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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 126

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Chapitre 126

Chapitre 126

Chapitre 126/26048%~7 min de lecture1 263 mots

Quand elle s'était donné du mal pour le séduire, il n'avait pas mordu à l'hameçon, mais c'est au moment où elle allait abandonner qu'il se mit à la poursuivre.

Les mâles sont des chasseurs, après tout ―― on pourrait le croire sur parole, mais cela reste absolument impardonnable.

'Pour commencer, je ne comprends pas pourquoi Keith-sama, Walt et Kyle ont accepté si facilement de servir sous les ordres de Claude-sama ! Moi, sa fiancée, je me suis fait rejeter, alors quelle est la différence ?'

Devant Irène qui grince des dents de frustration, tout le monde dit d'une même voix : « C'est ta méthode d'attaque qui est mauvaise. » Qu'est-ce que cela veut dire ? Incompréhensible. Vraiment incompréhensible.

Contrairement aux pensées intimes d'Irène, Amande était aux anges. Il vérifia encore et encore si Irène assisterait au bal, et s'envola en sautillant de joie en disant que le Roi Démon serait ravi. Si les monstres sont comme ça, alors c'est vrai que Claude souhaite la présence d'Irène au bal.

Pourtant, Irène a sa fierté.

Rachel la comprit et prépara sa toilette. Son père, qui l'escorterait jusqu'à l'entrée de la salle, accueillit la chose avec le sourire. Mettons de côté le fait que quand ce père sourit, c'en général mauvais signe, Irène atteignit le palais impérial sans que sa fierté ne soit brisée.

Auguste, qu'elle croisa dans le corridor pendant sa garde, resta bête et laissa tomber son épée, avant de se faire engueuler par son supérieur. Isaac et James recrachaient leurs boissons dans un coin clinquant de la salle, mais c'est bien fait pour eux. Walt et Kyle, qui s'étaient placés sans vergogne dans le dos de Claude, affichaient des mines désespérées, ce qui la rendait presque fière. En revanche, le regard méprisant de Cédric et Lilia qui retenait son rire les yeux pleins de larmes lui restaient un peu en travers de la gorge.

Malgré tout, il y a quelque chose sur quoi elle ne transigera pas.

'Alors, regrette de m'avoir convoquée, Claude-sama !'

Sur le sol de marbre, la main posée sur le bras de son père Rudolf, Irène relève le menton avec dignité.

Irène Lauren Dautriche, c'est la parfaite demoiselle de maison ducale qui a reçu l'éducation pour devenir impératrice et l'a incarnée. Ce statut, elle le jette aux orties maintenant. Elle n'en a cure.

Le chef d'orchestre laisse tomber sa baguette, et la musique élégante du violon s'arrête.

« … Pourquoi es-tu un canard ? »

Dans le bal figé par le silence, Claude fronce les sourcils à la limite du supportable et demande.

« Vous m'avez ordonné de porter cette robe, mais vous n'avez pas désigné mon visage, n'est-ce pas ? »

Affublée d'une coiffe de canard sur la seule tête, par-dessus sa robe, Irène bombe le torse avec un « hmph » satisfait.

Ce soir est le bal élégant où le prince héritier doit choisir sa fiancée. C'est une faute qui vaut expulsion immédiate. C'est même un miracle d'avoir pu arriver jusqu'ici.

Aucun homme ne voudrait danser avec une telle demoiselle, encore moins en faire sa fiancée. D'autant plus si ce Claude s'efforce d'être le prince héritier qui répond aux attentes de tous. Alors qu'elle se pavanait dans sa tête de canard, Claude leva une fois les yeux au ciel et poussa un soupir.

« … Chancelier Dautriche, il n'y a aucun doute, l'intérieur de ce canard est bien votre fille ? »

« Eh bien, puisqu'on ne voit pas le visage, l'intérieur pourrait bien être une autre personne. »

Face à Rudolf qui esquive en riant bêtement, Claude plisse les yeux, s'approche d'un pas décidé et saisit fermement la coiffe de canard. Irène la maintient pour ne pas qu'on la lui retire.

