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I Killed the Player of the Academy

Chapitre 230

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Chapitre 230

Chapitre 230

Chapitre 230/26487%~17 min de lecture3 386 mots

Dans l'intrigue originale du jeu, la chute des murs du nord n'avait pas attiré beaucoup d'attention.

Un hiver plus long que d'habitude, l'effondrement soudain des murs du nord, le poison se propageant au sud, l'invasion de l'est par les hérétiques et la rébellion de l'Ordre de Xeruem.

D'innombrables incidents éclataient en même temps ; le royaume était plongé dans un chaos total et éliminer la cause de l'hiver revenait au joueur. En tant que personnes conscientes de cet avenir, Park Sihu et moi avions fait de notre mieux pour nous y préparer lors de la boucle précédente.

Nous avions empêché Dun Scaith de déverser son venin dans la rivière du sud, et stoppé la rébellion de Xeruem avant qu'elle ne commence.

L'Empereur de l'Épée réglait les problèmes de l'est tout seul, même dans le jeu, donc nous étions allés au nord après le sud et l'ouest pour protéger les murs mais…

[Comment ça n'a même pas tenu trois jours ?]

Les murs, qu'on croyait les plus solides, s'étaient effondrés bien plus vite que prévu.

La raison nous sautait aux yeux.

– WAAAAAAAH… !!

Des rugissements nous parvenaient de loin, et l'horizon entier était noir de monde.

« K, Korin-hyung ! »

Germain Luther débarqua en courant pour faire son rapport.

« C'est fait ? »

« Oui ! C'était dur de tous les compter parce que les barbares n'ont pas de bannières mais… d'une manière ou d'une autre. »

« Dis-moi. »

« Plus de 230 000 ! Il y a des enfants et des vieux, mais il semble qu'il y ait au moins plus de 150 000 soldats valides ! »

« C'est pas mal. »

Le Royaume du Nord.

C'était l'appellation courante pour désigner l'union des tribus barbares du nord.

Il y en avait près de 300, incluant celle des demi-géants, des sorcières, des ensorceleurs et d'autres démihumains.

Vivant dans les terres hostiles du nord, ils avaient inévitablement dû devenir des envahisseurs et des pilleurs, ce qui faisait d'eux des maîtres du combat, quel que soit leur sexe.

Ainsi, même les femmes étaient considérées comme des guerrières chez les barbares du Royaume du Nord. C'étaient des gens coriaces, c'est le moins qu'on puisse dire.

« O, on peut les battre ? »

Germain me regarda nerveusement, comme s'il avait une confiance aveugle en moi.

C'était compréhensible, car il n'y avait jamais eu d'invasion de cette ampleur dans l'histoire du royaume.

« 150 000 guerriers barbares. Ça veut dire qu'il y aurait au moins 7 à 800 chevaliers donc… ça tient la route. »

Pas étonnant que ça ait tenu trois jours. D'autant plus que les Valkyries, les grandes guerrières du Roi-Dieu, étaient aussi dans le lot.

« On va y arriver. D'une manière ou d'une autre. »

« Ohh… »

On les battra en bataille frontale, c'est certain. J'en étais convaincu.

Déjà, il y avait moi.

Au vu de mon niveau de puissance actuel, je serais au minimum autour de la moitié de Park Sihu à son apogée, quand on l'appelait le Dieu de la Magie. Bon, mais si on se battait, je m'en sortirais quand même vainqueur.

En plus, nous avions aussi Dame Josephine Clara, qui était au niveau d'un cauchemar dans l'environnement unique d'un champ de bataille.

Une seule frappe de météore au milieu de leurs armées serait une catastrophe.

Pas seulement ça, mais nous avions aussi Marie, Hua Ran, Alicia… Kranel, Yuel et Dorron qui avaient aussi obtenu des trésors divins à Mag Mell, et qui pouvaient chacun tenir tête à des centaines d'ennemis.

On gagnerait, c'est sûr.

« Il y aurait cent mille morts quand même. C'est là le problème. »

« Heu, du côté des barbares ? »

« Ouais. »

Germain ne semblait pas comprendre où était le problème. En tant que croyant de l'Ancienne Foi, les barbares du nord étaient des hérétiques qui méritaient la mort, et c'était probablement ce qu'on lui avait appris.

En fait, n'importe quel citoyen du royaume, sous leur pression constante, penserait la même chose.

