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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 193

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Chapitre 193

Chapitre 193

Chapitre 193/33158%~10 min de lecture1 951 mots

« Tu ne trouves pas que c'est un peu trop, quand même ? »

Claude le dit d'une voix inhabituellement abattue.

Après avoir confié le nettoyage du dîner à Rachel, Irène lui répond une fois de plus la même chose.

« C'est parce que vous avez mis Keith en colère, n'est-ce pas, Claude-sama ? »

« Même so

« Cela ne peut pas être aidé. Votre fièvre est tombée, mais on ne sait pas ce qu'il adviendrait du temps si nous laissions sortir Claude-sama, qui est en mauvaise santé, hors de la barrière du Saint Roi. »

« C'est vrai, mais…… »

Assis sur le lit en vêtement de nuit, Claude soupire en regardant la réponse de Keith, visiblement peu convaincu.

Il est écrit qu'il doit se reposer tranquillement au royaume d'Ashmeil, mais pour le dire franchement : « Qu'un idiot qui visite le royaume d'Ashmeil de son propre chef et attrape un rhume ne revienne pas avant d'être guéri. » Il a probablement été forcé de s'agiter pour faire coller l'histoire selon laquelle Claude, en tant que prince héritier d'Elmeia, a sauvé le royaume d'Ashmeil, et il est furieux. On sent sa colère poindre çà et là dans le texte poli.

De son côté, Irène a reçu une lettre chaleureuse de son père Rudolf, le chancelier : « Faisons un repas en famille quand tu rentreras. » Si elle ne rentre pas dans des conditions parfaites, elle mourra probablement sur le coup.

« Reposons-nous tranquillement pour l'instant, Claude-sama. Une fois de retour, vous aurez du travail... Oui, considérez cela comme un voyage de noces et reposez-vous ! »

« Voyage de noces... ce bordel insensé !? »

« Oui. Si on y pense, il aurait mieux valu faire rester d'autres personnes que Rachel. Isaac et les autres sont probablement rentrés sans même faire de tourisme. Un changement de lieu change l'humeur, après tout... »

« Ah... bon, ça ne va pas si mal. Ils se tenaient la main, ils s'embrassaient. Si je devais chipoter, Cédric n'a fait aucun progrès. Quel dommage pour mon frère cadet. »

« ... De quoi parlez-vous ? »

Alors qu'elle cligne des yeux, Claude haussent les épaules et change de sujet.

« Cela dit, je peux déjà bouger. Et le Saint Roi, comment va-t-il ? »

« C'est la même chose pour Claude-sama. Il semble qu'on l'ait surprise en train d'essayer de s'échapper du lit en disant qu'elle pouvait bouger, mais elle n'avait pas l'air déplue d'être soignée par Roxane-sama. »

« Il finira par se faire mener par le bout du nez. Et la Sainte Épouse Dragon, est-elle sage ? »

« Oui. L'autre jour, elle s'amusait à prendre un bain d'eau. Baal-sama a fini par céder et lui a permis d'entrer dans la chambre. Il dit qu'il va agrandir la chambre actuelle pour lui faire un lieu où dormir. »

« J'ordonne à cette gamine de partager le lit sans faute. C'est le devoir d'une épouse. »

Claude l'affirme avec un sourire étrangement rafraîchissant. Si elle faisait cela, Baal ne pourrait partager la couche avec personne, pensa-t-elle, mais si elle fourrait son nez là-dedans et que ces deux-là se mettaient à se quereller, cela déclencherait une grande guerre entre le Saint et le Démon, alors elle se tait.

« La reconstruction semble bien avancer aussi... Étonnamment, les épouses du harem arrière font de leur mieux. Elles s'occupent même volontiers de la Sainte Épouse Dragon. »

« C'est bien, tant mieux. »

En réalité, beaucoup ont l'arrière-pensée : « Si je me fais bien voir de cette gamine, le prince héritier d'Elmeia ne me remarquera-t-il pas !? » Mais elle se tait là-dessus aussi.

