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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 150

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Chapitre 150

Chapitre 150

Chapitre 150/24063%~9 min de lecture1 722 mots

L'Empire d'Elmeia, la capitale impériale Alcart. Son symbole de prospérité, le palais impérial, est la fierté du peuple. L'escalier de marbre blanc, le couloir où perce la lumière du soleil à travers le verre. La tour bleue pointue visible de partout dans la capitale, et la cloche d'argent qui sonne les heures. Dans un coin de ce palais impérial — ou plutôt, derrière ce palais, au fond d'une forêt dense et inquiétante, se dresse un château ancien où cette réunion a lieu.

« Je vous ai réunis pour une seule raison. J'ai besoin de votre coopération. »

Claude, qui est devenu le maître effectif du palais impérial mais reste le Roi Démon de ce château ancien, passa son regard sur les personnes rassemblées dans la salle de conférence à la table ronde et prononça ces mots.

Le troisième fils du comte parvenu, le président d'un journal de niveau intermédiaire, un apothicaire de niveau inférieur, un botaniste, un architecte-artiste — leurs titres, leurs statuts, leurs métiers même sont tous disparates. Mais ils ont un point commun : ils sont tous cadres de la société Oberon, l'organisation créée par sa femme.

La représentante étant sa femme, même s'il en est l'époux, Claude n'est pas en position de les commander. Il pense qu'il faut tracer cette limite clairement.

L'homme en face semble l'avoir compris. Il fait une mine dubitative.

« Coopérer ? Nous, avec le Roi Démon ? »

En ajoutant qu'il n'a pas un bon pressentiment, le troisième fils de la famille du comte Lombard, Isaac. C'est le bras droit de sa femme, un stratège très perspicace. Claude acquiesça.

« Oui. Je veux vous demander quelque chose en secret, sans qu'Irene ne le sache. »

« Ah, je vois. Profitant de l'absence de la jeune dame pour lui faire une surprise ? »

C'est un homme nommé Jasper, président du journal Varié, qui tente de dissiper l'atmosphère délicate d'une voix gaie. C'est un aîné doué pour la collecte d'informations. Il corrigea avec uneonce de respect.

« Irene n'est plus "la jeune dame". C'est ma femme. »

« Femme, hein. Oui, formellement, c'est exact. »

C'est Ruck qui murmura en riant faiblement, assez pour être entendu. Originaire du cinquième quartier pauvre de la capitale, il est devenu un apothicaire d'excellence après avoir été diplômé de l'université. C'est sûrement lui le coupable qui a glissé un médicament inutile la nuit de noces.

« … Si ce n'est pas pour nuire à Irene, j'écouterai. »

C'est le jeune botaniste Quartz, ami d'enfance de Ruck et comme lui originaire du cinquième quartier, diplômé de l'université, qui ajouta cela tout bas. Son bandeau noir sur l'œil est intriguant, mais l'intérêt de Claude ne porte pas là.

« Moi, tant que c'est amusant, tout me va ! Cette fois, c'est un château de glace ? »

C'est Doni qui accepta avec un sourire. C'est le plus jeune du groupe, mais un garçon de génie qui touche à tout en matière de fabrication. C'est rassurant de l'avoir comme allié. En voyant son visage, Claude secoua la tête.

« Non, c'est plus urgent qu'un château de glace. Tout à l'heure, tu as parlé de mariage formel ? C'est à ce sujet. »

« Ah, moi je passe. J'veux pas entendre ça. »

« Je veux que vous prépariez des contre-mesures pour notre véritable nuit de noces. »

« C'est quoi, la "véritable nuit de noces" ! Aaah, j'avais décidé de pas relever… »

Isaac, qui a tenté de s'enfuir en premier, se tient la tête. Claude acquiesça calmement.

« C'est bon, vous acceptez volontiers. Ça m'arrange. »

« À quel moment de la conversation t'as vu ça !? »

« C'est inattendu. Toi qui détestes perdre ton temps. Je ne dis pas que je ne t'y oblige pas. »

« … Isaac-bocchan, la conclusion "on aide le Roi Démon" est déjà actée, hein. »

« C'est pas pour ça que j'vais l'accepter facile. C'est sûr que ce sera chiant. »

Au soupir mêlé de plainte de Jasper, Isaac croisa les bras dans une posture de résistance totale. À côté, Ruck souriait doucement.

« Un Roi Démon qui demande notre aide. C'est bien pathétique. »

« Oui, je suis le Roi Démon. Autrement dit, même si je t'arrachais un bras ou une jambe sans raison, te laisser en vie serait déjà une grande miséricorde, non ? »

Pas de réponse.

Satisfait du silence agréable, Claude s'enfonça profondément dans sa chaise et recroisa les jambes.

« Bon, passons au vif du sujet. En fait, je ne vais pas bien ces temps-ci. »

« C'est la tête qui va pas, hein. Je pige. »

Au moment où Ruck dit cela, le vase sur la table ronde fit *pon* et explosa de l'intérieur.

Après avoir vu les éclats effleurer la joue de Ruck, Claude soupira.

« Mon pouvoir magique est instable. Si je relâche un peu mon attention, ça arrive. »

« C'était absolument exprès, celui-là… »

« Pas du tout. Au fait, l'air de la pièce peut aussi disparaître, alors faites attention à ce que vous dites. »

« Donc c'est exprès, j'te dis ! »

« Si je touche Irene dans cet état, mon cœur battra la chamade et je provoquerai un tremblement de terre. C'est pour ça que je suis troublé. »

Tous le regardèrent d'un coup. Isaac demanda d'un air légèrement soupçonneux.

