Aller au contenu principal

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 144

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final BossI'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss
Chapitre 144

Chapitre 144

Chapitre 144/24060%~8 min de lecture1 485 mots

S'asseoir sur le trône et contempler la grande salle vide était le moment le plus apaisant.

L'empereur Pierre-Jeanne Elmeia, le menton posé sur sa main, poussa un soupir discret.

« Cela dépasse mes capacités. Toi, arrange ça, Rudolf. »

« Arranger, comment ? »

« Arranger, dis-je ! C'est ta fille qui est à l'origine de tout ce chaos... ! Elle a ignoré les conseils de sa mère de ne pas le rencontrer, a provoqué un scandale, et maintenant elle veut faire revenir notre fils comme Roi Démon. »

« Quand vous le dites comme ça, je n'ai pas de réponse à faire, ah ah ah. »

Le rire du chancelier résonna d'une façon creuse.

Pierre poussa à nouveau un soupir long et profond.

« Pourquoi en est-on arrivé là... Je ne suis pas fait pour être empereur. »

« Que dites-vous ? C'est Votre Majesté qui a ordonné l'exécution de ma fille et l'extermination des monstres. »

« Cela ne pouvait être évité. Sans toi et sans ma mère, la seule chose que je puisse faire, c'est d'être un père. »

« Si le prince héritier ne redevient pas le Roi Démon, l'ordre de Votre Majesté passera pour une décision sage. Depuis que Claude est redevenu prince héritier, les pays voisins sont agités. Il y a des mouvements suspects. Moi aussi, je pense qu'un Roi Démon empereur est quelque chose de difficile à réaliser. »

En y repensant, les ennuis s'enchaînent depuis l'incident où Cédric a agressé une fille de duc.

Si seulement on avait pu l'étouffer, mais on a rassemblé des preuves d'une précision terrifiante, et pour protéger la position de Cédric, il n'y avait d'autre choix que de rendre ses droits de succession à Claude comme exigé. D'un autre côté, le fait que la fille du duc Dautriche devienne la fiancée d'un membre de la famille impériale était politiquement favorable, le seul problème étant que Claude soit le Roi Démon.

Cela aussi avait été dissipé par l'affaire de l'amnésie, et je pensais que tout allait bien se passer.

« Mais, Votre Majesté l'Empereur. Permettez-moi, en tant que père moi aussi, de dire que les enfants grandissent. »

« C'est vrai. S'ils restaient enfants pour toujours, moi non plus je ne saurais quoi faire. »

« Grâce à vous, il y a eu des choses intéressantes. Je m'occuperai donc du nettoyage. »

« ? De quoi parles-tu -- »

Avec un grincement, les doubles portes s'élevant jusqu'au plafond s'ouvrirent avec un bruit lourd.

Dans la salle du trône faiblement éclairée, la lumière pénétra droit depuis la porte, allongeant deux ombres.

Un bruit de pas léger et silencieux, et le frottement de tissu traînant sur le sol. Celle qui crie de douleur -- c'est la mère. Saisie par la tête d'une main, traînée en position accroupie.

« Mère ! Claude, qu'est-ce que tu fais, lâche mère ! »

« Pierre ! Pierre, arrête cet enfant, s'il te plaît, ça fait mal, ça fait mal ! »

Le corps de la mère, comme une jeune fille, fut projeté jusqu'au trône sur l'estrade. Une brutalité comme si on manipulait un bagage.

À la vue de sa mère gisant à ses pieds, un sueur froide lui parcourut l'échine.

Quand il leva timidement les yeux vers son fils, les deux prunelles étaient rouges.

« Irène, malgré les apparences, a un côté étonnamment attachant, père. »

Sourire paisible aux lèvres, le Roi Démon s'approche du trône, pas à pas.

« Elle veut se marier après avoir été reconnue par la famille, et elle se soucie aussi de mes relations humaines quasi inexistantes. C'est pourquoi je voulais exaucer son souhait. »

Claude s'arrêta au bas du grand escalier menant au trône.

« Mais si je lui laissais trop de liberté, voilà ce qui arrive. »

« Pierre... Pierre, que fais-tu ? Appelez les gardes ! Quelqu'un ! »

La gorge de la mère qui s'apprêtait à crier émit un sifflement.

Soudain, à côté de Claude apparut une grande horloge à poids anormalement complexe. C'était, à coup sûr, l'outil magique que sa mère chérissait.

Claude posa délicatement la main sur l'outil magique. Au même instant, il se mit à briller intensément. Face à la lumière explosant de l'intérieur, la mère, les yeux exorbités, secouant la tête, hurla.

« Arrê... arrêtez, arrêtez, pas ça, n'importe quoi sauf çaaaa ! »

Mais ce vœu fut vain, l'horloge éclata de l'intérieur. Elle se désintégra, brûla entièrement, ne laissant qu'un tas de cendres.

