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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 155

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Chapitre 155

Chapitre 155

Chapitre 155/28155%~7 min de lecture1 299 mots

« Cette fois-ci, j'ai vraiment fait quelque chose d'inexcusable. »

La reine des démons Astarès m'a dit cela dès qu'elle est venue me voir.

À côté d'elle, pour une raison quelconque, la fille démon Bati était traînée, ficelée de corde de la tête aux pieds.

… Elle, ce matin encore, elle est partie en disant « Je vais aller inspecter le dernier cri de la mode de la capitale démoniaque ! » avec entrain, tu te souviens ?

Pourquoi est-elle rentrée dans un tel état lamentable ?

« Cette fille idiote a laissé échapper le secret ! »

« Le secret ? »

J'ai demandé les détails à Astarès-san, qui s'excusait sincèrement du fond du cœur.

Il paraît que Bati, de retour à la capitale démoniaque après longtemps, a retrouvé ses anciens camarades de l'époque où elle était vice-commandante des Quatre Rois Célestes.

Alors qu'elles fleurissaient les conversations de souvenirs, le sujet est passé aux nouvelles récentes…

… Et elle a fini par dire qu'on fabriquait des vêtements ici.

Comme punition, elle s'est fait tabasser par Astarès-san.

« L'erreur d'un subordonné est aussi l'erreur du supérieur que je suis. J'ai ainsi fait porter une sanction suffisante à la concernée, mais des excuses directes à Votre Sainteté restent indispensables, c'est pourquoi je me suis présentée avec l'auteure de l'erreur… »

« Non, mais c'est bon !? »

Apparemment, Bati a fait irruption au château du Roi Démon, est allée jusqu'à la chambre d'Astarès-san et s'est prosternée directement en disant « Désolé, j'ai tout balancé !! ».

C'est une attitude très franche, mais là-bas Astarès-san était justement en plein pourparlers commerciaux, et le marchand qui fait la vente en intermediation de nos produits était aussi présent.

Là aussi, le secret a fuité.

« Du coup, elle s'est fait tabasser encore plus !? »

« Je ne sais vraiment pas comment m'excuser… !! Si telle est la volonté de Votre Sainteté, il n'y a pas d'autre choix que de tabasser Bati à un niveau irréversible, pour au moins vous permettre de vous défouler… »

« Non, c'est bon, laisse tomber !? »

Bati a réussi à fond dans le domaine qu'elle rêvait depuis des années, alors elle a voulu se vanter auprès de quelqu'un, c'est normal.

… Hein ?

… C'est pas ça ?

Elle a pas pu faire semblant quand le gars qu'elle aime l'a devinée ?

Elle a un peu piqué sa crise ?

« Nous avons réussi à identifier précisément ceux qui ont appris l'existence de cette ferme et à leur faire jurer le silence. Mais on ne peut pas mettre de cadenas à la bouche des gens. Pour être encore plus sûrs, il faudrait sceller leur existence même… »

« Ça fait peur, peur, peur !? C'est bon, ne t'en fais pas. D'ailleurs j'ai jamais dit "garde le secret", pas une seule fois ? »

C'est vous qui avez décidé de votre côté de garder le secret sur notre ferme, non ?

Probablement. Si ma mémoire est bonne.

« C'est appréciable qu'on nous laisse tranquilles, mais pas la peine d'aller jusqu'à l'omerta (la loi du sang). "La mort aux bavards", c'est trop flippant… »

« Si Votre Sainteté le dit… »

Astarès-san, tout en étant perplexe, a défait les cordes qui attachaient Bati.

Mais Astarès-san, t'es flippante.

Elle s'est mariée, est devenue enceinte, on aurait cru que sa personnalité s'était un peu adoucie, mais sa férocité de général cruel à l'époque des Quatre Rois Célestes est toujours bien vivante.

« Bon, y a des trucs comme l'histoire de Lettuce Rate-chan qu'il faut absolument pas laisser fuiter dehors, mais si vous êtes trop nerveux, nous aussi on étouffe. »

Depuis qu'on a décidé de faire du commerce avec l'extérieur, c'était inévitable que ça arrive, et c'était qu'une question de temps, non ?