« … Hein, c'est une vraie préoccupation ça ? Le pouvoir magique instable ? »

« Je viens de le dire. »

« C'est pour ça que le Roi Démon évitait Irene-sama. »

Doni fit un visage convaincu. Ce n'est qu'alors qu'Isaac et les autres devinrent sérieux.

Tenant une plume stylographique, Jasper dit :

« Ah… en gros, le Roi Démon va vraiment mal. C'est un truc magique ? »

« Exact. Je veux que vous trouviez la cause et un moyen de calmer mon malaise. »

« Quoi ? Vous voulez qu'on fabrique un médicament pour soigner le dérèglement magique ? »

Aux yeux ronds de Ruck, Claude acquiesça. Alors Quartz marmonna l'air difficile.

« … Les trucs magiques, c'est pas ma spécialité. Faut demander à un mage. »

« Bien sûr, Élefas et la famille Lévi coopéreront aussi. Walt et Kyle, vous pouvez les utiliser comme cobayes. »

« Vendez pas vos subordonnés… Élefas et les Lévi aussi, ils sont encore plus mal traités qu'avant. S'ils se refont effacer la mémoire avec un sort bizarre, j'en sais rien. »

« Je suis dans l'embarras, c'est 어쩔ル. »

« Y a-t-il des pistes sur la cause du dérèglement magique, ou quelque chose que vous savez déjà ? »

À la question de Ruck, Claude secoua la tête.

« Rien. Juste que ce pourrait être les séquelles de quand j'ai perdu ma magie suite à l'amnésie. »

Isaac poussa un long soupir et leva les yeux au ciel.

« Après l'amnésie et la perte de magie, voilà le dérèglement magique… »

« Désolé de vous déranger. Mais si vous coopérez, ça se résoudra vite, j'en suis sûr. »

« J'ai pas dit qu'on coopérait, moi. Vous faites avancer l'histoire tout seul — »

« Si ma magie s'emballe, mon corps risque de devenir un monstre. Si je cessais d'être humain, imaginez combien Irene en serait peinée. »

Chacun tressaillit visiblement. Trouvant cela amusant mais pas amusant, Claude exposa sa requête sur un ton neutre.

« L'idéal, c'est que ce soit résolu avant le retour d'Irene. Si elle apprend ça, on ne sait pas ce qu'elle ferait. »

« — Là-dessus, je suis à fond d'accord. »

« Alors coopérez-moi. »

La réponse fut le silence. Il pourrait forcer, mais on ne sait pas où ça mènerait.

L'essentiel, c'est la sincérité. Il posa les deux coudes sur la table et décida de dévoiler ses véritables sentiments.

« Ne pouvoir toucher à Irene, cette situation est pour moi ni plus ni moins qu'une torture. »

« Nous, on pense "bien fait pour vous". »

« Ruck… il est pas bien, un peu de considération… »

« Irene m'attend chaque soir jusqu'à tard, que mon travail finisse. Il y a eu des moments où elle hésitait à le dire elle-même, se tortillant. Chaque fois que je choisissais de dormir, elle faisait un visage tout déçu. »

« Oï, oï, oï, les vantardises d'jeunes, c'est dur pour un vieux… »

La remontrance de Jasper fut engloutie par une petite secousse. Doni regarda autour de lui, l'air inquiet.

« … Ça vient de bouger, non ? »

« Je veux que vous compreniez. Combien je fais d'efforts pour garder ma raison en l'état actuel. »

Claude ferma les yeux et pensa à sa bien-aimée nouvelle épouse. Quand elle s'était endormie profondément la nuit de noces, sa tristesse l'avait transpercé au point de vouloir la tourmenter par la suite, mais Irene était si touchante que ce sentiment avait volé en éclats.

Elle faisait des efforts pour l'inviter dans la chambre, bien que ce devait lui être difficile, elle se tourmentait pour savoir comment obtenir son pardon, comment se faire toucher par lui. Mais maintenant, s'unir à elle est dangereux. Il le sait. Mais ses émotions ne suivent pas.

Le monde se mit à trembler *gata-gata*. Il ne put retenir ce qui montait.

« Qu'est-ce que ça veut dire, un mari qui ne peut pas toucher sa femme !? »

« W-w-w, tremblement de terre ! Tremblement de terre ! »

« C'est l'œuvre du Roi Démon, ça !? »

« Inacceptable. Moi qui frémirais rien qu'à un baiser, où est mon tort ? Je l'aime, c'est tout. Je n'ai rien fait de mal. C'est plutôt Irene qui est coupable de me séduire ? Elle est juste mignonne… »

« Calmez-vous, quel manque de considération… »

« … Faut pas appeler un serviteur ? »

« Moi, c'est fini, j'peux plus tenir… Chaque nuit est un enfer… Dans un monde pareil, autant… »

« J'ai compris ! J'ai compris, on coopère, on aide ! Alors ne détruisez pas le monde !! »

Au cri d'Isaac, les chaises et la table qui tremblaient *gata-gata* s'immobilisèrent. Dans la salle de conférence où seul le lustre continuait de balancer avec regret, Claude recroisa élégamment les jambes et posa sa joue sur sa main.

« C'est bon, je suis rassuré. Le sort du monde repose sur votre travail. Débrouillez-vous bien. »

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