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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 223

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Chapitre 223

Chapitre 223

Chapitre 223/33167%~6 min de lecture1 080 mots

L'Épée Divine ne choisit pas son porteur. C'est pourquoi Claude a dû y insuffler son pouvoir magique. Et sans même transpirer, il en reçoit déjà une nouvelle des mains de Keith.

Irène avala sa salive avec un bruit sec.

'(Fort... si fort...)'

L'Épée Divine est une arme dangereuse capable de tuer le Roi Démon, mais n'est-il pas encore plus dangereux de la lui confier ?

Une atmosphère de soulagement et de confusion flottait dans la salle. La menace immédiate ayant disparu, le trouble ne dura pas.

'(Profitons de l'instant pour évacuer tout le monde d'ici, puis retrouver la trace de cette femme...... non, mieux vaut retourner une fois encore au royaume féminin de Hauzel)'

Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas l'ombre qui émergeait du tas de sable effondré.

« Airi-chan ! »

Au moment où elle se retourne au cri de Walt, la pointe d'une épée est déjà sur elle. Mais avant que la lame ne l'atteigne, on lui ceint la taille pour l'écarter.

Juste devant elle, le pouvoir magique de Claude et la force sacrée de l'adversaire s'entrechoquent à travers leurs épées, déclenchant une rafale explosive.

« Claude-sama... Arès-sama !? »

Tenue en travers des bras, Irène fixe avec stupéfaction l'homme qui a porté un coup d'épée à Claude. Sous ses yeux, l'épée que tenait Claude se met à fondre.

Claude claque de la langue et projette une onde de choc magique sur Arès.

Arès tombe sur le dos, mais effectue une rotation parfaite pour atterrir proprement et tranche le pouvoir magique de Claude.

Le mur de la tribune, pris dans le contrecoup, vole en éclats. Au-delà des cris qui s'élèvent, Élefas a dressé un mur magique.

Tandis que Claude compense par sa magie l'Épée Divine fondue, Irène cherche confirmation.

« ... E-est-ce que l'épée qu'Arès-sama tenait tout à l'heure était aussi une Épée Divine ? Pourquoi celle de Claude-sama a-t-elle... »

« Celle qu'il tient a une pierre sacrée incrustée. De plus, il semble la maîtriser parfaitement. Aurait-il un peu éveillé le pouvoir sacré ? ... Tiens, c'est vrai, il est le cousin du Saint Roi. Il avait donc les aptitudes. »

Face à l'analyse de Claude, qui ne quitte pas Arès des yeux, Irène se mord la lèvre.

À l'origine, Arès est le personnage qui manie l'Épée Divine pour vaincre le Saint Roi possédé par le dragon démoniaque. Même s'il est envahi par le mal, il a brisé ce Saint Roi. Son potentiel de pouvoir sacré est amplement suffisant.

« Nous avons une mauvaise compatibilité. Bon sang, pourquoi n'y a-t-il pas de Saint Roi maniant l'Épée Divine parmi les invités ? C'est le Saint Roi que cet homme devrait haïr et défier...... Non, c'est peut-être parce que la présence du Saint Roi serait gênante qu'il n'est pas là. »

« Ne me dites pas que c'est pour empêcher Baal-sama de venir ici...... »

« Il doit être en train de crever dans le royaume féminin de Hauzel à l'heure qu'il est, non ? »

Le sol se remet à bouger avec un bruit sourd, et des soldats blancs apparaissent.

« Claude-sama, laissez-moi affronter Arès-sama ! Avec mon Épée Sainte... »

« Non. Sa technique à l'épée est supérieure. Et à en juger par l'apparence, la puissance des armes est équivalente. »

« Mais ! »

Arès, le corps bas, fonce sur eux.

Mais en chemin, Walt et Kyle bondissent de gauche et de droite pour le repousser. Puis Élefas, passé derrière, souffle magiquement les soldats blancs qui tentaient de s'élancer depuis l'arrière.

« Que décidez-vous, Claude-sama ? »

« Soit... Chancelier Dautriche. Évacuez les invités, et tous les citoyens de la ville basse également, direction le cinquième niveau. L'ennemi va pousser vers le vieux château au nord d'ici, ne laissez aucun civil approcher. Vous pouvez mobiliser à la fois l'Ordre des Chevaliers et l'Ordre des Chevaliers Saints. »

Juste derrière Claude, Rudolf dans la loge d'honneur s'incline en entendant cet ordre.

À côté de lui, Cédric se lève à demi.

« Frère aîné. »

« Toi, comme d'habitude, ne quitte pas ta fiancée des yeux. »

Avalant quelque chose, Cédric acquiesce et prend la main de Lilia.

Quand Irène y jette un coup d'œil, Lilia illumine son visage et lui agite la main. Elle n'aurait pas dû regarder.

« James, tu m'entends. Je te confie les monstres. Élimine tous les ennemis en ville ou guide-les jusqu'ici. Keith, toi et Élefas, vous êtes la garde d'Irène. Ne bougez pas d'ici. »

« Entendu. Venez, Irène-sama, par ici. »

« Attendez, Claude-sama ! Moi aussi... »

« Walt, Kyle, reculez. Ce général, c'est moi qui m'en charge. ... Épée Divine, capacités innées, sans doute la protection de la Fille de Dieu et le renforcement de Serena en plus. C'est trop lourd pour vous. »

C'est une force presque déloyale, non ?

Comme pour prouver les paroles de Claude, Arès se relève une fois de plus avec calme. Irène, pour le supplier à nouveau, agrippe sa veste et s'accroche à lui.

« Claude-sama, je me bats aussi ! »

« — Inutile de t'inquiéter, Irène. »

Arès brandit son épée. L'attaque, devenue un coup sacré, fond sur eux, mais Claude les repousse tous.

« J'ai dit que notre compatibilité était mauvaise, pas que je ne pouvais pas gagner. »

Tout en tenant Irène dans ses bras, Claude lui caresse la joue du bout des doigts et sourit tendrement.

« Ton mari est fort. Probablement le plus fort du monde. »

« Claude-sama... »

« Fais-moi confiance pour une fois, et regarde. »

C'est vrai, c'est mon mari.

Elle avale son anxiété, se dit qu'elle doit croire en lui, et acquiesce.

Elle se hisse sur la pointe des pieds, et leurs lèvres se rejoignent naturellement. Il ne reste qu'à échanger un bref regard. Puis, comme Keith et Élefas qui attendent derrière, elle est délicatement déposée sur la tribune.

Après s'être séparé d'Irène et être descendu au sol, Claude pointe son épée droit sur Arès.

« Bon, je t'accorde l'honneur de défier le Roi Démon en duel, humain. »

Ses yeux rouges brillent d'une lueur menaçante, et il lèche d'un coup de langue les lèvres qui viennent d'être embrassées. D'une combativité sans pareille, sa beauté bestiale, comme une bête qui se lèche les babines devant sa proie, se déforme de joie.

« Rassure-toi. À la fin, tu en viendras à supplier qu'on te tue. »

Je vais croire en mon mari, pense-t-elle fortement. Probablement qu'il possède encore un cœur humain.

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