De mon point de vue, c'étaient tous les mêmes gens, mais le fossé profond de haine entre pays ennemis n'était pas facile à combler.

Cependant, ils étaient aussi d'excellents « alliés » à mes yeux.

« Hey, Luther. »

« Oui ? »

« On va en faire nos alliés maintenant. »

« Quoi ?! Qu'est-ce que tu veux dire ! » hurla-t-il, effrayé.

C'était rare qu'il m'élève la voix, mais c'était une réaction normale.

« Je l'ai déjà dit, non ? Il va y avoir d'innombrables bêtes démoniaques, jamais vues auparavant. On a besoin de l'aide de chaque personne. »

« M, mais… »

Germain ne semblait pas savoir quoi répondre.

« Mais… hyung, » dit-il. « Est-ce que ces animaux barbares t'écouteront ? »

Il n'arrivait pas à dire franchement qu'il voulait tous les voir mourir, et a donc opté pour une suggestion détournée.

C'était encore une chance que ce Germain-là ait l'air d'avoir un peu changé. S'il était le même qu'au début de l'Académie, il aurait joyeusement suggéré qu'on les tue tous.

« Bien sûr, il n'y a aucune raison qu'on soit du côté perdant de la négociation. J'ai mes plans. »

Contrairement au Royaume d'El Rath, le Royaume du Nord était un ensemble de tribus qui servaient encore les anciens dieux.

La réponse était donc simple.

Il me suffisait de persuader les dieux qu'ils servaient.

****

Les soi-disant barbares du Royaume du Nord étaient considérés dans le royaume d'El Rath comme barbares, sans loi et violents, mais ils avaient leur propre civilisation et leurs propres lois.

Ils se désignaient eux-mêmes comme des gens libres, et organisaient de petites conférences qui décidaient de la voie future de leur village, de leurs tribus et de l'union.

Cependant, la conférence de l'union l'hiver dernier avait créé un immense schisme dans le groupe.

« Skjaldmaer (Jeunes filles au bouclier)… ! C'est l'heure de la conférence des tribus ! »

Un homme portant un casque à cornes peintes en blanc hurla, cherchant Brunhild.

Brunhild se dirigeait vers la tente de conférence où les représentants de centaines de milliers de barbares étaient rassemblés pour leur réunion. À l'intérieur attendaient les chefs de tribus et leurs conseillers, les skjaldmaers… les Valkyries.

« Tu es là, grande sœur. »

Une grande femme l'accueillit à son arrivée. Elle, qui était aussi grande qu'un demi-géant avec une carrure et des muscles immenses, était l'une des Valkyries, Thrud de la Force.

Brunhild scruta ceux qui étaient dans la tente et poussa un soupir de désespoir.

« Il semble que quelques-uns… n'aient pas réussi à arriver jusqu'ici. »

Il y avait plus d'une centaine de tribus suivant Brunhild au départ, mais il n'y en avait plus que 70 chefs et moins de 20 jeunes filles au bouclier.

Les absents étaient probablement déjà morts, avec les guerriers de leur tribu.

« Ça ne peut pas être évité, jeune fille au bouclier. Cependant, ils se sont battus vaillamment jusqu'à la mort. Je suis sûr qu'ils nous attendent au Valhalla. »

Brunhild répondit par un sourire amer et silencieux aux mots de l'un des chefs de tribu.

Les tribus du Royaume du Nord croyaient en Odin, le Dieu de la Guerre.

Elles rêvaient du Valhalla, le paradis des guerriers vaillants, mais maintenant que les dieux étaient tombés, même Brunhild ne pouvait pas être certaine de l'existence du Valhalla.

C'est pourquoi quelques-unes avaient trahi… ou plutôt avaient pris un autre chemin. Après tout, pour les jeunes filles au bouclier qui croyaient aux dieux et les tribus, la proposition soulevée par Tates Valtazar avait été comme un pot de miel trop doux pour être refusé.

Cependant, elle pensait que c'était trahir les dieux qu'elles servaient et adoraient depuis des milliers d'années.

Être sous la même bannière que le dernier Géant de Glace et faire revivre l'Arbre-Monde, c'était un acte de trahison envers les dieux qu'elles louaient et vénéraient.

C'est pourquoi Brunhild, ainsi que les Valkyries et les chefs de tribus ici présents, s'étaient farouchement opposées à leur cause.