« Quoi qu'il en soit, les aides concrètes et le commerce ne bougeront pas tant que le Saint Roi et moi n'aurons pas signé le traité. ... J'aimerais que ce soit réglé demain, si possible. »

« Je m'y attendais, alors Roxane-sama et moi préparons tout pour demain. »

« ... Toi et l'épouse légitime, vous vous entendez bien. »

« Plutôt que de nous entendre bien, on est compagnes d'infortune avec des maris ingérables. »

« C'est leur cas. Moi, je ne suis pas un mari ingérable. »

Probablement que Baal dit la même chose à Roxane.

En riant doucement, Irène vérifie l'eau restante dans la carafe près du lit et baisse la lumière. Normalement, elle laisserait Rachel ou les serviteurs s'en occuper, mais elle voulait soigner Claude elle-même autant que possible.

Une fois de retour, elle n'aura plus le temps de passer des moments tranquilles avec Claude.

« Alors, demain sera chargé. Veuillez vous coucher tôt, s'il vous plaît. »

« — Irène. »

Sa main est saisie. Elle se retourne, et se fige face aux yeux rouges qui brument dans le lit faiblement éclairé.

« Toi, ce soir, tu dors ici. »

Irène n'est pas du genre à ne pas comprendre ce que cela signifie.

« ... M-mais, c'est... enfin, nous sommes des invités... »

« Peu importe. Au contraire, j'ai eu des envies de meurtre qu'on nous sépare en tant que couple. Mais c'est l'endroit le plus sûr. Ils ont dû laisser la barrière du Saint Roi au palais. »

« Mais moi, je n'ai pas encore pris mon bain... »

Ni son cœur ni son corps ne sont prêts. Devrait-elle appeler Rachel maintenant pour se préparer au plus vite ? Mais cela gâcherait tout, a-t-elle l'impression.

Alors qu'elle s'affole, elle est tirée violemment et tombe sur le lit. Les yeux rouges malicieux de Claude rient d'elle.

« Où est passée cette audace qui t'a fait m'embrasser de ton propre chef ? »

« C-c'était l'élan du moment, ou plutôt... »

« Mes plans sont ruinés à cause de ça. Je voulais que ta première fois soit quelque chose que tu n'oublierais jamais de ta vie, mais elle m'a été volée si brutalement. »

Cette façon de le dire lui fait honte au point qu'elle en a l'impression d'avoir de la fumée qui sort de la tête.

« S-si vous le dites comme ça... moi aussi, j-j'ai été surprise. »

« Ah, je t'ai surprise. Il faudra peut-être s'entraîner. »

« De l'en-entraînement... »

Les longs doigts de Claude glissent et tracent ses lèvres.

« Je ne ferai rien d'effrayant. Je te chérirai. — Je te veux. »

Suppliée par son mari bien-aimé de le vouloir, refuser par manque de confiance ferait d'elle une épouse indigne.

Avant tout, une femme a besoin de courage. Serant fermement les poings, Irène acquiesça.

« C-compris... mais Claude-sama, une promesse, s'il vous plaît. »

« Laquelle ? »

« Si jamais vous n'êtes pas en forme... »

« Si c'est le rhume, pas de problème. »

« M-mais Claude-sama a... enfin... d'autres soucis, n'est-ce pas ? »

Claude cligne une fois des yeux.

« ... Je l'ai déjà dit, nous sommes dans la barrière du Saint Roi. Je ne suis pas différent d'un humain normal, maintenant. »

« J-je le sais. Les symptômes de Claude-sama sont justement ceux d'un homme normal. »

C'est là que l'épouse doit faire des efforts. Irène insiste avec force.

« Alors même si ça rate cette fois, ne perdez pas confiance ! »

« ... »

« Je vous soignerai, c'est certain ! ... Claude-sama ? »

« ... Une chose à vérifier. Notre compréhension mutuelle. »

Qu'est-ce que c'est maintenant ? Pensant cela avec méfiance, elle acquiesça, et Claude lui caressa doucement les cheveux.

« Qu'est-ce que mon "problème" selon toi ? »

« ... C-cela... Vous me demandez de le dire ? »

« C'est quelque chose qu'on ne peut pas dire ? »

« C-c'est évident. C-c'est... celui d'un homme, ce... dire une chose pareille ouvertement... »

« — Est-ce que c'est ça ? Tu penses que j'ai un problème avec ma fonction masculine ? »

Elle a failli s'énerver devant une formulation aussi crue, mais elle a cligné des yeux, subjuguée par un sourire d'une étrange intensité.