« Votre largesse d'esprit, Votre Sainteté, nous touche comme toujours. »

« Profitant de vos paroles, j'ai encore une demande à faire ! »

Bati, libérée de sa punition, était déjà remise sur pied.

Elle déborde toujours autant de vitalité, celle-là.

« Quand je me suis présentée, Astarès-sama et le gars de la compagnie parlaient… »

« Oui ? »

« On veut décider d'une marque. »

« Oui ? »

Une marque ?

Genre Chanel, Tiffany, Hermès dans mon ancien monde ?

« Le marchand qui écoule mes vêtements dit que en faisant une marque pour les produits de haute qualité et de luxe, leur valeur devient compréhensible en un coup d'œil. »

« Ah, je vois… »

Si on dit « C'est la marque de ○○ ! », les clients comprennent la valeur en un mot.

« Mes anciens collègues que j'ai rencontrés à la capitale démoniaque appelaient aussi mes vêtements "marque mystère" et les appréciaient. Pas seulement chaque vêtement individuel, mais tout l'ensemble de ce que j'ai créé a de la valeur, et c'est la marque qui l'exprime en un mot. »

« La proposition du marchand, c'est de pas marquer seulement les vêtements de Bati, mais de faire une marque groupée avec les œuvres des elfes aussi. »

Astarès-san a enchaîné.

Ça veut dire les céramiques, articles en cuir, verrerie, menuiserie que les elfes font, aussi ?

« Les produits fournis par les elfes sont aussi d'une qualité anormale, le marchand était surpris. Il veut tout sortir sous une seule marque pour augmenter la valeur ajoutée et booster les ventes. »

« Y a de plus en plus de gars qui copient mes designs, donc la marque est un moyen efficace pour bien différencier des contrefaçons. »

Bah, c'est pas mal, non ?

Moi j'y connais rien au commerce, mais tant qu'on devient pas cupides, faut foncer sur les astuces pour augmenter les profits.

« Faites comme bon vous semble. »

« Merci beaucoup !! »

Ainsi l'affaire fut conclue.

« Pour ce faire, ce qu'il faut, c'est un nom de marque. »

« Hein ? »

Bati est encore plus gourmande.

« Ce nom de marque, on voudrait que ce soit vous, le maître de la ferme qu'est le Saint, qui le trouviez… »

« Je vous en prie !! »

Avant qu'on s'en rende compte, les elfes s'étaient rassemblés et me suppliaient.

Bah, c'est moi qui le trouve, ça posera le moins de problèmes.

Ici, visons pas un truc tordu, restons sur un nom simple…

« … "Farm" »

Plus que la ferme.

Les vêtements de Bati comme l'artisanat des elfes, tout est fait ici à la ferme, donc c'est naturel.

« C'est noté ! C'est un bon nom !! »

…………

La marque de nos produits a été lancée à un rythme assez soutenu.

Étonnamment, Veil a aussi coopéré…

« Bon, c'est fait. »

Et elle a sorti un truc genre tampon.

« C'est un tampon spécial créé par la magie des dragons. Que ce soit du tissu, du verre ou quoi que ce soit, ça s'applique dessus et ça ne s'efface plus. »

Merci pour ce truc si pratique.

Ce tampon est gravé de "Farm" dans la langue de ce monde, et ce cachet est la preuve indiscutable que c'est un produit de notre ferme.

Tout de suite, on a tamponné à tour de bras les produits de Bati et des elfes qui partaient.

:

Cette scène, mon épouse Platy la regardait avec un air perplexe.

« Qu'est-ce qu'il y a, Platy ? »

« … Non, ce tampon. Même après avoir quitté la main de Veil, la puissance magique du dragon y reste. Cette puissance magique se transmet légèrement aux choses tamponnées… »

« Hein ? »

« C'est-à-dire que c'est comme un objet magique qui donne la protection du dragon à ce qu'on tamponne…, non ? »

Encore de la valeur ajoutée pour notre marque ?

Bah, tant pis.

J'ai décidé de pas trop y réfléchir.

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