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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 255

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Chapitre 255

Chapitre 255

Chapitre 255/33177%~6 min de lecture1 140 mots

La date changea.

(Il ne restait plus que cinq jours avant l'échéance fixée par le Royaume féminin de Hauzel……)

Tout en levant les yeux vers le ciel nocturne où scintillaient les étoiles, Irène réajusta sa robe de chambre. Son souffle n'était pas encore blanc, mais ce n'était qu'une question de temps.

Il n'y avait personne dans la cour du vieux château. Walt et Kyle, bien sûr, mais aussi James, Auguste, et même Marks et Lester avaient proposé de faire office de gardes, ou du moins de l'accompagner, mais elle avait tout refusé.

Les monstres non plus n'étaient pas là. Elle était seule.

Elle pensait que c'était pour le mieux, alors elle avait fait ainsi.

Elle prit une grande inspiration. Et lui parla calmement.

« Mon beau-père…… Vous m'entendez, n'est-ce pas ? »

Il ne lui répondit que le léger bruit du vent.

Pourtant, il l'entendait sûrement. C'était Lushel qui maintenait la barrière du vieux château à présent.

« J'ai rencontré ma belle-mère et j'ai appris quelque chose d'intéressant. Un sort qui fait accourir Lushel-sama où qu'il soit et quoi qu'il fasse. »

Les arbres frémirent, comme embarrassés. On avait dit que Lushel, séparé du corps principal, n'avait pas le pouvoir d'influencer la nature comme Claude, mais ce silence guetteur ressemblait à une réponse.

« Mon beau-père, lors de la nuit de noces, à cause de votre nervosité... »

« Waaaaah!! Qu-qu-qu'est-ce que c'est que cette histoire !? »

Lushel apparut vraiment sans la moindre difficulté.

D'un autre côté, Irène croisa les bras, exaspérée de voir qu'il avait vraiment tendu l'oreille.

« Cela m'épargne la peine de vous chercher, c'est bien... mais vous êtes vraiment venu en volant, hein. »

« Urk... Si tu dis des choses comme ça, je vais disparaître !? »

« C'est parfait ? Je continue alors. Mon beau-père tout confus qui ne sait pas quoi faire... »

« Ah ah ah ah, j'entends riiien ! Au fait, c'est quoi toi, tu l'as eu d'où celle-là ! Même les monstres ne le diraient pas sous la torture, c'est un top secret du monde démoniaque !? »

« Je vous dis que c'est de la part de ma belle-mère elle-même. »

Lushel essaya de dire quelque chose, mais finit par tourner la tête avec une mine boudeuse.

« Impossible de te croire. Mais tu as ce don pour me faire penser que c'est peut-être vrai, c'est bien ça qui est embêtant. »

« Vos blessures vont bien ? Vous mangez correctement et vous dormez assez ? »

« Hein ? Quoi, tout d'un coup. C'est pas pour me demander ça que tu m'as appelé, si ? »

« Non. Non, mais... en pensant que ma belle-mère doit s'inquiéter, je ne peux m'empêcher de m'en soucier. C'est le sens du devoir d'une belle-fille, disons. »

Irène posa une main sur sa joue et soupira.

« On ne m'a demandé que de m'occuper de Claude-sama, mais bon... »

« ...En tout cas, j'ai bien compris que c'est pas pour moi. »

« Mais vous êtes au courant de la situation ici, n'est-ce pas ? Vous devez savoir pourquoi je vous ai appelé. »

« Tu veux que je vienne avec toi ? Désolé, mais je suis pas assez déchu pour me faire utiliser par des humains. »

Lushel lui renvoya un sourire ironique. Mais Irène garda son sourire et fit une proposition.

« Et si nous allions ensemble porter le fer au Royaume de Hauzel ? »

« — Toi, tu n'as toujours pas abandonné. Alors que Claude... a même perdu l'Épée Sainte... »

« Ma belle-mère est une personne étrange. Elle m'a dit "Je vais bien, mon fils m'attend", et j'ai fini par me laisser convaincre. »

Lorsqu'elle bomba fièrement le torse, Lushel écarquilla les yeux avant d'esquisser un sourire amer.

« Tu finis par... comment dire, me ressembler, non ? »

« Mon Dieu, en quoi exactement ? »

« Au fond, tu as peur, tu veux fuir, et pourtant tu es incapable d'abandonner, tu veux tout, et même quand le monde est sur le point de périr, tu continues de te débattre. »

« Et quoi encore ? Où est le mal ? »

« Jusqu'à cette façon de l'assumer, en plus. »

Ses yeux, qui semblaient dire qu'il savait, le regardaient à travers Irène.

Sans répliquer, Irène baissa un instant les yeux, puis le regarda droit dans les yeux.

« Alors coopérez, mon beau-père. Aidons Claude-sama. »

« Claude est... »

« Et après, tous ensemble, cherchons ma belle-mère. »

Lushel écarquilla les yeux.

« Je pense moi aussi que votre désir de sauver Claude-sama est sincère. Mais ce que vous voulez le plus, c'est autre chose, n'est-ce pas ? Votre vœu le plus cher doit être le même que celui du corps principal. »

'Te revoir... toi, une fois de plus.'

« ...C'est impossible. »

« Si, c'est possible. »

« Le corps principal ne fait que rêver. Elle n'est plus nulle part. On ne se reverra jamais. »

« Pourquoi dites-vous une chose pareille ? »

« Parce que moi, je n'ai pas pu la protéger ! »

Son cri s'accompagna de larmes qui se mirent à couler.

Lushel se cacha le visage d'une main, le tordit comme un enfant et recula.

« Moi qui suis un dieu, je n'ai pas pu la sauver, je n'ai su que tout détruire, alors qu'elle me l'avait tant supplié ! Je n'ai même pas pu l'empêcher, elle qui était la Vierge à l'Épée Sainte sans aucun doute possible, de voir son nom sali en étant traitée de Vierge à l'Épée Maudite ! Si elle ne m'avait pas rencontré, si elle n'avait pas épousé le Roi Démon, elle aurait saisi bien plus de bonheur, de toutes sortes ! »

Cela faisait longtemps qu'elle s'en étonnait.

On disait qu'elle était la destinée de Claude, mais c'était la réincarnation de la femme qu'il avait aimée. Même si son apparence avait changé, il aurait dû vouloir la revoir, pourtant Lushel n'avait jamais cherché de lui-même, restant toujours en retrait.

Pourquoi ?

Lushel hurla cette triste réponse, ce regret douloureux, ce passé irrémédiable.

« Moi seul qui suis heureux, incapable de lâcher prise alors que je sais, incapable même d'appeler son nom à présent, allant jusqu'à sacrifier mon fils... quelqu'un comme moi, il n'a pas le droit de la rencontrer ! »

« Et pourtant, vous voulez la revoir. »

Lushel plissa le visage, sur le point de pleurer, en arborant un rictus moqueur. On aurait dit qu'il se moquait d'avoir aimé, comme si c'était une erreur.

Lentement, Irène tendit les doigts et toucha cette main. Elle était glacée.

Elle ne parviendrait probablement pas à la réchauffer. Pourtant, elle la serra fort et affirma :

« Ce n'est pas grave, mon beau-père. C'est simplement... le comble du bonheur pour une femme. »

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