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I Killed the Player of the Academy

Chapitre 246

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Chapitre 246

Chapitre 246

Chapitre 246/26493%~15 min de lecture2 825 mots

Il existait des tonnes d'armures dans les divers mythes et légendes offrant une résistance à la magie. L'armure plaquée d'argent forgée par Goibniu, le Danann de la Forge, se situait au sommet de la résistance magique.

« Hmm~ »

Eochaid grinça en fixant les ténèbres.

Cette attaque de niveau grand sort était certainement intimidante, sans parler de la malédiction de saignement qu'elle contenait.

Il fallait être sacrément doué pour réussir un tel coup... et Eochaid supposa qu'il s'agissait de mages de la Tour récemment réduits en esclavage.

« Enfin, je ne m'attendais pas à ce qu'il prenne la fuite comme ça. faudrais dire qu'il est trop timide, ou trop fourbe. »

Même Eochaid ne put bouger normalement après avoir encaissé ce bombardement, et Korin Lork profita de ce laps de temps pour s'enfuir avec les soldats et les chevaliers.

« Devrais-je le pourchasser ? » songea-t-il, mais il y renonça en entendant les pas résonnants d'une armée entière qui arrivait sur lui.

Bien qu'il ne craignît pas d'affronter un grand nombre d'ennemis, il n'y avait aucune raison pour lui de jouer selon les cartes de l'adversaire.

« Ce ne sera pas suffisant pour tous les combattre. Je suppose que je devrai retourner tout racler dans mon arsenal. »

Récupérant son arme, Eochaid s'éloigna.

Défendre les puits n'était pas sa mission à la base. Son rôle était celui de gardien de la porte finale, et la défense de cet endroit incombait au druide.

« Mais Valtazar quand même. M'utiliser comme gardien de porte, hein. J'arrive pas à y croire. »

Pourtant, ce n'était pas qu'il ne comprenait pas sa réflexion.

Tout était pour la guerre finale.

S'il devait devenir une pierre angulaire du nouveau monde... Eochaid se sentait assez généreux pour assumer ce rôle pour lui.

****

Nous prîmes immédiatement la fuite après avoir tiré les missiles sur Eochaid.

Il n'y avait aucune raison pour moi de gaspiller mon énergie à l'affronter seul. Tout ce que nous avions à faire, c'était percer par la force brute.

Il aurait bientôt battu en retraite de toute façon, car il n'aurait pas été si enclin à s'opposer à une armée de cette taille.

« L'ennemi est introuvable ! »

« Il a l'air d'avoir fui ! »

Comme prévu, Eochaid avait disparu au moment où nous arrivâmes sur les lieux avec l'armée principale.

« Pfiou... Quel dommage, dongsaeng. Je lui aurais mis une claque pour t'avoir blessée. »

« C'est vrai. J'espérais qu'il aurait l'orgueil piqué au vif et qu'il nous affronterait de front. »

Nous l'aurions rossé ensemble.

Cependant, Eochaid Bres n'était pas stupide, et il n'aurait évidemment pas tenté de lutter seul contre une armée de cette envergure. Surtout maintenant qu'il n'avait plus le Soleil.

« Pourquoi s'est-il montré si tôt, je me demande ? »

« Probablement pour gagner du temps », répondis-je. « L'Arbre-Monde n'était pas censé pousser aussi vite. Je suis sûr qu'ils ont dû se forcer pas mal pour y parvenir. »

Ce combat se déroulait bien plus tôt que dans le jeu original. Environ six mois d'avance, donc on peut supposer qu'ils ont dû prendre une part de risque.

« Il n'est même pas la plus grosse menace ici, ceci dit. »

« Vraiment ? Eochaid Bres ? Il n'est pas un Roi des Dieux comme la Présidente Erin ? »

« En tant qu'être individuel, il est l'un des sommets juste en dessous de Valtazar mais... c'est un peu différent avec l'Arbre-Monde. »

Celui qui travaillait tranquillement dans l'ombre était ce dont nous devions vraiment nous soucier. Soutenu par l'énorme champ de la nature, l'Arbre-Monde, ce vieil homme n'était pas à sous-estimer.

Le Législateur Dumnorix.

Celui qui cherche l'équilibre avec la mère nature.

C'était le moment le plus dangereux pour l'affronter.

