Aller au contenu principal

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 1273

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 1273

Chapitre 1273

Chapitre 1273/135194%~8 min de lecture1 584 mots

Je suis Junior, le fils du saint Kidan.

J'ai décidé de m'engager dans un voyage d'entraînement pour apprendre à dompter mon propre caractère.

Mes parents m'ont poussé à surmonter les épreuves et les souffrances afin de devenir assez fort pour un jour prendre la relève de mon père.

Ce périple m'a permis d'accumuler diverses expériences et j'ai bien l'intention de m'épanouir en homme accompli.

C'est pourquoi j'ai quitté la ferme aujourd'hui même !

« Courage, grand frère ! »

« Bon courage, jeune maître, allez jusqu'au bout ! ! »

À la ferme, mes frères cadets ainsi que tous les résidents avec qui j'avais partagé chaque instant tant de jours que de nuits m'ont accompagné jusqu'à la sortie.

« Junioraaaaah ! ! Reviens-nous en vrai homme, ouff ! ! »

« N'oublie pas de nous donner de tes nouvelles régulièrement ! Et si jamais il y a un pépin, tu peux tout à fait revenir immédiatement ! Les techniques de téléportation sont tellement pratiques maintenant ! ! »

Parmi eux, mes parents ont agité les bras avec une énergie débordante.

Pourtant, c'était bien eux qui avaient suggéré ce périple d'entraînement. Pourquoi tanto de zèle soudain ?

Il y avait encore ça…

« Grrrrooaarh ! Lâche-moi ! Moi aussi, j'accompagne Junior ! Nous sommes liés comme des corps à un seul esprit ! »

Viel a tenté désespérément de se faufiler dans mon sillage alors que le professeur du Roi des Morts Vivants le maintenait fermement.

Peu de gens à la ferme parvenaient à contenir Viel.

Endure un peu. Si tu viens avec lui, quel que soit l'obstacle, il s'effondrera sous tes talents et Juniors-kun perdra l'opportunité de progresser.

Le professeur a eu raison.

Me séparer de Viel, qui m'avait suivi sans discontinuer depuis ma naissance, m'a été très pénible. Mais supporter cette épreuve faisait partie intégrante de mon entraînement, alors je suis parti.

La sensation était proche de celle d'un adieu adressé à un grand chien de compagnie.

J'ai éprouvé une pointe de mélancolie à l'idée de quitter l'aile de mon mentor après toutes les leçons que le professeur du Roi des Morts Vivants m'avait transmises.

Mais ce n'était qu'une séparation temporaire !

Je reviendrais immanquablement à la ferme un jour.

Adieu jusqu'à notre prochaine rencontre !

Clac-clac-clac-clac-clac-clac-clac-clac-clac-clac-clac-clac ! !

« Il a pris son départ en courant. »

« En plus, cet enfant peut courir à Mach 2. Même en tant que mère, je me demande comment son anatomie est structurée. »

Aucune idée !

On court quand on veut courir, après tout !

Ainsi a débuté mon périple d'entraînement.

***

Cependant, errer sans direction n'aurait servi à rien ; j'ai donc dû fixer un objectif provisoire.

Avant de partir, mon père m'a recommandé un itinéraire type.

Puisque tu y vas, autant parcourir le monde entier, m'a-t-il conseillé.

Selon lui, en visitant les grandes nations du monde, du Royaume Humain au royaume Démon, puis aux Territoires des Sirènes, et en étudiant de près les modes de vie des petites races intermédiaires, j'aurais collectionné une multitude d'expériences concrètes.

Mon père avait vraiment du jugement.

Le discernement du saint et souverain du royaume de la Ferme a toujours porté du sens.

Respectant ses conseils, j'ai décidé de mettre le cap en premier lieu sur le Royaume Humain.

Le Royaume Humain est le pays habité par l'une des trois grandes races, les humains, et il a récemment frôlé la destruction.

Une particularité rare en soi.

Il s'en est relevé.

Autrefois épuisé par un autoritarisme absolu, le Royaume Humain a, suite à sa défaite militaire, balayé la royauté complaisante et les factions religieuses qui s'y étaient réfugiées, instaurant un système politique sain et réparateur.

Depuis, les dirigeants nationaux ont été choisis par voie électorale. Grâce à Riteseus, devenu le premier président grâce à ce procédé, le pays a connu un essor fulgurant.

Il lui a fallu dix ans pour enfin extirper définitivement les anciennes puissances corrompues infiltrées dans les cercles politiques.

Avec un appareil d'État désormais concentré sur le développement national et la protection de la population, les résultats obtenus ont été spectaculaires…

Ou plutôt, tout cela, je ne l'ai connu que par les cours théoriques dispensés par le professeur.

Il a semblé que l'objectif de ce voyage était désormais de vivre ces réalités de mes propres yeux, de mes propres oreilles et au travers de ma propre peau, afin d'acquérir des savoirs vivants.

Compris d'emblée !

Cela dit, galoper à la vitesse du son sans répit aurait fini par m'épuiser ; j'ai réfléchi donc à un mode de transport adapté.

Après un bon moment de course, j'ai fait un détour par le centre du royaume de la Ferme pour y emprunter le chemin de fer.

