux Maître n'était pas erronée.

« … Les humains, quand ils dépassent les bornes, il n'en sort rien de bon. »

Ce que j'ai pensé à travers cette rencontre avec le président, c'est ça.

Travailler, c'est bien, mais rien ne doit dépasser les limites.

D'ailleurs, depuis que je suis venu dans ce monde, l'essentiel, c'est de vivre tranquillement en glandant.

Je ferai de cette rencontre une leçon, et désormais, sans penser à l'environnement de travail ni à rien, je gérerai ma ferme en glandouillant tranquillement.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.