« Gardons les éclaireurs au minimum. Combien en avons-nous de notre côté à l'heure actuelle ? »

« Hormis l'arrière-garde, nous avons environ 3 500 combattants. »

« C'est moins que je ne le pensais. »

« Mais nous avons beaucoup de chevaliers et de mages à la place. Environ 20 % de ce nombre. »

Remonter les racines jusqu'aux puits était important, mais il était également crucial de regrouper tous les soldats dispersés par ici.

« Rejoignons les valkyries ou les barbares pour gonfler nos effectifs. »

Voyager en grand groupe nous permettrait de passer librement devant la plupart des ennemis. En retour, cela signifiait que nous pouvions économiser notre énergie, contrairement au groupe du joueur dans le jeu, où ils devaient faire des pauses et gaspiller des potions après avoir croisé chaque groupe d'ennemis.

« D'accord. On ne sait jamais quand Eochaid pourrait réapparaître, alors évitons de gaspiller notre énergie. »

« Sainte... ! »

C'est à ce moment qu'un soldat accourut et s'agenouilla devant Estelle.

« U, nouvelles urgentes ! Un groupe d'ennemis est apparu, mais on ne sait pas s'il s'agit de bêtes démoniaques ou d'esprits ! L'avant-garde a commencé à les repousser ! »

« ...Le moment est venu, hein. »

Il est vrai que nous avions beaucoup de main-d'œuvre dans notre armée, mais cela ne voulait pas dire que Valtazar n'en avait pas lui non plus.

« Laissez-moi monter. »

« Tu es sûre ? Tu n'as pas à économiser ton énergie ? »

« Je n'ai même pas à m'en soucier contre les Démons d'Ombre. Je resterai à l'avant pour l'instant. »

En me dirigeant vers l'avant, comme prévu, je trouvai certains de nos soldats en train de se battre contre des Démons d'Ombre.

Il semblait qu'ils tenaient bon sans problème, grâce au grand nombre de soldats de notre côté.

Nous eûmes plusieurs autres escarmouches après cela, mais je commençai à voir de plus en plus de cadavres sur les côtés.

C'étaient soit des soldats du royaume, soit des guerriers du nord.

« Il semble qu'ils soient morts très récemment. Ce sont très probablement les démons que nous combattions tout à l'heure. »

« Ils sont morts en combattant ces monstres, alors je suis sûr que le seigneur veillera sur eux. »

« Bien sûr. Ils sont morts vaillamment pour un but sacré. »

« Pfiou... Ouais. »

Je ne niai pas leur foi, car cela n'aurait fait qu'attiser leur angoisse. Au lieu de cela, j'acquiesçai.

« Malheureusement, nous n'avons pas le temps de les enterrer, alors observons une minute de silence. Je suis sûr qu'ils comprendront. »

Traçant une croix du doigt, je priai pour leur vie future. C'était ironique de ma part de faire cela malgré la connaissance de la vérité sur les dieux de ce monde mais... c'était nécessaire pour le bien-être mental des vivants.

Priant pour que leurs âmes aillent quelque part de paisible.

Priant pour que le seigneur trouve miséricorde dans leur courage.

Les vivants priaient pour les morts et trouvaient la paix. Espérant que les âmes des défunts se dirigeaient vers un endroit meilleur que ce monde, en même temps ils espéraient que leur propre mort serait également accueillie par des prières.

La religion était un abri où les gens pouvaient trouver la paix dans la tension et l'urgence.

Après cela, nous menâmes à nouveau la marche avant de tomber sur un nouveau groupe.

– Crunch crunch !

Entendant le bruit de semelles épaisses en cuir foulant la neige, nous nous arrêtâmes. Ce n'était définitivement pas un son que feraient les bottes militaires du royaume.

« Hmm ? Des sudistes ? » dit celui qui menait le groupe.

Ce qui apparut devant nous fut un groupe d'environ quelques centaines de nordiques.

« Des barbares, hein. »

« Chut. Ne les provoque pas sans raison. »

Réprimandant l'un de nos soldats qui avait lâché ça, un petit groupe d'entre nous s'approcha lentement d'eux.

« De quelle tribu êtes-vous ? »

« Nous sommes de Tête-de-Hache ! Tu ne te souviens pas qu'on a combattu ensemble au mur ? »

« Kheum... Voyez-vous, c'est un peu dur de tout voir. »

Avec la lumière disparue du monde, nous devions nous reposer sur des torches et de la magie de lumière pour voir autour de nous. Il était difficile de distinguer les tribus des nordiques dans l'obscurité car le seul moyen de les différencier étaient les petits symboles sur leurs armures.

