Aller au contenu principal

I Was Killed by My Classmates and Became God's Gofer

Chapitre 69

I Was Killed by My Classmates and Became God's GoferI Was Killed by My Classmates and Became God's Gofer
Chapitre 69

Chapitre 69

Chapitre 69/13750%~7 min de lecture1 284 mots

J'eus l'impression d'avoir vu quelque chose d'effroyable. Comme si on se jouait de moi. Il devait y avoir une erreur. Un bug d'affichage, quelque chose comme ça. Le croyant, je décidai de vérifier mes soupçons.

« Lullus, à propos de ton statut. » « Tu n'as pas pu le voir, n'est-ce pas ? On m'a dit que j'étais à mon pic de puissance, mais que je n'appartenais à aucun monde pour l'instant. C'est apparemment pour que je puisse être facilement récupérée si quelque chose tourne mal. »

(Mon dieu ! Ah ! Je ne t'appelle pas Dieu, alors pas la peine de répondre. En fait, attends. Y a un truc sur lequel je veux râler, donc tu pourrais décrocher ?)

« Quoi ? » « Ne me fais pas de "quoi". C'est quoi le problème avec cet esprit ? Dis-moi pas que c'est ça ?! » « Fufufu. On peut le dire comme ça. » « Donc tu me dis de m'en occuper, c'est ça ? Ce sera pas terrible si des gens normaux voient ça, tu sais ?! Pourquoi t'es toujours comme ça ? » « Ahahaha… » « C'est quoi ce rire soudain ? » « C'est donc ça que tu voulais râler. » « Exact ! T'as pas envoyé Lullus ici pour que j'ai un compagnon de route ? Pour être honnête, ça me va. C'est pas comme si j'essayais de me rebeller contre toi ou quoi que ce soit, mais sur un plan sérieux, tu peux pas me tuer parce que je viens pas de ce monde. »

Lullus n'avait pas de statut, donc elle n'appartenait pas à ce monde. Cela signifiait que Lullus pouvait être la seule existence au monde capable de m'arrêter.

En d'autres termes, une sécurité pour quand je ferais une bêtise. Je ne savais pas exactement à quel point l'esprit était puissant, mais sa simple présence me faisait instinctivement me retenir.

« On peut le dire comme ça. Imagine que Dieu amène des fourmis de ton ancien monde dans celui-ci. Ces fourmis pourraient te tuer, Fi. Une existence née dans ce monde ne peut pas te tuer. Cependant, comme les héros ont été invoqués d'un autre monde, ils ont le potentiel de te nuire. L'esprit que tu as nommé Lullus peut aussi te tuer. » « C'est pas ça qui m'inquiète. Au fait, la génération actuelle est-elle capable de piéger les esprits ? » « Peu probable. Ils n'ont pu le faire par le passé que grâce à une technologie d'un autre monde1. » « Je comprends. Je te rappellerai. »

Je dis ça et raccrochai.

J'eus l'impression que Dieu me cachait quelque chose ou ne me disait pas tout, mais je décidai de laisser tomber pour l'instant. D'ailleurs, je soupçonnais que Lullus avait été créée comme un être détaché de ce monde pour s'assurer qu'elle puisse échapper en toute sécurité à son effondrement éventuel.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Maître Finis ? » « Rien. Je discutais juste avec Dieu. Lullus, tu penses pouvoir me suivre à fond la caisse ? » « On parle de quelle vitesse ? »

En y réfléchissant, Lullus n'avait aucune idée de ce dont j'étais capable — puis, moi non plus d'ailleurs.

« Je peux rallier la capitale depuis ici en moins d'une demi-journée. » « J'aurais pu suivre ce rythme dans ma forme d'origine. Mais sous cette forme humaine, je n'ai pas encore l'habitude. Ce serait difficile. » « Au pire, je peux te porter », dis-je en haussant les épaules.

Pas que j'aie l'intention de me pousser à fond de toute façon. Mon but était simplement de vérifier la situation entre les royaumes de Fraus et de Nigel. Un point de situation par mois devrait suffire à ne rien rater d'important.

