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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 553

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Chapitre 553

Chapitre 553

Chapitre 553/75174%~10 min de lecture1 862 mots

C'est parti pour l'ouverture officielle du château d'Oakbo !

De nombreux participants visaient le donjon, traversaient le pont, gravissaient la pente et pénétraient dans l'enceinte du château !

Les spectateurs qui les encourageaient ! Grâce à la démonstration de Silver Wolf-san et sa troupe, l'ambiance était à son comble, alors les acclamations avaient une toute autre énergie !

Des stands de restauration régalaient ces spectateurs !

Le stand de ramen de Veil et la boutique de haricots de Lettuce Rate & Holcosphon (des fèves de soja fermentées y étaient aussi en vente) étaient devenus des habitués.

Cette année encore, le stand d'oden de Bacchus était présent en déplacement et rencontrait un grand succès.

J'avais toutefois prévenu à l'avance : « Ici, servir de l'alcool est interdit », avais-je communiqué.

Côté stands inédits, il y avait une boutique qui proposait des beignets de pieuvre.

Incroyable, c'était Platy qui la gérait.

« Qu'est-ce que tu fabriques, Platy !? »

''Tu as ton deuxième enfant dans le ventre, alors j'aimerais que tu évites de trop t'agiter, non ?''

Elle portait même Junior sur le dos. N'était-ce pas effrayant d'avoir un appareil à beignets de pieuvre brûlant juste devant soi !?

« Ce gars de Veil rafle la popularité avec ses ramen, alors je me disais que je finirais bien par lui tenir tête avec quelque chose ! »

« Une rivalité incompréhensible !? »

« Heureusement, Kra-chan le kraken m'a donné plein de tentacules de pieuvre, alors je fais des beignets de pieuvre à la chaîne ! Venez, venez ! Des beignets de pieuvre délicieux faits par une belle femme mariée ! »

En attendant, comme Junior avait l'air de s'ennuyer, je l'ai gardé près de moi.

Les stands étaient aussi bondés de cette façon.

Les participants au tournoi principal du château d'Oakbo avaient aussi augmenté par rapport à l'an dernier, établissant un record historique.

C'était une excellente chose, vu l'engouement.

Si l'on devait pointer un problème, c'était que les participants étaient trop nombreux pour être gérés.

On en était au niveau « Si on fait les choses normalement, le soleil se couchera avant que tout le monde ait pu tenter sa chance ! », et à ce rythme, il aurait été impossible de faire profiter de l'attraction à tous les clients.

Comme ils étaient venus de loin, c'aurait été regrettable, alors j'ai essayé divers stratagèmes.

La mesure adoptée fut de diviser le parcours de stratégie en plusieurs options cette fois-ci.

Pour qu'on puisse progresser dans l'assaut du château depuis divers angles, nous avons préparé plusieurs types de parcours d'infiltration au château d'Oakbo, que les participants pouvaient choisir.

Ainsi, ils se disperseraient et beaucoup de clients pourraient en profiter en peu de temps.

Il y a des clients qui viennent de loin, et même si on organisait sur plusieurs jours, ce serait gênant s'il n'y a pas d'hébergement.

Donc, l'organisation sur plusieurs jours reste un défi pour l'an prochain…

Cette année, c'est un nouveau format pour que tout le monde puisse en profiter en une seule journée.

Baptisé « Conquête aérienne du château d'Oakbo : parcours de conquête aérienne » !

Le développement datait de l'an dernier : un gros catapulte projetait un être humain tout entier, et grâce au parachute équipé qui amortissait la chute, on profitait d'une nage aérienne.

L'an dernier, ce mécanisme avait aussi été utilisé pour mater une rébellion.

Depuis, on a accumulé les améliorations pendant un an, vérifié la sécurité à fond, et c'est enfin devenu une attraction officielle du château d'Oakbo.

D'abord, on préparait un gros catapulte pour projection humaine, et on y lançait ensemble le participant et l'instructeur.

Une fois une altitude suffisante atteinte, on déployait le planeur pour capter le vent et voler.

Puis, si on atterrissait bien dans la zone d'atterrissage aménagée au donjon, c'était validé.

L'amélioration, c'est le développement du planeur qui a permis de voler assez librement.

L'an dernier aussi, il y avait eu comme attraction une séance d'expérience de projection humaine, mais c'était juste un truc où on lançait et on tombait.

L'adoption du planeur cette fois a élargi considérablement ce qu'on peut faire en l'air et a ajouté de la dimension ludique.

Le planeur saisit le vent, permettant de virer à droite, à gauche, de changer d'altitude, tout selon la volonté de l'utilisateur.

Bien sûr, la sécurité a été amplement prise en compte : un instructeur doit obligatoirement être en tandem pendant le vol en planeur.

Après tout, ceux qui volent sont des amateurs.

En cas de vent latéral soudain, ou si la peur des hauteurs faisait commettre une erreur de pilotage… l'instructeur prend immédiatement les commandes pour stabiliser.

Ce sont les gobelins qui font office d'instructeurs.

Comme ils sont menus et légers, même en tandem, ils ne devraient pas poser de problème de poids, mais en fait, ce projet de nage aérienne lui-même est une idée des gobelins, leur projet mené par eux.

Cette année, ils ont accumulé les recherches, poussé la sécurité à l'extrême, et c'est grâce à leurs essais-erreurs que la forme actuelle est achevée : c'est leur mérite.

En quelque sorte, cette attraction est le lieu de présentation où leurs efforts ont porté leurs fruits.

Ils y mettent d'autant plus de cœur.

Le projet où les gobelins ont mis leur âme n'est pas seulement au sommet de la sécurité, il a aussi une excellente dimension ludique.

