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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 1136

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Chapitre 1136

Chapitre 1136

Chapitre 1136/118196%~8 min de lecture1 417 mots

Après avoir passé un moment doux autour de gaufres, je décidai de lancer sans attendre la construction de mon pays agricole.

Pour dire les choses franchement, nous n'en sommes encore qu'au stade des fondations.

Tout s'étendait devant moi, vierge de toute trace, au point que je ne savais pas par où commencer.

Vraiment, par où débuter ?

Pour l'instant, j'ai tranché sur les postes.

Le socle d'un pays, ce sont les gens.

C'est selon les rôles qu'ils endossent et la façon dont ils travaillent que la forme du pays se dessine.

Les gens sont le château, les gens sont les murs, les gens sont les douves, dit-on aussi.

Jusqu'ici, ce n'était qu'une simple ferme, alors la gestion restait souple, mais dorénavant il faut structurer tout ça sérieusement.

« C'est pourquoi je vais désormais attribuer des titres à chacun de vous. »

Je rassemblai les membres de la ferme et leur exposai l'ordre du jour.

« Pour bâtir ce pays agricole, vous allez devenir les piliers centraux de la nation. Je me suis dit que des titres officiels faciliteraient les choses par la suite, d'où cette décision aujourd'hui. »

À ces mots, les visages familiers de l'équipe ne purent masquer leur trouble.

« Des titres, hein... Pas trop l'habitude, mais si on devient un pays, c'est 어쩔é. »

« Autant que ce soit des noms qui claquent ! Genre les Huit Rois-Dragons ! »

« Kyûshû ! Jûjin ! Les Onze Individus ! »

Bon, ils ont pas l'air si perdus que ça.

Plutôt pleins d'entrain, même. C'est ça qui est bien avec les membres de la ferme : cette positivité.

Allez, je continue sans me démonter.

« Chaque poste a été décidé de mon plein gré, je l'avoue. »

D'abord, confier des fonctions élevées et de larges prérogatives aux piliers de la ferme, afin qu'ils centralisent la volonté de ceux qui travaillent sous leurs ordres et fassent tourner l'ensemble efficacement.

Des responsabilités claires rendent l'action visible, et c'est sans conteste la première chose à mettre en place.

« Tout d'abord, moi, indigne que je suis, j'assumerai la représentation du pays agricole pour vous mener. Je compte sur vous. »

Ici, c'est juste une confirmation, cela dit.

*Clap clap clap clap...* Des applaudissements qui ne tarissaient pas.

« C'est donc vous le roi ! »

« Courage, Sa Majesté ! »

Dites pas roi !

Ça me met encore mal à l'aise, qu'on m'appelle comme ça !

... Bon sang, faudra bien que je trouve un autre titre de chef d'État que « roi » pour chez nous ?

Représentant, président, premier ministre...

Je pourrais aussi faire comme Edward-san et me faire appeler « Patron ».

Bon, laissons ça de côté pour l'instant...

« Ensuite, ma partenaire Platy occupera le poste de chancelière. »

« Ooooh ! »

Des voix admiratrices s'élevèrent des membres de la ferme.

Un choix qui coule de source, en quelque sorte.

Le chancelier, c'est le bras droit du roi.

Il le soutient au plus près, et peut même gouverner à sa place le cas échéant.

C'est le sommet de la hiérarchie des sujets.

Platy, en tant que mon épouse, s'occupe de la gestion de la ferme depuis le début, et son discernement, forgé par sa double nature de sorcière et de princesse sirène, est plus que prouvé.

De par sa position d'épouse qui me seconde, elle est la plus à même d'assumer ce rôle.

Platy, présentée, partit d'un grand éclat de rire.

« Ho ho ho ho ho ! Épouse du maître et chancelière, ça veut dire que je suis à la fois reine et chancelière ! Deux paires de sandales, ça risque d'être un peu chargé, mais c'est bien parce que j'ai les compétences et l'intelligence qu'on me le confie !! »

L'orgueil de Platy ne dure jamais longtemps.

Pourtant, elle possède à la base, comme sorcière, un savoir immense et un pouvoir débordant ; née princesse sirène, elle a aussi la fierté et les manières de son rang.

Pour seconder la direction du pays, nul ne saurait lui arriver à la cheville.

« Ceci dit, je suis pas totalement sans inquiétude non plus... »

Quoi, Platy est maintenant mère de trois enfants.

Junior, Norito, Shôtarô, trois fils qu'elle élève au quotidien comme sur un champ de bataille.