« Ô skjaldmaer. Nous n'avons pas beaucoup de temps. Les démons maléfiques de Valtazar sont déjà partis sur leur chemin. »

« …Nous devons contacter les murs d'abord. Nous devons leur envoyer un message. »

« Ces faibles sudistes ne nous accepteront pas ! »

« C'est ça ! Il vaudrait mieux qu'on prenne d'assaut ces murs et qu'on affronte les monstres nous-mêmes ! »

« Plus que tout, on n'a pas le temps. Les démons sont juste derrière nous. »

C'est vrai — elles n'avaient pas le temps. Elles n'avaient pas assez de temps pour persuader le royaume d'El Rath.

Valtazar avait déjà plus de la moitié des tribus du Royaume du Nord sous son aile.

Sur 297 tribus de l'union, 95 s'étaient opposées à sa cause.

Dès qu'elles avaient manifesté leur opposition, Valtazar avait commencé un massacre impitoyable de ces 95 tribus. À cause de l'assaut sans fin des démons d'ombre, des bêtes démoniaques et des esprits naturels, les tribus d'opposition avaient été pourchassées jusqu'ici.

Brunhild et les Valkyries avaient dû mener les tribus anti-Valtazar vers le sud pour survivre littéralement.

Ces hauts murs se dressaient sur leur chemin, et elles devaient les franchir pour éviter les vagues de monstres qui descendaient.

« Hilde… Tu as fini de reconnaître la ville ? »

Elle appela l'une de leurs sœurs, qui était partie en reconnaissance des forces ennemies, et Hilde s'avança avec hésitation.

« Oui, unni… »

« Comment est le niveau de défense des frontières ? »

« C'était beaucoup plus fort et renforcé par rapport à la dernière fois qu'on a vérifié, et ils avaient plus du double de leurs effectifs précédents. »

Ça voulait quand même dire qu'il n'y en avait que 2 000. Entendant ça, certains chefs de tribus ricannèrent avec dédain.

Il y avait 150 000 guerriers de leur côté. Si elles le voulaient, elles pouvaient percer les murs en moins d'une demi-journée.

« Mais… il y a au moins 4 pointures de leur côté, qui sont chacune au niveau d'un grand chef. »

« Quoi ? »

Grand chef.

Au Royaume du Nord, qui vénérait les forts, ça désignait le plus grand guerrier qui menait leur union.

C'était le même standard qu'un Grade Unique dans le royaume, et c'était rare d'en voir même un sortir en un siècle.

Au minimum, pour la génération actuelle du Royaume du Nord, il n'y en avait pas un seul qui pouvait être objectivement appelé « grand chef ».

« C'est impossible ! Comment pourrait-il y avoir non pas une, mais quatre pointures à un tel niveau ?! »

« La Skjaldmaer Hilde a dû faire une erreur ! »

C'était une évaluation incroyable. Malgré l'incrédulité et les doutes des chefs de tribus, Brunhild leur fit signe de se taire et demanda.

« Sont-ce… l'Empereur de l'Épée Garrand ou la Sorcière Dimensionnelle Josephine Clara ? »

Deux de plus en dehors d'eux… ? Brunhild envisageait le pire mais…

« Non. C'était la première fois que je voyais les quatre. »

Hilde multipliait par plusieurs fois le pire scénario qu'elle avait imaginé.

« … »

C'était un gros problème.

De penser qu'il y aurait quatre telles pointures de leur côté… un paquet d'entre elles seraient massacrées pour rien, vu qu'elles avaient l'avantage du forteresse.

« Mais c'est encore gagnable. »

Il y avait 150 000 guerriers de leur côté, avec plus de mille grands guerriers, qui étaient l'équivalent des chevaliers dans le royaume d'El Rath. En plus, elles avaient 19 Valkyries, chacune spécialisée dans la guerre.

Avec en plus l'ajout de la chef des jeunes filles au bouclier et de la Valkyrie la plus forte, Brunhild, il était impossible de perdre.

« D'abord… il faut faire étalage de notre puissance et leur demander de se rendre. C'est mieux si on ne verse pas le sang d'innocents. »

Envoyer un messager.

Demander leur reddition, et leur dire qu'on n'aurait pas d'autre choix que d'attaquer sinon.

C'est à ce moment-là.

– Kwagagang !

