Aller au contenu principal

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 126

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 126

Chapitre 126

Chapitre 126/28145%~8 min de lecture1 415 mots

En résumé, la situation est la suivante.

Une bombe politique, pour ne pas dire une existence dangereuse, la princesse.

Pour ceux qui ourdiraient la résurrection du Royaume des Hommes ou une rébellion, la princesse constitue un prétexte tout trouvé.

Même si on l'exilait dans une région reculée du royaume des démons, comme les autres membres de la famille royale, il n'est pas exclu que quelqu'un tente de la récupérer en surmontant cet obstacle.

Si elle était réellement enlevée, la domination du Royaume des Hommes par les démons risquerait d'être remise en cause à sa base ; pour parer à toute éventualité, la solution la plus sûre aurait été de la tuer purement et simplement.

Mais le Roi des Démons, trop bon, n'en a pas eu le courage.

C'est alors qu'il s'est retrouvé dans l'embarras que notre ferme est entrée en jeu.

Après tout, nous sommes installés sur un terrain éloigné des territoires humains et démoniaques, un lieu dont l'existence même est ignorée.

On a presque aucune chance de nous découvrir, et même si quelqu'un nous trouvait, l'atteindre relèverait de l'exploit.

Et par un hasard qui n'en est pas un, ceux qui parviendraient à surmonter toutes ces difficultés tomberaient sur des orcs et des gobelins mutés.

Sans compter la meute d'hypérions, des loups monstrueux surnommés « Traqueurs de l'enfer », qui les poursuivraient sans relâche.

Et en guise d'apothéose, le dragon Veil.

Bref, une forteresse plus imprenable que n'importe quel enfer de ce monde.

Ici, n'importe quel VIP peut être confié en toute tranquillité.

L'accord conclu, le Roi des Démons a remercié à maintes reprises avant de repartir.

Depuis l'affaire d'Astares, il semble peinée de nous devoir encore et toujours l'hospitalité.

C'est un brave type, le Roi des Démons, alors ça ne pose pas de problème…

« Et la princesse en question, comment comptez-vous l'amener ? Le Roi des Démons la conduira lui-même plus tard ? »

« Non, j'ai pensé me rendre moi-même auprès de la princesse problématique pour la ramener. »

C'est la fille-démon Belena qui a parlé.

Ancienne adjointe d'Astares, elle séjourne désormais à notre ferme en tant que représentante des démons.

« Belena va quitter la ferme ? Ça va aller ? C'est elle qui gère le point de transfert ici, non ? »

Je me suis inquiété.

J'ai ouï dire que la magie de transfert ne permet de se déplacer qu'entre points de transfert existants.

Si une anomalie survenait au point de transfert pendant l'absence de Belena, nos moyens d'accès en seraient prácticamente coupés… du moins, ce serait passablement embêtant…

« En cas de problème, il suffit de consulter Veil-sama ou le Maître. »

« C'est pour ça que je te dis d'arrêter de proposer ça, bordel !! »

Et voilà la dispute repartie avec l'autre fille-démon, Baty.

Belena est vraiment instable émotionnellement ces temps-ci, non ?

Qu'est-ce qui lui arrive ?

« Le problème de Raison d'être…, pour ainsi dire. »

Baty a murmuré de ses yeux cernés.

Je ne pige pas trop.

Mais il va falloir qu'on prenne le temps de causer sérieusement, toutes les trois. J'y pense depuis un moment, mais d'autres dossiers m'ont accaparé, et le temps a filé jusqu'à aujourd'hui.

Dorénavant, avec l'arrivée de la princesse, ça va être encore plus mouvementé, donc l'occasion risque de s'éloigner encore davantage.

…………

Voilà.

Elle est arrivée, la princesse humaine.

Son nom, c'était Lettuce Rate-chan, non ?

Un nom qui fait penser à une feuille.

Princesse oblige, ses vêtements sont somptueux, et elle-même a de l'allure.

Cheveux dorés scintillants, peau blanche éclatante. Une silhouette pulpeuse, une tenue qui attire le regard, c'est indéniable.

Mais cette demoiselle…

« Prosternez-vous devant la splendeur de la maison royale !! »

Elle a surgi du point de transfert et sa toute première réplique a été celle-là.

« Moi, la noble princesse, je daigne vous accorder le droit de me répondre, roturiers ! Cela devrait être votre fierté jusqu'à la fin des temps ! Je suis la princesse Lettuce Rate ! L'unique fille du roi qui gouverne la race suprême, les humains ! Je vous fais l'honneur de me laisser prendre soin de moi ! Recevez de tout votre être la joie de m'obéir aveuglément !! »

« ……………… »

Platy a avancé d'un pas décidé…

Ah.

