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I Reincarnated as the Captain of a Battleship in a Robot Anime, but at This Rate, I'm Going to Be Assassinated

Parce que tout ne se déroule pas comme prévu, nous devons donner tout ce que nous avons

I Reincarnated as the Captain of a Battleship in a Robot Anime, but at This Rate, I'm Going to Be Assassinated
Chapitre 60

Parce que tout ne se déroule pas comme prévu, nous devons donner tout ce que nous avons

Chapitre 60/7382%~11 min de lecture2 090 mots

Ne serait-ce que la capacité de warper de façon autonome élargit l'éventail des tactiques. Et Shougo et les siens n'avaient pas le luxe d'affronter Percy avec des égards. Il le plaignait, mais la situation ne le permettait pas.

À ce stade, Shougo et les autres se contentaient de reconnaître qu'il y avait eu jadis un jeune homme du nom de Percy. Parce qu'ils avaient des batailles plus importantes en tête.

« Aucun dégât dû à la collision avec le vaisseau ennemi, n'est-ce pas ? » « Il y a eu une baisse temporaire de la puissance de la barrière, mais elle est déjà rétablie. Je vais faire quelques réglages fins, par précaution. » « Faites. Ne négligez pas la surveillance à 360 degrés. »

Si Percy était là, alors le docteur Phoenix devait être dans les parages, mais la furtivité était une plaie. C'eût été du gaspillage d'employer les fonctions du Trismégiste pour le détecter en cet instant. Le laisser tranquille était dangereux aussi, sachant que le docteur Phoenix avait peut-être préparé son pion suivant, mais Shougo avait des adversaires à traiter en priorité.

Pour l'heure, ce serait le colonel Anferu, qui commande les forces ennemies. S'ils abattent cet homme, cette bataille au moins deviendra plus facile. Compte tenu du combat à venir contre Fauden et Goetia, moins il y aura d'épuisement, mieux ce sera.

« L'unité d'Anferu est engagée contre la flotte supérieure…… mais elle semble reculer, peut-être parce qu'ils y ont concentré le gros de leurs forces de combat. »

Il semblait qu'Anferu ait donné coûte que coûte la priorité à une percée vers le haut et concentré ses forces pour tenter de briser la flotte de Coulson. En même temps, ses mouvements paraissaient précipités.

« Cela signifie qu'il va tirer le gros canon. »

C'était peut-être aussi destiné à éviter la collision avec la forteresse, mais cela prendrait du temps malgré tout. On pouvait en dire autant de la préparation du second tir de Babel mais, à en juger par les mouvements de la flotte d'Anferu, le second tir ne serait pas si difficile.

« Où en est le mouvement du canon !? » « Il y a une légère réaction énergétique, mais j'ignore ce qu'il fait. En tout cas, il est activé ! »

Rapport de Clart. Kes complète.

« Même s'ils s'apprêtent à tirer, il devrait y avoir un signe. Si l'énergie n'est pas concentrée dans le canon, il reste du temps. »

『Capitaine Jowain, j'ai une proposition.』

C'était une communication de la capitaine Janet, qui contenait les forces ennemies.

『Il est inutile de rejoindre l'autre flotte en l'état. La flotte ennemie qui fait office de mur est épaisse et, même en tentant de percer au centre, les dégâts augmenteront. Je pense que nous devrions délibérément viser le gros canon ici.』 « ……!? Vous voulez dire, le capturer ? » 『C'est séduisant aussi, mais l'ennemi le défendra comme si sa vie en dépendait. Ce qui compte, c'est plutôt de leur faire croire que nous allons le faire. Et puis, il vous reste bien cet atout, le Tueur de Planètes, non ?』

C'est vrai. Au bout du compte, ils étaient arrivés jusqu'ici sans avoir eu l'occasion d'utiliser le dernier tir. Dans ce cas, le moment était peut-être bel et bien venu de s'en servir.

『Je suis d'accord avec la capitaine Janet.』

Lopes renchérit.

『La fierté est la seule chose que possède Anferu. Il détesterait qu'on lui casse son jouet. Cet engin semble être sa fierté même. Vous devriez le comprendre, vous qui avez vu cet homme de près, non ?』

Ses paroles lui donnèrent l'impression que ses connaissances de Jowain hochaient la tête en signe d'accord.

« En effet. Cela ferait plus de mal à Anferu qu'une attaque maladroite. Et puis, il faut de toute façon faire quelque chose contre la menace du gros canon. »

Shougo hocha la tête et frappa dans ses mains.

