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Infinite Mana In The Apocalypse

Chapitre 4286

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Chapitre 4286

Chapitre 4286

Chapitre 4286/461093%~7 min de lecture1 316 mots

Il ne prononçait pas ces mots pour la grandeur de cette citadelle, ni pour le conflit qui allait éclater entre la Souveraineté de Gilgamesh et les Laboratoires Primordiaux.

Il les prononçait pour lui-même. Il n'avait pas oublié pourquoi il était là. Il était toujours un homme engagé dans une course désespérée contre une horloge qu'il ne pouvait pas voir. Ces êtres... Vulcain, Gilgamesh, tous... ils étaient ceux qui avaient probablement réalisé leur rêve !

Ils avaient bâti leur civilisation parfaite, isolée, leur propre version du Métier, et ils avaient été sauvés.

Tandis que lui, sa famille, et les innombrables sextillions d'êtres sans nom de sa propre Ère étaient laissés à affronter l'obscurité finale, absolue, de l'Effondrement et des Retombées.

Il avait du temps ici, oui.

Des jours dans un âge de croissance impossible. Mais dans son propre temps, le sable s'écoulait.

Il devait bâtir son propre jardin. Il devait forger sa propre Civilisation. Il devait faire... tout ce qu'il fallait !

« Quoi qu'il en coûte », dit-il, les mots devenus maintenant un serment calme, inébranlable.

Il se redressa pleinement, sa forme irradiant une résolution calme, absolue. Il regarda vers le Maître Forgeron. « Avant d'en venir au conflit qui s'annonce, je prendrai les matériaux ici comme promis. »

... !

Le sourire de Vulcain était une chose tonitruante, joviale. « Vas-y », gronda-t-il.

« Après tout, une existence capable de me suivre et d'utiliser continuellement ses Tout pour forger du Métal Omnichalcum Primordial, alors qu'elle est si bien plus faible... est quelqu'un qui mérite de faire partie de notre Voie d'Existence et de notre Civilisation. D'une rencontre même avec Seigneur Gilgamesh une fois les choses apaisées, car il adore rencontrer ceux qui sont uniques parmi nous. »

Il marqua une pause, une lumière neuve, plus appréciative, dans ses yeux antiques.

« Et tu as dit... "Quoi qu'il en coûte", hein ? Haha, tu as raison sur ce point, Osmont. Nous tous... ferons quoi qu'il en coûte pour notre Voie. Notre Civilisation. Viens, voyons qui menace notre Voie d'Existence en ce moment. »

Sur ces mots bruyants, Vulcain commença à sortir de la forge, sa forme massive de bronze une montagne ambulante de puissance contenue.

Au moment où il commença à partir, Noah agit.

De glorieux filaments d'azur de son Mana Infini, mille membres délicats, chirurgicaux, d'énergie pure et liquide, jaillirent de son être. Ils ne surgirent pas avec un pouvoir chaotique, mais bougèrent avec une précision calme, terrifiante. Ils s'enroulèrent autour des montagnes de matériaux bruts que Vulcain avait mis de côté pour lui... l'impeccable Omnichalcum Primaire blanc stellaire et le volatile Métal Tartarite Primaire sombre !

Sous la caresse de son Mana, les métaux perdirent leur forme solide, devenant deux grands fleuves tourbillonnants de lumière liquide, l'un d'une brillance blanc-or, l'autre d'un chaos or-obsidienne.

Ils s'écoulèrent vers l'ouverture dans sa poitrine, un portail vers son Atlas Primordial des Plis, et disparurent en deux flux continus, silencieux.

Il prit et il prit, sa soif de ressources aussi sans bornes que son Mana. Mais alors que les montagnes de métal primordial diminuaient pour ne devenir que de simples collines, la silhouette de Vulcain, qui s'éloignait, s'arrêta.

Il tourna la tête légèrement, ses yeux stellaires flamboyant d'une lumière à la fois avertissement et compliment. Ce fut un regard silencieux, presque imperceptible, qui disait, en des termes non équivoques... Ça suffit.

Noah s'arrêta. Les fleuves de lumière cessèrent. Il avait pris ce qu'il pouvait, une rançon de roi en les matériaux les plus précieux de l'existence. Il se mit à marcher vers le forgeron comme si de rien n'était.

| Omnichalcum et Métal Tartarite Acquis. |

| Analyse : Vous avez obtenu avec succès une quantité de métaux primordiaux près de cinq fois supérieure à celle du laboratoire personnel de la Commandante Elara. |

| Quantité Stockée : Suffisante pour forger environ 50 à 60 Armures Existentielles Vivantes de type croissance, ou un nombre significativement plus grand de modèles sans croissance. |

... !

