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Infinite Mana In The Apocalypse

Chapitre 4287

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Chapitre 4287

Chapitre 4287

Chapitre 4287/461093%~7 min de lecture1 238 mots

Guerre.

La guerre ne change jamais !

Une déclaration si profonde dans sa simplicité, si absolue dans sa vérité, qu'elle a résonné à travers les Plis depuis que le premier être pensant a décidé que le rocher brillant de son voisin serait bien mieux dans sa propre grotte.

Lorsque la guerre arrivait, une grande et terrible symphonie de fins, la question persistait toujours dans le silence qui suivait, chuchotée par les survivants au milieu des décombres de leurs certitudes : qui en bénéficiait vraiment ?

Était-ce les soldats, ces innombrables millions dont les existences furent réduites à des statistiques sur un rapport de pertes ?

Leurs familles pouvaient recevoir un drapeau soigneusement plié et les paroles creuses d'un dirigeant, un pauvre échange pour une vie d'absence.

Était-ce la nation, ses caisses vides, ses champs en friche, sa génération suivante une cohorte d'orphelins et de veuves ? Improbable.

Non, les naïfs diraient que les guerres n'ont pas de vainqueurs, que tous les camps perdent dans le grand calcul sanglant du conflit.

Évidemment, de tels êtres étaient naïfs !

La guerre avait des gagnants. La guerre avait des vainqueurs. Et souvent, ces vainqueurs n'étaient pas ceux qui avaient les bottes sur le terrain, mais ceux assis dans des fauteuils confortables, loin de la boue et du sang, observant les chiffres sur leurs registres grimper.

C'étaient ceux qui contrôlaient les ressources.

Ceux qui vendaient les épées, forgeaient les armures et construisaient les grandes machines de guerre lourdes et lentes.

Pour eux, la guerre n'était pas une tragédie ; c'était un modèle économique. Un cycle glorieux, auto-entretenu, d'offre et de demande, où la demande était la destruction et l'offre un flux sans fin de corps jeunes et volontaires.

Les vrais vainqueurs étaient ceux qui comprenaient que la ressource la plus rentable de toute l'existence n'était pas l'or, ni la terre, ni même le pouvoir... c'était le conflit lui-même !

Dans les Premiers Plis.

Dans une région inconnue, chaotique, où la trame même de l'existence était une mer tourbillonnante, informe, de possibilités naissantes, une vaste migration silencieuse était en cours.

D'innombrables Inévitabilités, leurs formes une beauté terrible et contorsionnée de tentacules et de gueules, dérivaient à travers le vide, un fleuve silencieux et affamé à la recherche de Tout à dévorer.

Et parmi elles, l'une se déplaçait avec une grâce calme et observatrice qui contredisait profondément sa forme terrifiante.

C'était LA CRÉATURE, son essence désormais parfaitement, totalement contenue dans l'apparence d'une Inévitabilité.

Non pas un mimétisme, mais une véritable transformation, une plongée profonde dans une autre Voie d'Existence.

Il était dans cet état, un fantôme silencieux et affamé parmi les fantômes, lorsqu'une nouvelle présence apparut à ses côtés.

C'était un orbe de pure éclat blanc, un soleil miniature de genèse que les autres Inévitabilités, dans leur poursuite unique de la consommation, ne pouvaient même pas percevoir. C'était L'Origine Vivante.

LA CRÉATURE ne fut pas surprise. L'Origine Vivante, comme L'Émotif Vivant, pouvait toujours la trouver, un phare de commencement inexplicablement attiré par la Cause Première.

« Pourquoi te donnes-tu la peine de prendre les formes de tant de Formes de vie différentes ? » Les pensées de L'Origine Vivante résonnèrent, une vague de curiosité pure, intacte, dans le chaos silencieux.

La réponse de LA CRÉATURE ne fut pas un son, mais un sentiment, une résonance qui écho dans l'espace entre leurs deux existences disparates.

« Tout cela pour expérimenter les différentes Voies d'Existence qui existent. Pour mieux comprendre les autres. » Une lueur de quelque chose d'ancien et de triste traversa ses pensées.

