Aller au contenu principal

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 143

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final BossI'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss
Chapitre 143

Chapitre 143

Chapitre 143/24060%~4 min de lecture736 mots

D'un air hébété, comme si la moitié de son âme s'était envolée, Lilia se laissa menotter sans résistance par Marks et fut emmenée le long de la galerie en compagnie de Cédric.

Cédric avait déclaré qu'il irait de son propre chef dans la tour occidentale de détention pour y être enfermé avec Lilia en attendant sa sanction officielle. Sa démarche était si allègre qu'on n'eut même pas l'idée de le faire surveiller, mais sur l'ordre de Claude, Amande l'accompagna tout de même.

« Même des demi-frères peuvent se ressembler, hein ? »

« Je n'ai pas la moindre idée de ce dont tu parles, Élefas. »

Je fusillai du regard Élefas, qui cherchait manifestement à me faire réaliser quelque chose de superflu, mais il me répondit par un air inquiet. Je refusai catégoriquement d'en deviner le sens. Il n'existait rien de tel qu'une geôle de glace.

Je secouai la poussière de mes vêtements et me relevai, juste au moment où Claude se retournait.

« Irene. »

Mon corps réagit plus vite que ma pensée : je me retournai d'un bloc. Mon cœur cognait la chamade sous l'effet de la tension.

L'espace d'un instant, j'avais vu la couleur de ses prunelles : un rouge indéniable.

Pourtant, maintenant, je n'osais tout simplement pas le regarder en face.

« Tu es en colère ? »

« N, non, pas du tout. C'est juste… voilà, je… je n'étais pas prête. »

Je m'empressai d'entrelacer mes doigts devant ma poitrine, un geste inutile, et je mordis ma lèvre. Je croyais savoir ce que je souhaitais, et en même temps je l'ignorais.

« Pardonne-moi. »

« D, donc je vous dis que je ne suis pas fâchée. Simplement, moi… »

« Tu as eu peur, n'est-ce pas ? »

Il atteignait une corde sensible. J'avalai difficilement l'émotion qui montait en moi, la gorge serrée.

(Je n'ai pas eu peur. Car je suis la femme qui deviendra votre épouse.)

C'est en redressant la fierté dans ma poitrine que j'ai couru jusqu'ici. Je n'avais pas le loisir de m'attarder sur l'inquiétude ni sur la crainte.

Il y a des monstres qui tremblent devant l'absence du Roi Démon. Il y a des camarades qui viennent nous secourir. Où serait le temps de pleurer, où serait la raison d'hésiter ? Soyez forte, regardez droit devant, ne fléchissez jamais. C'est mon rôle, ma mission, ma fierté.

Mais, en vérité…

« Tu as bien fait. Tout est fini maintenant. Viens, Irene. »

Celui qui trouve toujours les mots exacts qu'Irene attend, c'est lui, et lui seul.

Claude retint Irene qui s'était jetée contre sa poitrine en étouffant ses sanglots. Le murmure « j'avais peur » ne parvint qu'à ses oreilles.

« Tout le… tout le monde, est-ce qu'ils vont… bien ? »

« Ne t'inquiète pas, ils sont sains et saufs. James, Walt et Kyle étaient blessés, mais je les ai confiés à Ruck et son équipe. Rachel n'a pas une égratignure. »

« Et, et, Élefas… ? »

« Ah… »

Un claquement de doigts net résonna, et le sol de la tour du nord explosa dans un boum sourd derrière nous.

« En dessous sont retenus les otages du clan Lévi. Va les secourir. »

Soulagée, Irene baissa les paupières et posa son front contre la poitrine de Claude.

« Je soignerai aussi ton œil, alors montre-toi plus tard. Je suis au courant pour l'affaire Amande, alors ne songe même pas à fuir. J'ai des questions à te poser. »

« … Oui, Claude-sama. Je vous raconterai tout : qui je sers et ce que je vous ai fait… »

« Peu m'importe. Ce qui compte, c'est ce que tu as dit sur un lien avec Irene. »

Le ton de Claude devint nettement plus inquiétant, et Élefas parut se figer sur place, mais mes paupières étaient déjà trop lourdes.

« Je veux tous les détails. Toi le premier. Tout le monde passera un entretien individuel. »

« Hein… non, c'est… »

« C'est décidé. »

« A, attendez un instant ! » « Irene-sama ! Une explication… Irene-sama ? »

Mes pieds décollèrent du sol en toute légèreté. Enlevée en travers, je forçai mes paupières à s'entrouvrir. Le visage doux de Claude emplissait tout mon champ de vision.

« Laisse-moi faire le reste. Dors maintenant. »

Ses lèvres se posèrent sur mes paupières.

Sur un dernier murmure sucré « je t'aime », Irene lâcha prise.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.