« La cible est le gros canon. Tueur de Planètes, le dernier tir. Utilisons-le en grand. »

Les mouvements de la flotte du Mirandora devinrent ostensiblement voyants. Les tirs de rayon aléatoires servaient aussi de diversion, mais la lumière était visible jusque depuis la flotte commandée par Anferu.

De plus, combiné au spectacle du Mirandora déployant sa barrière au maximum, l'étalant comme un parapluie, cela ressemblait à une provocation et, s'ils devinaient où se dirigeait la flotte protégée par le Mirandora, ils seraient sous le choc.

Ce ne fut l'affaire que de quelques secondes. Mais sur un champ de bataille, ces quelques secondes peuvent être fatales. Pendant ce laps de temps, deux cuirassés de la flotte d'Anferu furent coulés par un tir concentré.

『Capitaine ! Thoth commence à s'agiter ! Il arrive peut-être !』

Le rapport de Yuuki obligeait Shougo à faire vite.

« Tous les vaisseaux, vitesse maximale ! Mirandora, déployez la barrière au maximum. Tueur de Planètes, prêt à tirer à tout instant ! »

Goetia arrive. Alors il faut basculer sur une stratégie adaptée. Cependant, tant qu'il ne s'est pas montré, c'est un jeu du chat et de la souris. C'était une question de timing.

Et aussi……

'Il est impossible que l'ennemi ne puisse pas faire ce que nous avons fait.'

Il ne baissait pas sa garde. Il devait donc partir du principe que rien de ce qu'il s'apprêtait à faire ne se passerait bien.

'Au pire, je dois être prêt à encaisser le gros canon…… C'est bien pour ça que nous allons lui envoyer la forteresse dessus…… mais serons-nous à temps ?'

L'accélération de la base-forteresse était censée se dérouler sans accroc. Si cela continuait ainsi, il était au moins certain qu'elle emporterait la flotte ennemie. À moins qu'il ne se produise quelque chose d'imprévu.

« …… Si l'ennemi a les mêmes capacités que le Trismégiste, prédire ne sert à rien. »

***

« L'ennemi se dirige vers Babel ! Nous nous replions ! » « M-mais alors nous serons pris pour cible par les forces ennemies ! »

Anferu saisit par le col le subordonné qui le contredisait.

« Toi ! Tu es en train de dire qu'il vaut mieux se faire brûler par ce canon par-derrière !? » « Ce n'est pas ce que je voulais dire, mais…… »

Tandis que le bras puissant d'Anferu commençait à lui serrer le cou, le visage de l'officier vira au rouge et il ouvrit la bouche, cherchant son air.

« Alors on se replie ! Chaque vaisseau, utilisez barrières et fumée, faites-vous boucliers ! »

Cet ordre perturba les mouvements de la flotte qui était censée attaquer mais, s'ils lui désobéissaient, Anferu pourrait tirer sur ses propres alliés. Non, à vrai dire, ils avaient déjà commis pires atrocités, alors tuer des alliés ne le dérangerait peut-être même plus. Une telle influence négative unifia les mouvements de la flotte.

Dans un léger désordre, deux vaisseaux sortis de la formation furent coulés par un tir concentré de l'ennemi. Se servant de cette explosion comme couverture, la flotte d'Anferu passa en formation défensive et se replia.

De fait, ce qui était pénible avec une telle formation, c'est que les barrières devenaient plus fortes, rendant difficile le passage des attaques. New Balance disposait de vaisseaux équipés de modules de barrière en abondance, et sa puissance défensive était élevée autant que son offensive. Pouvoir les préparer facilement, telle était sa force.

Un repli reste cependant un repli. Aussi épaisse soit la défense, le fait d'être attaqué ne changeait pas. S'ils montraient un tel mouvement, la flotte rebelle cachée dans l'ombre de la forteresse passerait elle aussi à l'offensive.

Comme la flotte de Calamus apparaissait pour soutenir celle de Coulson, leur élan s'accrut. Dans ce cas, ce n'était qu'une question de temps avant la percée, quel que soit le nombre de barrières.

Mais Anferu se moquait de tout cela. Tout en se repliant, il donnait des ordres.

« Accélérez les préparatifs du tir de Babel ! Peu m'importe que le canon s'autodétruise dans le pire des cas. Tirez avant que l'ennemi ne s'en empare. Si l'ennemi attaque, c'est commode ! »

Cet ordre semblait courageux mais, à révéler le fond de sa pensée, sa peur de perdre Babel était forte. Si les dégâts étaient réparables, tant mieux mais, s'il était pris ou totalement détruit, il perdrait l'un de ses moyens d'assouvir ses ambitions.

