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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 431

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Chapitre 431

Chapitre 431

Chapitre 431/59173%~7 min de lecture1 346 mots

C'est ainsi qu'on en est venu à parler de préparer des accompagnements pour l'alcool.

Pourtant, ça ne semble pas être un problème si grave que ça.

Cette ferme existe déjà depuis un bon moment. Elle a produit beaucoup de choses pendant ce temps, et parmi elles, il y en a naturellement qui peuvent servir d'amuse-gueules pour boire.

Des edamames qui vont bien avec la bière.

Du fromage qui va bien avec le vin.

J'en ai fabriqué toute une variété.

Je me dis qu'il suffirait de les servir tels quels, mais ça ne couvre pas tout.

Il y a d'autres types d'alcool, après tout.

Pour l'instant, je voudrais au moins préparer des accompagnements pour le saké et le whisky.

Pour le whisky, rien ne me vient tout de suite à l'esprit, alors je mets ça de côté pour l'instant...

Le saké... et puis aussi le shochu, voyons ce qui irait bien avec.

Il paraît que le saké a eu un franc succès au « bar » limité au premier jour de l'exposition.

Si je parviens à bien préparer les amuse-gueules pour le saké, je pense qu'il n'y aura plus de gros trous dans la gamme.

C'est pourquoi j'ai réfléchi mais...

... Le saké va avec tout, du coup, quand on cherche LE truc parfait, on se retrouve au contraire perplexe ?

Je parte sur les grands classiques : surume ou shiokara ?

Mais le but des accompagnements, cette fois, c'est purement d'éviter de faire boire l'alcool à jeun pour favoriser sa décomposition.

Dans ce cas, il vaut mieux quelque chose de consistant qui remplisse l'estomac et dilue l'alcool.

Un truc à base de féculents, peut-être ?

C'est là que j'ai eu l'idée.

« L'oden, tiens !! »

L'oden, c'est le grand classique des bars à boire.

Boire un coup de kan chaud avec de l'oden sur un yatai, c'est l'un des moments de bonheur suprêmes pour un buveur.

L'oden peut remplacer le riz, et du coup la quantité d'alcool qui rentre dans le corps diminue.

Moins de gueules de bois, logiquement !

« Bon, je me lance ! Je vais faire un oden qui va à merveille avec le saké ! »

« Je compte sur toi, Saint ! Pour répandre mon alcohol, s'il te plaît, mène cet oden à la perfection ! »

Bacchus, qui écoutait à côté, retrouve soudain toute son énergie après son abattement.

« Espèce d'idiot !! »

« Gboh !! »

J'envoie valser Bacchus d'un lariat.

« Qu'est-ce que tu fais en laissant ça aux autres !? C'est TON problème, ton vœu de faire boire de l'alcool à plein de gens, non !? »

Remis par écrit, c'est un souhait franchement pourri.

« Du coup, tu laisses aussi la fabrication des amuse-gueules aux autres !? C'est TOI qui dois le faire ! C'est parce que c'est TOI qui l'auras fait de tes mains que cet oden ira PARFAITEMENT avec TON saké !! »

« Ooh !! »

Un revirement spectaculaire.

Mon sermon a fait mouche sur-le-champ...

« Le Saint a raison... ! Qu'est-ce que je faisais à bêtement rêvasser !? Si je tiens vraiment à l'alcool, je dois mettre tout mon cœur à fabriquer moi-même les accompagnements ! L'alcool et le sakana, mêlés indissociablement, voilà le vrai sakana !! »

Ouais, c'est ça.

« Saint ! J'ai retrouvé mes esprits ! Cette fois, je suis plus motivé que jamais pour répandre la grandeur de l'alcool dans le monde entier ! »

Puisqu'il sort cette réplique, Bacchus est complètement remis.

Bon, alors faisons cet oden ensemble !

Je laisse la main à Bacchus, mais j'aide évidemment, moi aussi !

« L'oden, ça demande des ingrédients ! Un plat coloré par une multitude de garnitures variées, c'est l'oden ! »

« Ooh ! »

« Donc on va réunir les ingrédients de l'oden un par un ! Quand tout sera réuni, n'importe quel vœu sera exaucé, parait-il ! »

C'est sûrement un autre truc, ça.

Voici les ingrédients qu'on va réunir pour l'oden...

1. Daikon

2. Œuf

3. Konbu

4. Konnyaku

5. Tofu

6. Chikuwa

7. Mochi

... C'est tout !