Claude cache son visage et rit, les épaules tremblantes.

« Je vois. — Je vois, c'est comme ça que c'est. »

Mais ses yeux ne rient pas. N'est-ce pas mauvais signe ?

« Fufufu. Heureusement qu'on est au royaume d'Ashmeil. — Si c'était l'Empire d'Elmeia, j'aurais failli faire exploser le château sous le choc. »

« A-ah, comme je le pensais, arrêtons pour ce soir ! »

Irène, terrifiée, tenta de se relever, mais ses deux épaules furent immédiatement plaquées au lit.

« Tu vas te donner à moi, n'est-ce pas ? »

Les yeux rouges brillent d'une lueur suspecte. Un frisson lui parcourt l'échine.

« M-mon Dieu, Claude-sama... c-cela... »

Il lui rend un sourire aimable, et elle comprend, sans comprendre pourquoi, qu'elle a mal interprété.

Dans ce cas, la colère de Claude est... Une réalisation la frappe, et le sang lui quitte la tête d'un coup.

« A-attendez, Claude-sama ! Calmement, discutons calmement ! »

« Je suis parfaitement calme. Maintenant, par où commencer à te savourer ? »

« Je ne suis pas de la nourrit — itte, ne me mordez pas ! Attendez, qu'est-ce que c'était que ce "problème du corps" alors !? »

« Tu es si mignonne que je ne sais plus quoi faire. Tu vas tout accueillir, n'est-ce pas ? »

« A-au moins, soyez doux ! Soyez doux, je vous en supplie ! Je vous en prie, Claude-sama... ! »

« Roi Démon ! Toi, qu'as-tu ordonné au Dragon d'Eau !? »

Les mouvements de Claude s'arrêtent face à Baal, apparu soudainement sur le lit.

« Juste au moment où Roxane et moi allions enfin le faire, c'est gâché à cause de ça ! Enfin le moment venu, comment oses-tu... »

« ... Tu ne vois pas la situation ? C'est ma réplique, ça. »

« Hah ! Puisque Moi on a été dérangé, il n'y a aucune raison de te laisser partir ! »

Baal, qui déclare cela les bras croisés sans se soucier de la colère de Claude, a de l'envergure. Pendant que Claude se lève lentement, Irène s'esquive discrètement.

« Il semble qu'il faille en finir entre nous. »

« C'est mon vœu. Je ferai en sorte que tu ne puisses plus jamais gêner Moi. »

« C'est pour ça que je dis que c'est ma réplique... »

Au son des épées qui s'entrechoquent, Irène pousse un profond soupir.

« Qu-qu'est-ce qui se passe, Irène-sama ! ... Ah, Claude-sama et Baal-sama... »

« Laisse-les faire, Rachel. Ce palais finira par s'effondrer, alors évacue tout le monde. Moi, ce soir, je dors chez Roxane-sama. »

« H-ha... e-est-ce que c'est bien ? »

« C'est bon. »

Derrière elle, le bruit des épées se mêle au fracas des meubles et des vitres qui se brisent. On entend des cris et des insultes, mais ce n'est qu'une querelle d'enfants à grande échelle.

Écoutant ce vacarme derrière elle, Irène sourit, mi-exaspérée, mi-attendrie.

« Voir que Claude-sama a aussi ce côté-là, c'est plutôt rafraîchissant. »

Le premier exploit du prince héritier Claude Jeanne Elmeia fut de rétablir les relations diplomatiques avec le royaume voisin d'Ashmeil, longtemps instables. On raconte diverses choses sur sa relation avec le Saint Roi Baal, connu pour la légende du tueur de dragon démoniaque : qu'ils étaient amis d'enfance, rivaux en amour, etc. Mais le dragon d'eau offert par le Roi Démon Claude reçut le titre de Sainte Épouse Dragon et continua de protéger le royaume d'Ashmeil pendant longtemps.

Mais le jour de la signature du traité, premier pas vers une bonne voisinerie, le Saint Roi et le Roi Démon se présentèrent en haillons, traînés chacun par leur épouse, et cet épisode fut soigneusement effacé des archives par la main d'un secrétaire avisé.

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