« Pourquoi tu résistes. Tu tiens tant que ça à rester canard !? »

« C'est la mode, ce style canard. »

« Il n'y a pas de raison ! Ça me gâche l'humeur sous tous les sens du terme, enlève-le ! »

« Non ! Je n'ai pas de visage à montrer à Claude-sama ! »

Claude claque de la langue et lâche prise. Au moment où elle souffle de soulagement, son champ de vision bascule d'un coup. Claude a ceint la taille d'Irène d'un bras et l'a hissée sur son épaule.

« Cho… Claude-sama ! Quelque soit la manière, c'est indécent ! »

« Je ne veux pas me faire dire ça par une femme qui débarque au bal avec une tête de canard. Écartez-vous. »

Voulant sans doute détourner les yeux du canard, l'entourage s'écarte prestement. C'est par ce chemin que Claude s'engage à grandes enjambées. Dans cette situation, il n'y a plus rien à perdre.

« Non, lâchez-moi ! ―― Walt, Kyle ! »

Les deux font le signe de croix en même temps. J'aimerais bien les retourner à l'Église.

« James, Isaac… vous avez fui ! Alors, Elephas !? »

Pas de réponse. Tout le monde court vite. Par dépit, elle appelle des noms qu'elle sait absents.

« Auguste ! Ruck, Quartz, Doni, Jasper ! »

« Combien y en a-t-il… »

« Il n'y a que ceux-là ! Désolée s'il y en a trop peu ! »

« C'est déjà bien assez. … Je veux juste vérifier une chose, reste tranquille ―― Irène. »

Il a prononcé son nom. Pour la première fois depuis cette nuit où il lui a dit « je t'aime » pour la dernière fois.

Au moment où elle s'en rend compte, les mouvements d'Irène s'arrêtent net.

'C'est pas jouer loyal, ça.'

Avant qu'elle ne s'en aperçoive, elle avait été emmenée hors de la terrasse lumineuse de la salle. Après avoir traversé un sentier envahi d'arbres touffus, un petit kiosque apparaît. Un lieu parfait pour une rencontre d'amants, à l'abri des regards. Ce n'est que là que Claude la déposa enfin de son épaule.

Irène, qui a un peu retrouvé ses esprits, prend ses distances avec Claude et demande.

« De quoi s'agit-il, cette chose à vérifier ―― ah »

« D'abord, ce canard gêne. »

D'un geste sec, il lui retire la tête de canard et la jette. Puis il fait glisser ses doigts sur la joue d'Irène. Comme pour vérifier quelque chose.

« … Tu ne pleures pas ? »

« Pourquoi est-ce que je devrais pleurer ? »

« C'est vrai… Dommage. Est-ce que je peux t'étreindre ? »

« Hein ? »

Avant qu'elle ne puisse répondre, il l'étreint. L'instant d'après, le lui monte à la tête.

« Arrêtez de plaisanter, je vais me fâcher pour de bon !? »

Elle essaie de le repousser de toutes ses forces en appuyant sur son torse, mais il ne bronche pas. Les bras dans son dos ne lui font pas mal, mais impossible de les défaire. Il ne lui reste plus qu'à lui écraser le pied avec son talon ou à viser ses parties avec son genou.

« … Je connais la force qu'il faut pour t'étreindre, moi. »

À la murmure qui tombe au-dessus de sa tête, les joues d'Irène rougissent, cette fois pour une tout autre raison.

« Qu, quo, qu, quoiii… »

« … Keith a dit. Approche ton visage, appelle-la par son nom, et vois. »

« Qu'est-ce qu'il t'a mis dans la tête ! En faisant ça, qu'est-ce que tu veux vérifi… »

On plonge dans son visage, et elle retient son souffle. Comme pour se moquer de la tension d'Irène, Claude sourit avec langueur ― pourtant, ses yeux sont encore noirs.

« Irène. »

Au doux retentissement de son nom, fraîchement appris, ses jambes se dérobent.

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