Hébétée, la mère s'effondra sur place -- mais immédiatement, la colère embrasait son regard, et ses ongles vernis de rouge griffèrent le sol de marbre.

« Tu... tu l'as fait... ! Comment as-tu pu, ce monstre ! »

« Vous dites des choses terribles. Je peux pourtant fabriquer ce dont vous avez besoin chaque jour. »

En disant cela, Claude sortit de sa main quelque chose qui ressemblait à un bonbon bleu.

La mère changea d'expression, dévala l'escalier en roulant, et tendit désespérément la main vers l'objet bleu que tenait son fils.

« Donne-le, donne-le-moi. À moi, vite... vite ! »

Mais Claude agita une fois la main, et le fit disparaître comme par magie.

La mère poussa un cri et s'accrocha à ses pieds.

« Qu'est-ce que tu veux ? La vie de cette fille ? L'annulation de l'ordre d'extermination des monstres ? »

« ... M-mère. »

C'était la première fois que Pierre voyait le visage de sa mère s'accrochant à quelque chose. Cette force qui agissait toujours comme si le monde lui appartenait n'avait plus aucune trace.

Pour une raison quelconque, cela donna à Pierre un choc au-delà de l'imagination.

Il avala sa salive, regarda son fils. Non, on ne pouvait plus le considérer comme son fils.

« Je t'en supplie... je t'en supplie, Claude ! »

« Il semble que père et grand-mère ayez besoin de repos. N'est-ce pas ? »

Ignorant sa mère qui s'accrochait à lui, Claude posa le pied sur la première marche.

« Vous avez tenté d'exécuter ma fiancée et d'exterminer les monstres. Qu'un si stupide édit impérial soit émis, on ne peut penser qu'à de la fatigue. Vous avez oublié pourquoi j'ai renoncé à mes droits de succession, et pourquoi je les ai repris. »

« C-c'est... »

« Prenez votre temps pour vous soigner. Quelque part dans le lieu d'exil du nord, tranquillement, avec l'impératrice douairière. Ne vous inquiétez pas, je vous inviterai à la cérémonie d'intronisation. À ce moment-là, je vous offrirai le bonbon bleu d'à l'heure, alors venez célébrer sans faute. »

« Non, tout de suite, demain, mon visage, ma peau... »

« To-tu... tu ne vas pas jusqu'à chasser ton père et ta grand-mère de la capitale impériale ? »

Il demanda d'une voix tremblante.

Un sourire d'une beauté qui ne semblait pas humaine gravissait l'escalier, marche après marche, depuis le bas.

« Si on dit que j'ai usurpé le trône, cela causerait des ennuis inutiles à Irène. Disons, après un an de repos, l'abdication en faveur du prince héritier qui assurait l'intérim des fonctions impériales, qu'en pensez-vous ? Chancelier Dautriche. »

« ... Je trouve cela acceptable. Cependant, je n'aurais cru que vous iriez jusqu'à tant vous soucier de ma fille. »

« Rudolf, toi aussi, que... »

« Sa Majesté l'Empereur Pierre. Le prince Claude vous dit de prendre des vacances... Il dit qu'il avalera l'affaire si vous acceptez. »

« L'avaler, dit-il... Qu'est-ce que c'est que ça ? Qui croit-il être ! V-vers son propre père ! »

Claude rit dans sa gorge, et gravit les marches jusqu'au trône.

« Cédric a prouvé sa valeur en jurant de vivre une vie de détention inconfortable pour faire sortir ceux qui me sont hostiles. Je le trouve admirable en demi-frère. -- Mais je ne te considère pas comme mon père. Moi non plus, et probablement pas Cédric non plus. »

« Qu-oi... »

« Parce que tu n'es pas un père, tu n'es que l'enfant de cette femme. »

C'était une évidence, et pourtant une chose à laquelle il n'avait jamais songé.

Il saisit l'accoudoir de sa main tremblante. Rudolf baissa silencieusement les yeux.

« ... Pour ce qui est de la résidence de Sa Majesté l'Empereur, je me charge de la préparer. »

« Je te laisse faire. Toi aussi, dans un an, tu auras du temps libre. »

« Je l'ai bien noté. Mais je vous en prie, Sa Majesté l'Empereur Claude. C'est tout de même votre père. »

Une seule fois, le fils cligna des yeux. Pierre releva la tête.

Son fils, vu de près pour la première fois depuis longtemps, était déjà plus grand que lui. Il ne savait même pas quand il l'avait dépassé, un tel père.

« Tu n'as plus à t'asseoir sur cette lourde chaise. Alors porte-toi bien... père. »

Mais il comprenait que ces quelques mots étaient la gentillesse maximale de son fils, juste assez pour être un père.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.