Des frais de trajet ?

Ne vous moquez pas de moi, j'ai seize ans passés. J'aide à la gestion de la ferme et du royaume, ce qui m'a valu une allocation d'argent de poche en conséquence.

J'ai également mis de côté mes étrennes annuelles. Je pouvais donc me vanter de posséder une certaine somme pour mon âge.

Je me suis félicité sincèrement que mes parents ne soient pas ce genre de tyrans qui confisquent systématiquement les étrennes sous prétexte de préparer l'avenir… !

C'était donc le moment idéal pour faire honneur à mes économies accumulées !

Je me suis rué vers le guichet de la gare…

« Un billet pour la classe verte ! »

lancé-je.

« Au tarif réduit junior ! »

« Au-delà de douze ans, le prix adulte s'applique. »

Zéro chance… !?

Seize ans, c'était franchement trop vieux pour espérer le tarif enfant.

Pour varier le plaisir, j'allais aussi acheter un bento de gare.

Le modèle classique aux boulettes vapeur !

Celui-ci a bénéficié d'un emballage spécial célébrant ses dix ans de commercialisation.

Franchoum-franchoum-franchoum-franchoum…

Délicieux même à température ambiante ! On sentait tout le soin apporté à sa conception.

Tandis que je savourais ma course-pause, ma destination a été atteinte.

« Gare suivante : Capitale du Royaume Humain, Capitale du Royaume Humain… Terminus. Merci d'avoir choisi le chemin de fer intermondain pour votre déplacement de la journée. Ce train va effectuer un demi-tour et ne reprendra aucun passager supplémentaire. Veuillez en prendre note. »

Je suis descendu.

Houla… Assis aussi longtemps, mes articulations ont crépité.

Voici donc la capitale, la ville royale du Royaume Humain… !

Cela dit, j'y étais déjà venu plusieurs fois.

Mon père m'y avait emmené dès mon plus jeune âge.

Mais explorer la ville seul et librement avait tout de même une importance particulière.

Quelle direction prendre désormais ?

Je pourrais flâner sans but précis dans la métropole… Non, ce serait purement touristique !

Je me serais contenté probablement d'acheter des présents pour mes parents et mes frères cadets avant de renoncer sur le tas !

Il me fallait une expérience plus profonde, capable de rapprocher mes sens de la vraie vie populaire, si je voulais en retirer une richesse utile à mon avenir.

Perdu dans ces réflexions, je hurlais de frustration devant la gare lorsque quelqu'un s'est adressé à moi.

« Tu envisages de te lancer dans l'aventure, mec ? »

Hein ?

En me retournant, j'ai découvert un inconnu aux allures distinguées, arborant un sourire franchement avenant.

Méfiance.

« Pas convaincu ? Ces jeunes gens qui débarquent du train, totalement perdus, finissent souvent par vouloir gravir les échelons de l'aventure. Sauf qu'ils ignorent souvent où se trouve le Guilden… et se demandent dans quel sens tourner. C'est précisément votre cas, non ? »

« Ah bon ? »

« Ou bien tu fais semblant ? »

Un aventurier…

Bien sûr que je connaissais ce terme. De nombreux aventuriers de rang S venaient d'ailleurs nous rendre visite à la ferme.

Ça m'a rappelé de doux souvenirs.

Je me suis remémoré les récits passionnés des aventuriers de rang S venus à la ferme, décrivant avec feu ce que signifiait vraiment ce métier.

Selon leurs témoignages, l'accessibilité de la profession était universelle : il suffisait d'avoir la force nécessaire pour accéder aux postes supérieurs.

Donc, il m'aurait été possible de me lancer directement dans cette carrière, sans attendre ni préparation préalable.

Ça me paraissait être une excellente expérience professionnelle.

Allons-y ! Le thème de mon entraînement au Royaume Humain était fixé.

« Merci beaucoup, monsieur ! Apparemment, j'ai trouvé ma voie ! »

« Euh… Tout va bien ? Tu sais même où se trouve la Guilde… ? »

« Aucun problème, je connais parfaitement ! »

Moi-même, j'avais déjà visité la capitale à plusieurs reprises ; le plan de la ville était gravé dans ma tête !

Et ce n'était pas seulement parce que mon père m'y avait amené ; j'y étais aussi allé traîner avec Viel pour visiter tous les restaurants de nouilles !

La Guilde des Aventuriers se trouvait en sortant par la porte sud, en tournant à gauche au grand carrefour, puis en filant droit sur cinq kilomètres !

Le monsieur m'a observé, médusé, alors que je partais au galop.

« …… »

« Hé ! Toi, recommences-tu à exercer une attraction illégale de clients !?! Tu allais encore le fourrer dans une agence de recrutement clandestine en le persuadant de l'amener à la Guilde, n'est-ce pas ?! Cette fois, un simple avertissement officiel ne suffira pas. Enchaînez-le ! »

« Aaaarghhhh ! La sécurité est devenue complètement irréaliste ! ! »

J'ai entendu bien au loin une rumeur tumultueuse grandissante, mais cela ne me regardait absolument pas.

Au travail, vers la Guilde des Aventuriers !

Devenons aventurier !

---

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.