Le déroulement de base : on est projeté du catapulte, on vole droit au donjon, mais entre les deux existent plusieurs points de contrôle, et le système ajoute des points à chaque passage.

Concrètement, on fait flotter des ballons dans les airs, et la règle est qu'on marque des points en touchant les repères suspendus dessous.

C'est le gobelin en tandem qui juge si le contact avec le repère a été correctement effectué.

Le calcul des points est aussi fait par les gobelins, ce qui veut dire qu'ils assurent à la fois la sécurité, l'arbitrage et le comptage des points.

Même en cas de crash, nos gobelins peuvent secourir le client et s'en sortir indemnes, c'est facile pour eux.

C'était un dispositif sans faille.

Et on remettait des prix à ceux qui avaient accumulé un certain score et atterri sain et sauf au point prévu du donjon.

C'était censé n'être qu'un événement secondaire pour désengorger le tournoi principal, mais les candidats affluaient bien au-delà des prévisions, c'était la pagaille.

À la fin, les gobelins seuls ne suffisaient plus, et des étudiants en échange relativement expérimentés sont venus en renfort pour qu'on arrive à tourner.

Pour les gens, « vouloir voler librement dans le ciel » est sans doute l'un des grands rêves.

La structure est encore simple, le temps de vol court, mais les gens se sont rués vers cette attraction qui réalise le rêve humain.

Même ceux qui n'avaient pas l'habitude du pilotage, qui n'avaient marqué presque aucun point et avaient atterri, rentraient en disant « Ah, c'était trop bien !! » avec le sourire.

Heureusement, aucun accident digne de ce nom ne s'est produit, et à ce stade, le grand succès du projet était acté.

Il n'y avait qu'un point un peu particulier, toutefois…

…………

Moi qui faisais le tour du château d'Oakbo, je suis tombé sur une scène qui semblait être une dispute.

Disputait, mais ce n'était ni une bagarre ni une engueulade, pas cette atmosphère menaçante.

On dirait qu'on suppliait insistamment, et l'air embarrassé.

Ceux qui étaient embarrassés, c'étaient nos gobelins de la ferme.

À cause de ça, leur nage aérienne qu'ils gèrent est à l'arrêt, non ?

« Quoi quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? »

« Ah, mon seigneur !? »

Moi aussi, en tant que responsable suprême, je me suis joint à la conversation pour savoir ce qui s'était passé.

Ceux qui arguaient étaient le gobelin chargé de l'accueil des participants et un homme de la race humaine, vers la quarantaine.

L'homme d'âge moyen était bien mis, on aurait dit un noble ou quelque chose du genre.

« Ce client voudrait qu'on laisse son fils monter sur le planeur… »

« ? Il suffit de le laisser monter, non ? »

« C'est là qu'est le problème… »

D'après ce qu'on a entendu, le fils de ce noble s'était blessé à la jambe il y a quelques années, et il ne peut plus marcher tout seul.

C'était une blessure grave, et même guéri complètement, le médecin avait dit qu'on ne savait pas s'il pourrait remarcher normalement.

« Depuis, mon fils est abattu, je l'ai amené en voulant à tout prix le remonter le moral… ! Pouvoir voler dans le ciel, une expérience qu'il n'a jamais vécue, je suis sûr qu'il en serait ravi. Je vous en prie, je vous en prie… »

Et le père du garçon blessé, cet homme d'âge moyen, suppliait ainsi.

''Mince, je comprends ce qu'il ressent. Moi aussi, en tant que père, je compatis à l'inquiétude pour son enfant, ça me serre le cœur.''

Mais en même temps, je comprends aussi pourquoi les gobelins sont embarrassés.

Ce projet, depuis sa conception, a constamment eu pour priorité absolue la sécurité.

Après tout, on vole dans le ciel.

On a poursuivi la sécurité pour qu'on ne tombe absolument pas, et même si on tombe, pour qu'il n'y ait aucune blessure, et c'est comme ça qu'on a abouti à la forme d'aujourd'hui.

Ainsi, on a pu avoir la fierté du « sécurité absolue », mais ça repose sur le postulat que le participant lui-même n'a pas de problème de santé.

On fait une audition avant la participation pour vérifier s'il n'y a pas d'inquiétude côté santé, et la règle est de refuser catégoriquement si la personne a bu de l'alcool.

Le gobelin de l'accueil le sait, donc il ne peut pas autoriser facilement, mais il ne peut pas non plus refuser froidement, et c'est pour ça qu'il est à bout.

''Alors c'est à moi, responsable global, de trancher.''

« Appelez Gobukichi. »

« Mon seigneur !? »

Lui, le gobelin le plus fort qui supervise l'équipe des gobelins, a la force et la technique, il saura sûrement bien gérer.

« Normalement, la règle veut qu'on refuse les personnes avec des soucis de santé, mais en souhaitant que votre enfant retrouve la forme, on va le faire voler en cachette. Monsieur le père, merci de garder le secret. »

« Oh ! Merci beaucoup ! »

''La compassion l'emportant sur les règles, quel homme pitoyable que je suis.''

Gobukichi, appelé, a fait voler en planeur le garçon blessé en tandem avec son habileté habituelle.

Plus que de marquer des points, il a profité de la pure nage aérienne, et à la fin, a même fait un grand virage avant de revenir sain et sauf au sol.

Le garçon qui s'était renfermé, sans doute parce qu'il s'était trop amusé à voler, avait après l'atterrissage les yeux tout brillants et semblait avoir le moral remonté à bloc.

S'il a repris autant d'énergie, sa blessure guérira plus vite et il pourra à nouveau courir partout.

Le père m'a remercié maintes fois, au point que j'en avais presque les larmes aux yeux.

Même dans un autre monde de fantasy.

Le grand ciel donne apparemment du courage aux gens.

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