Un fracas assourdissant résonna à travers la lande glacée.

****

« Kuahk… ! »

Le guerrier qui défendait l'entrée du campement face aux murs fut enseveli sous la neige.

Autour de lui gisaient des douzaines de guerriers similaires. Aucun n'avait vu l'identité exacte de la chose qui était tombée comme un éclair.

« Urgh… »

L'un des guerriers qui observait depuis les alentours baissa le menton, stupéfait.

« Ce n'est pas possible… »

Ils étaient attaqués. Quelqu'un avait déchiré les tentes des tribus et détruit l'entrée du campement.

Qui au monde était-ce ?

Quel genre d'imbécile oserait embusquer le campement de 150 000 guerriers ?

Encore plus surprenant, Malak, un demi-géant, avait été projeté par un seul coup de poing. Le grand guerrier culminant à 3 mètres, qui pouvait déchirer des bêtes démoniaques à mains nues, roulait au sol dans la douleur.

Au centre de cette scène se tenait une seule personne. Le guerrier comprit en un instant que cet homme était dans un royaume qu'il n'atteindrait jamais de sa vie.

« H, comment un guerrier d'un si jeune âge… ! »

Il pouvait dire qu'il était au niveau d'un grand guerrier de haut rang.

« B, bâtard… ! Donne ton nom ! »

« Hoh… Ça fait un moment. Je suppose que c'est parce qu'il n'y a pas de journaux dans le Royaume du Nord. »

« Quoi ? »

Laissant le guerrier stupéfait, Korin était plutôt ravi de voir des gens qui ne le connaissaient pas.

« Où est votre chef ? Il y a trop de monde ici, je ne le trouve pas. »

« Insolent fou… »

Le guerrier saisit sa hache. Il savait qu'il ne pourrait pas vaincre cet homme, mais il ne pouvait pas reculer comme un lâche devant tout le monde.

Au minimum, il était sûr que les jeunes filles au bouclier le mèneraient au Valhalla s'il mourait face à un adversaire de ce niveau.

Il décida de faire de son mieux pour retenir l'ennemi sur place et gagner au moins quelques secondes jusqu'à l'arrivée des grands guerriers.

« … »

Korin observa simplement les autres guerriers se relever lentement.

Il les avait intentionnellement frappés avec une seule onde de choc pour ne pas les tuer. Cela seul aurait dû les alerter sur la différence de force, et pourtant ils avaient toujours envie de se battre comme de vrais guerriers.

« Je n'aime pas ça. Je suis sûr qu'il n'y a pas un homme qui n'apprécierait pas un spectacle pareil. »

Cependant, c'était ennuyeux pour lui car il n'avait pas l'intention de tuer qui que ce soit.

« La survie du plus fort ! Nous pouvons être faibles et perdre nos vies, mais nos grands guerriers et nos jeunes filles au bouclier détruiront sûrement vos faibles murs ! »

Le principe fondamental du Royaume du Nord était celui-là — la survie du plus fort.

C'était une logique simple : il était naturel que les forts pillent les faibles.

Ils considéraient leur propre mort comme le résultat inévitable de leur faiblesse, et la chute des murs serait aussi parce qu'ils étaient faibles.

« Sérieusement, cette façon de penser macho… »

Sa voix devint soudain encore plus froide que la tempête hivernale.

Comment un guerrier qui ressemblait au Soleil flamboyant pouvait-il dégager une telle aura glaciale ? Les guerriers avalèrent leur salive et serrèrent leurs épées et leurs haches, mais leur adversaire resta là, sans pointer sa lance vers eux.

– Kang !

L'un des guerriers portant une hache inclina la tête, confus.

Il sentit quelque chose frôler son cou mais ne sut pas ce que c'était. Il toucha le côté de son cou et trouva une trace de sang chaud.

« …C'était le vent ? »

Mais comment le vent pouvait-il être si tranchant et si lourd ?

En se retournant vers Korin et en réalisant qu'il pointait maintenant sa lance vers lui, le guerrier comprit qu'il n'était en vie que grâce à la pitié de ce jeune homme.

« Mince ! Tu m'insultes ?! Tue-moi !! »

Le guerrier offensé rugit, ce qui fit ruée des douzaines de guerriers d'un coup. Korin, cependant, resta planté là, les attendant.

