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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 1274

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Chapitre 1274

Chapitre 1274

Chapitre 1274/135194%~10 min de lecture1 801 mots

C’est toujours Junior-san, fils du Saint, qui prend la parole.

Une idée m’est subitement venue en tête et j’ai envisagé d’essayer le métier d’aventurier.

L’aventurier passé récemment à la ferme déclara un jour :

« L’aventurier, c’est le seul métier vraiment digne de brûler sa vie pour lui donner un sens ! »

Si je faisais l’expérience moi-même d’un tel métier, n’en aurais-je pas forcément tiré des enseignements précieux pour ma future carrière de Saint et de roi fermier ?

Et voilà pourquoi j’ai foncé vers la guilde des aventuriers.

À peine franchi le seuil, première phrase sortie de ma bouche :

« Excusez-moi ! Je voudrais m’inscrire comme aventurier ! »

« Oui oui, vous souhaitez vous enregistrer. »

La jeune femme postée derrière le comptoir, visiblement une hôtesse-san, a répondu sans la moindre émotion.

Ça y est, les légendaires hôtesses de la guilde des aventuriers ?!

En tant qu’interface de la guilde, elles traitent les dossiers d’une foule d’aventuriers afin de faire avancer les tâches sans accroc !

Avec leur apparence raffinée et leurs gestes élégants, elles constituent un rôle clé servant de véritable vitrine à la guilde !

J’ai comme l’impression que quelqu’un parmi les aventuriers de passage à la ferme m’avait martelé ça de toutes ses forces, mais qui au juste ?

Quoiqu’il en soit, il s’agissait bien d’une hôtesse.

Celle chargée de m’accueillir était plutôt jeune et belle…… probablement.

Seulement, l’atmosphère qu’elle dégageait était étrangement distante, voire même franchement désagréable ; aucun signe de bienvenue ne s’en est dégageait.

Est-ce que c’est comme ça que sont les hôtesses de guilde en réalité ?

Première fois que je voyais le modèle en chair et en os, je ne savais trop quoi en penser.

Tandis que je la fixais silencieusement, l’intéressée semble s’être impatientée…….

« Euh, vous êtes bien là pour vous inscrire en tant qu’aventurier ? »

« Hein ? ……Ah, oui ! »

Il devait m’en vouloir de l’examiner ainsi.

Tant pis. Ma mère m’a prévenu : « Fais attention avec les femmes », et mon père aussi : « On ne sait jamais ce qui peut te valoir une accusation de harcèlement aujourd’hui !! ».

Autant dire qu’il valait mieux rester prudent.

« Il y a beaucoup de monde, des gens qui débarquent de la campagne avec l’idée de se faire remarquer ou de toucher un gros coup facile en tant qu’aventurier… Ce mois-ci, ils commencent à se suivre. Du coup, mon attitude devient nécessairement négligée. J’ai l’impression de répéter la même scène : "Ah, encore toi." »

« Hah. »

« Ah, ne confonds pas, je ne dis pas que tu es ce genre-là spécialement. Ne t’y méprends pas. Et puis arrête de rêver, il n’y aura pas de romance qui va naître de nos échanges ici, tu comprends. C’est de la fantasy, tout simplement. Pas de malentendu sur ce point-là non plus. »

« D’accord…… »

Ses réponses agressives reflétaient-elles la lassitude d’une employée confrontée chaque jour à des adolescents rêveurs, ou bien était-ce tout bonnement sa nature profonde ?

Mais séparer le fond du forme semblait impossible.

Mieux valait donc bien marquer les esprits pour que le service se fasse correctement.

« Très bien, demande d’enregistrement aventurier en cours ! »

J’ai avalé mes mots.

« D’accord, remplissez cette feuille de demande avec vos informations. ……Ah, précisions importantes : ne pas savoir écrire ne fait pas l’affaire. Récemment, la guilde a ajouté la maîtrise de l’écriture et de la lecture comme condition minimale obligatoire. Considérez-le comme une étape d’évaluation simplifiée pour devenir aventurier, si vous voulez bien. »

Je me suis dit « Je comprends ».

