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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 427

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Chapitre 427

Chapitre 427

Chapitre 427/59172%~8 min de lecture1 581 mots

Ainsi fut enfin décidé le mariage entre le prince Arwana et Pappa.

Vive la joie !

De nombreuses personnes se mirent à les acclamer de leurs applaudissements.

« Félicitations ! »

« Tout le bonheur du monde ! »

« Qu’ils soient très heureux ! »

« Tch... »

Qui était-ce qui cliquait des dents, là ?

Il s’agissait probablement de quelqu’un qui désirait lui aussi se marier sans y parvenir, et qui éprouvait donc de la jalousie.

Pour l’heure, ce n’était pourtant que deux êtres.

« Parfait ! On rentre au Royaume des Mers maintenant même ! En fait, j’ai déjà préparé tout ce qu’il faut pour la cérémonie en plusieurs endroits. Nous sommes prêts. Il ne nous reste plus qu’à accueillir la mariée pour pouvoir lancer l’échange dès aujourd’hui ! »

« Yeah ! Comme toujours, mon cher mari ! »

Les deux tourtereaux s’enlacèrent avec d’autant moins de pudeur qu’ils étaient sous les yeux de tous.

S’ils avaient perdu la tête, cela signifiait juste qu’ils s’étaient retenus bien trop longtemps.

Tant mieux pour eux.

N’était-il pas toutefois un peu hâtif de célébrer la cérémonie immédiatement ?

« Franchement, il m’est impossible de tout organiser en si peu de temps. »

« Hein ?! »

La reine Sheila prit la parole pour souligner le problème.

« C’est normal. Même si les préparatifs de la cérémonie sont prêts, ceux concernant les invités ne le sont absolument pas. Personne ne se déplacera à l’appel en une seule journée. »

« Si l’on ne doit prononcer que des vœux, deux personnes suffisent amplement ! »

« Vous ne pouvez procéder ainsi. En tant que futur roi et future reine des Mers, vous devez inviter des personnalités influentes venues de tous horizons afin de faire les choses dignement. C’est le devoir propre aux souverains. »

« Hmm… Quoi ?! »

Le couple ayant justement passé son temps à s’interroger jusque-là sur la notion même de royauté, il lui fallait prendre garde à sa réponse.

« Et puis, mademoiselle Pappa. N’aurez-vous pas encore des choses à accomplir avant le mariage ? »

« Non, je n’en ai aucune. »

« Répondez-moi plutôt avec franchise et clarté. »

Aveuglée par sa promesse de mariage, Pappa ne voyait clairement rien d’autre.

« On vous a confié une tâche importante dans cette ferme, n’est-ce pas ? Comptez-vous vraiment abandonner brusquement vos fonctions pour partir rejoindre votre époux ? »

Quand on y réfléchissait, c’était bien le cas.

Les techniques pharmaceutiques magiques du peuple marin étaient indispensables à la ferme.

Que ce soit pour fabriquer des engrais accélérant furieusement la pousse des cultures, ou bien des réfrigérants refroidissant instantanément les pièces pour servir de glacière, mais aussi pour confectionner des remèdes ordinaires traitant blessures et maladies, tout reposait sur les savoir-faire secrets des sirènes.

Parmi eux, Pappa dirigeait à elle seule le département de l’alimentation fermentée.

Autrefois, Plati s’en chargeait, mais elle avait transmis ses compétences lorsque la ferme s’était agrandie.

Si Pappa épousait le prince Arwana, elle ne pourrait plus demeurer sur place.

Comme on l’avait déjà répété maintes fois, épouser un roi impliquait des responsabilités à la hauteur.

« ……Pappa va donc quitter la ferme… »

Jusqu’à présent, son attention était focalisée sur le projet de mariage en soi, sans véritablement mesurer les conséquences. Une fois unis, Pappa vivrait évidemment dans le Royaume des Mers, auprès du prince Arwana.

Elle ne resterait donc pas ici. À la ferme.

« C’est vrai que la ferme sera sérieusement embêtée. Plus je suis compétente, plus le trou laissé par mon départ sera vaste. »

« Ta formulation manque de tact ! »

Néanmoins, sa réflexion tenait la route : sans Pappa, le service des produits fermentés tournerait court.

Impossibilité pour Plati de reprendre simplement le flambeau comme autrefois.

Puisque c’était précisément parce que ses mains commençaient à être trop pleines qu’elle avait délégué.

« Rassurez-vous, j’ai déjà pris les dispositions nécessaires. »

Pappa fit alors sortir une jeune fille de nulle part.

Cette apparition soudaine me rappela quelque chose.

« Tu faisais partie des compagnes d’Enzel… »

« C’est Discus ! J’ai été choisie pour succéder à ma grande sœur Pappa !! »

Successeur ?

Une titulature bien pompeuse.

Je croyais reconnaître l’une des suivantes de la seconde princesse du Royaume des Mers, Enzel, venue récemment à la ferme.

Après avoir affronté les six sorcières incluant la grande sœur Plati, elle avait essuyé une cuisante défaite et servait ensuite sans relâche sur la ferme en pénurie de bras.

Traitée presque comme une apprentie de ces six figures magiques.