Leurs haches s'abattirent sur leur ennemi. Des douzaines de lames allaient s'abattre sur lui, mais c'est à ce moment qu'il souleva sa jambe droite et—

– Kwang !

— Il piétina simplement le sol avec son pied.

« Kuhak !? »

« Kuahk ! »

La neige vola dans tous les sens et les guerriers aussi. Ce n'était qu'un coup de pied et pourtant l'onde de choc suffit à envoyer les guerriers valser.

C'était une différence de force écrasante.

C'est alors.

« Comment osez-vous… ! »

Un rugissement retentit d'en haut.

– Kwangg !

Une énorme ombre descendit avec un fracas. Korin para la hache rugissante avec sa lance.

– Kajik !

Au moment de la collision, le sol sous ses pieds s'effondra avec un craquement. Un souffle de vent insupportable résultant du choc nettoya toute la neige environnante, rendant le sol à son état sans neige. Même les racines mortes des plantes furent arrachées.

C'était la force de la hache descendante, mais la lance ne bougea pas d'un pouce.

« Il a bloqué ma hache ? »

Torkel retira sa hache et recula. Le chef de 4 mètres de la tribu des demi-géants, Haches Noires, complimenta son adversaire.

« Pas mal pour un nain. »

Réalisant qu'il avait affaire à un adversaire fort qui avait facilement encaissé sa hache, les yeux de Torkel brillèrent de son désir de se mesurer aux forts.

C'est alors que plus de guerriers jaillirent du campement.

Parmi eux se trouvaient des demi-géants, des ensorceleurs et la fierté des tribus, les grands guerriers.

Il y en avait une centaine.

Torkel posa sa hache sur son épaule et demanda à Korin.

« Qui es-tu, et que veux-tu ? »

Korin exposa son but et déclara comme une évidence.

« Vous n'avez aucune chance contre moi. Alors dites à Brunhild de sortir. Sinon, ce ne sera même pas un combat. »

Toute la zone tomba dans un silence de mort.

Ce n'était pas parce qu'ils étaient décontenancés ou choqués.

Ils étaient furieux.

La centaine de guerriers, y compris le chef des Haches Noires, Torkel, durent contenir leur fureur brûlante sous leur peau.

« Comment oses-tu ! Essaie de faire face aux divines Skjaldmaers !! »

Le rugissement de Torkel fit exploser l'air environnant et renvoya la neige environnante dans l'atmosphère. Ce que les chevaliers appelaient l'aura couvrit tout son corps de flammes invisibles.

Il n'était pas le seul.

Les cent guerriers derrière lui, ainsi que les centaines et les milliers de leurs guerriers — en fait, même les dizaines et les centaines de milliers de guerriers seraient tous prêts à mettre en pièces cet envahisseur insolent.

Skjaldmaers.

Les jeunes filles au bouclier du Dieu de la Guerre.

Cet homme osait demander à rencontrer les belles Valkyries qui montraient bienveillance et miséricorde aux pauvres nordiques et les menaient même après la chute des dieux.

Même s'il n'était ni un grand guerrier ni un chef, il avait le culot de faire une telle demande audacieuse.

Face à cette manifestation indissimulable d'intention de tuer, Korin ne broncha pas. Son dos droit ne montrait aucun signe de courbure, et des veines gonflaient ses bras épais.

Au même moment, son énergie interne jaillit comme pour repousser le monde entier.

– KUWOOOOOOOOO !

Le monde fut saisi par un bruit bizarre. La tempête glaciale se changea en chaleur ; la neige fondit et le froid disparut.

Korin répéta son but.

« Je suis ici pour rencontrer la chef des Valkyries, Brunhild. »

Le Soleil avançait avec ses pas.

La terre, qui avait été pleine de neige, se réchauffa avec l'atmosphère tandis que la neige s'évaporait dans l'air.

– Chiiik !

Se dévoilant devant les barbares du nord était un spectacle qu'ils n'avaient jamais vu auparavant. La neige fondit ; elle disparut, et maintenant le sol bouillonnait de chaleur.

Korin sentit le changement dans les regards posés sur lui.

Jusqu'à l'instant d'avant, les guerriers brûlaient du désir de se battre. Leurs yeux étaient toujours sur la même personne, mais maintenant c'était de la peur et de l'émerveillement.

Korin ne daigna pas bouger ; il resta simplement là, à attendre sur place.

C'est alors qu'un groupe commença à marcher vers lui.

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