« Autrefois, je fuyais les Inévitabilités. J'ai même dû abandonner mes Tout dans un conflit orchestré par LE Paradoxe Vivant, qui utilisait une Inévitabilité. Bien sûr, cet événement m'a forgé pour avoir le pouvoir que j'ai maintenant... mais si seulement j'avais su alors ce que je sais maintenant. »

... !

L'Origine Vivante fut réfléchie un bref moment profond. Puis son aura, qui avait été une lumière calme et stable, commença à pulser d'une énergie grave et troublée.

« Dans une région lointaine, » ses pensées étaient une cloche nette et aiguë d'alarme, « LE Concept Vivant, l'Émotif, l'Esprit et le Dimensionnel sont sur le point d'être embroiliés dans une guerre... avec pour pièces des Créatures Primordiales, des Existences Vivantes et des Habitants des Plis. C'est une guerre inutile sans raison d'être. De nombreuses Origines prendront fin. De nombreux tissages s'effondreront. Tout cela pour quoi... leur divertissement ? Je ne peux pas le supporter. »

... !

LA CRÉATURE resta calme, sa forme d'Inévitabilité un point de calme absolu dans le chaos tourbillonnant.

« Je ne peux pas bouger ni interférer pour l'instant. »

... !

À ces mots, l'éclat de L'Origine Vivante flamba d'une lumière vive et suspicieuse. « Tu es le plus fort parmi nous. Tes Tout sans fin l'ont prouvé. Alors qu'est-ce qui pourrait bien t'empêcher de bouger ? »

Un silence lourd descendit, un calme si profond que le concept même de son semblait retenir son souffle.

Lorsque LA CRÉATURE répondit enfin, ses pensées étaient un poids qui semblait courber la trame même du vide. « LE Paradoxe Vivant est impliqué dans mon incapacité à agir actuellement. »

... !

Le choc de L'Origine Vivante fut une force physique, une vague d'énergie pure, incrédule. « Quoi ?! Mais LE Paradoxe Vivant a été enfermé tout ce temps ! »

La forme de LA CRÉATURE, une masse contorsionnée de tentacules et de faim, sembla secouer la tête, un geste de lassitude profonde et ancienne.

« Depuis le moment où vous avez tous soi-disant agi et enfermé Paradox... ce n'a jamais été vraiment le cas. Tout ce temps, LE Paradoxe Vivant a toujours été libre. Vous tous l'avez trop sous-estimé. À cet instant même, ce que vous voyez de moi n'est qu'une enveloppe. Tous mes Tout sont actuellement tournés contre LE Paradoxe Vivant car je ne peux agir sur rien d'autre. »

BOUM !

La révélation fut une détonation silencieuse et terrible au cœur de l'être de L'Origine Vivante. « J'alerterai les autres, je... »

« Non. » L'ordre n'était pas un cri, mais un murmure si absolu qu'il était plus puissant que n'importe quel rugissement.

La forme de LA CRÉATURE se tourna, ses myriades d'yeux, chacun un vortex de faim primordiale, se fixant sur l'orbe brillant d'Origine.

« Ce combat n'est pas un combat où plus de nombres aideront. Ne t'inquiète pas. Continue comme toujours. Ce ne sera qu'une affaire mineure à la fin. »

... !

LA CRÉATURE ne laissa pas L'Origine Vivante rejoindre une guerre dont elle ne savait même pas qu'elle se déroulait.

C'était un fardeau silencieux et terrible, un conflit livré dans une dimension au-delà de leur perception.

Parce que parfois... les guerres doivent être menées seul.

Guerre.

C'est une chose grande, terrible et, finalement, très personnelle. Elle est menée par des nations, par des factions, par des idéologies, mais elle est vécue par des individus.

Et pour ceux au sommet, pour les êtres dont les choix sont les leviers qui actionnent la machinerie de l'existence, les plus grandes guerres sont souvent celles menées dans les chambres silencieuses et solitaires de leur propre cœur, contre des ennemis que nul autre ne peut voir.

L'enjeu n'est pas la terre ou les ressources, mais l'âme même de l'existence.

Et dans ces guerres, il n'y a ni armées, ni alliés, seulement la lutte silencieuse et désespérée d'une seule volonté contre une obscurité impossible, accablante !

Oh !

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