Aller au contenu principal

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 256

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final BossI'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss
Chapitre 256

Chapitre 256

Chapitre 256/33177%~5 min de lecture842 mots

Un temps plus tard, Lushel releva la tête. Irène sourit doucement.

« Parce que c'est merveilleux, non ? Détruire le monde pour le simple désir de la retrouver, la poursuivre sans relâche… on en est tout retourné, vous ne trouvez pas ? »

« C… c'est ce genre de chose ? »

« C'est pour cela qu'il faut que vous retrouviez bel et bien votre belle-mère et que vous vous fassiez rosser à moitié par elle, je pense. »

« Ça, c'est pas être retourné, ça !? »

« C'est un problème tout à fait distinct. »

Lushel fronça les sourcils, l'air de ne rien comprendre à ce qui se passait. Cela parut si drôle à Irène qu'elle en rit. Ce qui ne fit qu'accentuer le pli entre les sourcils de Lushel.

« Tu te moques pas de moi ? »

« Mais non. — Aidez-moi à sauver Claude-sama, pour qu'il nous pardonne ? Moi aussi, je le couvrirai. Et puis, beau-père, sous prétexte que vous êtes un dieu, dire que tout est de votre faute, c'est de l'arrogance. »

Lushel écarquilla ses yeux rouges.

De son côté, Irène baissa les yeux et, comme pour se persuader elle-même, articula lentement :

« Il est certain que Claude-sama en est arrivé là en partie à cause de vous, beau-père. Mais c'est Claude-sama qui a choisi l'autodestruction. Donc, le fait qu'il en soit arrivé là, c'est aussi la responsabilité de Claude-sama. »

« Une chose pareille… »

« Je vous prie de ne pas insulter mon mari de la sorte. »

Devant Irène qui relevait le visage avec dignité, Lushel retint son souffle.

« Claude-sama n'est pas un homme si faible qu'il fuirait ses propres choix. C'est un adulte capable d'assumer ses paroles et ses actes. — Il a dit qu'il reviendrait. »

Irène serra ses mains tremblantes et tourna le regard vers l'avant.

« Je le crois. Claude-sama reviendra, auprès de moi. »

« … Mais Claude, maintenant… »

« Votre épouse aussi, n'est-ce pas ? Elle a dit qu'elle reviendrait auprès de vous, non ? Quand elle est partie seule pour le Royaume féminin de Hauzel, à ce moment-là. »

Créer un nouveau pays où monstres et humains pourraient vivre ensemble.

Grace l'avait vraiment réalisé. Elle avait essayé de faire du Roi Démon l'Empereur — non, elle l'avait fait. Mais, même avec le titre de Vierge à l'Épée Sainte, on ne l'avait pas reconnue facilement. Du fait qu'Amélia, devenue Reine de Hauzel, était aussi devenue Vierge à l'Épée Sainte, on la calomniait sans cesse, on l'empêchait d'agir : n'était-elle pas lavée de cerveaux par le Roi Démon, cette Épée Sainte n'avait-elle pas été volée à Amélia, n'était-elle pas en réalité la Vierge à l'Épée Maudit ?

C'est alors que la Reine de Hauzel, Amélia, lui tendit la main.

Avec l'aval du Royaume féminin de Hauzel, bien des choses s'arrangeraient. Grace en fut reconnaissante et accepta l'invitation.

Sans se douter que sa sœur jumelle, qui avait découvert le destin véritable, tirait tous les fils dans l'ombre et s'apprêtait à donner le coup de grâce.

(… Beau-père n'a pas besoin de savoir. Qu'il ne s'en aperçoive pas, c'est mieux.)

Même si l'on comprenait maintenant pourquoi la belle-sœur en qui elle avait confiance avait réduit son épouse à une simple tête, pourquoi tout s'était à ce point embrouillé, personne n'en serait plus heureux. Amélia elle-même ne le souhaiterait pas.

(Parce qu'après tout ça, beau-père ne souhaite pas la vengeance, mais seulement revoir son épouse —)

Quel amour cruel, sans issue, sans salut possible.

Elle éprouve de la compassion. Mais elle ne peut pas l'accepter.

Parce qu'Irène a l'amour qu'elle ne peut céder, et Lushel le sien, tous deux également légitimes.

« Votre épouse est quelque part, j'en suis certaine. »

« Qu… quoi, sur quoi vous basez-vous ? »

« Croyez. En la parole de l'épouse que vous avez choisie vous-même. — Claude-sama reviendra, absolument. Parce qu'il a dit qu'il rentrerait ! »

Crois-moi. Je reviens. Si la personne aimée le dit.

« Si ni moi ni beau-père ne le croyons, qui le croira ! »

Les yeux rouges de Lushel vacillèrent, ses longs cils mouillés de larmes battirent. Il avait à nouveau le visage de quelqu'un qui va pleurer.

« M… même après une mort pareille ? »

« Oui. »

« Même réduit à une simple tête. Tué par la sœur en qui il avait confiance, et pourtant ? »

« Pourtant, oui. »

« — Le fait d'avoir fait ma connaissance… »

Il a trop peur pour demander la suite. Irène prononce les mots restés en suspens.

« Il ne regrette pas. Ce n'est pas le genre d'homme qu'il est, et c'est bien beau-père qui le sait le mieux, non ? »

Enfin, le visage de Lushel se plissa tout entier. Comme un enfant.

Il s'agenouilla sur place, et, pleurant à voix haute, le dieu fut doucement enlacé.

Je veux te revoir.

En priant pour que cet amour à sens unique devienne cette fois la magie douce qui sauvera tout le monde.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.