Discus faisait partie de ce lot.

« Je lui ai inculqué la totalité de mes techniques de mise en conserve et de fermentation. Elle possède largement les qualités requises pour me remplacer à la tête du département. »

« Vraiment ? »

Alors qu’elle arrivait totalement ignorante en matière de production ici-bas.

« Une fois partie, confiez-lui tout. Concernant la préparation des légumes lacto-fermentés, elle atteint désormais mon propre niveau. Je pourrais presque lui céder le titre même de Sorcière du Grand Froid. »

« Grande sœur… ! »

La cadette se mettait les larmes aux yeux, mais n’avait-elle rattrapé sa grande sœur que dans le domaine spécifique des fermentations ?

Ne serait-il pas préférable qu’elle maîtrise davantage d’autres arts avant d’obtenir un tel nommage sorcier ?

« Au passage, tu as bien formé ta relève, hein. Pas de faille dans ton organisation. »

« Absolument ! Dès que les fiançailles furent actées, j’ai organisé chaque détail pour pouvoir déménager dans la foulée ! »

L’acharnement de Pappa quant à son union était effectivement phénoménal.

……Bien. Les craintes de la ferme quant à son départ semblaient donc levées. Allait-on enfin dire adieu à Pappa.

« ……Toi, tu vas t’en sortir ? On peut compter sur toi pour la suite… ? »

Je posai quand même la question à la jeune sirène Discus, nouvellement désignée.

S’il fallait assurer l’intérim, elle devrait logiquement s’installer à la ferme pour une durée indéterminée, de toute évidence.

« Oui ! Je l’ai promis à ma grande sœur ! Je veillerai à ce que son poste soit parfaitement tenu à sa place ! »

« Je vois. »

Tout semblait donc réglé.

On eût dit que le mariage de Pappa et du prince Arwana allait s’accomplir sans accroc…

« Attendez une seconde !! »

On venait de les interrompre.

Qui était-ce ?

Après que tout venait de trouver une conclusion si satisfaisante ?

« J’émets un veto sur cette décision ! Moi seule suis apte à succéder à ma belle-sœur Pappa, non ?! »

« Euh, quoi ?! »

Toi…!?

« Enzel !? »

La seconde princesse du Royaume des Mers n’était-ce pas !

La petite sœur du prince Arwana et de Plati !

« Cette princesse Enzel pose sa candidature à la tête du secteur de la conservation ! Placez-moi vite à ce poste ! »

« Je refuse. »

« Pourquoi donc !? »

Au lieu de répondre, j’inversai les rôles : pourquoi diable vouloir placer Enzel à la suite de Pappa ?

Alors qu’elle-même avait patiemment formé et officiellement désigné sa remplaçante ?

« Mais enfin ! C’est un service créé par ma sœur Plati et développé par ma belle-sœur Pappa, n’est-ce pas ?! Si je prends leur relais, cela instaurera une tradition selon laquelle les princesses sœurs de la Maison Royale des Mers se transmettraient le flambeau génération après génération !! »

« Invente tes propres traditions. »

Je n’en avais nul besoin.

Cette ferme n’appliquait certes aucune caste héraldique ni principe de lignée.

Discus, seule dotée du talent, du caractère et de la motivation requis, et officialisée par sa devancière, était la candidate retenue.

« Eeeh, je ne veux pas ! Si on me confie exactement le même poste qu’à mes grandes sœurs, cela veut bien dire qu’elles et moi soyons égales, n’est-ce pas ! Je veux être responsable aussi moi ! »

« Une motivation pareille !? »

D’une pureté totalement absente !

« Dis, maman, accepte ! Interviens-toi en ma faveur aussi, s’il te plaît ! »

Enzel se cramponnait alors à la reine Sheila.

En tant que sœur du prince Arwana et de Plati, Enzel était naturellement la fille de la reine Sheila.

De quelle manière la reine Sheila accueillerait-elle ces caprices filiaux ?

« Ah, fort bien. Mon gendre, voudriez-vous satisfaire le souhait d’Enzel-chan ? »

« Elle accepte tout bêtement ?! »

La reine se laissait vraiment envahir par une mollesse maternelle envers sa progéniture ?!

Ayant vu combien le prince Arwana et Plati se montraient sérieux, je pensais qu’elle appliquait une éducation stricte en contrepartie !?

« Eh bien mamaman… elle est fondamentalement excessivement câline avec ses enfants. »

La fille aînée, Plati, le lança avec un visage hautain.

« Notre sérieux et celui de notre frère aîné ont permis à la pression de retomber entièrement sur Enzel, notre benjamine immédiate… Résultat, nous voilà face à une adorable idiote de petite sœur !? »

« Sa punition exemplaire et féroce nous a tout de même permis de maintenir un niveau correct devant le public. ……Enfin, elle reste généralement sage après tout… »

Le prince Arwana arborait lui-même une mine dépité.

« Très bien ! Vu l’impasse, nous n’avons qu’à trancher ! »

Enzel lança cette proposition sans attendre.

« Voyons qui conviendra le mieux en tant que successeur de ma belle-sœur Pappa ! Nous réglerons cela par une compétition de mise en conserve ! »

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