« D'abord, va chercher le daikon, Bacchus ! Tu peux arracher ceux qui poussent dans notre champ ! »

« Roger ! »

Bacchus fonce vers le champ.

« Du daikon, c'est ça ! J'arrache ceux qui poussent par là... hein ? Pourquoi il sort tout seul de la terre ? Et son bout est fourchu en deux ? Comme des pattes ? ... Ah, il s'enfuit !? Pourquoi un daikon court-il de lui-même !? Attendez-moi ! »

Les cultures de chez nous ont récemment évolué vers des territoires inconnus.

Pendant que Bacchus fait la course avec le daikon, j'avance de mon côté.

Le tofu, le chikuwa, le mochi et compagnie sont des ingrédients qui nécessitent une transformation, alors j'utilise ceux que j'avais préparés à l'avance.

Je ne les jette pas tels quels dans la marmite à oden.

En les retravaillant, ils évoluent pour devenir ces trucs qu'on ne reconnaît plus que comme « ingrédients d'oden ».

D'abord le tofu.

Je le fais frire tel quel dans l'huile pour en faire de l'atsuage.

Voilà un ingrédient d'oden de prêt.

Ensuite, j'égoutte du tofu et je le fais frire pour en faire de l'aburaage. Je fourre du mochi dans la poche ainsi formée, et voilà un kinchaku au mochi.

Il y a encore d'autres trucs qu'on peut faire avec le tofu.

Je repars du tofu cru. Je l'écrase en bouillie, j'y mélange des carottes et du burdock hachés.

Je façonne des boules et je les fais frire : ganmodoki terminé.

Je n'aurais cru qu'un seul bloc de tofu pouvait donner autant d'ingrédients d'oden.

Heureux d'avoir fait du tofu pour satisfaire le caprice de Lettuce Rate, à l'époque.

J'ai été déçu quand le lait de soja m'a tout piqué, mais franchement, bien fait d'avoir préparé du tofu !!

... Et puis, je fabrique le chikuwa.

J'ai déjà fait du kamaboko, donc j'utilise l'expérience et les ingrédients.

Atsuage, kinchaku au mochi, ganmodoki, chikuwa.

Ça fait déjà quatre ingrédients d'oden !

Étape suivante, tentons le konnyaku.

... En fait, c'est le plus gros casse-tête cette fois.

Parce que je n'ai jamais fait de konnyaku de ma vie.

C'est un ingrédient discret, disons, du coup l'occasion ne s'était jamais présentée.

Mais l'oden sans konnyaku, c'est impensable.

Le shirataki, c'est du konnyaku à la base.

... Si je me souviens bien, le konnyaku se fait à partir d'un tubercule, non ?

Je l'ai vu dans l'épisode où Run cherche à percer le secret du Zantetsuken.

Il y a la méthode « faire pousser le konnyaku avec le "Porteur Suprême" et le transformer », mais ça va prendre du temps.

Que faire...

Tiens, quelqu'un arrive.

« Je suis l'esprit du konnyaku, Konnyaku Mondo. »

« Sérieux ? »

Même le konnyaku a son esprit !?

Mais ça va ? Le konnyaku, ça ne pousse pas sur un arbre ? Un esprit d'arbre, c'est parce qu'il hante un arbre, non !?

« Ne vous souciez pas des détails. Plus important, il parait que vous vous êtes récemment fiancé... ! »

« Ah, oui. »

C'est pour le prince Arowana et Puffa, et Hendler et Lamp Eye, je suppose ?

« Pour fêter vos fiançailles, je vous apporte du konnyaku. »

« C'est un jeu de mots pourri !? »

C'est par quel déroulement minable qu'on se retrouve avec du konnyaku !?

En plus, il y a même du ito-konnyaku, donc du shirataki !

Et même du tama-konnyaku en bonus !?

« Si vous le souhaitez, je viendrai un autre jour vous enseigner la fabrication du konnyaku depuis le début. Alors. »

« Merci... ? »

Grâce à ce développement inattendu, j'ai obtenu du konnyaku sans lever le petit doigt.

Au même moment, Bacchus a enfin réussi à capturer le daikon et a aussi chopé des œufs en se battant avec Yoshamo.

Le konbu restant, je l'ai récupéré comme ça auprès de Platy.

Tous les ingrédients sont réunis.

Quand tout ça mijote ensemble, la marmite se transforme en coffre à bijoux !...

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