On a rapporté qu’autrefois, beaucoup de gens ne savaient ni lire, ni écrire, ni compter. De nos jours, ce n’est plus le cas ; presque tout le monde sait tenir une plume et réciter les tables de multiplication.

Certains ont indiqué que cela découlait de l’ère de paix et de la multiplication des écoles, mais ces bouleversements se sont produits avant que je prenne conscience du monde, alors je n’ai pas bien saisi l’ampleur du phénomène.

Heureusement, j’ai bénéficié d’une éducation complète de la part de mes parents et de mes instituteurs. Je peux remplir tous les champs sans faute.

J’ai tendu mon formulaire.

L’hôtesse-san a feuilleté rapidement le document…….

« ……Je vois, originaire du Royaume des Fermiers. Je croyais qu’on n’y trouvait que des paysans… Vous avez aussi des candidats aventuriers ? Que s’est-il passé ? Vos parents ne vous ont pas laissé hériter de champs ? »

…..

Elle me déplaisait vraiment, celle-là.

Mais je suis resté calme. Un adulte avisé aurait simplement souri pour désamorcer ce genre de provocation !

« J’ai bien pris note de votre demande, mais ne pensez surtout pas être aventurier officiel pour autant. Vous allez devoir passer deux ou trois tests d’aptitude proprement dite. »

Des tests d’aptitude, ah ?

« Autrement dit, un examen. Ils pourraient prévenir dès le départ…… »

――« Les aventuriers ne sont pas sélectionnés sur leur puissance brute, mais sur leur adéquation au métier. Puisque l’objectif est de vérifier cette compatibilité, il convient d’utiliser le terme exact. »

« C’est ce que disent les supérieurs. Vraiment fastidieux, non ? »

En entendant ces mots, le visage du maître de la guilde-san…… nommé aussi le précédent Loup d’Argent…… a surgi instantanément dans mon esprit.

J’ai reconnu là la sollicitude typique d’un homme sérieux et bienveillant.

« Compris. J’accepte volontiers cet examen d’aptitude ! »

« Inutile de vous mettre tant de pression. ……Allons, cette jeune fille fera parfaitement l’affaire. »

Après avoir parcouru du regard un quelconque dossier, l’hôtesse-san a levé le ton.

« Mlle Hibina-san ! Hibina-san, aventurière de rang C, venez vite-vite ! »

….

« Mlle Hibina-san n’est pas là ? Si elle ne vient pas, je la rétrograde ! »

« Aaaaah ! Je suis là ! J’arrive ! »

Se frayant un chemin à travers la foule depuis l’arrière, une grande sœur aux vingt ans environ est apparue.

Les cheveux attachés en queue-de-cheval, elle affichait une silhouette dynamique et dégagée.

« Hey Sariel-san !?! Arrête de tricher pour manipuler les gens comme ça ! Il est évident qu’une hôtesse-san n’a aucun pouvoir de reclasser un aventurier ! »

« Si ça vous dérange, contentez-vous de l’ignorer. D’ailleurs, répondez immédiatement quand on vous appelle. Un aventurier tardif ou lent se fait blacklisté rien que pour ça, par principe. »

L’hôtesse-san s’était fait appeler Sariel-san. Était-ce bien son nom ?

hôtesse-san et aventurière-san.

Que sortirait-on ensuite de cette combinaison archétypale ?

« Voyons, d’après la feuille de demande, vous êtes Junior-san, c’est bien ça ? Je vous assigne à accompagner cette aventurière de rang C, Hibina-san, pour une de ses missions. »

Une escorte ?

« Vous n’avez rien à faire. Restez simple spectateur sans vous mêler aux activités de la mission. Dès notre retour, nous reprendrons contact pour confirmer votre motivation. Voulez-vous vraiment devenir aventurier ? »

Soupir…….

Entretemps, l’aventurière-san s’était muni de son arme, une imposante épée massive accrochée à son dos…….

