Aller au contenu principal

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 433

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 433

Chapitre 433

Chapitre 433/59173%~9 min de lecture1 708 mots

C'est moi.

Comment se passent les choses pour Bacchus, je me le demandais.

C'est moi qui avais eu l'idée de la façon de commercialiser l'oden une fois qu'il serait prêt.

Bacchus voulait organiser un grand événement comme lors de l'ancienne exposition, pour servir saké et oden devant une foule nombreuse, mais j'ai mis mon veto.

Au final, quand il y a une fête, les buveurs font un maximum de bruit et finissent par déraper.

C'est pour ça qu'on a raté l'exposition.

Alors pourquoi ne pas tenter quelque chose à plus petite échelle cette fois ?

Puisqu'on a le saké et l'oden, autant faire une petite izakaya et laisser chaque client qui passe la porte prendre le temps d'apprécier l'alcool.

Bacchus a approuvé, et c'est lui-même, contre toute attente, qui a fini par tenir le rôle de patron.

Le terrain et le bâtiment pour la boutique appartenaient déjà au culte de Bacchus, alors on y a envoyé l'équipe des orcs illico pour rénover en une journée.

Qu'ils réservent en permanence un emplacement de choix dans la capitale magique pour on ne sait quel usage, ça force le respect, ce culte de Bacchus, me suis-je dit distraitement.

C'est comme ça qu'a démarré l'izakaya Bacchus.

Les stars du menu : l'oden et le saké produit à la ferme.

Le premier jour a été un succès, d'après Bacchus lui-même qui en était tout ravi, alors ça devrait rouler pour la suite.

Aujourd'hui, deuxième jour, j'ai décidé d'aller voir par moi-même.

Je me suis téléporté par magie. J'ai rejoint la capitale magique, et quand je suis arrivé devant la boutique...

« À l'aide ! Saint, à l'aaide ! »

Bacchus avait l'air d'être dans de beaux draps.

Il était ligoté à en perdre haleine, impossible de bouger.

« Pourquoi !? »

Je venais pour une inspection tranquille de l'izakaya, moi.

Pourquoi est-ce que je tombe sur une scène qui sent le sang et la mort à plein nez !?

« Ce sont ces gens-là qui ont ligoté Bacchus-sama ? »

Vérena, qui m'accompagnait, le faisait remarquer.

Je ne peux pas utiliser la magie de téléportation, donc j'ai toujours besoin qu'on me dépose et qu'on me récupère. En plus, pour marcher dans la capitale magique, avoir un guide local est rassurant, alors je lui ai demandé de venir.

Le groupe qu'elle du doigt avait une sale gueule, c'est le moins qu'on puisse dire.

Pas l'allure de soldats ni de fonctionnaires. Des tenues disparates, typiquement civiles.

Donc ce n'est pas un ordre venu d'en haut qui a conduit à ligoter Bacchus.

Un règlement de comptes privé, alors ?

Dans ce cas, moi, le Saint Kidan.

Je prête main-forte à mon ami Bacchus et je fais boire du sang à l'épée sacrée maudite Dry Schwartz !

« Un instant, s'il vous plaît. »

Vérena m'arrête, moi qui montais en tension comme jamais.

« Ne serait-ce pas des membres de la guilde des izakayas ? »

La guilde des izakayas ?

« Le Royaume des Hommes n'a que la guilde des aventuriers, mais... dans le pays des démons, il y a des guildes pour tous les métiers, qui pratiquent l'entraide mutuelle. La guilde des izakayas s'est séparée de la guilde des restaurants, ce sont les établissements qui servent de l'alcool et à manger qui l'ont fondée. »

Hé bien.

C'est comme ça que les artisans indépendants s'entraident et se serrent les coudes pour protéger leur commerce.

« Et pourquoi les gens de la guilde des izakayas ont-ils ligoté Bacchus ? »

« Probablement parce qu'il exerçait sans autorisation. »

Ah.

On n'avait rien prévu de ce côté-là pour ouvrir une boutique dans la capitale magique !?

Même dans un autre monde, la capitale magique est une ville de droit, civilisée à sa mesure.

Faire du commerce demande une autorisation, forcément !?

Dans les plans de Bacchus, le but principal était de faire connaître la grandeur du saké et la saveur de l'oden, alors il a zappé l'aspect rentabilité !?

C'est ça qui a causé ce merdier !?

Des types de la guilde des izakayas, qui avaient l'air franchement louches, s'adressaient à Bacchus ligoté.

« Hé, frérot, t'as demandé la permission à qui pour faire ton commerce ici ? »

C'était typiquement le genre de réclamation de pizzo de la part de types flippants.

Non mais c'est bon, ça ?

La guilde des izakayas, c'est une organisation légale, non ?

« Pour tenir un resto dans la capitale magique, faut faire partie de nous, la guilde des izakayas. »

« L'ignorer, c'est nous chercher des noises. Quoi ? Tu veux te batter ? »

C'est des gens de la pègre, purs et durs, qui nous cherchent des noises !!

Faut que je sauve Bacchus, et vite !!

« Cependant, c'est étrange... »

Vérena a l'air d'avoir remarqué quelque chose.

Mais c'est pas le moment de jouer aux détectives, bordel ! Faut intervenir, tout de suite !

« Certes, l'exercice illégal est un problème grave pour la guilde. Mais est-ce que ça justifie de débarquer en nombre pour l'encercler comme ça ? Il doit y avoir une autre raison... »

Hein ?