Nos troupes parurent ravies de tomber sur des alliés après plusieurs combats longs et éprouvants contre des bêtes démoniaques, mais je tressaillis quand le groupe de nordiques s'approcha un peu plus.

La hache du barbare en tête dégoulinait de sang.

Était-ce celui d'un démon ? Non — les Démons d'Ombre étaient des monstres incapables de former une forme propre et, contrairement aux bêtes démoniaques, il leur était impossible de saigner.

Bien sûr, on pouvait croiser d'autres bêtes démoniaques et monstres mythologiques plus loin, mais pour une raison quelconque, je ne pouvais pas effacer cette pointe d'inquiétude.

« Attendez. »

D'abord, je leur dis d'arrêter.

Le nordique en tête s'arrêta et me regarda avec un regard scrutateur. De même, je les observai attentivement en réfléchissant profondément.

En effet, il y avait des symboles sur leurs tuniques en cuir et leurs casques représentant leur tribu, mais nous ne pouvions pas être certains qu'ils leur appartenaient. Ils auraient pu massacrer la véritable tribu Tête-de-Hache et voler leurs armures.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Seigneur Korin ? »

Je chuchotai en réponse au chevalier qui posait la question.

« Il y a beaucoup de tribus nordiques qui suivent le chef ennemi. Il y a une chance qu'ils en fassent partie. »

« ... ! »

Après avoir réalisé ce qui m'inquiétait, le chevalier examina attentivement les nordiques comme moi. Cependant, visiblement mécontents de ce regard, les membres de la tribu Tête-de-Hache commencèrent à grogner entre eux.

« Vous doutez de nous ? » demanda le chef du groupe.

« Nous devons nous méfier de tout en des temps comme celui-ci. »

« Nous participons à la guerre parce que vous avez demandé notre coopération ! Nous avons risqué nos vies et combattu sur les murs ! »

« Allez, calmez-vous et présentons-nous au cas où. Je suis Korin Lork. »

« Korin Lork ? »

Le guerrier en tête inclina la tête.

« Vous me connaissez, non ? »

« Hmm... Donc tu es le guerrier choisi par la Valkyrie Skjaldmaer Brunhild. Tu as l'air jeune, ceci dit... »

Tenant son casque à cornes, l'homme salua avec respect.

« Berik Jogerson. »

C'était un nom qui ne me disait rien, mais je ne pouvais pas les rejeter juste pour ça. Après tout, je ne pouvais pas me souvenir des noms des 150 000 guerriers nordiques de notre côté.

« Si je puis me permettre, pouvez-vous nous dire comment vous avez eu tout ce sang sur vos armes et vos armures ? »

« Vous voulez dire ça ? »

Il répondit en essuyant nonchalamment le sang de sa hache.

« Nous avons été attaqués par nos congénères. »

« Vos congénères ? »

« Mais c'étaient ceux qui avaient pris le parti de l'ennemi. Nous n'avions pas d'autre choix que de les tuer. »

« Vous avez tué les vôtres, mais vous ne semblez pas très triste. »

« Huhahaha ! »

Berik éclata d'un rire franc en réponse.

« Contrairement aux sudistes, nous manquons de tout dans le nord ; que ce soit la nourriture, l'eau ou les femmes ! Il est courant que nos tribus pointent leurs haches les unes vers les autres. Eh bien, ils sont morts en guerriers, alors je suis sûr qu'ils sont partis au Valhalla. »

Cela avait du sens. Bien que nous les regroupions en les appelant « Royaume du Nord » et ainsi de suite, les nordiques se déplaçaient en tribus. Il n'y avait pas de concept de « pays », et ils ne formaient un groupe autour de la plus grande tribu que quand quelque chose de grave leur arrivait.

Même les Valkyries semblaient encourager les combats entre tribus dans le but de faire émerger d'éminents guerriers, et c'était quelque chose de difficile à comprendre pour quelqu'un de la Terre moderne.

« Au fait, où alliez-vous ? »

Je lançais une question piège.

« Nous remontions les racines. Notre but n'était-il pas de trouver les puits ? »

Il semblait qu'ils le savaient aussi. C'était l'objectif que nous avions mentionné précédemment à tous dans notre armée avant de devoir nous séparer. Nous avions dit à tout le monde de remonter les racines, trouver les puits et les détruire s'ils tombaient sur les racines de l'Arbre-Monde.

Vu qu'ils le savaient, étaient-ils vraiment de notre côté ? C'était encore difficile à dire. Pratiquement tous les soldats connaissaient cet objectif, et un ou deux espions auraient suffi pour qu'ils l'apprennent.