D'ailleurs, je n'avais pas besoin d'emmener Lullus à chaque fois. Elle pourrait bouder d'être laissée derrière vu qu'elle a été envoyée pour être ma compagne de voyage, mais je ne voyais pas de raison qu'elle soit fâchée. Son rôle était de m'accompagner, pas de me suivre partout. Affaire classée.

Qu'est-ce qui restait à régler ?

« Lullus, combien Dieu t'a-t-il dit sur moi ? » « Je sais quelques trucs sur toi, Maître Finis. Tu étais l'un des héros invoqués, connu sous le nom de Makoto Toriyama. Après certains événements, tu es morte et es devenue la Démie-déesse Finis », répondit Lullus. « Donc tu savais déjà. » « Oui, mais seulement en gros. Je pouvais vaguement sentir ce qui se passait au château. »

Ça m'épargnait la peine de tout expliquer. Du moins le croyais-je — jusqu'à ce que Lullus s'arrête net et me regarde avec un air sérieux.

« Je ne sais pas si le choix que tu as fait était le bon, Maître Makoto. Mais j'ai l'impression que tu le méritais, d'être récompensée pour ça. » « Je vois. Ça fait plaisir à entendre », dis-je.

Les mots firent du bien, même s'ils n'avaient plus beaucoup de poids après tout ce temps. Pourtant, Lullus laissa une bonne impression en n'insistant pas. Toute tentative de pitié n'aurait fait qu'empirer les choses.

Ça m'allait que Lullus connaisse les bases : le bon sens de ce monde et le fait que j'ai été Makoto Toriyama. Le reste était superflu.

« Au fait, Maître Finis, comment comptes-tu passer la frontière ? Tu es peut-être aventurière, mais ton rang n'est pas assez élevé. » « Tu sais même ça ? Je suis impressionnée, Lullus. » « C'est venu au château. D'ailleurs, j'ai beaucoup voyagé avant d'être capturée. Beaucoup de choses ont changé, mais certaines sont restées les mêmes. »

Ça avait du sens. En matière de bon sens, je pouvais dire que j'étais juste au-dessus de la moyenne. La plupart des habitants du château étaient des nobles, dont la compréhension du monde semblait souvent dingue aux gens du peuple. S'il y avait des différences, il y avait aussi des chevauchements.

Revenons à la question de la frontière.

« On contournera la barrière », dis-je. « Mais tu es aventurière ? » demanda Lullus en penchant la tête. « Je le suis. Au début, j'ai envisagé de passer légalement, mais honnêtement, ça a l'air d'être une galère monumentale. Du coup, j'ai décidé de me faire passer en fraude. Si tu t'enfonces assez loin dans la forêt, tu finis par te retrouver hors du royaume. »

Traverser la frontière d'un royaume exige habituellement de passer par un mur et une barrière magique2. Mais le mur n'enceint pas la totalité du royaume.

Dans la plupart des zones, les frontières sont des barrières naturelles — des forêts bourrées de monstres de haut Grade ou des rivières difficiles à traverser. Ces endroits sont intrinsèquement risqués, donc je décidai de contourner la barrière.

Naturellement, se faire prendre en fraude créerait d'énormes problèmes, mais il était peu probable que qui que ce soit patrouille les profondeurs d'une forêt grouillante de monstres de Grade A. Et si le royaume était vraiment ceint d'un mur, je n'avais qu'à le franchir par-dessus.

« Tu vois, j'ai réalisé que je n'ai pas à suivre les frontières imposées par les autres. Après tout, je me suis déjà introduite dans le château. Ça peut pas être pire. » « Je suis d'accord que tu n'as pas à suivre les règles des autres, mais tu comptes te fondre dans la masse, non ? T'as pensé à comment tu entreras dans les villes après avoir passé la frontière ? » demanda Lullus. « J'ai de l'expérience là-dessus, depuis que j'ai débarqué dans ce monde en tant que Finis. »

Ça marcherait. Il me suffisait de bricoler un background qui inclue Lullus. Le titre de Magicienne Géniale semblait lui aller comme un gant.

Traduit par Sanctuaire des Novels — soutenez leur travail en les suivant.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.