Pendant qu'on discute, Bacchus se fait serrer les vis et il est en danger, lui !

« Kyaa ! À l'aide ! Au secours ! »

Il crie comme une demoiselle en détresse, là !

« Il faut le sauver, tout de suite ! »

« Non, observons encore un peu. Pour résoudre le problème, il faut connaître le but de l'adversaire. »

Pourquoi t'es aussi froide, Vérana-san !?

Pendant ce temps, les types de la guilde des izakayas encerclent Bacchus...

« D'habitude, on ne pousse pas aussi loin. Mais cette fois, y a une raison pour qu'on soit durs. »

« Espèce de... ! C'est où que t'as chopé ce saké ! »

Ils posent lourdement une bouteille d'un shō.

C'est pas le saké (daiginjo) que Bacchus a créé lui-même, par hasard ?

Il a dû l'apporter de son resto d'oden...

« Ce saké est un nouveau cru créé par le dieu du saké Bacchus-sama ! Pourquoi un truc aussi précieux se retrouve dans ta boutique pas enregistrée à la guilde !? »

« On a découvert que ce saké, c'est le saké幻 qui n'a été servi qu'un seul jour lors de l'exposition de l'an dernier ! Et que c'est un cru de Bacchus-sama en plus ! »

« Crache ! D'où t'as eu ce saké ! Parle ! »

Ah, je pige.

Le « sakaya » qui n'a été ouvert qu'un seul jour lors de l'exposition de la ferme.

Le nouveau saké de Bacchus servi là-bas est devenu une légende.

Suite aux problèmes qui ont fermé le « sakaya », ces nouveaux crus sont devenus introuvables pour le grand public, objet de toutes les convoitises chez les buveurs.

Du coup, quand ça réapparaît dans une boutique inconnue, les gens de la restauration changent de visage.

C'est un produit qui partirait comme des petits pains, c'est sûr.

« Parle ! Crache le morceau ! C'est où que tu l'as fourré, ce saké ! »

« Le nouveau saké créé par Bacchus-sama... ! Un resto clandestin sans permis n'a pas le droit de servir ça ! C'est à nous, la guilde des izakayas, de le gérer et de le distribuer correctement ! »

« Faut aussi rendre des comptes à la guilde des brasseries et à la guilde des marchands de saké, qui sont nos guildes sœurs ! »

« Si tu craches le morceau honnêtement, on t'inscrira spécialement à la guilde des izakayas, nous ! »

Les guildes sont découpées par métier, hein...

« Dans le cas de la guilde des izakayas, elle est aussi catégorisée parmi les guildes de la restauration, ce qui complique encore les choses. Les frontières floues entre guildes sont une source permanente de conflits. »

Vérana le dit, l'air exaspérée.

Pendant ce temps, l'interrogatoire de Bacchus par la guilde des izakayas continuait.

« Tu parles toujours pas ? Si tu tiens absolument à te taire... »

« On va te faire parler avec ta propre cuisine... »

Ah !?

Ce qu'ils sortent, c'est pas l'oden que Bacchus sert dans son resto !?

Ils le font bouillir à gros bouillons, bien au-delà de la température idéale !?

« Allez, cause vite, sinon on te fourre cet oden brûlant dans la gueule ? »

« Tu veux quoi en premier ? Le daikon gorgé de bouillon bouillant ? Ou le ganmodoki ? »

Quelle barbarie !

Utiliser un délicieux oden comme instrument de torture, c'est une violation de la convention de Genève !

J'en peux plus de rester coi !

« Ça suffit, vous deux ! »

« Nwaa ! C'est qui, toi ! »

Les voyous de la guilde des izakayas sont surpris et décontenancés par mon irruption.

Leur comportement est impardonnable !

J'interpelle Bacchus, toujours captive.

« T'as plus à endurer ! Révèle ta vraie nature ! Fais-leur comprendre contre qui ils se sont mis à dos ! »

« Oh, Saint ! C'est bon ! C'est la levée du limiteur, ça !? »

Sur mon appel, Bacchus libère sa divinité.

Jusqu'ici, pour jouer le rôle de patron d'oden à fond, il scellait sciemment son pouvoir de demi-dieu, mais sur mon autorisation, il lève le verrou.

La puissance divine qui jaillit fait naturellement sauter les cordes qui le ligotaient, les projetant au loin.

« Oooooooh !? »

« Kooooore waaaaa !? »

Les voyous sont abasourdis.

Ils lèvent les yeux vers Bacchus, qui a完全に repris sa divinité et flotte dans les airs.

« Tenez-vous tranquilles ! Savez-vous qui est cette personne ! »

J'en remets une couche pour achever le travail.

« Ce type, c'est le dieu du saké qui a créé l'alcool, Bacchus en personne ! »

« Eeeeh !? » « Usooo !? »

Pour une guilde qui gère l'alcool, le dieu du saké Bacchus est la divinité qu'ils vénèrent.

Ils ont ligoté, interrogé, et failli faire bouffer de l'oden brûlant à ce même Bacchus.

Quel sacrilège !

« Heheee ! »

« Pardon ! Pardonnez-nooous ! »

Les voyous s'aplatissent au sol en vague.

C'est réglé, ça ?

***

Au fait, l'oden brûlant a été refroidi à bonne température avant qu'on ne le déguste tous ensemble avec plaisir.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.