« Bon, on y va hop-hop. Accourez vite, débutant, je n’ai aucune intention de perdre mon temps à attendre vos pattes de mouche. »

Hah ! Oui, très bien !

Je courrais de toutes mes forces pour ne pas prendre de retard !

À deux fois le son du mur !

…………

Une fois sur place, l’aventurière appelée Hibina-san…… Enfin, c’était bien son nom, non ?

Elle n’était pas là.

Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ?

Aurait-elle fini par s’impatieneter et filer en avant sans moi ?!

« Attendez… Attendez-moi seulement…!! »

Après avoir fait les cent pas pendant une quinzaine de minutes, Hibina-san est finalement arrivée en titubant.

Elle suait à grosses gouttes et a respiré péniblement, haletante.

« Tu utilises un sort de téléportation, ça n’est pas contraire au règlement ?! Et sinon, si tu peux t’en servir, déclare-le dès le départ ! »

Je n’utilisais absolument pas de téléportation.

J’ai simplement couru à deux fois la vitesse du son.

De toute façon, la magie de téléportation ne fonctionnait que vers des points d’ancrage prédéfinis. Impossible de rejoindre n’importe quel endroit sauvage ainsi.

« Bref, le problème principal, c’est comment tu savais que j’irais à ce site de chasse aujourd’hui sans qu’on te l’aie dit ?! Comment tu connais la destination finale ?!»

« Par lecture de pensée directe…… ! »

Ah, vous détestiez qu’on vous volât vos pensées sans autorisation ?!

Désolé, j’ai manqué de délicatesse !

Ce n’est pas grave, je ne percevais que les fluctuations mentales les plus superficielles là où je portais mon attention !

« ……….! »

Hibina-san braqua sur moi un regard hagard, comme celui qu’on réservait à une espèce animale complètement inédite…….

Après quelques secondes, elle détourna le regard et se massa l’arcade sourcillière.

« Bah, peu importe, de toute façon, le déroulé des opérations restait le même. »

Nous étions hors des murs de la capitale royale.

Un vaste champ de plaines entièrement dénudé.

Dans une métropole grouillante de gratte-ciels…… même la capitale, sitôt qu’on franchissait la limite des faubourgs, s’étendait un paysage naturel vierge à perte de vue.

Pour citer mon père, « les autres mondes fantastiques, c’est toujours comme ça ».

Et c’est ainsi que j’ai été traîné dans une plaine déserte peuplée de zéro humaine…

« Qu’alliez-vous me demander de faire, exactement ? »

« C’est ce que Sariel-san t’a déjà expliqué. Cette hôtesse-san glaciale. Simplement observer. »

hôtesse-san impolie…….

Le qualificatif tombait sous le sens.

« À vrai dire, il s’agit d’un test de courage. »

Un test de courage ?

« Exact. L’aventurier est un métier qui frôle la mort en permanence. Errer dans des donjons jusqu’alors inexplorés, affronter des monstruosités gigantesques et terrifiantes…… »

Ah d’accord, compris.

Probablement du genre à combattre des dragons révélant leur vraie forme ou des instructeurs crachant le poison ambiant.

« Il faut un courage bélier pour surmonter pareilles épreuves. Au minimum, on ne pouvait pas tolérer les timorés capables de défaillir rien qu’en apercevant une bête sauvage. Si un lâche pareil rejoignait notre escouade, il mettrait en danger non seulement sa vie, mais aussi celle de ses alliés. »

Effectivement, dans une zone de combat intense, la présence d’un seul élément inert augmentait exponentiellement le niveau de dangerité.

« Donc j’ai abattu des monstres désormais. Regarde le carnage qui va s’opérer. Si tu t’évanouis, lâches prise ou urines dessus, tu seras éliminé sans ménagement. La décision finale m’appartient seule. Considère cela comme une corvée d’entraînement confiée à ta senpai. »

Je comprenais. Merci de bien vouloir veiller sur moi.

Très bien, c’était là que j’ai dû montrer mon courage !

Même si le Roi du Chaos venait à envahir notre monde physique, je n’aurais laissé échapper ni un cri ni une plainte !!

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