« Hé, d'abord, lâchez vos armes. »

L'un des chevaliers qui partageait mes doutes ordonna soudain aux nordiques de se désarmer.

« Quoi ? »

Comme s'ils entendaient l'impensable, la tribu Tête-de-Hache se mit à trembler de fureur. Faisant peu de cas de cela, le chevalier continua avec un regard condescendant et un ton autoritaire.

« Je vous ai dit de lâcher vos armes. Déposez vos armes, et alors nous vérifierons vos identités. »

« Ces salauds... »

« Les armes sont comme des âmes pour les guerriers ! Comment osez-vous nous dire de les lâcher ! »

Naturellement, les nordiques ne laissèrent pas passer ça.

« Attendez. Calmez-vo— »

Même un même sens peut être exprimé par des phrases très différentes. Pourquoi le disait-il comme ça ? Bien sûr qu'ils vont être en colère !

« Ces putains de barbares. Faites ce qu'on vous dit et fermez-la ! »

« Quoi ? Cette merde de sudiste ! »

– Clink !

Ils dégainèrent immédiatement leurs épées et leurs haches.

Ah, ça a tourné à la guerre d'égo.

Les nordiques et les sudistes se dévisageaient avec des dagues dans les yeux, épées et haches en main. Bien que nous fussions du même côté pour l'instant, ils s'étaient affrontés pendant longtemps. Il était difficile que ce long conflit et cette discorde disparaissent après une courte trêve.

« ...Nous les battrions dans un combat frontal mais... »

Il y avait des centaines d'ennemis, mais c'étaient tous de simples guerriers. De notre côté, il y en avait des milliers avec pas mal de chevaliers.

Ce serait un massacre si nous nous battions, mais qu'est-ce qui se passerait s'ils étaient de notre côté depuis le début ? Cela ferait de nous les personnes les plus stupides du monde, qui ont tué des alliés juste à cause d'un débat houleux.

Pour l'instant, je devais intervenir et les calmer. Il n'y avait aucune chance que les nordiques, qui préféreraient mourir plutôt que de baisser la tête et d'avaler leur fierté, reculent donc—

« Attendez, calmez-vous, sudistes. Je comprends votre point de vue mais il n'y a pas besoin que des alliés versent le sang. »

« Hein ? »

Il avalait sa fierté ? Un nordique ? Vraiment ?

Était-il vraiment en train de faire un pas en arrière au lieu de nous balancer une hache à la figure ?

« Calmons-nous d'abord et apprenons à nous connaître. »

Il essayait... de régler ça par la discussion !

Mais il n'y a absolument aucune chance que vous soyez aussi civilisés !

C'est impossible que vous, qui suivez des valkyries qui essaient de couper la tête des gens par-derrière dès qu'elles en ont l'occasion, puissiez être aussi cultivés !

C'était étrange.

Très, très étrange.

Sa tentative de discussion amplifiait mes soupçons encore plus qu'avant.

S'il cachait vraiment quelque chose... Y avait-il une stratégie secrète qui pouvait immédiatement les faire se dévoiler ?

Il y avait encore une pointe d'inquiétude qui persistait en moi. En plus, c'était un problème sérieux car je devrais les douter à chaque fois que je croiserais des nordiques.

Affronter chaque groupe de nordiques comme ça nous ferait perdre trop de temps.

Y avait-il une stratégie... une rapide et efficace qui pourrait magiquement distinguer alliés et ennemis...

« Il y en a une. »

« Hein ? »

« Seigneur Korin ? »

« E, Eurêka... »

Si c'était cette stratégie... dans un monde où les citoyens sont conscients de l'existence des dieux et de la divinité... il y avait un tabou qu'ils ne pouvaient absolument pas briser !

« Pfiou... Vous avez encore des doutes sur nous ? Comment pourrions-nous— »

« ...Dites-le. »

« Hein ? Qu'est-ce que vous avez dit ? »

Le chef de la tribu Tête-de-Hache inclina la tête comme s'il n'avait pas saisi. En m'approchant, je les pressai d'une voix forte.

« "Tates est un fils de pute." Dites-le. »

Allez ! Il ne devrait pas y avoir de problème à moins que vous soyez un communis... je veux dire, quelqu'un de notre côté !

[NOTE DU TRADUCTEUR]

* Référence à un vieux mème en Corée du Sud où l'on demandait aux gens de dire "Kim Jong-il est un fils de pute" pour voir s'ils étaient des espions de Corée du Nord ou non.

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