Vu sous cet angle, Platy ne porte pas deux mais trois paires de sandales : épouse, chancelière, mère.

Pas sûr que sa capacité tienne le coup en surrégime ?

M'inquiétais-je, mais...

Selon Platy, c'est peanuts.

« Junior et Norito sont déjà autonomes, et les Pânus aident pour l'éducation. Au contraire, en me voyant travailler à fond, je leur montre l'exemple et ça les tire vers le haut ! »

Voilà ce qu'elle a répondu.

C'est plutôt le rôle du père, non ? ... pensai-je.

Quoi qu'il en soit, Platy deviendra à coup sûr une chancelière de renom, à la hauteur de Rukifu Fokare-san ou de Zosu Saira.

Passons à la suite.

« Orkbo. »

« Ha ! »

J'appelai d'abord Orkbo, l'orque.

Un camarade de la première heure qui a bûché avec moi depuis le début de la ferme.

C'est un orque : corps massif, force surhumaine.

Pourtant, il garde la tête froide et sait juger sereinement, un homme sur qui on peut compter.

« Je te nomme ministre de la Construction. »

« Entendu. »

Les orques aiment bâtir, et tous les bâtiments de la ferme sont leur œuvre.

À force de répéter, ils ont accumulé un savoir-faire tel que leurs constructions n'ont plus rien à voir avec le reste, tous sens confondus.

Ces techniques architecturales s'exprimeront pleinement dans la construction du pays agricole.

« Et maintenant, Gobukichi. »

« Oui. »

Le suivant appelé fut Gobukichi, le gobelin.

Chef des gobelins de la ferme, lui aussi doyen au même titre qu'Orkbo et les orques.

Les gobelins sont menus et dextres ; polyvalents, ils donnent un coup de main pour tout, à commencer par les travaux des champs.

On a fini par se dire « en cas de pépin, filez ça aux gobelins », et ça n'est pas arrivé une ou deux fois.

Précisément parce qu'ils sont comme ça...

« Je veux que Gobukichi devienne secrétaire général. »

« Secrétaire général ? En abrégé, "secrétaire" ? »

Arrête avec tes abréviations.

Les titres, je les choisis principalement au feeling, donc pas de souci s'ils manquent d'unité.

D'ailleurs, dans mon ancien monde aussi, le secrétaire général faisait le lien entre les ministères ; pour un touche-à-tout comme Gobukichi et les siens, il n'y a pas de titre plus approprié.

« Par ailleurs, j'attends des orques et des gobelins qu'ils servent aussi de force armée pour protéger les gens en cas de besoin. Je compte sur vous pour la suite. »

« Entendu !! »

Hmm, j'ai déjà compté sur Orkbo et Gobukichi jusqu'ici, mais à l'avenir je vais encore plus m'appuyer sur eux.

Alors, suivant.

L'elfe Elron sera ministre de la Céramique...

« Mon seigneur. »

Hein ?

Ah, Orkbo et Gobukichi sont encore là ?

Ils ont l'air graves... Tiens, qu'est-ce qu'il y a ?

« Mon seigneur... Permettez-nous de profiter de cette occasion pour vous soumettre une requête. »

« Oui, j'écoute. »

« Nous y réfléchissons sans cesse depuis que nous avons chacun accueilli une épouse. Nous, des monstres, est-il permis d'accéder à un bonheur humain ? À chaque fois, mon seigneur nous a tancés, nous disant qu'il ne faut pas reculer devant le bonheur, et nous nous sommes forcés à avancer. »

C'est ça...

Effectivement, ils avaient tourné ça en rond, comme tourments.

Surtout à l'izakaya de Bacchus.

Orkbo et Gobukichi ont un côté trop sérieux, du coup ils tombent facile dans les 고민 philosophiques.

Surtout au moment du mariage et de la naissance des enfants...

Moi aussi, à l'époque, j'avais fait le beau parleur en leur donnant un conseil ou deux, mais ça traînait encore ?

« C'est pourquoi nous avons pensé : si nous devons saisir le bonheur en tant qu'humains, devenons des humains dignes de ce nom. »

« Pour nos épouses, nos enfants, mon seigneur. Pour qu'on ne nous moque pas, qu'on ne nous reproche rien du fait que nous sommes des monstres. »

« Devenons des humains sans la moindre faille !! »

Oui oui, calmez-vous, calmez-vous ?

Les gamins sérieux, quand ils se mettent une idée en tête, foncent tête baissée.

J'espérais que ce ne serait pas une embardée, le cœur battant... quand...

« Pour ça... nous avons... étudié !! »

... Hein ?

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