Il voulait à tout prix éviter de perdre son arme contre Fauden, et il ne voulait pas non plus voir son château disparaître. Il devait retourner à Babel et en reprendre le contrôle coûte que coûte. Et puis, les troupes qu'il avait affectées à la défense de Babel étaient encore intactes. Il n'avait pas perdu sa chance de gagner.

« Si les forces de Mars nous rejoignent, nous pourrons les prendre en tenaille ensuite. Faites-les tenir. Défendez jusqu'à la mort. Si nous ne gagnons pas cette bataille, il n'y a pas d'avenir ! »

Cet encouragement raviva le sentiment de culpabilité des soldats, mais il fut efficace. Ils étaient devenus des soldats suicidaires à ce stade. Faisant de la peur une arme, ils restèrent sur place et se battirent durement. Anferu se moquait de leur détermination une fois de tels ordres donnés.

« S'il arrive quoi que ce soit à Babel, cela entravera nos activités futures…… »

Son inquiétude tombait juste.

« Colonel ! Nous confirmons le lancement d'une ogive de Tueur de Planètes depuis un vaisseau ennemi ! » « Quoi !? »

Une réalité qu'il ne voulait pas voir s'afficha sur le moniteur. Il se rappela que c'était le tir qu'il avait donné à celui qui fut jadis son subordonné.

La lueur mate du Tueur de Planètes lancé depuis le Mirandora. L'ogive n'avait pas encore détoné mais, même s'ils parvenaient à l'intercepter, les dégâts seraient importants.

« A-arrêtez-le ! »

Il ne put s'empêcher de crier. Sa flotte alliée se dispersait elle aussi par peur. Si cela continuait ainsi, l'ogive filerait droit sur Babel.

Et alors…… le Tueur de Planètes disparut.

Anferu et les autres restèrent un instant sans voix devant ce phénomène. Mais immédiatement après, ils se rappelèrent avoir vu le même phénomène au début de la guerre.

« C'est…… »

Une silhouette noire flottant comme pour protéger Babel. C'était Goetia. La machine qui aurait dû se trouver sur Terre brandissait son bâton.

Au même moment, Anferu s'aperçut qu'ils étaient enveloppés d'une sorte de particules de lumière et que le système de warp s'activait de lui-même.

« Goetia ! Du soutien…… »

Avant qu'il puisse achever sa phrase, Anferu et les autres warpèrent.

L'instant d'après, Anferu, pris d'un léger vertige, comprit qu'il n'était pas sur un cuirassé. Il se trouvait dans la salle de contrôle de Babel. Comme celui-ci fonctionnait actuellement sans équipage, il n'y avait personne, et le contrôle était assuré par le vaisseau de commandement, mais il était là, allez savoir pourquoi.

« Est-ce le pouvoir de Goetia ? »

Pourquoi était-il là ? Il avait des questions, mais il changea aussitôt de raisonnement. C'était plutôt une occasion.

De plus, comme pour accueillir son maître, la salle de contrôle de Babel s'anima, les lumières s'allumèrent, et elle observa la situation environnante en l'affichant sur les moniteurs.

« Oh, ma flotte est déployée ! »

Sa propre flotte, qui se repliait encore un instant plus tôt, était désormais déployée comme pour protéger Babel. Cela aussi était-il dû au pouvoir de Goetia ? Anferu se persuada que ce devait être le cas.

Car la flotte ennemie était visible juste devant lui. Elle était dans la ligne de tir de Babel.

Anferu s'assit au poste de tir et vérifia l'état de Babel. Il semblait que la charge d'énergie ne fût pas achevée et que la condition fût la pire possible. S'il tirait le second coup, Babel serait indéniablement endommagé mais, s'il pouvait vaincre l'ennemi avec, il disposerait du temps nécessaire aux réparations. Il jugea que le résultat serait acceptable.

« Il ne reste plus qu'à attendre la charge. »

Anferu se lécha les lèvres en posant le doigt sur la détente. La situation n'était pas assurée. S'ils perçaient, ce serait lui qui serait en danger. Alors, pour l'instant, il attendrait la charge.

« Mais…… où est Fauden ? Serait-il à bord de cette chose appelée Goetia ? Ou bien…… »

Peu importait où il se trouvait. Parce qu'il ne pouvait pas gâcher cette occasion.

« Si je vaincs les rebelles et élimine Fauden, je deviendrai le souverain. Cette étrange machine est un souci mais, si elle agit en alliée, je peux l'utiliser. Si elle est superflue, il suffira de réécrire le programme. Oui, ce n'est jamais qu'une machine. »