Une acquisition glorieuse !

Une fois celle-ci terminée...

Noah sortit de la forge dans la lumière brillante, chaotique d'Aethelgard. L'atmosphère n'était pas celle de la panique ou de la peur. Elle était... glorieuse.

Les nombreux milliers de Créatures Primordiales ne se précipitaient pas pour s'armer ; ils se rassemblaient. Ils avançaient avec un but calme, presque paisible, leurs formes irradiant une puissance aussi constante et inébranlable que les Roues elles-mêmes.

Ils se groupaient autour de Vulcain et d'autres comme lui, leurs expressions non pas de soldats se préparant à la guerre, mais d'une famille se préparant à défendre son foyer.

Et en regardant de plus près, Noah le vit et le reconnut maintenant.

Sur les torses, les mains, les flancs des plus puissants parmi eux, ceux dont les auras flamboyaient de la lumière de milliers de Quadrillions, se trouvaient des grimoires conceptuels scintillants... des Codexes Astraux Vivants.

Et tissés dans la trame même de leur être, pulsant d'une puissance calme, terrible, des dizaines de milliers de Glyphes !

Et leurs cœurs... leurs cœurs brûlaient d'un Haki si puissant qu'il était une présence physique, un poids sur l'air même.

Tous ces Systèmes d'Existence seraient exposés dans la Guerre qui se déroulait. Armures Existentielles Vivantes, Codexes Astraux Vivants, Glyphes, Haki... laquelle de toutes ces grandioses méthodologies d'Existence l'emporterait ?

Ou les Principes l'emporteraient-ils simplement sur tout ? !

Les Créatures Primordiales étaient puissantes. Elles étaient antiques. Elles avaient leur foyer, leur civilisation, leur Voie !

Elles étaient, en cet instant, l'incarnation même de ce qu'il se battait pour bâtir.

Il les observerait. Il apprendrait d'elles. Et il Pillerait tout ce qu'il pourrait de cette leçon pour servir sa propre cause, désespérée, glorieuse !

Civilisation.

C'est un mot qui résonne du poids d'idéaux grands, nobles. C'est l'aspiration de tout être pensant, de la première tribu qui apprit à se serrer autour d'un feu aux vastes empires qui s'étendent sur les Plis.

Mais qu'était-ce, véritablement ?

Était-ce les grandes citadelles, les tours élancées d'or et de lumière ? Était-ce les lois complexes, les structures sociales élaborées, l'art, la philosophie, la science ?

Non !

Le regard de Noah brûlait intensément tandis qu'il contemplait l'immensité d'Aethelgard.

Tout cela n'était que les fruits de l'arbre, pas l'arbre lui-même !

À son cœur, une Civilisation était un jardin.

Et un jardin requiert trois choses.

Premièrement, il requiert un Jardinier.

Deuxièmement, il requiert une Clôture.

Une barrière forte, inébranlable, pour tenir à l'écart les loups, les mauvaises herbes, les forces chaotiques, affamées de la nature sauvage indomptée qui l'entoure. Une déclaration qui dit : Cet espace est à nous. Cet espace est sacré. Ici, nous grandissons !

Et troisièmement, et c'est le plus crucial, le plus souvent oublié... il requiert une volonté de s'engager dans l'acte le plus brutal, le plus nécessaire de tous : la Guerre.

Car le Jardinier ne doit pas seulement soigner les plantes à l'intérieur, mais doit aussi s'aventurer au-delà de la clôture.

Il devait s'aventurer au-dehors.

Il s'aventurait au-dehors !

Il devait chasser les loups qui abattraient ses murs. Il devait brûler les mauvaises herbes qui étoufferaient ses cultures. Il devait, par moments, devenir une chose de violence terrible, juste, non pour la conquête, mais pour la préservation.

Il effondrerait et décimerait les Créatures Primordiales, les Existences Vivantes, et quiconque se dresserait sur son chemin s'il le fallait !

Une Civilisation n'était pas une chose passive. C'était un acte de défi constant, vigilant, et souvent brutal, contre une existence qui, au fond, est une chose sauvage et affamée.

Noah le savait maintenant d'une manière unfathomable. C'était tout très clair !

C'était la vérité terrible, belle, et indéniable de tous ceux qui cherchent à bâtir quelque chose qui dure.

Ceux qui avaient bâti LE Métier le savaient. Et lui... ferait de même.

On ne peut avoir la moisson sans la chasse.

On ne peut avoir la paix sans la guerre.

Alors que la Guerre vienne !

... !

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