Elle lui a mis un gros direct du poing ?!

« Une princesse d'un royaume détruit, et elle se la pète ? »

C'est que Platy, elle, est princesse du royaume des sirènes.

Face à une pareille, l'aura de princesse ne prend pas du tout.

« Je ne vais te l'expliquer qu'une seule fois, de un à dix, alors grave-le bien dans ta tête. La prochaine fois, c'est à coups de poing que je t'éduquerai, compris ? »

« P-Par… pardon !? »

La princesse humaine, le cœur brisé net en un seul coup.

Les nobles, c'est vraiment que de l'apparat, au fond ils sont fragiles.

« Primo. Le Royaume des Hommes a été détruit et a cessé d'exister. Donc ton titre de princesse, il ne vaut plus rien. L'autorité royale est garantie par la puissance de l'État ; une famille royale sans État, ce ne sont que des gens ordinaires. Toi aussi, tu n'es plus qu'une simple humaine. Pigé ? »

« Y-Yes, j'ai compris… »

La princesse est déjà sur le point de pleurer.

« Même si ton pays natal existait encore, et que ton statut de princesse te badigeonnait de valeur comme du beurre sur une tartine… Écoute bien, parce que là, c'est le point crucial, le secundo ? Ici, ça n'a STRICTEMENT AUCUN SENS. »

Et Platy continue sans pitié.

Pourquoi elle est aussi radicale, aujourd'hui ?

« Ce lieu est en marge de toutes les circonstances nationales. Donc ni le royaume des démons, ni le Royaume des Hommes, ni le royaume des sirènes n'ont d'emprise ici, et les titres n'ont aucune valeur. Zéro. »

La princesse sirène qui parle.

« Ici, y'a d'autres ex-princesses comme toi, mais aussi d'anciens bandits, d'anciens prisonniers, des monstres, un dragon. Le Roi des Démons et le prince du royaume des sirènes viennent boire le thé comme si de rien n'était, sans compter le No-Life King. Au milieu de tout ça, c'est quoi, la grandeur d'une princesse humaine ? »

Maintenant qu'elle le dit, c'est vrai que cet endroit est dingue.

« Ici, le statut social, ça ne veut RIEN dire. Ce qui compte, c'est la capacité, et la personnalité. Si tu continues à la ramener avec ta bouche de travers, tu ne t'intégreras jamais, fais gaffe. »

« ……………… »

« Ne dis pas que tu ne comprends pas, hein ? Ton Royaume des Hommes a disparu, donc dans ce monde, il n'y a plus AUCUNE place pour toi. Normalement, tu devrais être exécutée. C'est grâce à la bonté du Roi des Démons et à la considération de mon mari qu'on t'autorise à vivre ici. Hormis ce lieu, ton seul refuge, c'est l'enfer !! »

« ………………!? »

Euh, Platy-san ?

Pas la peine d'enfoncer le clou à ce point…

Elle a perdu son pays, elle n'a plus de marge de manœuvre, un peu de compassion ne ferait pas de mal…

« Je SAIS tout ça !! Uwaaaaaaaah !! »

Voilà !

Elle s'effondre en sanglots !!

Elle s'allonge par terre sans se soucier du sol, bat des bras et des jambes en hurlant !!

« Il ne me reste RIEN ! Ni l'autorité de princesse, ni des vassaux qui m'obéissent !! C'est pour ça que je n'ai d'autre choix que de faire semblant d'être fière, juste pour tenir le coup ! Uwaaaaaaah !! »

Je vois.

Derrière son attitude insolente, il y avait ça.

Une angoisse prête à la faire craquer, qu'elle soutenait à peine en se forçant à faire la grande.

Mais cette façade, Platy vient de la pulvériser d'un seul coup…

« Tue-moi donc ! Je suis prête ! En tant que fière princesse, je m'écraserai dans l'éclat !! »

La princesse, désormais en mode autodestructeur, reçoit en plein ventre un nouveau direct de Platy, sans la moindre once de pitié.

« Gbuh !? »

Un bruit de grenouille écrasée s'échappe de sa gorge.

Normal.

« Arrête de te plaindre. »

Platy-san est vraiment trop dure, aujourd'hui ?

« Puisque tu vis ici, tu travailleras pour ta pitance. Avec tes bras, tes jambes. À partir d'aujourd'hui, considère que tu es née une seconde fois, et bosse. »

« ………… Oui. »

C'est ainsi qu'a commencé la vie de la princesse à notre ferme.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.